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La nouvelle, d’Elisabeth Duval et Elsa Oriol

Ou comment s’intégrer grâce à l’imagination
 
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    (JPG) Nouvellement arrivée dans la classe, la jeune Pauline est accueillie froidement par ses nouveaux camarades, notamment par Martin. Celui-ci est d’autant plus mécontent que la maîtresse le charge d’aider Pauline pour sa première journée. L’intégration de Pauline dans la classe sera difficile et Martin ne l’aidera pas beaucoup, puisqu’« il ne joue pas avec les filles ». Mais le caractère de la jeune fille fera beaucoup...

    Une histoire pour petits abordant un grand sujet.

    Cet album montre les difficultés d’intégration dans un nouvel environnement. Mais plus que cela, il montre l’attitude qu’adoptent parfois les enfants envers un élément nouveau : le rejet, parfois méchant, comme en témoignent les surnoms que les enfants donnent à Pauline : « Pauline est une tartine »... . Il montre ensuite comment l’imagination permet de dépasser cela et de permettre l’ouverture vers les autres. Ce livre est à utiliser dans un contexte essentiellement scolaire, maternelle et primaire. L’éditeur indique un âge minimum de 3/4 ans, mais je le pense plutôt destiné à de jeunes lecteurs, donc fin maternelle et début primaire. Ce livre est particulièrement indiqué en cas d’arrivée de nouvel(le) élève, mais également pour montrer le bénéfice de l’ouverture aux autres.

    L’histoire, racontée par un narrateur extérieur, est donnée de manière neutre, sans prendre parti ni du côté de Pauline, ni du côté des enfants railleurs, comme pour montrer qu’aucun n’est en tort. Le vocabulaire utilisé est simple et aisément compréhensible par des enfants. L’histoire comprend un grand nombre de dialogues, ce qui limite les interventions du narrateur et rend le récit plus dynamique.

    Des dessins réalistes, à même d’exprimer les sentiments.

    Les dessins sont réalisés à l’aide de peinture à l’huile, avec du crayon gras utilisé pour les contours des vêtements et des objets tels que les tables ou les chaises. Les dessins réalistes ont pour fonction d’accompagner le texte. Les dessins se voulant, et étant, réalistes ; la perspective est respectée, et est donnée essentiellement par superposition, on observe aussi de beaux effets de raccourcis. Les dessins comportent peu de lignes droites, la plupart des lignes semble dessinée par une main peu sûre d’elle, comme celle d’un enfant. De la même manière on observe parfois on observe parfois des dépassements de couleur par rapport aux lignes. Ces deux éléments donnent l’impression que les dessins sont réalisés par des enfants.

    Elsa Oriol insiste également sur les sentiments des personnages, grâce à de nombreux plans serrés qui permettent au jeune lecteur de s’intégrer dans l’image, dans l’ambiance de la scène. Cette implication dans l’image est renforcée par la taille des illustrations en pleine page. L’image prédomine dans cet ouvrage, elle occupe régulièrement des doubles pages, alors que le texte est souvent situé sur la page de gauche et consiste en quelques lignes. Ces images prédominantes ont pour fonction d’illustrer le texte, de manière synchrone. L’importance du dessin et sa fonction d’illustration rappelle que l’ouvrage est destiné à un public assez jeune qui commence à peine à lire. De la même façon, les dessins rappelant ceux faits par des enfants ainsi que le vocabulaire simple, renforcent l’impression que cet ouvrage s’adresse avant tout à de jeunes lecteurs, lors de l’apprentissage de la lecture.

    Cet album est la deuxième collaboration d’Elisabeth Duval et d’Elsa Oriol, après Noël en Alaska. Elisabeth Duval, auteur du scénario, a écrit une dizaine d’ouvragse pour les tout petits. Mais elle a commencé et continue sa carrière comme traductrice, elle a notamment traduit les aventures de l’éléphant multicolore Elmer, de David McKee, mais elle a à son actif plus d’une centaine de traductions d’albums pour enfants. Elsa Oriol, qui illustre ce livre, n’a pour l’instant réalisé que cinq ouvrages, tous chez Kaléidoscope. Sa carrière, commencée en 2005, est effectuée en parallèle de sa carrière de peintre. Actuellement elle est reconnue pour ses illustrations du Barbe-Bleue de Charles Perrault, chez Kaléidoscope (voir critique sur le site de Lille 3 jeunesse).

    Mots-clés : Intégration ; milieu scolaire ; école

    DUVAL, Elisabeth, ORIOL, Elsa ill. La nouvelle. Kaleidoscope, 2007. 32p. ill. en coul. ; 23 x 29 cm. ISBN 978-2-877-67516-1 (relié) 12,50€

    A partir de 3/4 ans.

    www.editions-kaleidoscope.com

    Julien Brunel, License Histoire de l’art, UFR des Sciences historiques, artistiques et politiques ; Lille 3