Site littérature jeunesse de lille 3

Les Amants Papillons,de Benjamin Lacombe

ou la métamorphose d’un amour interdit
 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Derniers messages publiés dans les forums

    Quand les hommes et la terre s’opposent à leur amour, est-ce que les dieux auront pitié de leurs souffrances ?
    (JPG)
    première de couverture

    LACOMBE, Benjamin. Les Amants Papillons. Seuil jeunesse, 2007. 32 p. : ill. en coul. ; 27 x 40cm. ISBN : 978-2-02-096205-6 (cartonné) 18€

    Dans un Japon féodal marqué par les traditions familiales et culturelles, la jeune Naoko se rebelle contre la volonté de son père de la marrier et quitte la maison pour gagner sa liberté. Naoko se déguise en homme et entre à l’école pour avoir accès à la vie qu’elle désire. Là, elle rencontre Kamo et l’amour les envahit jusqu’à les rendre prêts à tous les sacrifices pour défendre leur amour...

    Amour interdit, chagrin, épreuves, magie... est-ce que l’amour pourra gagner à la fin ? Les Amants Papillons plonge le lecteur dans un Japon fascinant et intemporel où les différences sociales et la tyrannie d’un père provoquent les souffrances d’amour de Naoko et Kamo. Sensible et délicate comme un haïku, cette histoire nous transporte dans un univers émouvant et poétique où amour et magie se mêlent pour donner à cette histoire une fin inattendue mais aussi symbolique.

    Loin d’être une histoire d’amour sans profondeur, Les Amants Papillons propose des thèmes qui peuvent toucher et sensibiliser le public adolescent à partir de 12 ans, comme le premier amour, le besoin d’indépendance. Le public adulte peut lui aussi y retrouver des regards sur la solitude, le sentiment d’abandon, la souffrance et la mort. Après les albums Cerise Griotte (2006), Longs Cheveux (2006) et La Funeste Nuit d’Ernest (2007) qui emportent le lecteur vers l’univers enfantin, avec Les Amants Papillons (2007), Benjamin Lacombe aborde ici des thèmes plus profonds et plus poétiques.

    Le talent graphique de Benjamin Lacombe est pleinement mis en valeur par les illustrations qui possèdent une forte puissance évocatrice. Ses délicates gouaches se rapprochent de la finesse des estampes japonaises et le lecteur est irrémédiablement attiré par les couleurs pastel, par le jeu mystérieux des lumières et des ombres et surtout par le visage douloureusement mélancolique de la délicate Naoko. Le lecteur est accroché par de grandes images qui accompagnent le récit de manière à donner l’impression d’une véritable fluidité de l’histoire. Benjamin Lacombe a voulu représenter devant les yeux de son public des illustrations soigneusement réalisées, qui reprennent des détails de maquillage, de coiffure et de vêtements nippons pour donner un plus grand réalisme à son récit. En tant qu’écrivain, Benjamin Lacombe utilise un langage empreint de sensibilité et souhaite éveiller chez son lecteur la fascination du Japon. La reprise de mots japonais donne un supplément de fascination à ce conte oriental d’une rare finesse.

    Avec Les Amants Papillons, on participe à la découverte de l’univers énigmatique du Japon féodal et on vit avec émoi l’histoire enchantée de ces Roméo et Juliette nippons.

    Mots-clés : amour interdit / Japon/ souffrance / mort / magie /solitude

    Le site de Benjamin Lacombe :

    http://www.benjaminlacombe.com

    et tous nos articles

    Benjamin Lacombe sur Lille3jeunesse

    Ilona PALOS, L3 ICD Documentation, UFR Idist


    AUTRES AVIS

    " Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie." (René Descartes)

    À la force d’un trait fin et harmonieux, d’une illustration douce mais caractérisée par la ribambelle d’émotions qu’elle dégage, Benjamin Lacombe nous livre sa version d’une authentique légende japonaise. Une belle enluminure pour un récit d’une rigueur moins élaborée.

    (JPG)
    Mariage tragique

    Le jour de ses 14 ans, Naoko, jeune japonaise au souvenir encore éploré de sa mère perdue, apprend la nouvelle de son départ pour Tokyo, afin de suivre une éducation digne de sa lignée. Tels ne sont pas ses rêves : lire et écrire, voilà ses véritables passions. Alors, avec l’aide de sa servante, elle trompe son père et s’enfuit, déguisée en homme. C’est sous cette identité qu’elle rencontre Kamo. Et l’amour se faufile. Jusqu’au jour où son père la piège pour la marier de force...

    Le dénouement, tragique mais poétique, à la fois fantastique et romantique à souhait, laisse les amoureux éperdus se retrouver dans la mort, à travers une résurrection, en un couple de papillon.

    Un contexte difficile à déchiffrer

    (JPG)
    Drame romantique

    Dans un premier temps le récit paraît plausible et simple pour tout lecteur informé de façon peu approfondie sur le Japon. Le récit semble se tenir parfaitement. Il se déroule dans le Japon médiéval. Cependant, si l’on prend la peine de se renseigner et s’informer, certains questionnements apparaissent. La trame de l’auteur se sophistique, les détails émergent. Dès la première de couverture, une idée ressort : l’héroïne, en effet porte les vêtements, la coiffure et le maquillage typiques de certaines femmes du monde nippon : les geishas. Pour les lecteurs expérimentés sur le monde japonais, le thème qui devrait ressortir sera l’univers de ces dames de compagnie. Sur quels indices peut t-on s’appuyer ? Le vêtement réservé aux geishas est un kimono de soie, surnommé obebe, très décolleté dans le dos, cette partie du corps étant considérée pour les asiatiques comme sensuelle. De plus, le col de leurs apprenties, nommées maikos, est rouge Cette coupe de vêtement se retrouve sur nombre d’ illustrations de l’héroïne, de même que le maquillage blanc qui laisse la nuque dégagée, autre signe caractéristique des geishas. Il en va de même de la coiffure. Cette vision du récit est confirmée indirectement par le texte. En effet, celui ci explique : « L’éducation d’une jeune fille dure au moins cinq années. C’est le temps nécessaire pour connaître l’art de servir le thé, de jouer du luth ou de faire danser les éventails. ». Ces fonctions sont les savoirs requis pour exercer la profession de ces femmes expérimentées dans le domaine des arts. On peut situer le récit vers les années 1600. En effet, c’est à cette période que naît cette profession, et après le XVIIe siècle, les « quartiers réservés » firent leur apparition, ce qui ne correspond plus au récit. Le problème majeur de ces conclusions, est qu’aucune geisha n’a la possibilité de se marier tant qu’elle occupe cette fonction. Or, le père de Naoko cherche autant à en faire une geisha qu’à la marier. Ces volontés étant les deux éléments perturbateurs de l’histoire. La résolution de cette discordance n’est visible nulle part dans l’album, seul l’auteur en a la clef.

    Destiné à partir de quel âge ?

    De ce fait, se pose la question de l’accessibilité au public visé. Car, malgré toute la douceur qui émane de ces illustrations proches de l’univers graphique de Rebecca Dautremer, et qui s’inspirent des estampes japonaises aux couleurs raffinées, la complexité de compréhension cachée dans les détails, ne peut permettre au très jeune lecteur de déchiffrer toute la symbolique de l’histoire. Cet ouvrage est destiné, à un public âgé au minimum de six ans, donc le moment des premières lectures accompagnées ou non. Cependant, la présence d’un adulte semble toute recommandée dans ce contexte, afin d’éventuellement éclaircir du mieux possible les différents questionnements de l’enfant, de pouvoir le réconforter s’il y a détresse du fait d’une perception possible de la fin trop tragique. L’âge qui semble le mieux approprié pour commencer à déchiffrer et ressentir au mieux toutes les façades de cet album, se rapproche de la dizaine d’années. Mais de nombreux adultes se laisseront émouvoir par ce récit et son écrin.

    Message à travers la beauté

    (JPG)
    Papillons de l’espoir

    Les Amants Papillons est inspiré d’une légende chinoise vieille de 1600 ans . Très connue en Chine, elle fut transmise de génération en génération sous forme de conte, de théâtre, d’opéra, et de symphonie. Ce conte oriental nous est transmis dans un format plus que généreux à travers cet album, il évoque le droit à l’amour et à la révolte des jeunes filles contraintes à la soumission par les conventions sociales. Les illustrations aux couleurs harmonieuses, sont douces, lyriques, mais détiennent tellement de sentiments, tout en retenu et en intensité. Multipliant les portraits de l’héroïne, qui nous emprisonne de par son regard mélancolique, nous capte dans un écho désespéré, Benjamin Lacombe en appelle à nos sentiments les plus illustres. Le lecteur n’a qu’une envie : venir en aide à cette jeune fille, impuissante face à des traditions culturelles et sociales qui la dépassent. Chacun peut percevoir en la chute un moment heureux ou désespéré, selon sa perception ou son envie. Certains ne verront que la mort, trouverons désolant que l’amour ne triomphe qu’à travers la métamorphose. D’autres regretteront le choix du papillon relevant qu’ils ne durent qu’une journée, trop éphémères pour vivre pleinement un amour passionné. Enfin, on peut détecter l’espoir qui règne dans la fin du récit. La tradition et toutes les barrières à l’amour peuvent être franchies. Peut être suffit de s’ouvrir une autre dimension, un autre monde loin de celles ci. Afin d’y parvenir, chacun y voit son message : la fuite des contraintes ou leur changement, la ruse des amoureux, ... La métamorphose en papillons étant un moyen d’échapper à la société du moment, le message peut aussi être plus vaste : les seules contraintes que l’on peut imposer à soi et aux autres sont celles du cœur, étant les seules universelles, immuables dans l’espace-temps.

    un site de description des geishas

    Magali BERTRAM, l1HSI, UFR Langues et Cultures Antiques, avril 2009


    Voyage au pays du Soleil levant

    Naoko, une jeune japonaise doit à contre coeur quitter son village natal pour la grande ville de Kyoto, ou son père veut qu’elle enrichisse son éducation de "jeune fille convenable". Cependant, Naoko à autre chose en tête, elle aime lire et écrire. Avec l’aide de Suzuki elle va se déguiser en homme et entrer à l’université...

    À travers de superbes illustrations et un texte poétique et émouvant que vous proposent Benjamin Lacombe et La maison du Seuil, voyagez au pays du soleil levant. Cette histoire vous plongera vous et vos enfants dans le Japon traditionnel, en compagnie de Naoko, jeune fille de quatorze ans qui rêve de continuer sa vie en femme libre et de pouvoir s’abandonner à ses passions et à l’amour. Un petit lexique vous est même proposé à la fin de cet ouvrage, qui pourra aider à l’apprentissage du vocabulaire de votre enfant sur le pays merveilleux qu’est le Japon.

    Elody Ghys Deust1 UFR IDIST métiers des bibliothèques et de la documentation.

    Forum de l'article : 1 contribution(s) au forum

    Les Amants Papillons,de Benjamin Lacombe, 21 mars 2008

    Un album SUBLIME

    Benjamin Lacombe SUBLISSIME et quel talent !!!!!!!!!!!!!

    Fallait voir au Salon du livre de Paris, quelle nuée d’admiratrices !!!!

    Retour au début des forums