Site littérature jeunesse de lille 3

Sous la pluie, d’Olivier Adam

 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Une semaine presque ordinaire...

    (GIF)

    De vendredi à vendredi, une semaine de la vie d’un petit garçon. Pour Antoine, la vie n’est pas tout à fait rose, pas tout à fait noire non plus. Il est un peu asthmatique, pas très assidu à l’école, un peu rejeté par les autres. Par la radio, il dédicace des chansons à sa copine de classe Chloé, qui ne lui répond par des moqueries. Il doit enfin et surtout composer avec une mère fantasque, qui oublie parfois de revenir chez elle et qui s’endort le long des routes sous la pluie. Difficile pour lui dès lors d’être à la fois enfant et père de sa maman, surtout lorsque le père de famille semble dépassé par les fantaisies de sa femme et qu’il faut bien que quelqu’un tienne sa place. Une semaine donc, au terme de laquelle chacun, papa et enfant aura fait une partie du chemin qui permet de vivre ensemble et d’accepter l’autre. Que s’est-il passé d’extraordinaire ? Une fugue de la mère un peu plus longue que d’habitude, un dérèglement des comportements qui aurait pu conduire à des situations irrémédiables mais qui crée les conditions d’un nouvel équilibre.

    Après On ira voir la mer et La messe anniversaire, Olivier Adam nous propose avec Sous la pluie un petit roman qui vaut d’abord par sa sensibilité retenue. Entre une mère excessive dans tous ses actes, un père détaché de la vie familiale et un fils qui manque de repères, il y avait matière à grands sentiments et à débordements. On attend en effet l’événement qui va faire basculer le roman dans le drame, tout en sachant qu’il n’en sera rien, puisque l’épilogue est annoncé dès le début du roman. De guerre lasse, le père réalisera qu’il avait promis à sa femme de planter le jardin et de repeindre la maison. Antoine pourra pour sa part se détacher sa mère dès lors que la petite Chloé viendra rôder devant chez lui à bicyclette, premier signe évident d’une histoire d’amour.

    L’autre qualité de ce roman tient à la sobriété de l’écriture. Le roman est court, écrit en phrases plus courtes encore, comme pour inviter le lecteur à s’insinuer entre les blancs du texte. Il y a des moments de magie !

    Sous la pluie ne s’adresse évidemment pas aux lecteurs en difficulté, ni à ceux qui ont besoin d’une action débridée pour soutenir leur attention. Il parlera à tous ceux qui ont en sont venus un jour à penser que leurs parents n’étaient pas des dieux, et que c’était très bien ainsi.

    par Christian Loock, octobre 2004

    Fiche descriptive

    Lieux et milieux : le monde de la famille et de l’école, dans un pavillon à la campagne.

    Personnages : un jeune garçon d’âge d’école primaire, son père, sa mère, l’instituteur, quelques camarades de classe. Une famille

    Début et fin : une histoire qui permet aux différents protagonistes d’aller vers le mieux, sans péripéties spectaculaires. Chronologie : une tranche de vie d’une semaine. Le roman commence par le dernier jour pour revenir vers le premier

    Genre : roman psychologique réaliste. La mère perd un peu le pied par rapport à la réalité.

    Mots clés : enfance / famille / relations mère/enfant / école / différence /

    Les premiers mots

    « Aujourd’hui, c’est vendredi. La fin de la matinée. Ou le début de l’après-midi. Je ne sais pas trop. Je ne suis pas à l’école. Pourtant je ne suis pas malade. Ce ne sont pas non plus les vacances. Non. Simplement, je récupère. Je n’ai pas dormi de la nuit. Papa et Maman non plus. Ils sont dans leur chambre, ils sont enlacés et ça fait du bien de les voir comme ça. Ca tient du miracle, vu la semaine qu’on a passée ». Les derniers mots Trois des quatre murs sont déjà orange. Nos dessins ont disparu. Par la fenêtre du salon, sur la petite terrasse, je vois de gros sacs empilés. Dessus, c’est marqué « gazon ». Je m’installe sur le canapé. Je n’allume pas la télévision. Je ne me bouche pas le nez malgré l’odeur. Je mange mes céréales en les regardant peindre. Les derniers rayons du soleil viennent s’échouer sur mon visage.

    Avis d’un autre lecteur

    J’ai beaucoup aimé ce nouveau roman de Olivier Adam. Il est tout en pudeur et vraiment bien écrit. Autant prévenir tout de suite les fous de fantasy et d’actions en tout genre risquent de ne pas trop accrocher à ce livre, pour les autres qui aiment voir la réalité telle qu’elle est, ce livre est pour vous ! On entre une semaine dans la vie d’Antoine, il n’aime pas trop l’école, d’ailleurs il a l’habitude d’arriver en retard, le lundi il a l’estomac noué à l’idée de retourner en classe, d’ailleurs ça commence dés le dimanche et c’est pour ça qu’il n’aime pas le dimanche non plus. Il est aussi amoureux de Chloé, tellement jolie ! Mais Chloé ne semble pas voir Antoine, si c’est le cas, c’est pour se moquer de lui, pourtant on sent bien qu’il va arriver quelque chose entre ces deux là ! Voilà la vie d’Antoine à l’extérieur, rien qui semble le différencier des autres garçons de son âge. De l’intérieur la vie d’Antoine est un peu plus compliquée... parce que sa maman est assez originale, presque à la limite de la folie ? Elle sort la nuit en chemise de nuit sous la pluie, elle part loin et s’endort sur le chemin, elle parle aux arbres... Un peu fantasque effectivement. Quant au papa, pour moi il n’est pas détaché de la vie familiale, juste complètement dépassé par les événements et perdu. Il aime sa femme et son fils et il ne sait plus très bien quoi faire face aux excentricités de sa femme. Ce que j’ai aimé c’est que jusqu’au bout on s’attend à une catastrophe et qu’elle n’arrive pas. Ca aurait été trop facile parce que la vie est compliquée, juste compliquée pas toujours catastrophique ! C’est un roman que je vous conseille comme les précédents du même auteur.

    par Mariane T’jampens

    Adam, Olivier. Sous la pluie. L’école des loisirs, 2004. (Médium). 112 p. ISBN 2211075223