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L’Ami, de Yaël Hassan

 
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    Un des plus grands bonheurs de cette vie, c’est l’amitié... Samir et Pierre vont en faire l’expérience...
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    © Casterman 2010

    Depuis toujours Samir vit dans un foyer de la DDASS. Né sous X, il n’a jamais connu sa mère et a toujours été privé de famille. Il n’a jamais eu ne serait-ce qu’un copain avec qui parler. Pour lui ça ne sert à rien de s’attacher aux autres car ils finissent toujours par l’abandonner. C’est alors que Pierre, un jeune garçon de son âge va arriver au foyer et entre ces deux garçons va naître une très grande histoire d’amitié. Seulement voilà, ils vont finir par être séparés eux aussi ...

    Yaël Hassan, l’auteur de ce livre s’inspire de la vie, d’histoires vraies qu’elle a vécues ou entendues. Juive pratiquante, elle n’a jamais connu ses grand-parents qui ont été exterminés. C’est sans doute pour cela que les relations parents-enfants sont récurrentes chez cet auteur. La famille, les racines, le besoin d’être aimé et de communiquer sont des thèmes qui reviennent sans cesse dans ses ouvrages.

    Le devoir de transmission est très important pour elle. Dans L’Ami, elle montre que la vie n’est pas rose pour tout le monde. Elle s’inspire d’un fait de société réel. Certains enfants ne savent même pas ce qu’est le bonheur. Comme Samir, notre héros, ils n’ont pas de famille, pas de maison, pas d’amis. D’autres comme Pierre, le second protagonniste du roman, se trouvent dans une situation très difficile. La pauvreté et la maladie l’éloignent peu à peu de sa mère jusqu’à ce qu’il se retrouve seul lorsque sa mère décède. Ces enfants là, en plus de leurs malheurs, ne peuvent même pas s’attacher aux personnes qu’ils rencontrent car viendra un jour où ces personnes s’en iront pour les laisser seuls à nouveau.

    Un double message

    (JPG)
    © Casterman, 2012
    Livre numérique

    Yaël Hassan délivre un message à ses lecteurs. Dabord aux enfants, en soulignant l’importance de la famille. En lisant cette histoire, de nombreuses questions peuvent surgir chez les jeunes adolescents : Que serais-je sans ma famille ? Où serais-je ? etc.

    Mais l’histoire peut aussi éveiller certaines questions chez le lecteur adulte : Serais-je ce que je suis aujourd’hui si je n’avais pas eu ma famille à mes côtés ? Que deviendraient mes enfants si je n’étais pas là ? Ce livre leur montre qu’il est de leurs devoirs d’aider ses jeunes enfants. Dans la mesure du possible, pourquoi ne pas essayer de leurs apporter un peu de bonheur ? Accueillir un enfant chez soi, adopter. Mais d’autres moyens sont possibles aussi tels que faire du bénévolat , s’investir dans des associations d’aide à l’enfance.

    Une ode à l’amitié et à l’espérance

    Cette histoire est aussi très émouvante car elle est porteuse d’espoir. Samir, le jeune héros finira par connaître le bonheur en étant accueilli dans une famille. Même s’il était réticent au départ, il trouvera sa place au sein de la famille et finira même par appeler Roger « papa » ! Pierre lui va perdre sa mère mais se reconstruira lui aussi dans une nouvelle famille. Une famille toute particulière car il rejoindra en fait un village d’enfants. Finalement, Samir va finir par retrouver son ami Pierre qui avait été séparé de lui et même si une année est passée, même si tous les deux ont bien grandi, leur amitié, elle, est restée intacte.

    Ainsi, Samir et Pierre, malmenés par la vie, vont pouvoir se reconstruire grâce à leur amitié mais aussi grâce aux adultes qu’ils rencontreront. Malgrè la vie, l’éloignement, l’amitié sera la plus forte. L’ami de Yaël Hassan est une véritable ôde à l’amitié et à l’espérance.

    Leila Djebien, L1 HSI, Langues et Culture Antiques


    AUTRE AVIS

    Samir Jacques, du haut de ses neuf ans, n’a connu que le foyer de la DASS. En effet, il est né sous X. Lorsque Pierre arrive pour vivre temporairement au foyer, en attendant que sa mère puisse venir le rechercher, les deux garçons se lient d’une profonde amitié. Ni la séparation, ni le bonheur enfin trouvé pour l’un, ni le malheur qui s’abat sur l’autre, ne viendront rompre leur serment. Samir et Pierre sont amis, « à la vie, à la mort ».

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    © Casterman 2006

    Ce ne sont pas tant les origines de Samir et la recherche d’identité que ce roman veut questionner, mais plutôt la quête du bonheur en famille et l’espérance en de nouveaux départs dans la vie. Résolument tourné vers le futur, le récit comporte cependant quelques flash-back. Ceux-ci ne servent qu’à expliquer dans quelles circonstances Pierre a dû être séparé de sa mère, la belle Lili Lafleur.

    L’image semble être d’une grande importance pour les deux enfants. Pierre se raccroche à une photographie de sa mère. Quant à Samir, qui ne connaît rien de sa propre mère biologique, il demande à ce qu’on lui dessine le portrait de celle-ci comme il l’imagine : une belle femme, comme la Sainte Vierge, mais au regard triste, car qui a déjà vu une Sainte Vierge qui sourit ?

    L’alternance des points de vue dans la narration annonce la séparation des deux garçons. Samir est placé dans une famille d’accueil, tandis que Pierre ne repartira jamais vivre auprès de sa mère : celle-ci meurt du Sida. Le choc est soudain et vif pour le garçon, à qui on avait caché cette maladie.

    La souffrance est d’autant plus difficile à supporter que Pierre ne reçoit pas de nouvelles de son ami Samir avant un an ! C’est par le biais d’une correspondance écrite, véritable catharsis, que leurs chemins se croisent à nouveau. Samir fait amende d’avoir oublié son ami, alors qu’il découvre ce que le bonheur d’une famille signifie. Pierre se confie alors pour la première fois depuis le décès de sa mère. Le pouvoir des mots apaise son mal-être.

    Yaël Hassan sait si bien susciter l’émotion du lecteur par la maîtrise de l’écriture ! Le récit est terriblement émouvant. Que les larmes soient de tristesse ou de joie, on pleure avec Samir et Pierre. Comme le dit si bien la quatrième de couverture, ce roman, destiné aux enfants à partir de 10 ans, est une « ode à l’amitié et à l’espérance. »

    Isabelle Fretin, Deust2, novembre 2005.

    Post-scriptum

    HASSAN, Yaël. L’Ami. Casterman, 2006. Tom Tirabosco ill. 104 p. : illustrations en noir et blanc ; 20 x 14 cm. (Romans. Casterman junior, n° 225). ISBN 10 2-203-15812-3 Broché 6,75 €

    HASSAN, Yaël. L’Ami. Casterman, 2010. Tom Tirabosco ill. 104 p. : illustrations en noir et blanc ; 20 x 14 cm. (Casterman Poche). ISBN 978-2-203-03318-4 Broché 5,25 €

    HASSAN, Yaël. L’Ami. Casterman, 2012. Tom Tirabosco ill. Fichier numérique à télécharger de type « Ecrit » (texte + images fixes). Format Données textuelles (1 fichier EPUB) Pagination après impression : 113 p. (Casterman Poche) ISBN 978-2-203-06005-0

    À partir de 10 ans.

    Thèmes : amitié, espérance, accouchement sous X, abandon, village d’enfants, foyer, famille d’accueil, origines.

    Forum de l'article : 2 contribution(s) au forum

    L’ami, de Yaël Hassan, Par : Anaïs, 17 septembre 2008
    Moi ayant lu ce livre, je trouve que ce livre est merveilleux et qu’il donne de l’espoir à ces enfants l@ et qui malheureusement il y en a beaucoup. Mais parfois les mères n’ont pas le choix, qu’une seule solution de mettre au monde leur enfant sous X. Mais malgres tt ces mères ont du courage ne les juger pas sans savoir.
    L’ami, de Yaël Hassan, 17 septembre 2008
    Merci pour votre message de tolérance. Personne n’a le droit de juger l’autre sans connaître le contexte de sa détresse parfois... souvent...
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