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Camarades, de Catherine Cuenca

Histoire de deux soldats unis comme des frères...
 
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    1914, début de la guerre et 1918, fin de cette guerre... Enfin, pas tout à fait pour Delphin et Félicien, amis de guerre. Ils étaient comme des frères... Brusquement une dernière attaque allemande éclate... Félicien et son camarade essayeront d’échapper à la mort mais ce ne sera pas facile pour un des hommes qui sera pris dans cette offensive. Un avenir qui s’achèvera pour l’un et une promesse à tenir pour l’autre... Tel était le destin de Delphin et de Félicien.

    Nous verrons dans un premier temps l’histoire de la guerre qui a éclaté, puis dans un second temps nous analyserons comment Félicien et Delphin ont essayé d’échapper à la mort lors de cette dernière attaque offensive.

    (JPG)
    © Zone J, 2005

    Camarades, écrit par Catherine Cuenca, raconte l’histoire de cette guerre et de ceux qui l’ont faite et qui ont résisté aux bombardements des opposants.

    Dans son livre, l’auteur nous fait part des horreurs de la guerre vécues par deux jeunes garçons qui essayent de survivre aux attaques du camp ennemi, les allemands. Camarades,, retrace des faits purement historiques que Catherine Cuenca nous révèle à travers une histoire fictive.

    Camarades nous fait part d’un travail de recherches approfondies et purement descriptif.

    Mais comment un adolescent peut-il lire cet ouvrage qui retrace la guerre vécue par des jeunes de son âge ?

    Nous verrons comment un adolescent arrive à lire et quels pourraient être les impacts lors de cette lecture.

    Félicien,fait la rencontre d’un jeune garçon répondant au nom de Delphin. 1914, début de la guerre, Delphin, jeune garçon âgé de quinze ans, s’engage volontairement afin de défendre son pays et de se battre en l’honneur de celui-ci, mais malheureusement alors que la guerre prend fin, les allemands lancent une dernière attaque offensive et Delphin est prise dans cette attaque avec Félicien. Gravement touché, le destin de Delphin se terminera à l’hopital.

    Félicien apprend le 9 novembre 1918 que son camarade Delphin est décédé.

    Envahi par la tristesse Félicien se souvient des paroles de Delphin avant de mourir. Félicien avait promis à Delphin que s’il mourait, il écrirait une lettre à sa famille pour raconter tout ce qui c’était passé. Pour la mémoire de son ami, Félicien devra faire preuve de courage...

    Catherine Cuenca n’a pas écrit cette histoire par pur hasard. À travers l’histoire, elle retrace les événements de la guerre, en essayant de toucher le lecteur pour que celui-ci puisse vivre les actions et les faits vécu. À travers son roman on distingue bien le schéma narratif qui comprend trois parties distinctes montrant ainsi une structure générale et un récit détaillé.

    Premièrement, l’auteur commence le roman avec une première page que l’on qualifie de préface, qui raconte brièvement l’histoire. Dans cette première page on voit que l’auteur fait parler les deux jeunes garçons à travers un dialogue et on ressent à travers les paroles que l’amitié les uniront...

    Les deux jeunes gens sont présentés comme les héros du roman, c’est eux qui seront mis principalement en avant dans l’histoire. Catherine Cuenca montre ici l’importance de l’amitié, elle écrit le roman en ayant bien dans ses pensées les camarades car c’est en étant unis que l’on survit...

    L’apparence du livre ne nous cache rien ! En effet rien qu’en l’observant on peut déjà s’imaginer l’histoire. La première de couverture possède peu de couleurs et on peut voir que la couleur dominante ici est le blanc. Blanc comme la neige, le froid, le calme... car telle est la période dans laquelle vivent les soldats. Sur la quatrième de couverture on trouve un bref résumé racontant le coeur de l’histoire et nous laissant nous poser la question suivante : Félicien parviendra t-il à tenir sa promesse ?

    Deuxièmement, nous entrons dans le récit qui est purement descriptif et détaillé. Le récit commence a évoqué directement la mort du jeune garçon, Delphin. Lors des funérailles de son camarade, Félicien fait la rencontre d’une infirmière appelée Jeanne qui était venu donner en main propre les objets de Delphin. Félicien avait terriblement mal et repensait à la promesse qu’il avait faite à Delphin, il devait écrire la lettre et tout expliquer à sa famille, mais comment trouver les mots, comment expliquer un tel événement. Félicien n’arrivait pas, il souffrait trop et la mort de son camarade était encore trop récente pour qu’il puisse penser à ce qu’il pouvait écrire.

    Le 10 novembre 1918, tous attendaient avec impatience la fin de la guerre, communément appelée Armistice. Tous loin de leur famille, de ce qu’ils ont de plus cher, tous attendaient, il n’y avait que ça à faire. Félicien repensait à ce qu’il avait vécu avant cette tuerie, il revoyait dans sa tête tous ses amis, ils étaient tous là avant. Félicien avait beaucoup de peine en revoyant les images défilaient dans sa tête. Il attendait la fin de la guerre et ainsi pouvoir écrire à la famille de son camarade Delphin.

    Il s’était rendu dans une église qui était devenu un hôpital où se trouvait tous les blessés de guerre. Il savait que Delphin avait rendu l’âme dans cette église. Il aperçu Jeanne et lui demanda de l’aider à écrire la lettre à la famille de Delphin car il savait que l’infirmière était en contact avec son ami. Mais elle ne pouvait pas écrire la lettre à sa place, c’était à lui que revenait cette tâche, c’était lui et lui seul qui devait le faire, il l’avait promis !

    Le 11 novembre 1918, ils apprennent que l’Allemagne signe l’Armistice, ainsi fin de la guerre, plus de morts et retour à la paix. Tout le monde fêta cette victoire sauf Félicien qui n’arrivait pas à oublier les images de son camarade, il repensait à toutes ses images sombres de son camarade tombé au combat. L’auteur décrit les faits précisemment, chaque chapitre commence avec une date chronologique de la guerre. Au fil des pages, on remarque de nombreuses mises en italiques qui montre les pensées de Félicien durant les jours. Ainsi le lecteur peu connaître les pensées du garçon et comprendre mieux l’histoire.

    Trouver les mots...

    Dans la dernière partie du roman, il s’agit uniquement de Félicien après l’Armistice, la guerre est finie et il doit faire la lettre aux parents de son camarades Delphin comme il l’a promis ! Mais ce n’est pas facile de trouver les mots, comment leur expliquer ?

    Il voulait que Jeanne l’aide pour écrire la lettre mais elle lui expliqua que c’était impossible, et lui conseilla d’aller directement voir la famille de Delphin plutôt que leur écrire. Ainsi en allant les voir, il expliquerait tout ce qui c’était passé et ainsi pour Félicien se serait comme un soulagement, se serait un moyen pour lui de faire le deuil de son ami. Le 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice, Jeanne rend visite à Félicien pour savoir si il avait pris une décision vis-à-vis de son ami. Le 5 mars 1919, Jeanne retrouva Félicien au cimetière afin de faire les adieux car chacun repartait dans sa famille, chacun allait reprendre le cours de la vie normalement, comme avant. Jeanne avant de partir, prit la décision d’accompagner Félicien dans la famille de Delphin. Sur la route, les larmes coulèrent le long de ses joues, et l’angoisse monta rapidement, la peur se faisait ressentir mais il fallait le faire, il fallait contrôler les émotions. Félicien raconta au père de son ami l’histoire de son fils, un garçon courageux... Mon camarade Delphin...

    Dans cette dernière partie, Catherine Cuenca fait durer un peu l’histoire montrant bien la difficulté éprouvée par Félicien. Elle nous montre à quel point il est difficile de raconter des faits aussi tragiques et qu’il n’est pas toujours facile de trouver les mots qu’il faut pour raconter ce qui c’est passé.

    Au fil de l’histoire le lecteur se demandera toujours si Félicien tiendra sa parole, et c’est à la fin que le lecteur le saura.

    Camarades, une histoire d’amitié...

    Dans ce roman, qui joue beaucoup sur les émotions et les sentiments du lecteur, on retrouve plusieurs thèmes dont le principal est celui de la guerre, on a aussi le thème de la victoire avec l’Armistice, solidarité avec les camarades de guerre, la mort, le courage des hommes, amour notamment entre Jeanne et Félicien, souvenirs. Le monde de nos jours a énormément évolué et un jeune adolescent qui lit ce roman pourra comparer un certains nombres de choses, il pourra se rendre compte des horreurs de la guerre et verront Delphin comme un garçon courageux, et Félicien comme un héros car tous les deux ont surmonté et ont enduré les causes de la guerre, et non seulement Félicien s’est montré courageux envers son ami mais aussi fidèle car il a tenu sa promesse.

    L’adolescent s’aperçoit de toutes les atrocités de la guerre, et verra le courage des hommes surtout de Félicien pendant cette période. Il pourra aussi comprendre qu’il faut parfois se battre dans la vie pour arriver à ses fins. Le seul plaisir qui est évoqué dans ce roman est le passage de la guerre à la paix, et aussi la rencontre de Jeanne pour Félicien. Ou sinon, le lecteur n’éprouve que de la peine.

    Retenir ses larmes... ou le courage des hommes

    (JPG)
    Dans les tranchées
    © Zone J, 2005

    Il est difficile parfois de retenir ses larmes lorsqu’on lit certains passages du roman, un lecteur sensible, aurait beaucoup de mal à ne pas verser quelques larmes. En effet, la guerre marque un véritable fléau qui a causé la mort de nombreuses personnes donc difficile de résister à cela.

    Je pense qu’un adolescent de 14 ans peut lire ce roman sans problème, d’ailleurs je le conseillerai pour tous les adolescents de 14 ans et plus car cela pourrait les aider niveau scolaire et d’autre part ils pourraient avoir une autre vision de la guerre ; il n’y avait pas que des hommes qui combattaient mais aussi des jeunes comme eux. Ils verraient ainsi le courage de chacun des hommes qui ont combattu.

    Un message clair : Catherine Cuenca montre le courage des hommes et particulièrement celui de Félicien, héros du roman. Malgré toute les souffrances que cause la guerre, on continue aujourd’hui encore à la faire, notamment en Irak.

    © QUEVAL Laury, L1 HSI, Langues et Cultures Antiques

    Post-scriptum

    CUENCA, Catherine Cuenca. Camarades. édition Labor, Nord Zone J, 2005, 70 pages. 18,5 cm x 12 cm. (Espace Nord) ISBN : 2-8040-2128-9

    Livres de Catherine Cuenca :

    -  Frères de guerre Roman à partir de 11 ans Père Castor Flammarion, 2006 Castor poche Ce livre fait partie des coups de coeur de Ricochet
    -  La marraine de guerre Roman à partir de 11 ans Hachette jeunesse, 2001 (Livre de poche jeunesse)

    -  Musiques qui font références à la guerre : youtube.com

    -  Films de guerre :

    http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php ?IDfilm=153

    http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php ?IDfilm=1489

    http://www.dvdzap.ca/location-dvd/2976d0/derriere-les-lignes-ennemies.html

    http://fr.youtube.com/watch ?v=qClI3d_y0FM&feature=related

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    Forum de l'article : 2 contribution(s) au forum

    Camarades, Catherine Cuenca, Par : Jean-louis Barette ( Belgique), 31 décembre 2008
    Cette étude est bien réalisée, cependant il y a une erreur d’importance. Delphin ne c’est pas engagé en 14, cela est impossible, en 14 Delphin avait 11 ans, puisque dans l’histoire il est mort à 15 ans en 18. Delphin aurait pu à la rigueur s’engagé en 1918, en trichant sur son âge ce que beaucoup de jeunes faisaient. Il faut cependant savoir que le plus jeune soldat mort durant cette guerre (ou considéré comme tel est un soldat Irlandais J Condon et avait 14 ans âge mis en doute par certains historiens). Passionné par cette guerre, je me promène souvent dans les cimetières du côté d’Ypres (je suis Belge) et sur les stèles, il n’est pas rare de lire des noms de soldats de 16-17ans. L’auteur par ses livres très réalistes fait un travail de mémoire exemplaire. Je possède une bibliothèque considérable sur le sujet et ses petits livres ont une place de choix à côté des plus grands. jl Barette
    Voir en ligne : Camarades C Cuenca
    Camarades, Catherine Cuenca, par Christian Loock, 7 janvier 2009
    Merci pour cette précision, bien cordialement
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