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Quelques souvenirs et un goût amer

 
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    En fouillant dans l’un de mes multiples cartons désuets remplis d’objets tous aussi inutiles les uns que les autres (en effet j’ai beaucoup de mal à me séparer de ces objets qui étayent la vie d’un homme tels qu’une paille, un bouchon de liège, mes premiers mots d’amours), je tombe sur Gorillo mène l’enquête.

    (JPG)

    Un livre à la couverture ridicule. Au centre, Gorillo portant des lunettes vertes fluo et sa casquette rouge, accompagné de son ami Loquet entourés d’un magnifique cadre rose à poids blancs. Je ne saurais pas expliquer pourquoi cela m’a plus attiré qu’un super héros entouré de supers nanas.

    Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est l’idée implicite qui y est transmise. On apprend que les préjugés sont l’ennemi de la raison et que les apparences sont parfois trompeuses, que sous ce corps dur et sec, cette trogne terrifiante, se cache un cœur aussi mou et doux que du caramel. En effet Gorillo inspire la crainte de par sa force et sa taille et personne ne veut lui parler, alors que tout ce qu’il désire, c’est aider les autres. Ou alors, c’est peut-être le fait qu’il y est des images qui m’ai plut.

    Quand je vois ce livre, je repense à toutes ces premières questions existentielles que je me posais en tant quand qu’enfant en pré adobilité en quête de savoir. Période intéressante mais peu rigolote par rapport à celle de la culture de la médiocrité qui suivit peu après. C’est le temps des « Papa pourquoi t’as plus de cheveux sur la tête ? », « C’est qu’ils sont tombés sur mon menton. » Moi je savais très bien que c’est parce que ces cheveux étaient à l’arrêt sur son crâne. Ou « est -ce que le Père Noël existe ? » C’est aussi le temps des amours, où tel un magicien brandissant sa baguette, je jouais des tours face aux filles afin d’attirer leur attention.

    Mais l’enfance c’est aussi le temps des mensonges. Tiens ! Je parlais du Père Noël, revenons en au Père Noël, ce brigand. C’est la première grosse déception, la première grosse désillusion à laquelle on doit faire face du haut de nos trois pommes, quand, lorsque le rets est lancé l’on s’aperçoit que ce sont nos parents que l’on a attrapé. Non seulement, en un instant le Père Noël n’existe plus, et l’adulte n’y croit pas. Il vote. Ce qui fait beaucoup avec l’école, les devoirs, les peines de cœurs.

    Voila ce que me rappelle ce livre. Quant à dire qu’il m’a marqué ce serait exagérer. En réalité, aucun livre de mon enfance ne m’a jamais vraiment marqué. À part peut-être ceux cachés dans le tiroir de papa, mais là c’est une autre histoire...

    Benji DELECOURT, L1 HSI, Langues et Culture Antiques

    Post-scriptum

    ROCARD, Ann, LEQUESNE, Yves. Gorillo mène l’enquête. Cerf-Volant éditions, 1990, ISBN 2906987832.