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L’agneau qui ne voulait pas être un mouton, de Didier Jean et Zad

 
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    Un gros coup de cœur des Deust

    Les Deust première année ont connu un véritable coup de cœur pour L’agneau qui ne voulait pas être un mouton. Quelques réactions d’étudiants à propos d’un livre qui a été sélectionné pour le prix Gayant de Douai.

    (GIF)

    JEAN, Didier, ZAD ill. L’agneau qui ne voulait pas être un mouton. Paris : Syros, 2004. [36 p.] : ill. en coul. ; 30 x 24 cm. ISBN 2-7485-0181-0. 13 €

    Isabelle Maurois - « Il était une fois un petit agneau vivant au milieu de son troupeau. Chaque soir, un méchant loup venait dévorer l’un de ses frères. Personne ne bougeait... Mais un jour c’est le bélier qui disparut... »

    Perrine Cambier - Il s’agit de ne pas être dupe de ce petit album : sous couvert de proposer une nouvelle version du Loup et l’agneau, les auteurs et illustrateurs Didier Jean et Zad cherchent à sensibiliser les plus jeunes à la conscience et au respect de l’autre, au travers d’une allégorie alliant intelligence et humour. Les moutons, quand ils cessent d’être des disciples de Panurge, sont efficaces et ils ont plus d’un tour dans leur sac pour se jouer du terrible loup ! Mais au delà de cette plaisante ré-écriture, est surtout introduit un poème faisant référence à la dénonciation des juifs (Matin Brun de Frank Pavloff n’est pas loin), introduction d’autant plus réussie qu’elle n’est en rien moralisatrice, mais qu’elle invite à la réflexion, à la discussion... Il n’est pas facile d’aborder la Shoah avec les plus jeunes, et cet album y invite simplement, avec beaucoup de sensibilité pour que les plus petits apprennent à se tourner vers le monde, à s’ouvrir aux autres et à faire la grimace - comme le petit agneau de l’histoire - à la barbarie et à l’inhumanité... À ce titre, c’est un album es-sen-tiel !

    Fanny Lionet - « Depuis Monsieur de La Fontaine, on est habitué à cet état de fait : les loups mangent les agneaux parce que les agneaux sont naïfs jusqu’à la bêtise parfois. C’est bête de se faire manger, non ? Et les moutons sont dociles, passifs... Eh bien, plus maintenant ! Dans un conte-fable drôlatique, un petit agneau refuse que des siècles de préjugés aient raison de son troupeau. Le préjugé est plus dangereux que le loup. Cette histoire, agrémentée d’un poème instructif, donne envie de revisiter les morales et proverbes populaires. L’écriture de Didier Jean fait écho aux genres du conte et de la fable sur un mode humoristique relayé par les illustrations de son compère Zad. Alors, laissez vos enfants vous offrir L’agneau qui ne voulait pas être un mouton. Il ne leur est pas réservé ! »

    Marie-Odile Michaux - « Voilà un album qui ne laissera personne indifférent : le grand méchant loup rôde et sème la panique chez les moutons... mais cette menace va révéler un petit héros qui va sortir tout le monde du pétrin grâce à son intelligence. Sous des apparences de conte traditionnel, une fable nous est offerte, qui dénonce la résignation et le fatalisme, qui met en garde contre l’eugénisme et nous invite à la conscience et à la solidarité. Un album aussi poétique qu’engagé, magnifique et convaincant ! »

    Pauline Clérin - « Subtil jeu de mots ! C’est vrai ça, est-ce parce qu’on est agneau qu’il faut subir sa condition et se comporter en mouton de Panurge ! Ce conte soulève un sujet grave et d’actualité : on ne se rend pas compte de l’horreur tant qu’on ne l’a pas subie. Didier Jean, sans tomber dans de la dénonciation pure, donne une piste de lecture implicite et invite à réfléchir sur le monde moderne. Avec l’aide des dessins drôles et naïfs de Zad, Didier Jean nous apporte peut-être la solution : prendre conscience des horreurs qui nous entourent et ensemble, se mobiliser. A lire d’urgence et à laisser à portée des adultes ».

    Camille Leroy - « Qui a peur du grand méchant loup ? Pas les éléphants, pas les hippopotames, pas les baleines... ils sont bien trop gros pour lui ! Mais les moutons ? Ont-ils peur de ce gros chien tout gris et tout poilu ? Découvre, seul comme un grand ou avec tes parents, les aventures d’un troupeau de moutons effrayé par un loup affamé ».

    Claire Bellard - « Voici l’histoire d’un troupeau de moutons qui ressemble à tous les troupeaux de moutons... jusqu’à ce qu’un vilain loup arrive... Il commence à les manger un par un, surtout les plus faibles... Et voilà qu’un petit agneau va tout changer... Ou comment, grâce à un petit texte magique, tu vas apprendre la tolérance ! N’oublie pas de prêter ton livre à tes parents... Il n’y a pas d’âge pour apprendre... »

    JEAN, Didier, ZAD ill. L’agneau qui ne voulait pas être un mouton. Paris : Syros jeunesse. (Album jeunesse). ISBN 2748503120

    Cet album fait partie de la sélection d’albums à destination des jeunes lecteurs, de la maternelle moyenne section au CP/CE1, pour le prix GAYANT 2005 de Douai.

    Association Brouillons de culture de Douai :

    http://brouillonsculture.free.fr

    Deust 1, 2005


    Avis d’autres lecteurs

    Un album intelligent sur la résistance et la solidarité

    Dider Jean et Zad ont commencé à écrire pour les petits en 1992. Depuis, à quatre mains, ils donnent vie à de magnifiques ouvrages.

    Avec cet album, soutenu par Amnesty International, les auteurs touchent droit au but et illustrent le sens imagé d’une expression « être un mouton ». Ici, tout devient simple, limpide.

    Ce récit évoque la vie d’un troupeau de moutons qui passent leurs journées à brouter. Normal, pour des moutons ! Mais depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup. Quand le loup dévore le mouton malade, personne ne s’en émeut, après tout il était malade... Quand le loup emporte le mouton noir personne ne réagit car personne d’autre n’est noir. Mais lorsque le loup engloutit le bélier, le troupeau commence à s’inquiéter : qui sera le prochain ?

    Il faudra attendre le courage d’un agneau pour que le troupeau entier relève enfin la tête et combatte le loup.

    Cet album intelligent redonne toute leur portée aux mots « résistance » et « solidarité » et délivre un véritable message humaniste.

    Ici, on repense forcément au style de Jean de la Fontaine et à ses fables où les animaux sont un prétexte pour faire passer un message profond.

    Le poème de la fin demande l’accompagnement des parents.

    Public : lecteurs débutants à partir de 6 ans.

    Thèmes : respect, tolérance, droits à la différence, acceptation des autres, solidarité, résistance.

    Machenka VANDENBERGUE, L1 HSI, UFR Langues et culture antiques, 2006


    L’histoire qui ne voulait pas être réécrite...

    Publié en 2003 aux éditions Syros Jeunesse, L’Agneau qui ne voulait pas être un mouton représente, au-delà des apparences, un véitable intérêt éducatif pour nos enfants qui ne doivent pas oublier que la pire des indifférences peut engendrer la pire des injustices.

    À l’image de Franck Pavloff dans Matin brun, Jean Didier et Zad ont fait le choix de retranscrire les faits historiques dans un album à la fois ludique et réussi. Sous l’égide d’Amnesty inernational, vos enfants comprendront par la suite que cet album présentait un intérêt non négligeable dans leur apprentissage de la vie... En guise de leçon d’Histoire et de devoir de mémoire...

    Michaël Latour, L2 HSI, 14 janvier 2009


    SUR LE DROIT DE DÉSOBÉIR ET LE DEVOIR DE RÉSISTER, LIRE AUSSI :

    http://jeunesse.lille3.free.fr/mot.php3 ?id_mot=1186