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Un monde de chevalier et de magicien

Les Chroniques de Krondor 1 : Pug l’apprenti, de Raymond Elias Feist

Pug l’Apprenti
 
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    Un roman quelconque, un roman dont vous vous jurez que jamais vous ne le lirez, un roman comme il en existe beaucoup, offert par une vieille tante dont vous ne vous souvenez même plus du nom, ou par votre gentille mamie qui veut vous faire plaisir ... On a tous ces romans, bien placés au fond d’une armoire prenant la poussière, bien caché à l’abri des regards et disparaissant petit à petit de votre esprit ... Voilà ce qu’était pour moi le roman dont je vais vous parler : Pug l’Apprenti. Trouvé par hasard dans une vieille commode lors d’un nettoyage de printemps et dont je ne me souvenais plus. Pourquoi est-ce que je l’ai lu ? Pour faire plaisir à ma grand mère qui me demandait comment je le trouvais chaque fois que je la voyais ? Oui sans doute, parce que je n’avais plus rien à lire et que relire une dixième fois le Seigneur des Anneaux ne me motivais plus trop ? Certainement. C’est un peu avec contre cœur que je commença à lire ce livre légèrement poussiéreux, c’est ainsi que je connus pour la première fois R.E FEIST et toute son œuvre ...

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    Tout d’abord pour bien comprendre ce livre, il me faut vous expliquer qui est l’auteur et ce qui l’a motivé à écrire des romans (dont celui que je vais vous parler, qui est son tout premier roman) : R.E FESIT eut ses premières idées de livres dans les années 1977, âgés alors de 32 ans ce grand amateur de jeux de rôle sur table pris le pari fou de créer, avec l’aide de plusieurs de ses amis, un univers complet, riche, et passionnant afin de pouvoir y faire évoluer leurs personnage virtuels. C’est ainsi que naquit Midkemia, monde qu’il reprit quelques années plus tard afin d’y écrire ses aventures devenus mondialement connus et dont je vais tenter d’analyser un de ses livres, le premier d’une longue série, je veux bien entendre parler de : Pug l’Apprenti !

    « Pug est un jeune orphelin élevé par la famille du maître cuisinier d’un châtelain, le duc Boric de Cydree. En compagnie de Tomas, son demi-frère adoptif, ils passent une enfance heureuse, partageant leurs moments en corvées et loisirs, comme tous les gamins de leur age. Tout s’accélère lorsqu’il fut choisis par Kurgan, le magicien et conseiller du duc. Au même moment des événements étranges commencent à faire leur apparition. La vie de notre héros va en être bouleversée et ne sera plus la même ... »

    Un roman pas vraiment original, pas vraiment exceptionnel ...

    Et voilà, c’est partis, un soir de la semaine je pris ce roman qui ne m’emballait pas plus que cela, mais l’ennui et le désir de faire plaisir à une personne cher à son cœur sont deux arguments de choix. Allongé confortablement dans mon lis, je commença à lire les premières lignes non s’en pousser plusieurs gémissement de mécontentement ... Surtout que l’histoire ne m’aidait pas plus, un enfant trop gentils, trop pur, trop ... ennuyeux il faut le dire. La première partie de l’histoire du Royaume est simple, plate et sans vraiment de rebondissement inattendus, certaines parties sont très dur et longues à lire, peut d’événement. Mais c’était plus ou moins normal, FEIST était un tout jeune auteur, enfin un auteur novice qui n’avait jamais écrit de livre, il utilise un vocabulaire simple, une technique d’écriture pauvre, bien loin de la narration d’un des maîtres du genre : J.R.R TOLKIEN. Ce dernier à largement inspiré les Chroniques de Krondor (saga dont Pug l’Apprenti fait partis), on y retrouve tout ce qui avait le succès du très célèbre Seigneur des Anneaux, un monde féerique, où sont mêlés nain et elfe, magicien et grand chevalier, méchant et gentil Un véritable roman de fantasy sans grande originalité en bref. Un autre point commun avec l’auteur de la Terre du Milieu, c’est l’utilisation, un peu plus loin dans la livre,de la fantasy de groupe, inventé par TOLKIEN, c’est à dire une aventure où les héros vivent leurs aventures ensemble et se complètent via leurs différentes compétences, contrairement au style premier de la fantasy où l’on narrait les aventures d’un héros surpuissant comme l’était Conan le Barbare. Mais malgré cette première partie (environ une cent-cinquantaine de pages) peu intéressante, j’ai continué à lire les aventures de ce jeune adolescent qui avec le temps nous devient familié et sympathique. Heureusement que j’ai continué ...

    ... mais quel pied !!

    Sans hésiter on peut séparer le livre en deux parties plus ou moins égale, une partie que j’ai déjà jugé dans la partie précédente et une partie dont je vais parler maintenant. Cette seconde partie est véritablement la force de FEIST et de son livre, dès les environs de la deux centième page tout s’accélère, l’intrigue se met en place, les personnages qu’on a appris à connaître entre en action et démontre toute leur capacité. Pour moi le point fort de se livre reste les personnages, certes ils sont nombreux et ce dès le début (mais ils le seront encore plus dans les livres suivants), mais voilà se ne sont pas des personnages sans vie, banale, FEIST à pris son temps de nous les décrire, de savoir qui ils sont, on est même capable de savoir comment ils agiront dans telle ou telle action, un pur bonheur. La première partie a donc servie à cela, à nous décrire le monde de Midkemia, à nous présenter les personnages, à nous habituer à eux. Le peu d’enthousiasme se transforme donc en plaisir au fur et à mesure que les pages se succèdent. Pour continuer dans les personnages, pendant de nombreuses pages (environ un quart du livre) on n’entend plus parler de notre jeune héros, plus de Pug, à la place on prend part alors aux tribulations de Tomas, Carline, Roland, Arutha, et Martin l’Archer avec le plus grand plaisir, ces personnages bénéficiant de leur propre personnalité et devenant par la même très attachants. Les personnages secondaire prennent en volume et par moment ils dépassent peut-être même en intérêt le héros lui-même. Car voilà bien que le titre de l’histoire porte son nom et que le début de l’histoire est consacré on ne peut pas vraiment dire que Pug est le héros de l’histoire, il est l’un des héros du roman de FEIST, au même titre que les héros secondaires, qui deviennent principaux au fur et à mesure que l’histoire avance. L’auteur à aussi une autre grande qualité, la description de tout ces peuples, bien que la plus part sont inspiré de l’univers de Tolkien et que leurs caractéristiques sont elles piochées dans un jeux de rôle célèbre (Donjons et Dragons pour ceux qui connaissent), FEIST se démarque en les rendant accessible à tous, en décrivant leur politique avec des mots simples, ils ne part pas dans des descriptions sans fin (principale défaut à mon avis de Tolkien), il reste simple pour les jeunes lecteurs mais ajoute quelques touches que seul les adultes peuvent comprendre. Les cents dernières pages sont un vrai plaisir, du bonheur en livre, on assiste à une vraie aventure épique, de belles batailles magnifiquement décrite, un peu de suspens (que voulez vous, on se demande ce qui va arriver aux héros, et surtout à Pug qui disparait pendant un moment ...). Le moment le plus inattendus du livre reste cette furtive apparition dans le camp de l’ennemis, un pur moment de bonheur, qui nous éclaircis certains points et qui nous ajoute encore plus de doute.

    Du rêve dans un livre

    Le message principal de ce livre, et comme la plus part des romans de fantasy, c’est le rêve. Le besoin des Hommes à rêver est un besoin naturel, tout le monde ressens c’est étrange sensation que le monde est meilleur autre part, et ce monde FEIST nous le décris, c’est Midkemia. Un monde remplis de chevalier, de magicien, de jeune enfant qui malgré les adultes réussissent à se faire connaître et à devenir quelqu’un. Le rêve aussi se trouve dans les quelques descriptions que l’auteur nous narre, de grandes forêts sauvage que l’Homme n’a pas encore souillé, de grandes plaines pour vagabonder, de magnifiques montagnes enneigées, un monde presque parfait. Mais ce monde est seulement presque parfait, car aucun monde n’est « trop bon, trop gentil ... » FEIST nous décris son monde qui est menacé d’une guerre sans précédent, mais il le nuancera toujours, il tentera surtout de nous décrire les bons côtés de la chose (enfin si il existe des bons côtés à la guerre). Il insistera surtout sur le rôle que les jeunes gens peuvent apporter. Il nous apprendra surtout que les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit (mais pour ce point je vous laisse lire le livre, je ne vais pas tout vous gâcher). Autre point de rêve les races, de nombreuses races sont présentes et permettent au lecteur de s’y identifier, certes elles sont très caricaturale, on retrouve l’elfe amoureux de la nature qui vit en retrait de tous, le nain barbus et bagarreur qui vit caché sous sa montagne, l’elfe noir vil et méchant qui ne pense qu’a tuer les autres et les humains fier et courageux. Mais cette caricature des races ont beaucoup de succès alors pourquoi pas ...

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    Roman d’origine regroupant les deux premiers tomes de la saga

      

    Ce livre je le conseil pour tout ceux qui désire commencer à lire un roman de fantasy, simple de lecture, pas trop compliqué et tellement magique. Pour les amateurs de ce style de roman, je leur dirais de ne pas vous baser sur les cents premières pages, l’auteur débutait lors de l’écriture de son premier roman, et il tente de tout mettre en place de façon compréhensible afin de véritablement commencer son histoire. Alors courage et surtout les autres livres sont époustouflants. Pour l’âge de lecture, c’est difficile à dire, mais je le conseillerais pour des adolescent mature, capable de suivre une sage d’au moins quatre livre, avec beaucoup de personnage et quelques longueurs par moment. D’une manière générale je dirais d’attendre au moins une quinzaine d’année pour commencer la lecture des Chroniques de Krondor. Mais rien ne vous empêche de lire avant et de le relire plus tard pour vraiment tout comprendre. De plus les jeunes adolescents se retrouverons très bien à travers ce texte, car elle raconte l’histoire de plusieurs adolescents, tous différents les uns que les autres, on retrouve le « petit, chétif » : Pug, « la belle princesse » : Carline, « l’adolescent fort, pas trop intelligent mais aimé de tous » : Tomas, ou les jeunes adultes qui sont tant admirer par les adolescents et surtout adolescentes : Arutha et Liam. Bref beaucoup d’élément qui permettent aux jeunes de commencer à lire.

    Mais ce qui est sûr c’est que cette saga de FEIST est pour moi un chef d’œuvre de la fantasy, accessible à tous (contrairement aux œuvres de TOLKIEN), qui mêle tout, amour, intrigue, bataille, trahison, personnage attachant, monde somptueux, quelques discours philosophies ou politiques. Et pour cela je ne peux que dire :

    Merci Monsieur FEIST


    Référence du livre : Les Chroniques de Krondor, Tome 1 : Pug l’Apprenti,

    edition : J’ai Lu,

    collection : J’ai Lu Fantasy,

    date de parution : mars 2001,

    nombre de pages : 510


    Pour connaître la suite :

    http://www4.fnac.com/Raymond-Elias-Feist/ia88821

    MORIN Kilian