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SYLVAIN ET SYLVETTE se racontent

 
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    Comment-allez vous ? Moi je suis Sylvain, cela vous dit peut être quelque chose. Vous souvenez-vous de ma sœur Sylvette ? Et oui c’est moi, je n’ai pas changé.

    Notre naissance, notre enfance

    Ma soeur, mes amis et moi (JPG)

    Notre père, Maurice Cuvillier, nous a créés il y a plus de cinquante ans, en 1941. Momo, comme nous avions l’habitude de l’appeler est malheureusement mort en 1956, et nous n’avons pu passer que vingt-sept albums en la compagnie de nos amis les lecteurs. Papa, dans son extrême bonté, donna l’argent de poche qui nous était dû à une association qui s’occupait des jeunes enfants infirmes. Nous ne lui en voulons pas, loin de là, il est très gentil notre Papounet.

    Après quelque temps, deux personnes que nous ne connaissions pas, nous ont hébergés, ils étaient très gentils avec nous. Ils ont continué notre histoire. Ils s’appelaient Jean-Louis Pesch et Claude Dubois, mais nous on les appelait Tontons, c’est plus drôle. Après les deux Tontons, ce fut le tour de Frédéric Bergèse de nous aider à poursuivre nos aventures en compagnie de nos amis les animaux, dans la forêt. Frédéric, que nous appelions Berik (parce que c’est plus rigolo), a commencé à travailler à la télévision avec les dessins animés, puis il a colorié nos cousins Biggles et Buck Danny.

    Papa, le plus fort et le plus gentil du monde...

    (JPG)
    N°1, Maurice Cuvillier, 1953

    Lorsque Papa nous a créés, c’était en 1941, il nous a dit que c’était la guerre, il ne nous a rien dit de plus. Ah si, il nous a dit que les petits enfants étaient tristes et qu’il fallait leur redonner le sourire. Alors avec Sylvette on s’est dit que Papa avait toujours raison et que c’était bien si on pouvait aider nos petits copains. En plus les parents de nos amis les obligeaient à aller à la messe tous les dimanches et c’était vraiment pas amusant, alors pour faire plaisir à Papa, on a obéi gentiment comme les bons enfants doivent le faire. Ah oui c’est vrai, je me souviens (il ne faut pas que j’oublie), il a aussi dit qu’un enfant sage doit aider son Papa dans le travail des champs.

    Quand Papa a commencé à raconter nos aventures, il les a données à Fripounet et Marisette. Après en 1953, il nous a dit que nous allions être réédités dans des albums « à l’italienne » , aux éditions du Triomphe. Mais j’ai jamais su ce que ça voulait dire « à l’italienne » , Sylvette non plus d’ailleurs. Et puis d’abord, pourquoi ils ont voulu nous rééditer, puisqu’on avait déjà été édités ? Je ne comprends jamais rien à ces histoires de grands, moi.

    Ma sœur, mes amis, les compères et moi

    (JPG)
    Ma soeur Sylvette et moi

    Maintenant je peux me présenter. J’ai dix ans, ça fait soixante-dix ans que j’ai dix ans. Avec ma sœur, Sylvette, on a plein d’animaux, ils sont tous gentils. Alors il y a Olga la corneille, Cui-cui l’oiseau (c’est original hein ? C’est Sylvette qui a trouvé), Raton le rat blanc querelleur, Barbichette la chèvre (elle adore embêter le compère Renard), Poulette la poule (ça aussi c’est original, mais j’ai trouvé tout seul, personne ne m’a aidé), Alfred le chien, Moustachu le chat, Coin-coin le canard (ça c’est Papa tout seul), Cloé la tortue qui zozote, Mignonnet l’agneau, Gris-gris l’âne et Pan-pan le lapin. Tous ces animaux là sont mes amis, ils sont tous gentils.

    (JPG)
    Les compères

    En fait, notre vie est bien, mais il y a tout le temps une bande d’animaux sauvages : « les Compères » pour nous embêter. Il y a le renard qui trouve à tout bout de champs des idées pour nous voler de la nourriture ou nos amis les animaux. Il y a aussi l’ours, il est balourd ce nul, il casse sans cesse des chaises et il se cogne toujours la tête. Il y a aussi le loup et le sanglier. Le sanglier, il aime bien manger les pommes de terre et les glands. Ils ne sont pas si méchants que ça « les Compères », on les aime bien avec Sylvette, c’est juste que parfois ils devraient être plus gentils avec nous. S’ils nous demandaient de la nourriture, on leur donnerait. Nous tout ce que l’on veut, c’est être amis avec eux.

    Notre évolution

    (JPG)
    N° 35, Jean-Louis Pesch, 1992

    Au fil du temps, nous avons toujours gardé les mêmes vêtements, ma soeur et moi. Mais par contre, leurs couleurs ont légèrement changé, peut-être à cause des nouvelles techniques informatiques et à l’impression qui ont beaucoup évoluées depuis Papounet. En tout cas c’est ce que l’on m’a dit, mais je ne comprends rien à ces histoires de grands.

    Ce que nous devenons...

    (JPG)
    N°53 Berik, 2008

    Berik continue de raconter nos aventures. On a de la chance d’avoir plein de copains qui nous aiment bien. En plus c’est jamais les mêmes, ils changent à chaque fois. Je sais pas pourquoi, c’est bizarre tout ça quand même. Papa avant qu’il meurt m’avait promis de m’expliquer. Et puis après les tontons sont arrivés et j’ai oublié. À mon avis Berik, il voudra pas me le dire lui parce qu’il arrête pas de nous présenter de nouveaux amis.

    Les produits dérivés

    Et puis en plus, on nous voit sur des fèves. C’est marrant de se cacher dans des gâteaux à la frangipane, surtout si on peut faire plaisir aux enfants. Et c’est pas fini, on est aussi dans des coloriages, sur des décalcomanies (j’ai pas très très bien compris le principe ; il faut mouiller et puis après coller. Mais ça sert à quoi ? et dans des livres-jeux. On s’amuse bien quand même avec nous.

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    Propos recueillis par Jean-Aurélien BERTHAUD, L1 HSI

    Langues et Cultures Antiques, mars 2009