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L’enfant qui n’aimait pas les livres, de Martin Winckler et Stéphane Sénégas ill.

 
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    Références bibliographiques de l’album

    WINCKLER, Martin, SENEGAS Stéphane, L’enfant qui n’aimait pas les livres. Paris : Danger public, 2008. 29 p. : ill. en coul. ; 32 x 29 cm (Les mots à l’endroit)

    ISBN : 978-2-35123-225-5

    Broché : 15 €

    L’auteur

    Marc Zaffran (né en 1955 à Alger) est un médecin français, connu sous l’unique pseudonyme de Martin Winckler, comme romancier et essayiste. Évoquant souvent la situation du système médical français, il est également critique de séries télévisées.

    L’éditeur

    Danger Public est une maison d’édition française créée en 2002 par Philippe Moreau (journaliste né en 1973). A l’origine, elle avait pour objectif de publier des textes sur deux supports : le papier et l’Internet. Le nom « Danger Public » est d’ailleurs une référence à une phrase de Françoise Giroud publiée dans les colonnes du Nouvel Observateur : « L’internet est un danger public puisque ouvert à n’importe qui pour dire n’importe quoi ». Elle est à la tête de deux collections majeures : « Les NRV » qui publie des illustrés satiriques et « Les mots à l’endroit » qui s’adresse aux enfants dyslexiques.

    Résumé de l’histoire

    Jérôme est un petit garçon qui n’aime pas les livres. Ces derniers n’éveillent aucun intérêt pour lui : il est davantage attiré par les jouets et les activités plus concrètes. D’ailleurs il ne veut pas aller à l’école, ni apprendre à lire et écrire... Les livres sont beaucoup trop envahissants à son goût ! Ses parents s’en trouvent fort peinés, eux qui aiment tant les livres au point d’en avoir fait leur métier.

    Cependant, tout vient à changer, le jour où son grand-père l’emmène voir une pièce de théâtre... Les comédiens, et amis de son grand-père, lui confient alors un bien étrange cahier... racontant les aventures du grand détective et de son meilleur ami...

    Analyse critique de l’ouvrage

    À travers un récit de fiction, cet album transmet un message portant sur le plaisir de lire et l’intimité de la relation qui s’établit et se construit au fil du temps, entre le (jeune) lecteur et les livres.

    L’accent est mis sur le caractère émotionnel, passionnel, de cette relation au livre. Certains éléments du texte en référent : l’attachement des parents à l’objet-livre et leur implication professionnelle dans le monde du livre, la motivation croissante de l’enfant (à la fin de l’histoire) face à l’acte de lecture et qui l’amène, également, à en faire un son métier (auteur).

    Au niveau des modalités narratives, la rencontre entre le personnage principal (l’enfant prénommé « Jérôme ») et les personnages secondaires s’effectue, dans la première partie, par substitution (le personnage du grand-père chasse ceux des parents) et, dans la seconde partie de l’histoire, par accumulation (le personnage du grand-père provoque la rencontre des deux comédiens et s’additionne à eux).

    Le récit se fait du point de vue du narrateur, qui reste parfaitement neutre d’un bout à l’autre de l’histoire. Le narrateur entretien par ailleurs une certaine distance avec les personnages. A tel point que seul le personnage central, l’enfant, est nommé par son prénom. Les autres personnages sont seulement désignés par leur titre (les « parents », le « grand-père », le « grand détective », « son ami »).

    Le niveau de langage est assez élevé, le style est soigné, propre, impersonnel. On note un léger humour dans la narration (lorsque les parents tentent de cacher le fait qu’il y a des livres à l’école, ou encore l’attitude désinvolte du grand-père vis-à-vis des ses enfants et de son petit fils).

    L’ouvrage est abondamment illustré, avec la présence une grande image à chaque page. Celles-ci représentent les dessins de l’illustrateur, qui sont très stylisés, très raffinés, avec des couleurs vives et contrastées, des traits et des détails très précis. Ces images sont fort agréables à regarder et attirent facilement l’œil de l’enfant. Les couleurs sont bien harmonisées, avec une dominance de couleurs chaudes (rouge, jaune, marron). Les couleurs froides oscillent entre le bleu et le vert, créant un effet apaisant (en arrière plan). L’illustrateur utilise des encres raffinées.

    Les images sont proches du texte et l’illustrent parfaitement. Elles représentent des scènes réelles, mais certaines illustrent également les pensées de l’enfant (images de l’enfant en train de rêver dans son lit, d’imaginer des chiffres et des symboles mathématiques, des objets se trouvant dans une salle de classe, des masses de livres, des personnages de livres). Les quatre premières images de l’ouvrage revêtent un caractère légèrement surréaliste et humoristique (le jeu de construction, la machine d’imprimerie, la librairie et le salon rempli de livres).

    Le point de vue des scènes représenté est extérieur aux personnages (à la 3ème personne). Les angles de prise de vue sont plutôt objectivant (prise de face du photographe). Les images sont juxtaposées aux textes et partagent d’égal à égal avec eux l’espace de chaque page de l’album. Image et texte sont assez bien synchronisés dans le déroulement de l’histoire et convergent l’un vers l’autre par rapport à l’atmosphère du récit (illustration et renforcement de la part de l’image).

    Concernant la présentation matérielle de l’ouvrage, les pages sont en mate (pour éviter les reflets de la lumière pouvant géner l’aspect optique de la lecture) et les interlignes sont de 1,5 (pour faciliter le balayage du regard). Le support est assez large et facile à prendre en main (format carré).

    Public ciblé : Lecteurs débutants (à partir de 6 ou 7 ans).

    Mots clés : littérature pour la jeunesse - handicap - dyslexie - livres - imprimerie - librairie - école - apprendre - lire - écrire - histoires - théâtre - grand-père - détective - aventures -amitié - mystère - secret - cadeau.

    Pierre VIGNON, L 3 ICD, UFR IDIST, 17/04/2009