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PIEDS NICKELÉS - L’interview exclusive des PIEDS NICKELÉS !

 
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    Bonjour, nous allons faire la connaissance de Croquignol, Ribouldigue et Filochard plus connus sous le nom des Pieds Nickelés, connus pour être des antihéros, escrocs au grand coeur.

    Pour commencer pourriez-vous nous parler de la famille qui a lancé les illustrés ?

    Croquignol : Ben ce sont les fils de Joseph Offenstadt.

    Filochard : Ouais même qu’il était juif allemand et qu’il a émigré à Paris d’puis la Bavière

    Ribouldingue : Et il est né le 27 novembre 1833.

    Et qui sont ses fils ?

    F : Laisse nous parler avant de poser tes questions. Quelle impolitesse ces jeunes j’vous jure...

    R : Ouais ben moi je vais vous répondre. Y s’appellent Charles et George. Ils ont ouvert un magasin de matériel pour faire des copies de lettres commerciales. Et puis au fur et à mesure c’est devenu un commerce familial parce qu’ils avaient des frères et une sœur aussi.

    C : Je continue. Ils ont commencé à vendre un illustré appelé La vie en culotte rouge en février 1902 jusqu’en 1912.

    R : Ouais et puis y’en a eu d’autres comme La rigolade ou Le journal de Paris.

    C : Tu me laisses continuer ou quoi ?

    F : Ben non, c’est moi qui continue. Le 29 mai 1904, ils ont sorti L’Illustré et en novembre 1906 il a eu un nouveau nom même si ça change pas beaucoup Le Petit Illustré.

    C : Et il est devenu le premier illustré français au format 20/30 avec douze pages couleurs. D’ailleurs, tous leurs illustrés étaient à des prix bas. Et ils ont toujours lancé de nouveaux illustrés ou journaux.

    F : À la fin, leur maison d’édition a pris le nom " Société Parienne d’Édition " en 1909. Ils ont ouvert le marché de la Bande dessinée.

    R : Au moins jusque dans les années 30 parce que les Bandes dessinés américaines ont pris le dessus. Voilà ...

    Comment est né votre " nom de scène " ?

    R : Là c’est à moi de répondre. Il vient de l’argot et c’est devenu notre langue pendant beaucoup d’années.

    C : Notre nom veut dire " faire preuve de mauvaise volonté pour ce qui est demandé, ne pas vouloir marcher, être paresseux. "

    Et quel est première apparition ?

    F : On est apparus la première fois dans un livre intitulé L’encrier de la petite vertu en 1894. Ce livre est de Maurice Beaucaire.

    R : Ouais y a un chapitre sur nous où nous sommes à la patinoire. Entre 1894 et 1901, on a trouvé sept fois notre nom qui a été rendu célèbre par Forton, qui a écrit nos scénarios et nous a dessiné.

    C : La première fois que nous sommes à l’affiche c’est au théâtre le 15 mars 1895. Mais elle a pas marché alors Tristan Bernard, l’auteur, a laissé tomber.

    Quel est le premier journal où vous êtes apparus ?

    R : Vous avez des drôles de questions. On est apparu dans L’Épatant.

    C : Ouais depuis 1908 jusqu’à l’aventure appelée ...

    F : Les Pieds Nickelés, chercheurs d’or.

    Quels sont vos réels débuts ?

    F : Ben on est apparu sur une planche de prépublication dans Le Petit Illustré le 31 mai 1906.

    R : C’était pour prévenir de notre arrivée dans L’Épatant

    C : Mais on est réellement apparus dans le n°9 de L’Épatant le 4 juin 1908

    F : Je me rappelle du titre, c’était La bande des Pieds Nickelés

    C : Ou alors Les exploits de Croquignol, Ribouldingue et Filochard. D’ailleurs le premier à faire son apparition c’est moi. On me décrit très bien je trouve.

    R : C’est sûr que professionnel de la filouterie, du vol et du cambriolage, ça fait très bien dans un CV.

    C : La preuve que oui, vu qu’on m’a engagé pour les Pieds Nickelés. Et je vous signale que vous êtes pareils.

    F : Mais on ne s’en vante pas ... allez qui va croire qu’on s’en vante pas ?

    C & R : PERSONNE ! ah ah ah

    F : Eh si je m’en souviens bien, notre première combine a marché !

    C : Ouais au début, mais à la fin ça se termine pas très bien pour nous.

    R : Pas très bien ? Tu rigoles ? On a fini en prison.

    C : Bah, on est pas restés longtemps. Dans le numéro suivant on s’échappe.

    Qu’est ce qui a attiré le lecteur ?

    F : Nos blagues lourdingues

    C : Et on a fait d’une pierre deux coups en passant aussi pour les victimes.

    R : C’est connu pour être appelé du comique " populaire "

    Comment pouvons nous vous reconnaitre les uns des autres ?

    C : Bah moi, je suis le rouquin au long nez, mal rasé

    F : Moi c’est le petit borgne

    R : Et comme vous vous en doutez, je suis le gros barbu de la bande.

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    Mais Forton n’en est pas resté qu’à vous n’est-ce pas ?

    C : Non, il a créé des sortes de doubles pour L’American illustré

    F : Ils s’appellent Laricot, Fricotard et MacAron.

    R : Des noms bizarres à mon avis ...

    F : Chuuut ! Tu ne veux pas qu’on se fasse virer quand même ?

    R : Ils oseront pas. Après tout on est connus, NOUS !

    F : Peut être mais n’ose pas trop. J’y tiens à mon boulot.

    Forton vous a dessinés jusque quelle année ?

    C : 1934. Après c’est d’autres qui ont pris le relais.

    F : Il nous a dessiné sur près de 2000 planches pour L’Épatant

    R : On peut dire que notre père savait nous caricaturer.

    F : On peut pas dire le contraire. Il nous a fait des airs d’ahuris, médusés, abasourdis, hilares, dépités et bien d’autres.

    C : Même ceux qui trouvaient son travail " simple ", souriaient face à nos tronches.

    Y avait-il une particularité que Forton utilisait dans ses dessins ?

    R : Je dirais qu’il utilisait des techniques de cinéma

    F : Ouais c’est vrai. Il faisait des gros plans, des contrechamps, des travellings et d’autres trucs encore.

    C : On avait l’air plus dynamiques comme ça.

    F : C’est grâce à lui qu’on est connus.

    R : Eh vous vous souvenez de " Casimir Baluchon " et " Bibi Fricotin ".

    C : Ouais mais on est plus connu. Surtout avec nos gueules !

    Quelle a été votre fin dans le n°31 de L’ Épatant ?

    F : Elle est bien bonne celle-là. En plus faut se souvenir de tous les numéros sortis ?

    C : Mais si rappelle toi. On a fini en Afrique et devenus rois et ministres d’un village.

    R : Mais finalement ça s’est pas fini comme ça. Les lecteurs voulaient encore nous voir. Alors on est revenus.

    F : En plus, toi Ribouldingue, tu t’es marié avec Manounou que t’as ramenée d’Afrique.

    R : Ah oui ... c’était le bon temps. Elle est presque devenue un autre membre de notre trio.

    C : Normal, en ce temps là, c’était les colonies alors c’était pas bizarre de nous voir avec une femme noire.

    Et comment avez-vous évolué ?

    F : On a commencé à se déguiser. Rappelez-vous les gars, on a été Radjah puis des amiraux français en Angleterre.

    C : Ben on voulait voir Edouard VII, fallait un déguisement potable.

    R : Au fur et à mesure, l’actualité et les faits divers de l’époque se sont mêlés à notre quotidien. On a parcouru beaucoup de pays.

    C : Entre l’Afrique, l’Angleterre, le Pôle Nord, l’Egypte ...

    F : Vous vous souvenez des rencontres qu’on a fait ?

    R : Rahjah Kipassavysulpo ou Achibald Kahamember.

    C : J’aimais bien le détective Sam Ravigott

    F : Moi ce que j’aime dans leurs noms, c’est les jeux de mots.

    R : Eh, et Guillaume II à qui on a vendu des avions jouets.

    F : On a été en Afghanistan, en Italie, en Suisse aussi !

    C : Je trouve qu’on a pris en maturité plus le temps passait non ?

    R : Juste un peu alors. Parce que faut dire qu’on a été assez matures pour entrer à l’armée.

    F : Où on a mis la pagaille !

    C : Mais on a appris des choses sur l’alcool.

    F : Peut être mais ça n’a rien changé à notre comportement. Au moins, ça a aidé Bourvil pour un de ses sketchs.

    J’ai entendu dire que l’un de vous s’est marié à son tour ?

    C : Oui c’est moi. D’ailleurs la femme de Ribouldingue est devenue la servante de ma femme.

    R : Ça montrait ainsi la différence de statut.

    Quel est le sujet qui vous a pris beaucoup de temps à aborder ?

    R : La politique. Il nous a fallut 48 planches dans L’Épatant.

    C : Ça fait quand même cinq mois !

    F : Mais on a pu être députés, maîtres de l’Élysée puis de la France.

    R : C’est vrai c’est pas négligeable. Et puis on a mis tout le monde à nos pieds.

    C : Tout était à nous. Et on côtoyait les plus grands empereurs ; maharadjah, hommes politiques. On a eu beaucoup d’argent.

    F : Mais on a jamais tué pour avoir ce qu’on voulait.

    R : Et le but premier c’était de divertir les lecteurs.

    C : Et de refléter la société telle qu’elle était et qu’elle est encore. Moi j’ai été influencé par ma femme la Duchesse de Castelentoc.

    R : J’étais un socialiste révolutionnaire.

    C : Moi un royaliste qui promet " un tas de belles choses auxquelles ses concitoyens ne comprenait goutte "

    R : Finalement on a truqué les élections. Et on a tous été élus.

    N’avez-vous jamais utilisé de bulles de dialogues ?

    R : Non, ou plutôt ... juste pour quelques mots et onomatopées ...

    C : Les éditeurs ne voulaient pas que les Bandes dessinées influencent notre créateurs.

    F : Mais je préfère ça. On est uniques ainsi.

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    Mais après toutes ces aventures passionnantes que s’est-il passé ?

    F : On est redégringolés. On est redevenus des hommes fauchés et commettant de petits vols.

    C : D’ailleurs à cause de ça, on a dû quitter les pages centrales de " L’Épatant " pour arriver ...

    R : Pour arriver à la dernière page.

    F : Et pendant plus d’un an

    C : Et on a repris du poil de la bête le 16 janvier 1913. Même si on a commencé à sentir l’étau de la police se refermer autour de nous.

    R : Et l’inspecteur Zigouillot a repris l’enquête alors ...

    C : Mais on est revenus trois fois en couverture de " L’Épatant "

    Une guerre a éclaté à ce moment là non ?

    F : Oui, la guerre des Balkans. On en a profité pour montrer les absurdités de la guerre et reprendre nos magouilles avec les chefs.

    C : On a vendu des armes miniatures au roi de Montenegro

    R : Ou des chevaux de bois à un major serbe. J’ai même reçu la fille du pacha turc comme épouse.

    F : Ah, ah, ah. Quel laideron ! T’as été déçu ce jour là !

    C : Bref tout ça pour dire que nous, les Pieds Nickelés, nous sommes pacifistes et que la guerre on en veut pas.

    Et la Première Guerre Mondiale a commencé ...

    F : Oui d’ailleurs l’un des frères Offenstadt a décidé de se présenter comme député à Paris alors qu’il était soupçonné d’espionnage

    C : De toutes façons il n’a pas été élu

    R : Peut être mais je me suis rendu compte que ça coïncidait avec nos mouvements politiques dans " L’Épatant " en 1911

    C : A cette période, Forton a commencé à dessiner de nouvelles aventures. Dans le n°332, il me semble.

    F : C’est fort possible en effet.

    Forton avait-il des obligations par rapport aux dessins ?

    R : Oui, par exemple, quand nous défendions la patrie à travers nos aventures, il ne pouvait pas faire apparaître de sang sur les dessins.

    C : Mais les actions étaient décrites en dessous.

    F : Mais ça ne nous a pas empêché de faire beaucoup de dégâts avec nos bêtises à répétitions.

    R : Nous étions tout de même bien aidés par les " boches " qui nous facilitaient la tâche.

    C : Et notre ruse nous a beaucoup servi. C’est pas tous les jours que l’on peut envoyer des boules puantes sur l’ennemi du haut d’un Zeppelin.

    F : Mais on ne s’est pas arrêtés là. On a effectuer des missions pour saboter le matériel ennemi.

    C : Nous avons voyagé aux quatre coins du monde. Et on en a vu des choses.

    R : N’oublie pas que tout n’est pas dans les tranchées.

    C : C’est vrai, nous avons vu l’armée de l’air, de mer, de terre. Nous avons utilisé des sous-marins, des Zeppelins et bien d’autres choses

    F : On montrait ainsi que la guerre n’est pas que dans les tranchées mais aussi aux alentours. Partout dans le monde, tous étaient concernés par la folie des hommes en temps de guerre.

    R : Et c’est à ce moment là que nous avons repris nos larcins divers et variés.

    C : Et nous avons poursuivi nos aventures en Allemagne après la guerre, montrant ainsi que les rancœurs restent toujours.

    A cette époque, Forton a commencé à abandonner les scénarios et à laisser un de ses amis continuer n’est-ce pas ?

    F : Oui, il ne savait plus quoi raconter et a décidé de demander à un ami de lui écrire les scénarios

    C : Ben il était pas doué le jeunot, parce qu’à ce moment là, nos histoires avaient tellement de textes, que ça n’avait plus grand intérêt.

    R : Cela ressemblait plus à un roman qu’à une Bande dessinée.

    F : Nos aventures n’étaient même plus drôles. A la longue, tout le monde se lassait ...

    C : Finalement nous avons disparu de L’Épatant durant presque trois ans. Entre 1924 et 1927.

    Au cours de vos aventures y avait-il des censures ?

    F : Mis à part le sang, je ne me rappelle pas vraiment d’une censure particulière

    R : Même la peine de mort et la torture ont été évoqué librement.

    C : Nous sommes contre la peine de mort. D’ailleurs nous avons aidé un condamné à mort à s’en sortir en le remplaçant par un mannequin.

    N’avez-vous jamais évolué dans le dessin ?

    R : Disons plutôt que nous avons changé, lorsque notre créateurs est mort et que Perré l’a remplacé.

    C : D’ailleurs les lecteurs ont été perturbés parce qu’ils n’étaient pas au courant du décès de Forton.

    F : Et puis nous avons eu un troisième dessinateur, après que Perré a décidé de nous laisser tomber.

    C : Badert n’a pas vraiment accroché l’histoire des voyous que nous étions. Alors il a décidé de faire de nous des gentlemen cambrioleurs.

    R : Nous avons à nouveau changer d’apparence avec lui et nous avons, comment dire ...

    F : Le mot que tu cherches est grossi. En plus tu es devenu une sorte de leader.

    C : Mais toutes ces modifications n’ont pas plu à l’éditeur qui a été en éternel conflit avec Badert.

    R : Finalement la Seconde Guerre Mondiale est arrivée et en juin 1940, Badert a arrêté de nous dessiner.

    F : Mais George Offenstadt a trouvé un nouveau dessinateur du nom de Pellos qui a commencé à dessiner nos aventures d’une autres manière

    C : Nous étions plus gentils. Des sortes de Robin des bois.

    F : Les éditeurs voulaient nous montrer sous un meilleur jour. Et essayer d’avoir un public plus large.

    R : D’ailleurs nous avons eu pendant une très courte période un autre changement de dessinateur, Lacroix. Il a dessiné quelques temps car Pellos ne voulait plus de nous lui aussi.

    C : A croire que c’est nous qui les font fuir.

    R : Nous je pense plutôt qu’il ne sont pas à notre hauteur. Nous n’avons pas les mêmes valeurs qu’eux, pas vrai les gars ?

    C & F : Ouais !!!

    R : Bref tout ça pour dire que finalement Pellos est revenu. Il ne pouvait plus se passer de nous. Il a repris le thème des gangsters puis nous sommes repassés à l’actualité de l’époque.

    Vous avez exploité beaucoup de métiers, pouvez-vous en citer quelques uns ?

    C : Bah c’est pas dur à trouver. Il y a eu commerçants, cow-boys, scientifiques, espions, ...

    F : Ambassadeurs, terrasiers, intellectuels, professeurs, chirurgiens, chercheurs d’or, footballeurs, jockeys, garde chasse, avocats, catcheurs, pilotes de lignes, ...

    R : détectives privés, arbitres, cyclistes, toréadors, coureurs automobiles, athlètes, chercheurs de pétrole, spéléologues, pêcheurs, astronautes, trappeurs, gardiens, cuisiniers, marins, explorateurs, ...

    C : Douaniers, cinéastes, pharmaciens, esthéticiens, police de la route, contrebandiers, hôteliers, égyptologues, diseurs de bonne aventure, ...

    Je pense qu’on peut arrêter là. Waouh, ça fait déjà beaucoup. Finalement vous revenez en 1989, dites nous en plus ...

    F : Eh bien, les éditeurs " Vents d’Ouest " ont décidé de sortir l’intégralité des albums de Pellos en 1990.

    C : Ils sont sortis dans l’ordre décroissant de leurs publications. Ca va durer 10 ans avant la fin des publications.

    R : Ça s’est fini en juillet 1999 avec le tome 32. Ca a permis aux générations plus jeunes de nous connaitre.

    C : En 1991, les éditions " Vents d’Ouest " ont tenté de nous remettre sur les rails mais ça n’a pas marché parce que ça ne refléter pas notre humour ni l’esprit de l’équipe.

    F : Finalement nous n’avons pas sorti de nouvel album jusqu’en 2008.

    R : A ce moment là, 12 albums sont sortis en noir et blanc avec un mélange du travail de Pellos et Forton. Pour nos 100 ans.

    Pour conclure, nous pouvons parler de votre album sorti dernièrement aux éditions Delcourt.

    F : Vous parlez de Pas si mal logés sorti en novembre 2009 de Oiry et Trap ?

    C : Bah oui de quoi veux-tu qu’elle parle ? Pour répondre à votre question, disons que nous nous adaptons à notre époque.

    R : Nous sommes concernés par les personnes mal logées et nous avons décidé, par l’intermédiaire du nouveau dessinateur Stéphane Oiry et le scénariste Trap, de mettre à contribution notre participation dans ce nouvel album.

    C : Ca veut pas dire qu’on sera pas de méchants escrocs qui profitent de chaque occasions pour notre propre intérêt.

    R : En plus nous n’avons pas pris une ride, et nous sommes toujours aussi drôles sans vouloir nous vanter ...

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    Bien, maintenant que nous sommes rassasiés des Pieds Nickelés, nous allons vous laisser retourner sur vos planches et nous attendrons avec impatience votre prochaine apparition. Merci pour cette interview et longue vie à vous, messieurs les escrocs.

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    Source :

    Le meilleur des Pieds Nickelés, (lE) 100 ans, Louis Forton, ill. René Pellos, éd. Vents d’ouest

    Gwendoline Troude, L1 HSI, UFR Langues et Cultures Antiques, janvier 2009