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La petite sorcière, de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

 
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    Mots-clés

    " Alors qu’elle explore le grenier de sa grand-mère, Lisbeth découvre un étrange et poussiéreux grimoire. En tournant les pages, elle apprend que sa douce grand-mère Olga serait une... sorcière. Et la petite fille n’est pas au bout de ses surprises." (4ème de couverture).

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    Pourquoi ai-je choisi cet album ?

    Cet album possède selon moi toutes les qualités pour plaire aux enfants et aux parents. Il allie la magie du texte à celle de l’image.

    Le texte

    Il est facilement compréhensible, c’est le langage courant qui est utilisé et qui facilite la compréhension des tout petits. Il y a peu de personnages : Lisbeth, une jeune fille, son ami Edward, sa grand-mère Olga, et son chat Socrate. L’enfant peut donc suivre plus facilement l’histoire de Lisbeth la petite Sorcière. Les textes assez concis, bien mis en page, épousent parfaitement l’image.

    L’image

    Les illustrations dominent l’ensemble de l’album. On retrouve à chaque fois des images riches et très bien construites. Quant à la technique plastique utilisée, c’est assez complexe. J’ai une impression de mélange entre le coup de crayon et la peinture pour certaines images, et une impression d’impression à l’encre pour d’autres (pages 11 , 12. On trouve vraiment un souci du détail, le papier glacé accentue la beauté de l’image.

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    Socrate le chat

    Les relations texte/image

    Les images illustrent l’histoire. Certaines permettent de se représenter des lieux ou des personnages ce qui, d’une certaine manière, donne un fil conducteur à notre imagination (exemple : le physique d’Olga). Tout en étant dans le prolongement du texte, d’autres images laissent libre cours à notre imagination sans donner trop de détails, ou en sous entendant une action ce qui fait que le lecteur est obligé de se poser des questions, d’imaginer l’action dans sa globalité.

    Si l’on s’attarde sur les couleurs des images, on peut voir qu’elles sont également en rapport avec le texte. Les couleurs changent en fonction de l’action, de l’ambiance du texte. On retrouve des couleurs plutôt ternes pour entretenir le mystérieux par exemple ou encore des couleurs vives comme le rouge des cheveux de l’héroïne, pour mettre en valeur le caractère spécial de celle ci.

    On a donc à la fois une image comme représentation du réel du texte, une image qui donne une conduite à notre imagination et une ouverture à l’imaginaire. L’auteur profite également de ce duo « texte/image » pour jouer avec le lecteur. À la page 6, le lecteur peut chercher Lisbeth et son chat,car dans l’immensité de la ville et de toutes ses toitures représentées sur l’image, trouver Lisbeth et son chat n’est pas forcément évident. L’illustrateur nous plonge lui aussi dans l’album avec l’immersion du lecteur dans les événements vécus par Lisbeth dans la dernière double page illustrée.

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    le grimoire trouvé dans le grenier par Lisbeth tel qu’il lui est apparu

    Les fonctions du récit

    Je pense que l’une des fonctions principales de cet album c’est tout d’abord de divertir le lecteur, en le faisant rentrer dans une histoire fantastique, qui peut provoquer des réactions très diverses chez les touts petits telles que de la peur parfois, du rêve, de l’envie. Le lecteur est plongé dans un mélange de réalité et de fiction.

    Comme précédemment pour les illustrations, l’auteur joue aussi sur les sons. Quelques rimes sont présentes : « un doux baiser chocolaté sur ses lèvres glacées » (p.34) ou encore quelques métaphores telles que « elle regarde le paysage s’habiller de blanc » (p.8)

    Ce qui me fait venir à une autre des fonctions de l’album, le bien-être de l’enfant. C’est un album très « doux » ou à mon sens l’enfant ne peut que finalement se sentir à l’aise. Bien sur, il y a aussi présence de fonctions sous entendus comme faire réfléchir l’enfant, avec des thèmes abordés comme la différence. L’héroïne, Lisbeth, au départ n’est pas forcement bien appréciée des gens au départ car elle finit toujours leurs phrases avant qu’ils ne les aient prononcées. On apprend que son maître la punit constamment et que ses copines d’école ne lui adressent plus la parole ; ses parents sont exaspérés. Finalement, la différence a du bon , c’est l’enseignement que l’on peut tirer de cette œuvre.

    Le mot de la fin

    La magie des dessins de Benjamin Lacombe mêlée au texte de Sébastien Perez font de cet album un livre beau et sensible, émouvant. Une ambiance est créée et maintenue, et ce, jusque la fin de l’album. Une dimension ou la réalité et la fiction s’entremêlent ou le texte et l’image ne font qu’un.

    Valentin Fijalkowski, décembre 2009

    L1 HSI, Langues et culture antiques

    Post-scriptum

    LACOMBE, Benjamin, PEREZ, Sébastien. La petite sorcière. Seuil jeunesse, octobre 2009. 34 p. ; ill. en coul. ; 31 x 24 cm. ISBN 978-2-02-098356-3. Cartonné 13,90 €

    Album destiné principalement destiné à des enfants de 6 à 9 ans.

    Voir aussi

    La suite Grimoire de sorcières2

    Le site de Sébastien Perez

    Le site de Benjamin Lacombe

    Benjamin Lacombe et Sébastien Perez sur Lille3jeunesse