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Je m’appelle América, de E.R Frank et Sidonie Van Den Dries trad.

Pouvez-vous plonger dans les méandres d’une mémoire tourmentée ? Pas sûr...
 
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    Vous voulez savoir ce que ce jeune homme cache dans sa mémoire, et vous perdre dans les méandres de celle-ci ? Alors ce livre est pour vous. Attention c’est une histoire vraiment bouleversante, émotion garantie.

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    © Bayard Jeunesse, 2009

    América a quinze ans et il a essayé de se tuer. Aujourd’hui, il refuse de répondre aux questions du docteur B. Il veut qu’on le laisse oublier. Pourtant, au fil des séances, à force de patience et d’écoute, le docteur B parvient à établir une relation avec ce garçon au terrible passé. América égrène alors ses souvenirs. Il se rappelle sa petite enfance heureuse auprès de Mme Harper, qui espérait l’adopter. Son terrible retour chez sa mère biologique, toxicomane. Son apprentissage de la violence, pour survivre. Sa fugue, ses foyers d’accueil successifs... jusqu’à vouloir tout abandonner.

    Un roman juste, sans concession, qui raconte la lente reconstruction - presque une résurrection - d’un garçon qui a le courage de se replonger dans les méandres de son passé.

    ATTENTION : Pour lecteurs avertis, cet ouvrage comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité de trop jeunes lecteurs.

    Millezime, une collection qui parle de vrais problèmes que rencontrent les jeunes adultes

    Millezime est une collection qui a vu le jour vers les années 2000, celle-ci est pour un public de 12 ans à 15ans. Elle a comme particularité, de parler de problèmes plus ou moins graves suivant les romans publiés. Les sujets peuvent être assez larges comme la mort d’un proche, le handicap, l’abandon ou encore l’adoption. La maison d’édition a choisi de faire des livres grand format, aux couvertures très différentes les unes comme les autres. Elles passent de couverture de roman classique avec un design et un graphisme normal à un aspect de bande dessinée. La couverture du livre « Je m’appelle América », représente une photographie du jeune homme de l’histoire. Ce qui peut mettre en évidence le côté si tragique et violent de ce livre, mais aussi une bien triste réalité de cette histoire issue de faits réels. Puisque l’auteur est travailleur social dans une clinique qui s’occupe d’enfants ayant subi des traumatismes.

    La violence thème principal de cette histoire

    América a vécu de terribles choses durant son enfance, ce qui donne a ce personnage une violence et une rancœur assez importante. Après que le docteur B ait fini de poser une question, América répondit « Ta gueule ». L’histoire, les mots employés sont aussi très crus et choquants. On parle de mort avec beaucoup de détails, de viol, de drogue. Peut-être tous ces détails sont-ils là pour donner une dimension réelle, qui appuie aussi la réalité des choses. Mais aussi peut-être est ce un regard sur la société actuelle qui connait énormément de problèmes, et où depuis un certain temps les enfants sont confrontés a des problèmes de plus en plus graves contrairement au passé. Cette violence est vraiment présente tout le long du roman, sous différents thèmes.

    Une traversée dans l’inconscient et dans le passé

    Cependant ce livre a une particularité qui le rend assez difficile pour suivre l’histoire, c’est qu’il se passe dans deux périodes différentes qui sont « maintenant » et « avant ». Ces deux périodes permettent de connaître le passé de l’enfant, ce qui sert à comprendre dans quelle situation est ce jeune homme à l’heure d’aujourd’hui. Le passé sert aussi à pouvoir se mettre dans la tête du jeune garçon grâce à ses dialogues intérieurs, ce qui renforce notamment cette traversée dans son propre inconscient avec l’utilisation du pronom personnel « je » qui est régulièrement répété. De plus le roman n’est fait pratiquement que de dialogues entre les différents personnages, ce qui permet d’instaurer un rythme au livre qui n’est point négligeable. Ce rythme est d’autant plus renforcé, par l’emploi des guillemets, des points d’interrogation et d’exclamation qui donne une forme très structurée.

    En conclusion ce livre est très intéressant, grâce aux différents thèmes qu’il traite. Ceci peut être intéressant pour le développement des ados vers le monde adulte, seul petit bémol le texte reste très violent.

    © Laura Carlus, février 2010

    Deust 2 Métiers des bibliothèques et de la Documentation

    Post-scriptum

    E.R Frank. Je m’appelle América. Traduit par Sidonie Van Den Dries. Paris : Bayard Jeunesse, 2009. 324 p ; 20 x 13,5 cm ; (Millezime). Roman à partir de 13 ans. 11,90 EUR. ISBN 978-2-7470-2367-2

    Mots clés : adolescence-reconstruction de soi- adoption-violence

    Voir le site de l’éditeur : bayard-jeunesse.com