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Le personnage de la SORCIÈRE dans la littérature jeunesse (mini thèse)

 
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    Mots-clés

    INTRODUCTION

    S’il est un personnage que l’on retrouve de manière récurrente dans la littérature jeunesse, c’est bien celui de la sorcière. Bonne ou vilaine, elle continue de séduire enfants et adolescents. Pourtant, la réalité historique est tout autre. Tour à tour admirées puis tourmentées, ces femmes d’un autre genre ont connu bien des déboires qui ont alimenté leur légende au fil des siècles. Pour comprendre le personnage, ses aspects et ses pratiques, décrits aujourd’hui dans la littérature jeunesse contemporaine, il faut d’abord remonter dans le temps et saisir le sens de ses métamorphoses. Nous suivrons ensuite l’évolution du personnage dans d’autres genres littéraires, jusqu’à l’analyse de quatre ouvrages dédiés à la jeunesse actuelle. La sorcière d’aujourd’hui est-elle celle d’hier ? Peut-on encore parler de bonne et de mauvaise sorcière ?

    À vos balais !

    Pour la petite histoire...

    La sorcière, personnage énigmatique et légendaire, est née avec les premiers hommes de la Préhistoire. Elle est chamane, cet intermédiaire entre l’Homme et les esprits de la Nature, gouvernée par la Déesse-Mère. Sa connaissance des plantes et de leurs pouvoirs fait d’elle une extraordinaire guérisseuse et une sage-femme efficace. L’hommage à la Déesse-Mère perdure avec l’Antiquité notamment avec les cultes rendus à Démeter.

    La période médiévale ne sera pas des plus clémentes pour les sorcières. Dès le XIIe siècle, l’Inquisition se lance dans une chasse aux hérétiques qui inclut les pratiquantes de rites magiques. Vers le XVe siècle, la multiplication et la violence des procès contre les sorcières engendrent des croyances autour du personnage et donnent peu à peu naissance à un stéréotype que les livres alimenteront au fil du temps.

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    Malleus Maleficarum, éd. 1669

    Les années 1480 marquent le début de la première grande vague de persécutions sous l’impulsion de la bulle papale Summis Desiderantes Afectibus visant à lutter contre la sorcellerie. Cette bulle sera complétée plus tard d’un manuel de démonologie, le Malleus Maleficarum (Marteau des Sorcières). Les auteurs et inquisiteurs Heinrich Kramer et Jacob Sprenger y décrivent les sorcières et leurs pratiques ainsi ques les astuces permettant de les reconnaître. On affirme alors qu’elles ont pactisé avec le Diable, qu’elles pratiquent le Sabbat et la magie noire, volent sur un balai...

    Extrait

    « [...] Elles peuvent voir (conspicere) des choses absentes comme si elles étaient présentes ; changer (immutare) les cœurs des hommes pour un amour ou une haine désordonnés ; détruire (interimere) parfois ce qu’elles veulent par la foudre, même des hommes et des bêtes. Elles peuvent rendre stérile la puissance génitale ou même rendre impossible l’union conjugale (vim generativam, aut etiam potentia coeundi auferre), provoquer (procurare) l’avortement, causer la mort (interimere) des enfants dans le sein de leur mère rien que par un attouchement extérieur. Elles peuvent parfois ensorceler (maleficiare) des hommes ou des animaux par un simple regard, sans le moindre toucher, et ainsi causer la mort (mortem inferre), vouer (dedicare) leurs propres enfants aux démons. » [1]

    La « chasse aux sorcières » prendra fin au XVIIe siècle, après une seconde vague entre 1560 et 1650. Entre 50 000 et 100 000 femmes furent brûlées en Europe.

    L’image de la sorcière se radoucit au cours du XIXe siècle grâce à l’historien Jules Michelet qui lui consacre un livre dans lequel il prend sa défense et accuse l’Eglise de ses actes passés.

    Un personnage...

    ...de contes de fées

    Au XVIIe siècle, le personnage de la sorcière est repris dans les contes merveilleux en tant que bonne ou mauvaise fée. L’archétype de la mauvaise sorcière apparaît sous les traits de la Fée Carabosse notamment. Le personnage sera revisité par Charles Perrault dans sa version de La Belle au bois dormant puis dans les contes de Madame D’Aulnoy (La Princesse printanière). Le siècle suivant, la sorcière passera par l’écriture des Frères Grimm en tant que « treizième fée » dans une autre version du célèbre conte. Le duo allemand reprendra d’autres récits merveilleux, comme Blanche-Neige et Hansel et Gretel, dans lesquels les sorcières conservent encore leur image diabolique. Dans sa version « bénéfique », la sorcière est une fée marraine qui est l’adjuvant du héros et de l’héroïne (Peau d’Âne, Cendrillon, La Belle au bois dormant). Dans ce cas, on préfèrera délaisser le terme de « sorcière » pour celui le mélioratif « magicienne ».

    Au XIXe siècle, les traits de la sorcière s’adoucissent avec le romantisme de l’époque. En effet, sous la plume d’Andersen, la sorcière délaisse son côté sombre. Elle rend service à une femme en mal d’enfant dans Poucette, enrichit une soldat revenu du front dans Le Briquet et accueille chaleureusement Gerda dans La Reine des neiges. Mais la sorcière reste également mauvaise dans La Petite Sirène. Le conte Les cygnes sauvages rappele l’époque de la « chasse aux sorcières » puisque l’héroïne Elisa est accusée de sorcellerie par un archevêque et condamnée au bûcher.

    ...de séries TV

    L’apparition de la télévision vers le début du siècle suivant va profondément changer la vision archaïque de la sorcière. En effet, grâce à Ma sorcière bien-aimée , série américaine diffusée dans les années 60 et 70, le personnage de la sorcière gagne en popularité sous les traits de la charmante Samantha. Jonglant entre tradition et modernité, le feuilleton dépeint le quotidien de l’héroïne, laquelle a fait le choix de renoncer à ses pouvoirs pour épouser l’« humain » qu’elle aime. En résumé, elle rêve d’une vie de famille « normale ». Hélas, c’est sans compter sur sa mère Endora qui refuse de voir l’existence de Samantha devenir si « mortelle ». En représaille et pour lui faire comprendre son erreur, elle jette des sorts sur son gendre non désiré. Malgré tout, Samantha s’adapte à la situation. Elle concilie son identité de sorcière avec celle de l’épouse aimante et de la jeune mère comblée.

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    ...de fête

    Quand vient le temps des citrouilles, les sorcières fichent la trouille ! Ainsi le veut la fête d’Halloween, née d’une tradition irlandaise ancestrale. Si dans le passé, on commémorait la légende de Jack-o’-lantern et de sa lampe-navet, on remarque aujourd’hui que la fête a pris une tout autre tournure en s’exportant en Amérique. La citrouille y a depuis longtemps remplacé le navet. De plus, la saison d’Halloween ayant lieu fin octobre, lorsque les nuits deviennent plus longues, il a été facile d’imaginer une atmosphère de démons et d’épouvante avec une symbolique propre. Chose qui s’est avérée très rentable financièrement. Dans les boutiques de farces et attrapes, les monstres sont banalisés sous forme de costumes que les enfants s’arrachent. Il faut être le plus laid, le plus terrifiant ! Et parmi les fantômes, vampires et autres créatures maléfiques, la sorcière est souvent préférée pour incarner le mal et crier le fameux «  Trick or treat  ? » !

    La sorcière aujourd’hui

    Synopsis des livres

    (GIF) Comment vaincre l’ennui, lorsque l’on n’est une toute petite fille ? Mieux vaut être une sorcière et faire ce que l’on veut : préparer des potions, partir en virée sur le balai, vivre avec plein d’animaux... Laissons place à l’imagination...

    SCHINDLER Nina, KEHLENBECK Angela, ill. Ah ! Si j’étais une sorcière... Paris : Nord Sud, 1998. 32 p. 22 x 29 cm. ISBN 3 314 21134 1

    Dès 3 ans

    (JPG) Lorsque notre jeune héros orphelin apprend que les sorcières existent, c’est la panique. Grâce aux bons conseils de sa grand-mère qui l’a recueilli, il parvient à reconnaître ces vilaines créatures et à les éviter. Mais bientôt, le jeune garçon découvre qu’un complot se prépare. Les enfants du monde entier sont en danger...

    DAHL Roald. Sacrées sorcières. Paris : Gallimard, 1994. 240 p. 11 x 18 cm. (Folio Junior) ISBN 2 07 033613 1

    Dès 10 ans

    (GIF) Dans la famille de Tristan, on est sorcier de génération en génération. Et pourtant, à la stupeur de tous, le garçon ne possède aucun pouvoir magique. Qu’importe, il fera tout son possible pour protéger les habitants de Baldata du maléfique sorcier Zultan.

    CALLENS Laurence et Eric, HIE Vanessa, ill. Mes parents sont des sorciers. Champigny-sur-Marne : Lito, 2004. 80 p. 12 x 18 cm. (Moi, j’aime les romans) ISBN 2 244 45829 6

    À partir de 9 ans

    (JPG) Scolly, Squelly et Scory sont trois affreuses sorcières qui ne sourient jamais. Elles ne supportent pas le bonheur et préfèrent terroriser les enfants. Un jour, elles capturent deux d’entre eux pour comprendre ce qui les rend si heureux. De nombreuses surprises les attendent....

    SOLOTAREFF Grégoire. 3 Sorcières. Paris : L’École des loisirs, DL 1999. 30 p. 22 x 32 cm. ISBN 2 211 053 10 6

    De 5 à 7 ans

    Sorcière, qui es-tu ?

    Dans la plupart des albums, le personnage de la sorcière est encore très stéréotypé. La créature est laide et vieille ; son nez et ses ongles sont crochus, elle est pleine de pustules et porte un long chapeau pointu. Et surtout, elle est très méchante. Elle jette des sorts, mange les enfants, prépare des potions à base de serpents et d’araignées. Son balai volant et son chat noir sont ses seuls compagnons. Dans les histoires, un tel anti-héros est anéanti à la fin, comme tout vilain. Dans l’album de Grégoire Sorotareff, les sorcières répondent en tout point à cette description préalable. L’auteur traverse le mythe mais offre finalement à ses héroïnes une seconde vie, à l’opposé de l’originale. Le kidnapping des enfants se retourne en effet contre elles. L’innocence des enfants dote les sorcières d’une dimension humaine. La grimace devient sourire. Les robes sombres se teignent de couleurs. La haine laisse place à l’amitié et à l’amour. L’enfant lecteur peut se réconcilier avec l’une de ses peurs. Dans Ah ! Si j’étais une sorcière, l’auteur s’inspire également des clichés (balai, potion magique, araignées) mais d’une manière dérisoire et en adéquation avec l’imagination de l’enfant. Parce qu’elle est libre et dotée de nombreux pouvoirs, la sorcière apparaît comme un personnage sympathique à incarner : « Parfois, quand je m’ennuie, j’aimerais être une sorcière : je m’en irais danser avec toutes mes amies sur mon drôle de balai ! » Et pourtant, la narratrice fait finalement le choix de se réincarner en princesse.

    Du côté des romans, on abandonne chat et balai pour offrir à la sorcière une existence moderne et épanouie auprès des humains, sans pour autant révéler son existence. Il y a donc toujours une part de mythe, même sous-entendue, autour de la vilaine sorcière et de sa magie noire. Mes parents sont des sorciers en est un bon exemple. Les Baldata, soucieux de préserver leur « espèce », se sont adaptés et ont accepté la compagnie des hommes. Plus question alors de marginalisation. Les sorciers et sorcières ont une apparence quelconque, « humaine », passe-partout. Seuls leurs pouvoirs, qu’ils gardent secrets, font la différence. Ils en font d’ailleurs bon usage puisqu’ils ont depuis longtemps renoncé à la magie noire et aux mauvais sorts. Seul le personnage de Zultan incarne encore le mythe du sorcier d’autrefois avec ses mauvaises intentions : « Maître Serus et toute sa bande de petits sorciers gentillets ont fait une grave erreur en se détournant des vraies valeurs de la sorcellerie  » (p.19). Avec son roman Sacrées sorcières, Roald Dahl s’amuse à réinventer le personnage de la sorcière sous divers aspects. Ici aussi, elle se confond avec le genre humain mais c’est pour mieux mener à bien ses plans diaboliques. Rendons à César ce qui est à César ; sorcière on nait, sorcière on reste, c’est-à dire une créature maléfique aux plus vils instincts. C’est le choix de Dahl. « J’orrdonne que touss les zenfants du pays soient balayés, écrrasés, écrrabouillés, poulvérrrisés, exterrminés avant oun an ! ». La Grandissime sorcière a parlé.

    Dans chacun des ouvrages, la dualité entre Bien et Mal se perpétue. La sorcière, bonne ou mauvaise, se retrouvera toujours face à son contraire.

    Symboles maléfiques

    Que serait une sorcière sans son précieux balai magique ? Pourrait-elle se passer de son chaudron dans lequel elle concocte ses horribles potions ? Les albums sont de parfaits reflets de la symbolique de la sorcellerie, du moins la symbolique enfantine. Ah ! Si j’étais une sorcière en fait presque la liste, grâce aux illustrations notamment. On redécouvre ainsi que la sorcière ne se déplace que sur son balai, dont elle ne se sépare jamais. Elle transforme à loisir les êtres et les objets. Elle est également entourée des mêmes animaux. « J’aurais plein d’animaux, un corbeau, un chat roux, des centaines d’araignées [...] ». Elle vit dans une sorte de manoir désordonné. Enfin, elle adore utiliser vers, crapauds et escargots pour préparer ses potions. Dans 3 Sorcières, Solotareff mise sur le langage. Le champ lexical de la laideur y est très riche : « tordue », « laide », « affreux », « horriblement »... La répétition de la lettre S (comme sorcière) est fréquente et souligne le sifflement perfide des paroles et du vocabulaire de ces créatures : « sortilèges, séquestration, scorpions, salissures... » D’ailleurs, nos sorcières s’appellent Scoliose (Scolly), Squelette (Squelly) et Scorie (Scory). Ensemble, elles forment les « 3 S ».

    Mes parents sont des sorciers suit la même tendance. Tristan reçoit tant bien que mal son éducation de sorcier. Il étudie l ’« abécédaire de magie  », apprend des incantations en pseudo latin « agaricus muscarius sabal serrulata aesculus hippocastanum ! », prépare les potions avec sa mère : « Une pincée d’herbe à chats de Bubastis. Un soupçon de poudre de scarabée d’or. Un chouia d’encre de seiche de l’Atlantide...  ». L’objet de lutte sera l’ensorcelé « Grimoire maudit de la Montagne noire  ». Certains personnages sont vêtus des habits « traditionnels » de la sorcière. Selvina est ainsi « attifée d’une longue robe mauve imprimée de chats noirs et d’un chapeau pointu ». Un petit clin d’oeil... La description des pantins chez le marionettiste où se réfugie Tristan, est un autre exemple. « [...] et une sorcière de conte de fées toute de noir vêtue, le nez crochu déformé d’une horrible verrue, le crâne surmonté d’un chapeau pointu. Si maman voyait ça...  ». D’autres éléments comme un château et un dragon font leur apparition, comme un rappel de l’époque médiévale où la sorcellerie était très « présente ». En somme, l’auteur multiplie subtilement les références aux clichés de la sorcière et prend plaisir à en faire des anachronismes dans une époque contemporaine.

    Roald Dahl a préféré mêler la symbolique traditionnelle à celle qu’il a imaginée pour ses sorcières. Au début du roman, il crée une mise en abyme en racontant les origines des sorcières par le personnage de la grand-mère. On apprend ainsi que les premières créatures viennent de Norvège et « qu’elles ressemblent à n’importe quelle femme ». Seule la connaissance de certaines particularités peut permettre de les reconnaître et de fuir immédiatement sous peine d’être anéanti. Ainsi, une sorcière porte toujours des gants pour cacher ses longues griffes. Elle porte également une perruque car elle est « chauve comme un oeuf ». Ses grattages fréquents dus aux démangeaisons permettent de la repérer au plus vite. La sorcière n’a pas d’orteils mais elle est obligée de porter des chaussures pointues pour ne pas se faire démasquer. Elle en boite. La salive est « bleu myrtille ». Enfin, ses narines sont larges pour mieux humer les odeurs. Néanmoins, elle ne supporte pas l’odeur des enfants propres et parfumés qui, pour elle, sentent le « caca de chien ». C’est pourquoi elle hait les enfants et veut à tout prix les éradiquer. Les sorcières de Dahl ont des nationalités différentes, les anglaises étant les plus diaboliques. Il évoque une organisation internationale : dans chaque pays existe une « Société Secrète de Sorcières ». Elles se réunissent une fois par an en secret « pour écouter la conférence de la plus grande sorcière du monde, la Grandissime Sorcière ». Incantations , flacons de potion et transformations sont aussi au rendez-vous.

    CONCLUSION

    « Sorcière on naît, sorcière on reste ! » C’est ainsi que l’on pourrait résumer son histoire. Les contes populaires, imaginés au temps des persécutions, ont favorisé l’émergence et la circulation de sa légende. Par peur de voir disparaître le personnage après la fin des « chasses », les auteurs exploitent le stéréotype, lequel s’avère être une valeur sûre en terme de vilain et d’anti-héros. A partir de là, on distingue deux versions du personnage ; celle de la bonne sorcière et celle de la méchante. Chacune correspond à une description propre. Aujourd’hui les auteurs contemporains s’inspirent beaucoup du stéréotype médiéval tant il fascine. Mais ils mêlent à celui-ci une part d’originalité. Par exemple, la vie des sorcières dans une époque moderne. Ainsi, dans Mes parents sont des sorciers, on évoque l’adaptation et la cohabitation. On démontre la possibilité d’une mutation du mal vers le bien (3 Sorcières). Ah ! Si j’étais une sorcière... veut montrer la sorcière comme un personnage drôle à incarner. Enfin, Sacrées sorcières joue beaucoup avec des clichés d’un autre genre tout en conservant une part de maléfice. En somme, on joue sur l’ambiguité entre le bien et le mal. Parfois même, on la laisse de côté pour exploiter d’autres éléments. En effet, la sorcière d’aujourd’hui reste traditionnelle sous certains aspects mais elle est aussi mouvante dans l’imagination des écrivains. Elle séduit parce qu’elle sait aussi se rendre actuelle tout en conservant une grande part de mystère...

    Claire Lévêque, mars 2010

    Deust 2 Métiers des Bibliothèques et de la Documentation

    Post-scriptum

    Mots-clés : sorcière, sorcellerie, contes, stéréotype

    À voir, des extraits du Malleus Maleficarum (revue CRM) crm.revues.org

    Notes de bas de page

    [1] Le Marteau des sorcières, Deuxième partie, Première quest. principale, chap. II, éd. cit., p. 253-254 ; MM, p. 160-161.