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CAMILLE ET MADELEINE vous ouvrent les portes du château de Fleurville...

 
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    " Voici mes chères amies, si bonnes, si bonnes qu’on les appelle les petites filles modèles" dit notre amie Sophie quand elle nous présente. À nous maintenant de vous permettre de mieux nous connaître à travers ce reportage. Bienvenue au château de Fleurville !

    Camille : "L’air de la campagne doit vous changer de la ville, mais n’ayez crainte vous y serez à votre aise en notre compagnie. Permettez nous, Madeleine et moi, d’effectuer ce reportage tout en vous faisant visiter notre humble demeure !"

    Madeleine : "Bonjour à tous, je suis la sœur cadette , j’ai sept ans et ma sœur a huit ans. Camille est plus tranquille de caractère que moi, j’aime ses beaux cheveux blonds et fins !(sa sœur lui sourit) Elle est courageuse et indulgente, elle aime courir, faire du tapage, se promener et chasser les papillons."

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    Camille Madeleine et Elisa

    Camille : " Merci Madeleine ! Mais j’aime mieux tes beaux cheveux châtain clair doux comme la soie ! Vous savez elle dit que je suis plus tranquille, pourtant elle préfère la lecture à la course. Elle aime également s’occuper de sa poupée ainsi que de la mienne, je ne sais ce qu’elle serait devenue sans ma chère sœur. Ah, ma bonne Madeleine ! Elle a toujours de jolies attentions, par exemple elle a toujours de l’argent sur elle lorsque l’on part en promenade, pour le donner aux pauvres."

    Madeleine (les joues rougies de gêne)  : " Permettez que je vous parle de notre première mère sans laquelle même notre mère biologique n’aurait pu nous mettre au monde !"

    Elles s’esclaffent.

    Camille brandit un livre, sur la première de couverture une photo et une inscription en-dessous.

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    Notre Mère de papier

    Camille : "Je vous présente notre chère Mère Sophie Feodorovna Rostopchine, elle est née le 19 juillet 1799 à Saint-Pétersbourg. Madeleine et moi aurions tant voulu nous rendre un jour en Russie, notre mère était la fille du Comte Rostopchine qui était ministre du tsar Paul Ier, mais malheureusement il est tombé en disgrâce en 1817. C’est la raison pour laquelle notre mère ainsi que son père ont quitté la Russie et se sont installés en France où Mère a épousé le Comte Eugène de Ségur (1819). Mais il ne lui prêtait pas beaucoup d’attention, alors elle a passé une grande partie de sa vie dans le château des Nouettes en Normandie.

    Une chose merveilleuse s’est produite en 1856, elle a signé son premier contrat à la suite d’une rencontre entre Louis Hachette et son gendre. Et là, c’est fabuleux, elle fait son entrée dans la littérature, devant l’auteur vedette de la bibliothèque Rose, qui est une célèbre collection de la librairie Hachette. Elle a écrit vingt ouvrages, tous dédiés à chacun de ses petits-enfants. J’ai compris un jours, lors de mes deux heures de travail quotidiennes, que Mère inculque des valeurs morales à travers les aventures que rencontrent les personnages de ses livres, qui ont d’ailleurs tous des défauts que l’on retrouve chez différents enfants qui peuvent donc s’identifier aux personnages tout en sachant que ce ne sont pas des caractères irréversibles et qu’il peuvent changer."

    www.musee-comtessedesegur.com

    Madeleine : "Je n’avais jamais compris cela merci Camille, cela prouve une fois de plus qu’il est important de discuter après la lecture d’un livre. Chers convives, vous nous connaissez en tant que personnages fictifs mais nous avons bien existé. Ou plutôt, pour reformuler, nos personnages sont inspirés des filles (réelles) de notre mère de papier."

    Camille : "Nous participons à trois de ses ouvrages. Tout d’abord dans Les Petites Filles Modèles en 1858, dans lequel Maman....(honteuse) oh je suis bien fâchée de ne pas vous l’avoir déjà présentée ! Pour vous bien évidement ce sera Madame de Fleurville, c’est la femme la plus attentionnée, tendre, accueillante, vous ne pouvez que l’apprécier ! C’est une dame très forte aussi, on ne la jamais vue triste, sauf pour le sort des autres, alors qu’elle est seule à nous élever depuis six ans maintenant que notre père est décédé au combat.

    Elle se tait un instant, puis se reprend.

    Camille : "Veuillez m’excuser je suis bien émotive. Vous savez notre chère Maman ne crie jamais mais elle arrive sans peine à nous rendre obéissantes et ce grâce à sa foi en Dieu, nous sommes chrétiennes en effet ! Que disais-je avant de vous parler de Maman..."

    Madeleine : "Tu allais résumer ce qu’il se passait dans Les petites filles modèles."

    Camille : "Ah, oui merci ! Donc dans ce livre nous accueillons Madame de Rosbourg et sa fille que nous découvrons alors qu’elles viennent d’avoir un accident. D’ailleurs c’est notre aimable domestique Élisa qui les avait sorties de la voiture avant que les chevaux ne les achèvent dans ce fossé dans lequel la voiture s’était engouffrée. Madame de Rosbourg n’avait plus de nouvelles de son mari depuis deux ans, il était capitaine sur navire nommé la Sibylle. Sa fille Margueritte a quatre ans, elle a si bon cœur ! Dans ce livre nous retrouvons notre pauvre amie Sophie, battue par sa belle-mère Madame Fichini une femme odieuse et sévère, d’une élégance ridicule pour la campagne ! Nous préférons les toilettes simples et nos deux nattes bien lissées ramenées au dessus de nos têtes parfois ornées de rubans. Nous aimons beaucoup Sophie, cependant son caractère égoïste et colérique nous offense souvent. Mais nous savons qu’elle a bon cœur !

    Madeleine : "Par la suite nous apparaissons dans un autre livre plutôt consacré à la vie de notre petite Sophie, Les Malheurs de Sophie qui vous permettront de mieux la connaître et la comprendre, car on ne peut que pardonner à cette jeune fille qui a perdu ses deux parents et qui vit avec une belle-mère méprisable. Nous l’avons rencontrée souvent, elle est effrayante et disgracieuse. Et Sophie est si drôle !"

    Camille : "Et nous tirons notre révérence dans Les Vacances remplies de belles surprises pour tous ! Vacances pendant lesquelles nous retrouvons nos cousins. Le plus âgée a treize ans, il se nomme Léon de Rugès, il est beau et grand garçon, blond, un peu moqueur, un peu rageur, un peu indolent et faible, mais bon garçon au fond."

    Madeleine à Camille : "Un peu rageur... !"

    Elles s’esclaffent à nouveau.

    Camille à sa sœur : "Puis-je finir les présentations ?"

    Madeleine acquisse d’un mouvement de tête, alors qu’elle continue de rire aux éclats en se roulant dans l’herbe.

    Camille : "Donc disais-je ! Viens ensuite notre bon Jean de Rugès qui a douze ans, il a de grands yeux noirs pleins de feu et de douceur, il est courageux, complaisant et affectueux. Il y a également Jacques de Traypi, sept ans, cheveux châtains et bouclés, les yeux pétillants d’esprit et de malice, les joues roses, l’air décidé, le cœur excellent, le caractère vif, mais jamais d’humeur ni de rancune. Ainsi vous connaissez la plupart de notre entourage ! Relève toi donc, un peu de tenue !(rieuse, à sa sœur)

    Madeleine : "Oui, pardonne moi. Ces trois livres font partie de la bibliothèque rose de la maison d’édition Hachette. Cette collection se présente sous deux formes, l’une brochée dont la couverture est de papier rose et l’autre en percaline rouge et or dont le plat supérieur est frappé d’une architecture dorée. On trouvera cette reliure jusqu’en 1958, aujourd’hui les livres n’ont plus cet aspect."

    Elle montre les livres.

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    Les petites filles modèles
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    Les malheurs de Sophie
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    Les vacances

    Madeleine : "Un site de la bibliothèque rose existe même, avec vos nouveaux héros."

    www.bibliothequerose.com

    Camille (lisant le courrier)  : "Intéressant, des livres audio des petites filles modèles existe, ainsi que des DVD des Malheurs de Sophie  !

    Madeleine : " Étonnant ! C’est donc sur cette nouvelle que nous allons vous quitter nos chers amis, ce fut un plaisir de vous accueillir !"

    Camille : "On espère vous revoir très prochainement !"

    Camille et Madeleine : "Au revoir !"

    Plus que quelques minutes et nos petites filles modèles disparaissent dans le jardin du château de Fleurville...

    Mots clés : éducation-religion-enfance-relations parents enfants.

    Olvi Bouanga-M., L1 Hsi UFR Langues et culture antiques, mars 2010