Site littérature jeunesse de lille 3

Les maladies graves dans la littérature jeunesse (mini thèse)

 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Les maladies graves touchent énormément d’enfants dès leur plus jeune âge et bouleversent beaucoup leur vie mais aussi celle de leur entourage. L’enfant commence à se rendre vraiment compte de sa maladie, quand vient le moment d’être scolarisé. À partir de ce moment, les questions commencent à surgir. Dans la littérature jeunesse, ce sujet est très présent. Nous l’avons choisi parce que c’est un thème difficile. Nous voulions aussi voir de quelle manière, il pouvait être abordé.

    Le thème des maladies graves peut être évoqué de façon différente, en fonction de l’âge et de l’axe que l’auteur a voulu privilégier.

    Ces ouvrages sélectionnés seront utiles pour expliquer à l’entourage ce que l’enfant subit.

    1 : Présentation des documents

    1.1 : Maman a une maladie grave

    LABBE, Brigitte. Maman a une maladie grave. JUVIGNY, Hélène ill. Toulouse : Milan jeunesse, 2007. 26 p. ill. En coul. , couv. ill. En coul. , 23x23 cm. ISBN 978-2-7459-2375-2 : 12,50 EUR.

    (PNG) « La maman de Hugo a un cancer, Hugo le sait. Il a peur, il est triste, il est en colère, il a honte, il a envie de pleurer, de tout casser... Quelquefois, il croit même que tout est de sa faute. » (quatrième de couverture, Milan jeunesse, 2007)

    « Ce livre est pour Hugo et tous les enfants dont le papa ou la maman, ou quelqu’un qu’ils aiment fort, a une maladie grave. Un livre pour ne pas rester seul avec toutes les questions que l’on se pose, un livre pour aider à dire et à comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi. » (quatrième de couverture, Milan jeunesse, 2007).

    Maman a une maladie grave d’Hélène Juvigny et Brigitte Labbé est un album pour des enfants de deux ans à sept ans environ. Cet ouvrage rassemble les questions qu’un enfant peut se poser et les réponses qu’il a besoin d’avoir.

    Il va aider l’enfant à comprendre ce qui ne va pas et à surmonter les épreuves de façon tendre et avec sensibilité. La solitude est une des plus grandes craintes de Hugo, sa maman est très malade, elle a un cancer. Hugo ne sait pas comment réagir, il a peur et surtout il se sent très seul face à cette situation. Il va apprendre au fur et à mesure de cet ouvrage ce qu’a sa maman, comment elle se soigne. Il va se rendre compte, grâce à ses proches que ce n’est pas de sa faute si sa maman ne va pas bien. Et il va voir qu’il n’est pas seul.

    Ses peurs ne vont certes pas disparaître, mais certaines pourront peut-être trouver une réponse.

    Cet album bien écrit n’est pas un sujet facile à aborder, surtout avec des petits. Cependant la lecture avec un adulte et les images peuvent aider l’enfant. Ce sujet reste pourtant un élément important, malgré sa dureté. Il est donc indispensable de trouver des albums de ce genre dans la littérature jeunesse.

    Liens : http://www.parutions.com/index.php ?pid=1&rid=17&srid=107&ida=8187 http://www.metapress.com/content/w43h62682k2547q1/fulltext.pdf ?page=1

    1.2 : La copine de Lili a une maladie grave

    (JPG) Max et Lili : La copine de Lili a une maladie grave est une série de bande dessinée pour les lecteurs à partir de 6 ans. Lili découvre que son amie Zigzou a un cancer. Lili décide de tout faire pour aider sa copine afin que celle-ci ne se sente pas rejetée par ses camarades malgré sa maladie. Puis un jour, son cancer guérit et tout va rentrer dans l’ordre.

    1.3 : Je veux vivre

    (JPG) Je veux vivre est un roman destiné aux ados à partir de 15 ans. Tessa, 16 ans, a une leucémie. Son temps est compté, il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Alors, elle décide d’en profiter et elle établit une liste des choses qu’elle veut faire avant de partir. Et cela, même si ça passe par des transgressions.

    1.4 : Mon année : Printemps

    TANIGUCHI, Jiro. Mon année : Le printemps. MORVAN, J.D. Tournai : Dargaud, 2009. 64 p. ill. En coul., couv. Ill. En coul. , 32x24 cm. (mon année, n°1). ISBN 978-2-5050-0751-7 : 17,10 EUR.

    (JPG) « Capucine vient d’avoir huit ans. C’est une petite fille comme les autres... A une seule « toute petite » différence près : Capucine est porteuse de trisomie 21. Le pire pour elle, c’est qu’elle n’en a que très peu les caractéristiques physiques : les braves gens ne comprennent donc pas pourquoi elle est « si bizarre »...

    Ce printemps est un tournant dans la vie de Capucine, car elle va voir fleurir soudainement de nombreux problèmes qui n’étaient alors que des germes. Entre une école de la république qui la pousse vers la sortie, une tante gravement malade, une famille inquiète et des parents sur le point de craquer, Capucine va devoir apprendre à « gérer » ses problèmes, mais aussi ceux des autres. Dans la tourmente, elle n’aura souvent que son amour à offrir, et sa façon « extra-ordinaire » de voir les choses ... »

    Mon année : le printemps est la première bande dessinée de la série « Mon année » en quatre volumes, un par saison, pour reconstituer une année dans la vie de Capucine, huit ans, atteinte de trisomie 21. Elle n’a pratiquement pas de symptômes physiques de la maladie, les personnes qui l’entourent ne comprennent donc pas sa particularité.

    Cet album présente deux point de vue différents, celui de Capucine et celui de ses parents. C’est un regard réaliste, pour pouvoir suivre correctement l’évolution de la maladie et de son traitement. Il est abordable dès quinze ans, pour une bonne compréhension.

    Les illustrations sont superbes, réalistes elles-aussi. Les illustrations sont associées à des dessins aux crayons de couleurs (qui ressemblent a des dessins d’enfants).

    C’est un sujet délicat qui n’est pas souvent mis en valeur dans la littérature jeunesse. Il est intéressant de lire cet ouvrage et les trois autres qui vont venir.

    http://www.parutions.com/index.php ?pid=1&rid=17&srid=107&ida=8187

    2 : Comment aborder le thème de la maladie grave avec les enfants de zéro à dix-sept ans dans la littérature jeunesse et pourquoi ?

    Nous allons étudier ici les ouvrages pour les plus petits puis ceux pour les adolescents.

    La copine de lili a une grave maladie et Maman a une maladie grave traitent tous deux du cancer. Celui-ci touche dans le premier une petite fille de six ans environ alors que dans le deuxième ouvrage, il touche la maman d’un petit garçon. On va donc pouvoir observer les différentes façons d’aborder la maladie.

    La copine de Lili a une maladie grave présente la vie quotidienne d’une enfant malade qui est en traitement. On observe l’évolution de la guérison de la jeune fille à travers les commentaires de Lili, des parents et de la maîtresse d’école. Ceux-ci restent à tout moment, positifs et encourageants. Au contraire dans Maman a une maladie grave, l’auteur n’hésite pas à nous parler de la mort, de la peur, de la haine qui hante l’esprit du petit Hugo. La maladie est ici présentée plus gravement, ce qui rend le livre plus complexe et en même temps plus réaliste que le premier. Nous pouvons également suivre ici la guérison de la malade mais de façon différente.

    Au niveau des livres pour adolescents, Je veux vivre présente la maladie comme une épreuve a surmonter. Mon année présente une autre maladie qui elle n’est pas vraiment grave au niveau de la vie biologique de la personne mais plutôt au niveau de sa vie psychologique et sociale. La petite Capucine est atteinte de la trisomie 21, ce handicap plonge la famille de Capucine dans le chaos au niveau social et amoureux. La maladie est traitée de façon différente, Capucine a des leçons particulières, des séances de Kinésithérapie...

    3 : Le fond et la forme de ces quatre ouvrages

    Ces ouvrages divergent sur la forme. En fonction des différents âges rien qu’en observant les couvertures, on devine déjà à quel public l’on s’adresse. Dans l’album Max et Lili l’illustration est extrêmement simple, on peut dire qu’elle a un graphisme visant les enfants. Le roman Je veux vivre, lui s’adresse à un public beaucoup plus âgé. La couverture, est une photo ce qui lui donne une visée plus réaliste. L’album Maman a une maladie grave a une illustration enfantine épurée et colorée, les couleurs attirent les enfants. Cette couverture par ses traits s’adresse directement a l’enfant de cinq ans environ. L’album Mon année a, contrairement aux autres ouvrages, une illustration très travaillée et minutieuse qui vise un public plus âgé.

    On peut voir aussi une différence au niveau du nombre de pages, le livre s’adressant aux plus jeunes ne contient que 47 pages alors que celui des ados en possède 393 pages pour le roman et 64 pages pour l’album. Encore une fois cela représente bien à qui s’adressent ces ouvrages.

    Souvent les écrivains font en sorte, que les lecteurs puissent s’identifier aux personnages de leurs livres. Dans Max et Lili les personnages, sont des enfants de six ans environ, dans l’album, le petit garçon a environ cinq ans. Dans l’album, c’est différent car la petite Capucine a huit ans mais la narration n’est pas seulement tournée autour d’elle. Dans Je veux vivre l’héroïne a seize ans. Le lecteur peut très bien s’identifier aux personnages et se mettre à sa place. En ce qui concerne les chapitres et la police, dans les deux ouvrages pour les petits et l’album, la police est relativement grande, écrite en gras. Ce qui facilite d’une part la lecture, mais aussi le fait qu’il va très vite à lire. Par contre pour le roman , les chapitres sont très nombreux (46) mais courts. Aucun n’excède dix pages.

    Dans Je veux vivre l’utilisation du pronom personnel « je », insiste sur une focalisation interne on entre dans les pensées de l’héroïne. Il y a énormément de dialogues entre la jeune fille et sa meilleure amie, ce qui a pour fonction de facilité la lecture. Les mots employés dans ce livre, sont très violents voire grossiers. Dans Max et Lili, l’auteur a privilégié une focalisation externe. On peut voir les points de vue de tout le monde, avec un narrateur omniscient. Les termes concernant la maladie sont simples et sans difficultés. L’album est un peu particulier, la focalisation externe est relayée par de courts dialogues et de petits commentaires faits par l’auteur. L’enfant et l’adulte sont concernés par l’écriture. Mon année est en focalisation interne mais celle-ci se déplace de Capucine à ses parents. Le vocabulaire de ces deux derniers ouvrages reste simple et accessible, cependant le ton est grave et posé.

    Carlus, Laura et Ghys, Elody

    Deuxième année DEUST métiers des bibliothèques et de la documentation UFR IDIST

    Mars 2010

    Post-scriptum

    Bibliographie / Wébographie

    BACQUE, Marie-Frédérique. MetaPress [En ligne]. 2009, mis a jour le 31 janvier 2010 [consulté le 31 janvier 2010]. Voir le PDF

    GINNIE. Bulles et onomatopées. [En ligne]. Lille : Février 2009, mis à jour le 31 janvier 2010 [Consulté le 31 janvier 2010]. Franco-Belge - 7.1.10 Mon année-Printemps-Taniguchi/Morvan - Disponible sur internet :

    LABBE, Brigitte. Maman a une maladie grave. JUVIGNY, Hélène ill. Toulouse : Milan jeunesse, 2007. 26 p. ill. En coul. , couv. ill. En coul. , 23x23 cm. ISBN 978-2-7459-2375-2 : 12,50 EUR.

    Parution.com. Parution.com - l’actualité du livre et du DVD. [en ligne]. Mis à jour le 31 janvier 2010 [consulté le 31 janvier 2010]. Le livre - Jeunesse - Album - page 18 - maman a une maladie grave. Disponible sur internet :

    TANIGUCHI, Jiro. Mon année : Le printemps. MORVAN, J.D. Tournai : Dargaud, 2009. 64 p. ill. En coul., couv. Ill. En coul. , 32x24 cm. (mon année, n°1). ISBN 978-2-5050-0751-7 : 17,10 EUR.

    Mots clefs : maladie- enfant