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LÉONARD, génie et... génie !

 
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    Mots-clés

    La scène se passe certainement durant la Renaissance, dans une maison plus moins paisible, elle-même dans une petite bourgade d’Italie nommée Vinci... :

    « BOUM, CRAC »

    - AAAÏÏÏEEUH

    MOI, LÉONARD

    (JPG)

    - Mais disciple, que faites-vous encore ? J’ai besoin de vous pour tester ma 465ème invention du siècle, celle du plus grand génie qui n’est que moi !

    - Je sers la science et c’est ma joie... Oooh mais c’est quoi cette invention ? Peut être que si j’appuie sur ce bouton et que...

    -Disciple nooooon !!!

    « ZWIIIIIIIIP »

    - Mais c’est horrible, vous avez utilisé mon prototype de machine à remonter le temps et d’après ce que je vois (des dinosaures) nous sommes dans une époque ou nos créateurs... ne nous ont pas encore créés !!! nous allons disparaître petit à petit !

    - Mais votre intarissable génie ne pourrait pas nous sortir de cette situation pour le moins embarrassante ?

    - Peut être que si nous réécrivons notre histoire et celle de nos créateur, la situations reviendrait a la normale !! Essayons ! Disciple, apportez-moi tout de suite de quoi écrire !

    - Pourquoi encore moi ?

    - Mon tromblon ?

    - Je sers la science et ça fait mal...

    - Commençons par ceux sans qui rien de mon incroyable génie n’existerait !

    CHAPITRE 1 : TURK, DE GROOT ET L’AVANT MOI

    (JPG)

    Tout d’abord, le dessinateur sans lequel je n’aurais pas cette magnifique barbe qui elle aussi tient du génie, Turk de son vrai nom Philippe Liégeois né à Durbuy en juillet 1947 dans les Ardennes belges. Il n’a que 16 ans, lorsqu’il est engagé au studio de dessin des Éditions Dupuis à Bruxelles.

    Il y rencontrera beaucoup de dessinateurs et notamment, Bob de Groot, le scénariste de mes aventures, qui « m’offrit » entre autre mon chère disciple.

    C’est le début d’une fructueuse collaboration et de nombreuses années d’une carrière toujours pas terminée. Elle commence en 1968 à partir d’un scénario de Bob de Groot et des dessins de Turk pour Spirou. Quatre mini-récits ayant pour héros un dénommé Archimède. À cette époque, a la télévision passe un film de "Robin des Bois". C’est le déclic ! Turk et Bob décident de créer un personnage démythifiant le héros d’une célèbre légende. Ils l’appellent "Robin Dubois" car cela sonne plus commun ! Ils le proposent, en 1969, au journal Tintin. Et c’est le début d’un long succès. Robin Dubois occupera durant sept années la première place au hit-parade du journal et aboutira à 19 albums.

    (JPG)

    Bob de Groot, quant à lui, est né à Bruxelles le 26 octobre 1941. Il commence des études dans une école supérieure de dessin à l’age de 17 ans et c’est en 1960 qu’il rencontre l’auteur de « Félix », Maurice Tillieux, ce qui l’amène à collaborer avec lui aux aventures du fameux "Félix". Pendant plus de cinq ans, il réalise en solo de nombreuses pages pour des quotidiens. En 1967 il anime les aventures de "L’agent Caméléon" avec Fred. Série reprise avec Turk ce qui va être le début de longues années de complicité qui aboutiront bien sur à MOI, le grand Léonard ! En 1975, pour Achille Talon Magazine, il lance avec Turk les (futures) fameuses aventures du génie que je suis (plus besoin de rappeler mon nom) accompagné de son plus que maladroit et fainéant disciple !

    CHAPITRE 2 : MON DÉBUT, MON HISTOIRE

    Je suis apparu pour la première fois sous le nom de Mathusalem dans un gag d’un album de Robin Dubois ou l’on voit ma merveilleuse inventivité avec mon invention, le parcmètre. Celui qui préparait le Achille Talon Magazine trouva l’idée intéressante et voulut faire de moi un personnage principal. Et c’est après quelquet semaines de réflexion que je naquis mais la revue Achille Talon s’arrêtera au 6ème numéro. Mes aventures continueront à être publiées dans la revue EPPO pour les Pays Bas et dans le magazine Pif pour la France. C’est seulement en janvier 1977 que la France entière me vit en albums au éditions Dargaud.

    Mon histoire se passe en fait en Italie lors de la Renaissance, mon existence étant bien évidemment inspirée de celle de Léonard de Vinci. J’invente des choses sans lesquelles le futur serait bien morne tels que la Harley Davidson, d’Internet ou encore le rugby.

    Malgré mon génie , la fainéantise et la maladresse de mon disciple Basile apportent souvent des fins malheureuses mais ô combien drôles à mes expériences... Depuis mon apparition, 40 albums on fait l’apologie de mes inventions et des maladresses de mon disciple ainsi que quelques hors série que l’on peut qualifier de best of (même si le Best ici, ne l’oublions pas, c’est moi) et depuis peu, même la Léonavision narre mes aventures.

    CHAPITRE 3 : MOI ET LES AUTRES

    MOI : Un génie tout simplement, que dire d’autre. En effet, toute la journée, j’ invente . J’invente quoi ? TOUT !

    Par exemple, en 1997, on recensait 355 inventions dans mes aventures, de l’aérosol au whisky, en passant par les pantoufles à moteur ou encore la Saint Sylvestre.

    Sachant que mes idées me viennent en général la nuit, durant donc que mon disciple dort (ce qu’il ne fait pas que la nuit), j’imagine de tout simplement de génialissimes mécanismes divers et variés afin de le réveiller. Et toute tentative de mini-sieste du disciple (effectuée dans des cachettes pour le moins ingénieuses de sa part) et même d’ailleurs toute remarque désobligeante de sa part est punie d’un « petit » blâme qui se traduit par en général un coup de tromblon. Mais ça peut être également un coup d’enclume, d’horloge ou de n’importe quel projectile imaginable histoire de ne pas paraître trop monotone, ces derniers projectiles étant en général cachés dans cette grande barbe blanche qui me va a ravir.

    Il est vrai que je peu paraître un chouya narcissique, vantant sans cesse mon génie, embrassant mon reflet (qui n’apprécie pas vraiment) et étant tout de même très sensible à la flatterie.

    D’après mes lecteurs, mes inventions sont pour le moins anachroniques et si elle ne marchent pas toujours comme prévu, elles ont toujours un effet surprenant (comme mon inventivité) ou désastreux (comme celle de mon disciple). J’ai tellement d’idées que je n’ai tout simplement pas le temps de toutes les réaliser. Par exemple, dans le premier album Léonard est un génie, je pose une pancarte à côté de la sonnette disant : "Pressez ce bouton et criez Driiing, je n’ai pas eu le temps d’inventer l’électricité" ce que je m’empresse de faire dans la suite de mes aventures.

    (JPG)

    Basile Landouye ou Basile Lebète selon les albums est mon fidèle disciple que j’appelle plus fréquemment Disciple (ça renforce mon statut de maître). Il préfère nettement dormir à longueur de journée que travailler. Pour lui, se faire réveiller à midi et quart par son maître - moi-même - signifie « se réveiller à l’aube... ». Inacceptable n’est ce pas ?

    De plus, Basile est très maladroit. Quand il va chercher une simple boîte de clous il finit forcément avec un énorme bandage autour de la main. Imaginez donc quand je lui demande une scie ou autre... Il a une chambre réservée à son nom à l’hôpital, pour vous dire !

    Bien que maladroit au possible lorsqu’il m’assiste, il est inventif au possible. Ses cachettes de sieste sont pour le moins et très souvent originales (même s’il doit être le seul a pouvoir se cacher a l’intérieur d’un tuyau d’arrosage). Il peut même lui arriver d’être inventeur lui-même. Il a par exemple inventé les Hell’s Angels et leurs moto (Hi-Fi génie), les patins à roulettes (Coup de génie) mais aussi (pour me contrarier bien sûr) le perceur de coffre-forts (lorsque j’ai inventé le coffre) ou la presse à faux billets (Coup de génie).

    Il est le rejeton d’une immense famille. J’utilise d’ailleurs régulièrement les noms ou prénoms de ses cousins, nièces, grand-oncles etc. pour nommer mes inventions par exemple Ettore Trampoline dans Génie à revendre ou encore Scrabble dans Flagrant génie. Il parvient toujours à se remettre de mes inventions ou de mes blâmes, ce qui est étonnant chétif comme il est.Parfois même en moins d’une case, ce qui surprend Raoul qui se demande systématiquement : « Mais comment fait-il pour être intact à l’image suivante ? ».

    Depuis le premier album, Disciple a théoriquement une devise : « Je sers la science et c’est ma joie » mais ce goujat ne la respecte pas franchement. Je soupçonne même que moins il la sert, mieux il se porte. Il s’amuse en déformant parfois lui-même ma devise qui devrait résumé sa vie chez moi, exemple : « Je sers la science mais c’est ma joie ! » (Crie, ô génie), « je serre la science et c’est ma joie » (en m’étranglant dans Génie or not génie), « il faut que j’aille servir la science puisqu’il paraît que c’est ma joie » (Cadeau de génie), « je hais la science et c’est ma joie ».

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    Raoul Chatigré est mon chat. Muet dans les premiers albums, il aura le don de parole grâce à une de mes inventions qui aura mal tourné. Petit à petit il deviendra un personnage à part entière de la série. Répondant à l’origine au nom de Prosper, un conflit entre ma personne et le disciple le fera devenir Raoul.

    Il intervient souvent pour commenter l’histoire mais il est ignoré à son grand agacement par Léonard (ça le fait à la 3eme personne ?) et Basile. Il discute alors avec Bernadette, une souris grise qui a élu domicile chez moi, le plus grand génie de tous les temps.

    Il se mêle aussi de temps en temps de mes inventions, étant même parfois au centre de l’intrigue (j’aime pas ça d’ailleurs).

    Je fais remarquer aussi la présence d’un crâne philosophe, nommé Yorick, compagnon de discussion de Raoul et Bernadette. Tout comme eux, il est souvent ignoré, ce qui lui cause des déprimes... et faudrait que je le nettoie également de temps à autre. (JPG)

    Mathurine est ce qu’on peut appeler ma bonne, engagée lors du douzième album.

    C’est une excellente femme de ménage et cuisinière mais elle un tempérament assez fort et des réactions musclées. Et pour cause, elle supporte difficilement mes expériences, qui il faut le reconnaître finissent souvent par salir les pièces de la maison que Mathurine vient juste de nettoyer.

    Elle est également très susceptible sur sa corpulence et emploie la manière forte si quiconque la titille à ce sujet. Etsi on salit la maison, si on ne se ressuie pas les pieds avant d’entrer elle devient également violente avec de coups d’ustensile à cuisine dont moi et Basile avons déjà fait les frais).

    Dès son arrivée, elle fait très fort puisqu’elle parvient à nettoyer notre gigantesque vaisselle en un clin d’œil, et elle résout dans la foulée une équation du troisième degré. Elle se révèlera même parfois inventrice, ce qui n’est pas forcément signe de repos... - Et voilà !! Disciple, maintenant que j’ai fini de nous réinventer, nous ne disparaitrons pas et il ne me reste plus qu’a inventer une machine à remonter le temps. Nous avons un retour vers le futur à effectuer et pour cela j’aurais besoin de vous, Disciple !

    - De moi ??

    - Oui de vous, cessez de vous apitoyer et apportez moi tout ce qui peut ressembler à des cordes et du bois, nous verrons pour le reste plus tard !

    - Je sers la science et ça sera apparemment ma joie...

    FIN

    Propos imaginés par Tanguy Debruycker

    L1 HSI, Langues et culture antiques, avril 2010.