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T’aurais tombé, de Béatrice Poncelet

 
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    Une histoire universelle

    (BMP)
    © Syros Jeunesse, 1989

    Un enfant roi, espiègle, qui rêve d’être docteur et bricole son vélo. Une horloge qui crache les heures, comme si chaque minute comptait. Un ange en travers de la route... et c’est la chute... la vie qui tient à un fil...et la main...la main de la maman, qui caresse, qui réconforte, qui apaise... Et puis la vie reprend son cour. Il est huit heures, l’heure d’aller se coucher, l’heure de l’histoire. Alors que son père s’absente de ce rituel, l’enfant subtilise l’histoire de Babar à la sienne, et nous entraîne, avec sa maman, dans un grand moment de tendresse et de complicité qui l’aidera à trouver le sommeil. On ne connaît pas son nom. On peut juste s’approprier l’histoire. Elle est universelle.

    Sous nos yeux, en même temps que dans la mémoire de la maman, une série de « flashs » colorés se succèdent, comme autant d’éléments représentatifs de l’univers de l’enfant.Dans cette histoire, le texte et l’image, les événements et les émotions fusionnent, comme si Béatrice Poncelet voulait nous faire partager un souvenir personnel dans lequel chaque minute, chaque geste, et chaque objet compte. Dans chaque double page, ouverte comme une nouvelle minute de la vie de l’enfant, la typographie est elle aussi sensible aux caresses de la maman, puisque dans ces moments là, elle se fait Italique, en même temps que dans l’illustration, les objets familiers sont imprégnés de l’évocation de sa présence, par le dessin très réaliste de sa main et de celle de l’enfant. Le résultat de cette fusion entre les éléments et les personnages, contribue à transformer le statut de l’enfant, roi dans sa famille, en enfant, roi dans le cœur de ses parents .

    Cet album, J’aurais tombé, s’adresse davantage à des adultes, attirés par l’originalité des illustrations. Sous prétexte d’un défi lancé par le titre, ceux-ci se voient alors entraînés dans l’intimité d’une expérience de vie à partager avec un enfant.

    Fiche descriptive

    Lieux et milieu : la chambre d’un enfant.

    Personnages : l’enfant, sa mère, son père endormi.

    Début et fin : une histoire qui permet d’ancrer une situation et des sentiments.

    Chronologie : la lecture du soir. L’album commence par le rituel du coucher, et se termine par l’enfant endormi, même si le contenu de « l’histoire » est surprenant et inattendu.

    Genre : album psychologique qui se passe comme dans un film.

    Mots clés : relation mère-enfant / souvenir /accident /

    Premières et dernières phrases : « Il est huit heures, l’enfant demande à son père : tu dors ou tu me racontes une histoire ? » [...] « Bonne nuit Majesté ! Tiens, un patin dont le frein est dévissé »

    Véronique Diligent, Deust STID, novembre 2004

    Post-scriptum

    PONCELET, Béatrice. T’aurais tombé. Syros Jeunesse, 1989. 36 p. : illustrations en couleur ; 30 x 22 cm. ISBN 2867383544 Cartonné 12,20 €