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Chemin de FOI, chemin de vie (mini thèse)

 
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    La tolérance face à la différence est une notion indispensable à acquérir pour un enfant. Pour éviter le racisme, l’enfant doit accepter la différence de cultures, notamment les différentes croyances religieuses. Mini thèse sur les questions de foi et de tolérance.

    La tolérance face à la différence

    La religion est un ensemble de croyances, de dogmes et de pratiques qui relient l’être humain au sacré. C’est un sujet qu’on aborde à l’école quand on refuse une jeune fille voilée de s’introduire dans un établissement laïc. On en débat lorsqu’on voit une femme portant la burqa se promener dans la rue en France, pays des droits de l’Homme. On peut être sceptique quand on connaît une personne qui jeûne pendant longtemps. On peut rester dubitatif devant un juif qui est coiffé avec des payos, boucles anglaises qui tombent de chaque côté de leur tête. Pourtant, toutes ces personnes ont choisi (en général) de suivre leur foi. Parler de la foi dans la littérature jeunesse permet d’aborder avec les enfants les questions de spiritualité, de foi, de tradition, de laïcité et de respect.

    C’est la notion de respect de l’autre qui est très importante à comprendre pour un enfant. Pour éviter le racisme, l’enfant doit accepter la différence de culture des autres. On peut aussi philosopher avec les enfants en leur posant des questions comme « C’est quoi la religion ? » ou « C’est quoi Dieu pour toi ? ». En abordant tous ces thèmes, nous nous demanderons comment la foi peut changer la vie et surtout comment la tolérance envers des personnes différentes peut éviter des drames.

    Peut-on suivre sa foi sans perdre la vie ? Nous parlerons de personnes qui décident de croire ou non à une ou plusieurs entité(s) spirituelle(s). Nous parlerons des pratiques religieuses et de la relation avec l’entourage face à ce choix de vie. Pour certains, Dieu est une évidence. Il y a une foi à défendre, à justifier souvent mais en vain. La tolérance fait défaut pour ceux qui n’acceptent pas la différence. Certaines personnes assument leur foi, d’autres en ont honte et se cachent. Et il y a d’autres personnes, les agnostiques, pour qui Dieu ne signifie rien. C’est à travers un corpus éclectique, avec des personnages très différents que nous allons aborder la question de la foi. Ces parcours de vie, bien que fictifs, peuvent représenter une certaine réalité, remettant en cause des préjugés. À vous de juger ...

    1.Croire ou ne pas croire : Est-ce un choix ? Une obligation ?

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    © Actes Sud, 2010

    Nathan et sa famille, personnages du livre Des poules et des gâteaux, sont des Juifs laïcs. Ils ne croient pas en Dieu, ne pratiquent pas les rites religieux, ne célèbrent pas les fêtes religieuses comme Yom Kippour. « On ne sait même pas à quoi ils correspondent », dit Nathan. Néanmoins, ses parents conservent la tradition en le faisant circoncire. Le jeune garçon ne comprend pas pourquoi. « Moi, on ne m’a pas demandé mon avis. [...] ça n’a aucun sens : la circoncision est un acte religieux chez les Juifs, or nous, on n’est pas croyants ». Nathan se demande où se trouve la limite entre tradition et religion. Il se demande le rapport avec Dieu. Qu’est-ce qu’être Juif si on ne croit pas en Dieu ? Nathan est agnostique, c’est-à-dire qu’il ne se prononce pas sur l’existence d’un Dieu. L’agnosticisme du petit garçon lui permet de prendre du recul sur ses origines et sur le conflit Israélo-palestinien. En effet, il se lie d’amitié avec Karim, un camarade de classe musulman. Ils diront ensemble : « Cette guerre n’est pas la nôtre ». L’agnosticisme de Nathan n’est pas un choix ni une obligation. Il est influencé par ses parents. Nathan dira « on n’est pas de religion juive ». Le « on » signifie qu’il ne se positionne pas vraiment. Par contre ses origines juives prennent place dans sa vie et vont lui servir à se construire et à suivre son chemin de vie.

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    © Milan, 2005

    On peut se demander si avoir le choix de croire ou non à un Dieu est une évidence. Pour Sohane et Djelila, oui. Les deux sœurs ont grandi dans une famille musulmane. Mais les parents n’ont pas imposé de règles strictes. Les personnages du livre Un foulard pour Djelila ont eu la possibilité de choisir de croire ou non. Elles ont pourtant dû en payer les conséquences. Sohane croit en Dieu et décide un jour de porter le foulard. Au lycée, elle est renvoyée car c’est interdit. Elle prend alors des cours par correspondance. Sa sœur Djelila est son contraire. Elle s’habille avec des vêtements près du corps, elle fume et boit de l’alcool. Elle n’a pas du tout envie de penser à Dieu et ne va pas prier à la mosquée avec sa famille. Son attitude provoque la violence verbale et physique d’une bande de garçons de son immeuble. Ils lui répètent qu’elle fait honte à la religion. Djelila sera brûlée vive pour une gifle qu’elle a donné à un des garçons qui l’embêtait. L’adolescente a dû assumer son choix de ne pas croire en dieu, au péril de sa vie.

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    © Syros jeunesse, 2002

    Dans le conte Le fabuleux voyage d’Ibn Battuta, on rencontre un personnage qui a réellement existé. Le pèlerin Ibn Battuta, poussé par sa foi en Dieu, part à la rencontre d’autres peuples, et va jusqu’au bout de ses rêves. Il est parti de Tanger jusqu’à Tombouctou. Il a contribué à la diffusion de l’islam. Il aura voyagé toute sa vie le long du chemin de sa foi.

    2.Croire en qui : en Un Dieu unique, en plusieurs dieux, en personne ?

    Certaines civilisations croient en un Dieu unique (religion monothéiste), d’autres en plusieurs divinités (religion polythéiste). Il existe d’autres religions comme l’animisme qui est une croyance en un esprit protecteur ou en une âme qui anime les êtres vivants mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent. C’est ce qu’explique le documentaire Est-on obligé de croire en Dieu ? Nous apprenons aussi qu’il y a des religions sans Dieu. D’après le philosophe Marcel Gauchet dans son ouvrage L’Avènement de la démocratie, le bolchévisme, le fascisme et le nazisme sont organisés comme une religion, avec des rites, des lieux de diffusion de la « parole ». Dieu est remplacé par des idées. Selon le documentaire d’Anne de la Roche Saint-André, le football peut aussi être considéré comme une religion. Les fans ont des rituels, comme sacrifier un animal ou consulter un poulpe pour savoir le gagnant d’un match. Les fans (diminution du mot fanatique), ont aussi un lieu sacré comme le stade. Cet ouvrage est vraiment intéressant pour apprendre aux enfants qu’il y a toutes sortes de croyances sur terre et qu’il est important de respecter les croyances, même si on ne les partage pas.

    3.Pratiquer des rituels ou ne pas pratiquer la religion

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    © Autrement, 2005

    Selon le documentaire Est-on obligé de croire en Dieu ? , le mot « religion » décrivait à l’époque romaine l’accomplissement de rites avec ferveur. Toutes les religions imposent des rites, comme des cérémonies ou des gestes précis à effectuer. Les catholiques jeûnent au Carême, les musulmans sacrifient un animal pour la fête d’Aïd el-Kébir. L’ouvrage précise toutefois que de nombreux croyants ne se sentent pas obligés de pratiquer les rites religieux. On peut ajouter que certains confondent tradition culturelle et religion. Le port du foulard pour la femme musulmane est issu d’une vieille tradition antérieure à l’islam. De même, circoncire un garçon dans une famille juive peut se faire sans croyances spirituelles. Nous avons vu l’exemple de Nathan avec le livre Des poules et des gâteaux. Négliger la part des traditions culturelles dans la façon de se comporter peut entraîner des préjugés faussés, une certaine méprise, voire du racisme et des discriminations. Le livre Est-on obligé de croire en Dieu ? invite l’enfant à respecter les pratiques d’autrui. Toutefois il est dit que les enfants doivent accepter les règles de la laïcité à l’école en France. Le livre pose les bonnes questions et permet d’engager un dialogue entre parents et enfants. Que l’on croit ou non à une entité spirituelle, il ne peut pas y avoir de pratique religieuse à l’école.

    En 1880 Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique à l’époque, déclare qu’il faut séparer le monde civil du monde religieux. L’école publique est déclarée laïque sous le règne de Napoléon et l’enseignement religieux est enlevé des programmes scolaires. En 1905, la loi de séparation entre l’Eglise et l’Etat entre en vigueur. La laïcisation est alors étendue à l’Etat ce qui a permis de faire cohabiter les différentes religions et cultures à l’école, comme au travail. L’Alsace et la Moselle restent des exceptions. La laïcisation ne s’applique pas à ces territoires car à l’époque, ils n’appartenaient pas à la France mais à l’Allemagne. L’Alsace et la Moselle étaient donc soumises à la loi allemande. On enseigne encore aujourd’hui le catéchisme dans les écoles publiques.

    En décembre 1959, la loi Debré instaure un contrat d’asscoiation entre l’État et les écoles privées qui le souhaitent. L’État accorde une aide financière mais les programmes des écoles doivent être les mêmes que dans l’enseignement public. Le catéchisme devient alors une option. Les enfants ne partageant pas la même religion que l’établissement ne peuvent pas être refusés. D’après l’esprit de la laïcisation, chacun a sa liberté de conscience, de religion, de culte mais tout cela doit rester dans la sphère privée de l’individu.

    Dans son rapport de mission de février 2002, Régis Debray pense au contraire qu’il faut rendre possible la transmission des cultures religieuses. Le rapport définit la laïcité comme une liberté de conscience et de culte mais surtout comme liberté d’intelligence. Régis Debray pense que l’enseignement du fait religieux a un sens démocratique.

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    © Thierry Magnier, 2003

    Pour Samia est une nouvelle Des Filles et des garçons qui évoque les pressions sociales que peuvent subir les musulmanes si elles ne se conduisent pas comme il se doit et si elles n’exercent pas une pratique rigoureuse de la religion islamiste. La famille de Samia est musulmane, pratique le ramadan, mais les règles de conduite religieuse sont très souples. Rien n’est imposé, jusqu’au retour de prison de Farid, le frère de Samia. Celui-ci impose le port du voile et un mariage sous un prétexte religieux. Samia pensait vivre avec une foi simple mais sincère. Elle finira par se suicider face à l’islamisme imposé avec brutalité par son frère. Son chemin de vie a dérivé à cause de la folle foi de son frère.

    Sohane est musulmane dans le roman Un foulard pour Djelila. Elle tient à pratiquer sa religion et à montrer sa foi en prenant soin de son corps (Elle ne fume, ni ne boit de l’alcool), en portant des vêtements amples, en allant prier à la mosquée, en respectant sa famille et en portant le " foulard ". Or, se voiler pose des problèmes au lycée où la laïcité prime sur les convictions religieuses. Sohane est face à un dilemme. Doit-elle respecter la loi du lycée et de la République ou se respecter elle-même ? Elle veut rester elle-même tout le temps et partout sans jouer des rôles différents. L’adolescente insiste à plusieurs reprises sur le mot « foulard » pour désigner le voile qu’elle porte sur sa tête. Elle explique « Je ne veux pas me voiler pour me cacher ou me dissimuler aux yeux des autres. [...] Je n’ai pas honte d’être une femme, je cherche seulement à afficher mes croyances. Je veux qu’elles soient reconnues. Elles font partie de moi. » Le chemin de foi de Sohane l’amène à accepter la laïcité, ce qui la contraindra à abandonner le lycée et à prendre des cours par correspondance. La tolérance vis-à-vis des croyances de chacun n’est ici pas respectée par les fanatiques. Pourtant il suffisait de peu pour éviter la mort d’une jeune fille. Le jeune est amené à réfléchir sur la question de respect de l’autre et des pratiques religieuses à travers ces histoires.

    4. La relation avec l’entourage : être soutenu, encouragé ou être rejeté, blâmé

    L’ouvrage Est-on obligé de croire en Dieu ? nous explique que de nombreux croyants pensent que leur religion est le seul chemin à suivre. Peur eux, c’est La vérité, celle qu’il faut croire. Ils veulent imposer leurs croyances aux autres sans respect des opinions divergentes. Les actes terroristes sont une façon extrêmement violente d’imposer sa vérité. L’intolérance, ou la folie de la foi amène ces personnes à tuer. Ils veulent punir tous ceux qui blasphèment en n’ayant pas les mêmes croyances qu’eux. On parle d’intégrisme pour un islamiste, d’ultra-orthodoxie pour un juif et de fondamentalisme pour les chrétiens.

    Dans le livre Un foulard pour Djelila d’Amélie Sarn, Djelila ne s’intéresse pas à la religion. Elle dit qu’elle veut être libre, vivre, et avoir autre chose à penser qu’à Dieu. Au grand dam de son oncle Ahmed qui pense que la jeune fille est corrompue par l’Occident. Selon lui, c’est honteux de prendre position devant des invités et surtout devant ses parents. De plus, des garçons de sa cité lui reprochent de s’habiller comme une « prostituée ». Djelila est soutenue par ses parents et sa sœur mais personne n’a pu éviter le drame. L’adolescente est brûlée vive, punie pour ne pas avoir suivi les règles d’une religion qui ne la concernait pas. Voici encore un chemin de vie qui se termine par la mort, précocement.

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    © Seuil, 2002

    Journal d’une sorcière raconte la vie de Mary Newbury en 1659. C’est une orpheline, petite-fille d’une « sorcière », comme disent les puritains. Elle ne croit pas en Dieu mais doit faire croire à tout le monde qu’elle partage la même foi ardente que les puritains protestants qu’elle côtoie. Si elle révélait sa véritable identité d’athée, elle serait pendue. Pour sauver sa vie, elle s’appuie sur le mensonge de sa foi. À l’époque de l’Inquisition, les croyants ont tué sans états d’âme beaucoup de personnes au nom de Dieu et de la religion. Et encore aujourd’hui les intégristes prennent la religion comme couverture pour faire passer des messages politiques extrémistes et racistes. Ce racisme qui fait tant de dégâts humains mais aussi matériels à cause des guerres, s’appuie sur des préjugés, l’ignorance et l’intolérance. On est loin du respect de l’autre avec ce refus violent de la différence.

    Le rôle de l’édition jeunesse est d’éveiller l’enfant à la question religieuse, de l’amener à réfléchir sur la spiritualité et de l’éduquer sur la culture religieuse au sens général. En connaissant mieux les différentes cultures et les religions de notre monde, l’enfant évite les préjugés et s’éloigne du racisme. L’enfant apprivoise sa peur de la différence culturelle grâce aux lectures qu’il peut avoir. Même si certains livres portent une phrase bien connue « Ceci est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé est involontaire », les exemples exposés dans cette mini thèse montrent une certaine réalité qu’il ne faut pas cacher ni éviter. Nous avons vu que revendiquer sa foi peut être fatal et conduire à la mort. Toutefois, il peut y avoir une issue positive qui permet de vivre selon ses croyances. Est-on vraiment libre de croire ou de ne pas croire ou est-on influencé par la société ? Ce corpus de livres montre que la tolérance des opinions des autres n’est pas une évidence pour tout le monde.

    © Maud Boidin, mai 2011

    Deust Métiers des bibliothèques et de la Documentation

    Post-scriptum

    Bibliographie

    LA ROCHE SAINT-ANDRE, Anne de. Est-on obligé de croire en Dieu ? Paris : Autrement, 2005. 47 p. ; 25 cm. (Junior, série société, ISSN 1269-8733 ; 20) ISBN 2-7467-0638-5

    Documentaire destiné aux enfants à partir de 9 ans sur le thème de la religion et de la laïcité. Cet ouvrage est divisé en plusieurs chapitres. Chacun pose une question qu’un grand nombre de personne se posent, comme par exemple « Est-ce qu’il y a une vraie religion ? ». Les enfants sont amenés à réfléchir sur la place des religions dans notre société, et notamment en France où la laïcité s’impose à l’école. De nombreux exemples, anecdotes, quelques extraits de livres et des informations sur la loi (Loi Debré, rapport Stasi, loi de 2004, etc.) permettent au lecteur de former son propre jugement.

    SARN, Amélie. Un foulard pour Djelila. Toulouse : Milan, 2005. 185 p. ; 18 cm. (Milan poche junior. Série tranche de vie ; 85) ISBN 2-7459-1687-4

    Niveau de lecture : 3e et plus

    Sohane et Djelila sont deux sœurs qui vivent dans une cité en France. Sohane est musulmane pratiquante et souhaite porter le foulard. Par conséquent elle est expulsée de son lycée. Djelila n’a pas envie de penser à Dieu. Elle s’habille avec des vêtements moulants. Elle est confrontée à une bande de garçons qui l’insultent et la giflent parce qu’elle « fait honte à la religion ». Chacune des sœurs à fait un choix sur la religion, qu’elles doivent assumer pour le meilleur, comme pour le pire...

    BENAMEUR, Jeanne, CASSIM, Shaïne, EVIN, Kathleen, et al. Des filles et des garçons. Paris : Thieery Magnier, 2003. Pour Samia, p. 35. ISBN 2-84420-271-3

    Niveau de lecture : 3e et plus

    Pour Samia est une nouvelle qui parle de la violence que provoquent les pressions sociales mêlées à la religion. Samia vit avec ses parents et ses deux petites sœurs dans une cité. Un jour, son frère qui était en prison depuis longtemps revient à la maison. Il impose alors l’islamisme à sa famille. Samia est contrainte de porter le voile, de suivre des règles strictes et doit se marier avec son cousin un mois avant sa majorité. La jeune fille était décidée à ne pas suivre les commandements de son frère. Pour échapper à son destin de fille soumise, elle se suicidera. Cette nouvelle qui suscite la colère, invite à réfléchir sur la situation de certaines filles qui sont dans le même cas que le personnage de Samia. Comment ce genre d’histoire peut arriver dans une France libre, pays des droits de l’Homme ?

    RUMFORD, James. Le fabuleux voyage d’Ibn Battuta. Paris : Syros jeunesse, 2002. Non paginé. 23 x 29 cm. ISBN 2-7485-0039-3

    Niveau de lecture : dès 6-7 ans.

    Cet album raconte la vie du pèlerin arabe Ibn Battuta. Cet aventurier a parcouru le monde et a contribué à répandre l’islam dans des terres reculées. À travers ses aventures, on découvre plusieurs cultures.

    TARDIEU, Carine. Des poules et des gâteaux. Arles : Actes Sud, 2010. 65 p. ; 18 cm. (Cadet) ISBN 2-7427-8712-8

    Niveau de lecture : 6-7 ans

    Nathan est un garçon de onze ans qui trouve qu’être Juif est compliqué. Sa famille est juive laïque et ne pratique pas les rites religieux. Nathan se pose de nombreuses questions sur lui, ses origines et sur Dieu. Mais personne n’est disponible pour lui répondre. Surtout que sa famille se dispute à propos de l’héritage de son grand-père qui vient de mourir. Le jeune garçon s’aperçoit que l’héritage culturel peut être plus lourd à porter que la pratique religieuse.

    REES, Celia. Journal d’une sorcière. Paris : Seuil, 2002. 267 p. ; 19 cm. ISBN 2-02-051083-9

    Niveau de lecture : dès la 3e

    En 1659, Mary doit s’embarquer sur l’Annabel en partance pour l’Amérique pour échapper à la mort. Elle est petite-fille de « sorcière » mais doit cacher son identité et s’infiltrer parmi les puritains. La jeune fille raconte dans son journal son quotidien à bord du bateau, puis une fois arrivée sur terre. Mary devra dépasser ses craintes et aller contre les conventions sociales pour aller à la rencontre du monde, de l’autre et de la connaissance, et va à la recherche de sa propre identité.

    GAUCHET, Marcel. L’avènement de la démocratie. Paris : Gallimard, 2007. 23 cm. (Bibliothèque des sciences humaines). ISBN 978-2-07-078615-2