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Le VIOL dans la littérature jeunesse (mini thèse)

 
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    Introduction

    Il apparaît essentiel aujourd’hui de parler des sujets les plus difficiles dans la littérature jeunesse. Le viol en fait partie. Pourquoi parler du viol ? Les statistiques concernant les agressions sexuelles sont très alarmantes sur la situation française. En effet, elles nous montrent que 57% des victimes ont moins de 18 ans au moment des faits. Il nous est ensuite précisé que dans seulement un cas de viol sur onze, la victime avertit la police, ce qui semble découler d’une cause simple : 74% des victimes de viol connaissent leur agresseur... [1]

    Il est donc important dans la société actuelle que les jeunes sachent que ce genre d’actes existe et qu’il faut rester méfiant. Si ces ouvrages ont été écrits, c’est aussi pour que les enfants qui en sont ou en ont été victimes ne se sentent pas anormaux, seuls, bizarres ou pire encore, coupables . Cela peut-être une forme d’exutoire à la douleur ressentie mais qui permet aussi d’amener l’enfant ou l’adolescent à en parler, voire à porter plainte.

    Nous avons donc ici une idée de la raison pour laquelle le viol est abordé dans la littérature jeunesse. Mais, comment est-il réellement abordé ? Nous verrons tout d’abord le pan de la littérature jeunesse qui choisit d’aborder la douleur de manière violente pour choquer le lecteur et provoquer en lui une prise de conscience sur l’atrocité du viol. Puis, nous analyserons les visions plus profondes, plus psychologiques qui tendent à montrer la tourmente, la destruction intérieure des victimes du viol. Cela nous amènera ensuite à étudier l’importance donnée dans la recherche de la vérité et dans le fait de rendre justice aux victimes dans la littérature jeunesse. Enfin, nous verrons comment les auteurs d’ouvrages jeunesse évoquent « l’après », la reconstruction des victimes et de leur entourage.

    I- Aborder la douleur de manière claire et sèche pour choquer le lecteur et lui donner une prise de conscience de l’atrocité du viol

    1 : Les mots qui choquent

    Dans un roman pour adolescents, seuls les mots permettent de s’imaginer l’atmosphère de la scène lue. Ils sont donc choisis avec soin. Cependant, lorsqu’il s’agit d’aborder un sujet tel que le viol, les mots sont parfois trop crus, trop violents et peuvent choquer. C’est le cas de Bonne nuit sucre d’orge, d’Heidi Hassenmuller qui décrit, avec une extrême précision, les scènes d’agressions sexuelles dont est victime l’héroïne, ce qui procure au lecteur un sentiment de douleur et de malaise intenses. En cela, Bonne nuit sucre d’orge est un roman pour adolescents terriblement violent. Il pose des difficultés à être lu et, en cela, on peut penser qu’il n’aidera pas une victime et effrayera plus qu’il ne mettra en garde les enfants. Il faut donc, si on décide de proposer ce type d’ouvrages aux jeunes, les accompagner dans leur lecture.

    Même si la fin nous montre que parler est la meilleure solution, encore faut-il réussir à le lire jusque là. Cet ouvrage, peut avoir, pour les victimes de viol qui l’ont lu, tendance à provoquer une identification très poussée à la jeune Gaby. Il semble les mener directement à revivre la douleur qu’elles ont subie, ce qui n’est souvent pas bénéfique. Pour autant, il est vrai qu’après lecture de Bonne nuit sucre d’orge, les adolescents prennent véritablement conscience de l’atrocité des crimes sexuels.

    2 : Mise en situation de malaise par les illustrations et les métaphores

    Pour un album jeunesse, Petit Doux n’a pas peur apparaît très violent simplement par le biais de ses illustrations sombres et qui noircissent au fil des pages. En effet, plus on en apprend sur la relation entre Petit Doux et Gros Loup, plus le fond de la page s’assombrit, ce qui, comme une musique pour un film, engendre des émotions, des sensations : ici le malaise.

    De plus, ses métaphores sont peu subtiles, ce qui parfois entraine une « gêne » de la part du parent lecteur. En tant que baby-sitter, je lis des histoires à beaucoup d’enfants. Pour autant, il m’apparaît difficile de leur montrer cet album, quel que soit leur âge et même pour répondre à la demande de leurs parents. Il serait surement intéressant d’étudier la réaction des enfants à la découverte de cet ouvrage mais, en tant qu’adultes lecteurs, toutes les personnes interrogées disent qu’elles refuseraient de faire lire cela à leurs enfants. Pas forcément parce que ces derniers comprendraient clairement les métaphores mais surtout parce que, eux, en tant que parents, ne souhaitent pas aborder un tel sujet de cette manière. Les parents aiment voir la magie que les enfants portent en eux par leur innocence et leur naiveté. Cette manière d’aborder les sujets graves leur semble inadaptée et les ferait « grandir trop vite ».

    3 : le crime sexuel associé à la violence

    Je reviens de mourir pose un nouveau problème dans le fait d’aborder le viol en littérature jeunesse. En effet, il s’agit dans ce roman, d’une jeune fille qui subit toutes formes de violences physiques, sexuelles ou non. Mais, comment aborder, dans la littérature, le viol lorsque le criminel est aimé de la victime ? Cela s’avère effectivement plus difficile mais il est essentiel d’en parler. Dès l’instant où un individu ne veut pas avoir de rapport et que l’autre l’y oblige, il s’agit d’un viol. Il n’est d’ailleurs pas rare que la victime connaisse son bourreau, ce qui prouve que ces situations sont fréquentes et qu’elles méritent que l’on en parle aux jeunes. Dans le cas de Je reviens de mourir, Marion aime profondément Nicolas et est prête à tout pour le garder avec elle, même au prix de prostitution forcée. Le fait d’obliger quelqu’un à avoir des rapports sexuels avec qui que ce soit est également une forme de viol. Il est absolument nécessaire d’aborder les crimes sexuels sous ces différentes facettes auxquelles on ne pense pas forcément d’emblée.

    Il semblerait donc qu’aborder la douleur de manière claire choque en effet le lecteur mais au point de rendre ce sujet tabou alors qu’il est nécessaire qu’il soit abordé à un moment ou à un autre dans la vie de l’enfant et de l’adolescent.

    II- La recherche de la vérité : savoir pour mieux accepter

    Dans les trois ouvrages que nous allons étudier ici (Mortelle mémoire, Les Carcérales et Piste noire), une enquête est menée. Cependant, ces enquêtes sont racontées de manière très différentes.

    En effet, dans Mortelle mémoire, l’enquête est faite non pas par la justice « officielle » mais par le frère de la victime et son acolyte et employée. Plus qu’une soif de justice ou de vengeance, on est ici face à une recherche de la vérité. Car la victime du viol a également été assassinée et on n’a donc jamais su quels avaient été les tenants et aboutissants de cette affaire. Le frère a besoin de savoir qui et de savoir pourquoi. C’est une façon d’accepter la réalité, de faire son deuil. On voit d’ailleurs qu’à la fin, lorsqu’il comprend tout ce qui s’est passé et qu’il a un des bourreaux de sa sœur sous les yeux, il ne tente rien, n’est pas violent. Maintenant qu’il connaît la vérité, 15 ans après, la vengeance n’aurait aucun sens. Sans essayer de chercher des excuses ou des justifications à cet acte, il semble important de rappeler que l’histoire de ce livre précise que la victime a été violée et tuée en représailles des actes commis par son arrière grand père allemand envers le père de ses bourreaux pendant la seconde guerre mondiale. Il s’agit donc ici essentiellement d’un désir de vengeance et de faire du mal. Ici encore, l’agression sexuelle est abordée dans un tout autre contexte, ce qui donne d’autres éclairages pour un même crime.

    Dans Les Carcérales, on voit l’enquête se dérouler à travers les yeux de l’accusé. Il s’agit alors ici d’un débat plutôt malsain. Faut-il croire la victime ? Faut-il pardonner à Rodrigues qui paraît, outre ces faits, sans histoires ? Ici, justice officielle plutôt « habituelle » puisque l’enquête se déroule selon les principes de lois que l’on connaît. Il s’agit là simplement de désigner un coupable et une victime.

    Piste noire aborde la justice d’une manière encore différente puisqu’il s’agit là d’une histoire de tournante d’une fille pour trois jeunes garçons. C’est le garçon le plus timide, qui a fait semblant de violer la jeune fille, qui se rend à la police tellement il se sent coupable. Dans ce cas, on a l’impression que celui-ci tente de soulager sa propre conscience puisqu’il est trop tard pour la jeune fille dont la vie ne sera plus jamais la même. La déroute immédiate qui s’enclenche dans l’esprit de Manou peut faire prendre conscience aux lecteurs de la gravité de cette agression et de ses répercussions à long terme. De la même façon, les lecteurs prendront conscience de l’impact psychologique sur celui qui se rend complice par sa non intervention ou sa participation passive : cas du jeune homme timide qui n’a rien fait pour éviter le pire, et dont la vie sera à jamais bouleversée.

    Cette situation peut se rapprocher de celle des Carcérales de Wiéner, sans être trait pour trait similaire, puisque l’on a l’occasion de se projeter dans la tête des bourreaux, ce qui est assez rare dans la littérature jeunesse abordant ce thème du viol.

    III- Entrer dans la tête de la victime par un point de vue interne ou omniscient. Psychologique, on ressent le malaise, la tourmente

    Le fait de pénétrer dans les pensées de la victime permet d’aborder le viol d’une manière tout à fait différente de celles présentées ci-dessus. En effet, voir à travers ses yeux nous donne l’opportunité de saisir la tourmente et la souffrance de la victime en passant au dessus des descriptions concrètes et crues.

    C’est le cas dans Et moi j’étais trop petite, qui, sans aborder clairement les violences, se concentre exclusivement sur le ressenti de la victime de « l’avant » lorsqu’elle était heureuse, au « pendant » qui la fait plonger dans une souffrance intense dont elle pense ne jamais pouvoir se défaire. Enfin, l’ouvrage nous permet d’avoir également une vision de « l’après », quand tout est terminé et qu’elle doit se reconstruire. On se rend compte, à la lecture, que l’on ne nous donne même pas son prénom, preuve que cet écrit n’a pas vocation à être un récit mais plutôt une sorte de drame psychologique. De plus, Ann Turner utilise tout au long de son roman la métaphore de l’eau et plus particulièrement celle du fait d’apprendre à nager. On voit donc d’abord qu’elle commence à flotter sans bouée dans le lac, qu’elle grandit. Puis, au moment de son traumatisme, elle n’a plus aucune assurance, elle n’arrive plus à se maintenir hors de l’eau, elle perd pied. Parallèlement à cela, l’auteur nous montre que la victime a, depuis ces événements douloureux, des toc, notamment celui de se laver plus que de raison, comme pour effacer les traces... Enfin, avec l’aide de ses parents, on voit que cette enfant reprend goût à la vie et redevient capable de nager seule.

    De même, dans Bonne nuit sucre d’orge et Je reviens de mourir, on a, en plus des récits de violences choquants, l’occasion de ressentir le mal être de Gaby et Marion dont l’état physique autant que psychologique se dégrade au fil des pages. Leurs vies respectives sont tout à fait différentes puisque Gaby se mure dans son silence et connait la solitude alors que Marion, avec Eve, la deuxième partie de sa personnalité, cherche à contrer les souffrances et à ne plus rien ressentir en s’adonnant à des jeux dangereux et violents qui consistent à faire venir, chaque nuit, des hommes différents dans son lit.

    Piste noire propose un passage tout à fait intéressant dans le cadre de la psychologie des victimes puisque l’on entre dans la tête de Manou juste après les faits. On la voit donc totalement perdue, désorientée. Il paraît important de montrer que ce qui lui arrive dépasse l’entendement et qu’elle ne peut pas réellement mettre des mots sur sa situation. Elle vit quelque chose d’inédit et de tellement violent tant sur le plan physique que moral qu’elle ne peut que fuir et tenter de se réveiller de ce qu’elle pense être un terrible cauchemar. Le fait de percevoir son ressenti seulement quelques minutes après le viol nous atteint profondément et nous donne une réelle idée de l’état dans lequel on peut retrouver ces personnes. On peut donc se demander comment il est possible de cacher ces dégâts internes à sa famille, à ses amis ou plutôt comment il est possible que ces derniers ne se rendent compte de rien...

    Associée aux mots crus et violents, le point de vue interne, la plongée dans la psychologie des victimes nous permet de réellement saisir la douleur. Cependant, il semble que parfois, comme dans l’ouvrage d’Ann Turner, il ne soit pas nécessaire de choquer pour aborder ce thème mais plutôt de décrire ce qu’il se passe concrètement dans la tête d’une victime de viol. Ce livre est également le seul où la maman de la jeune fille se rend compte de ce qui se passe, ce qui donne un réel espoir pour les lecteurs dans le même cas, de ne pas être muré seul dans leur mutisme.

    IV - La reconstruction : l’aide de l’entourage

    Les quatre auteurs des ouvrages choisis pour leur façon d’aborder « l’après » viol ont fait des choix bien différents. De Mortelle mémoire aux Carcérales en passant par Petit Doux n’a pas peur ou encore Et moi j’étais trop petite, comment parler de la reconstruction après un viol ?

    En effet, si Les Carcérales montre un point de vue juridique et essentiellement tourné sur l’enquête policière, Et moi j’étais trop petite s’attache à la reconstruction moins officielle, plus tournée vers l’aide de l’entourage. En effet, on ne nous indique pas qu’une procédure judiciaire a été mise en place dans ce dernier roman. Au contraire, dans Les Carcérales, le point de vue psychologique est inexistant du côté de la victime et on entend à peine parler de l’entourage qui d’ailleurs, semble perdu pour aider la jeune Aurélie.

    Mortelle mémoire de Jean-Paul Nozière nous montre comment, pour l’entourage, il peut être essentiel de comprendre les faits, même dix ans après la mort de la victime. C’est un cas un peu différent dans ce roman car Lotte a non seulement été violée mais elle a ensuite été étranglée et jetée dans la rivière. Il s’agit donc ici pour son frère, de revenir sur ces traces, de comprendre comment la situation a pu en arriver là. Le fait, à la fin, de comprendre ce qu’il s’est passé et d’avoir l’assassin et le violeur de sa soeur devant les yeux ne lui donne même pas de pulsions de violence. Cela lui a juste permis de comprendre et il va maintenant pouvoir se reconstruire. Ce roman montre à quel point l’entourage de la victime peut également être touché par les violences subies par l’un des leurs.

    Enfin, dans Petit Doux n’a pas peur, l’histoire s’arrête au moment où l’ourson décide qu’il va raconter à tout le monde que Gros Loup lui a fait du mal.

    Conclusion

    Nous avons donc vu à quel point il s’avère difficile de parler du viol et des agressions sexuelles aux enfants et aux adolescents. Si la manière crue et violente a prouvé qu’elle choquait le lecteur mais pouvait, de fait, les avertir sur l’atrocité d’un viol, la stratégie d’aborder le viol d’un point de vue plus psychologique permet aux jeunes lecteurs de prendre conscience que ce n’est pas un crime banal mais au contraire qui aura des répercussions sur le comportement de la victime pendant toute sa vie.

    D’un autre côté, on a pu aborder « l’après » viol tout d’abord par la recherche de vérité mais aussi par la reconstruction personnelle avec l’aide de l’entourage.

    On a également pu constater que la sélection d’ouvrages avait en fait différents objectifs : si, pour les plus jeunes, l’intérêt est surtout de donner les limites et les amener à se méfier de comportements anormaux, pour les plus grands, les romans cherchent plutôt à apporter différentes solutions pour s’en sortir dans une telle situation : en parler pour exorciser et ne pas se murer dans son silence, enquêter pour comprendre et faire son deuil ou encore se reconstruire avec l’aide et l’amour de son entourage. Et, peut-être qu’aborder le viol dans la littérature jeunesse permet à des bourreaux potentiels de comprendre à quel point ces actes sont destructeurs.

    De plus, toutes les facettes du viol sont envisagées dans cette sélection : cela peut être par quelqu’un que l’on connait voire que l’on aime, par un détraqué sexuel ou même par un groupe entier dans lequel on se retrouve pris au piège. Cela peut également passer par de la prostitution forcée.

    Le fait d’avoir un aperçu de ces différentes formes d’agressions sexuelles permet aux jeunes lecteurs d’être conscients des risques qui existent sans pour autant instaurer une peur permanente dans leurs esprits.

    Enfin, il semble qu’il faille tout de même faire attention à ne pas s’écarter de l’objectif en se concentrant notamment trop sur les enquêtes en « oubliant » un peu le thème parfois. De même, il est dangereux d’être trop dur ou trop choquant car, dans ce cas, les ouvrages peuvent ne pas donner envie d’être lus et le sujet n’est donc alors pas du tout abordé. En effet, une petite expérience dans une bibliothèque d’entreprise a montré qu’extrêmement peu de parents avaient emprunté les ouvrages faisant partie de la sélection, ce qui prouve bien que la manière d’aborder ces thèmes difficiles n’est pas toujours évidente ni adaptée.

    Sélection des ouvrages

    (JPG) Orpheline de père depuis la guerre, Gaby vit avec son frère et sa mère jusqu’au jour où l’oncle Anton entre dans leur vie. C’est alors que le cauchemar commence. Attouchements, viol, violences... Ou comment ruiner la vie d’une enfant...

    Hassenmuller, Heidi. Bonne nuit sucre d’orge. Paris : Ed. Du Seuil, 2003. 144p. : Ill. en coul. ; 19x14cm. (Karactere(s)) ISBN 2020977893 (broché) 9,50€.

    (PNG) Embauchée pour l’été par Tobias, « l’allemand » du village, Ariane va vite découvrir que si c’est elle qu’il a choisie, c’est pour une toute autre raison. Sa soeur a été retrouvée violée et assassinée dix ans plus tôt et il cherche une adolescente pour se « mettre dans sa peau » et mener l’enquête à ses côtés ... Une histoire passionnante mêlant suspense et drames...

    Nozière, Jean-Paul. Mortelle mémoire. Paris : Gallimard jeunesse, 2009. 160 p. : Ill. en coul. ; 19x14cm. (Scripto) ISBN 9782070622689 (broché) 8,50€.

    (PNG) Adolescent timide et sans histoires, Rodrigues connaît une vie tranquille à Paris où il vit dans un appartement avec sa mère. Une seule passion l’anime : la natation. Il rêve de devenir maître nageur et ne vit que pour cela jusqu’au jour où il fait la rencontre d’Aurélie dont il tombe très vite fou amoureux. Après une soirée d’été bien arrosée, la nuit s’achève sur une étreinte dans un square. Le rêve devient réalité... jusqu’au surlendemain où il se brise violemment. Elle a porté plainte. Il est désormais nommé « violeur »...

    Wiener, Magali. Les carcérales. Toulouse : Milan, 2010. 273 p. : Ill. en coul. ; 21x13cm. (Macadam) ISBN : 978-2745942548 (broché) 10,50€.

    (PNG) Sous forme de poésie, la narratrice revient sur ses douleurs d’enfant violée par un « ami » de vacances. Une touche d’espoir pour toutes les victimes de viol puisqu’on la voit enfermée seule dans sa souffrance puis reprendre goût à la vie avec l’aide de ses parents.

    Turner, Ann. Et moi, j’étais trop petite.... Paris : Flammarion, 2002. 32 p. : Ill. en coul. ; 18x12cm. (Tribal Adolescents) ISBN 2081612682 6€.

    (GIF) Partie rejoindre aux sports d’hiver les deux enfants qu’elle garde toute l’année, Manou pense, depuis la couchette qu’elle occupe pour la nuit, à la neige qu’elle va voir, toucher pour la première fois. Mais le trajet ne se passe pas comme prévu et elle se retrouve prise au piège par trois garçons ivres...

    Beigel, Christine. Piste noire. Paris : Syros, 2006. 128 p. : Ill. en coul. ; 21x14cm. (Rat noir) ISBN 9782748504361 (broché) 10,50€.

    (PNG) Destins croisés entre l’histoire de Marion, amoureuse de Nicolas au point de se laisser frapper et de se prostituer pour lui. Et Eve, aux moeurs libérées qui cherche sur Internet des jeunes hommes pour la satisfaire l’histoire d’un soir. Elle n’est plus capable de rêver et d’aimer.

    Dole, Antoine. Je reviens de mourir. Hem : Sarbacane, 2008. 160 p. : Ill. en coul. ; 19x13cm. (eXprim’) ISBN 2848652039 (broché) 8,50€.

    (PNG) Petit Doux a un ami, Gros Loup, qui s’amuse à le mordiller, lécher, caresser. Mais parfois, il oblige aussi Petit Doux à toucher son long nez et devient méchant et c’est beaucoup moins drôle... Mais Petit Doux n’a pas peur !

    Wabbes, Marie. Petit Doux n’a pas peur. Paris : Ed. De La Martinière, 1998. 32 p. : Ill. en coul. ; 27x22cm. (Jeunesse) ISBN 2732424706 12€.

    Pour aller plus loin...

    1. Un travail d’étudiant de Lille 3 abordant les abus sexuels

    2. L’un des premiers romans du genre, qui a créé la polémique par son atmosphère malsaine :

    (PNG)

    Lenain, Thierry. La fille du canal. Paris : Syros, 1993. 80p. : Ill. en coul. ; 22x11 cm. (Les uns les autres) ISBN 2867389569 (broché) 10,50€.

    « Sarah, 11 ans, n’est plus la même depuis quelque temps. Elle s’est volontairement coupé les cheveux si courts qu’elle ressemble à un garçon. Elle ne communique plus, s’enferme dans son silence et surtout ne veut plus suivre des cours de dessin alors qu’elle adorait ça. Seule son institutrice remarque le mal-être de cette enfant et soupçonne un terrible secret. Secret qui va aussi faire resurgir chez cette enseignante de cruels souvenirs. Une écriture sobre sur un sujet bouleversant : les enfants victimes de sévices sexuels. Ce livre a obtenu le prix du roman jeunesse du ministère de la jeunesse et des Sports (Jury des jeunes), mention spéciale du jury des adultes, le prix libraire "Cercle d’or" 1993, le prix libraire "Sorcières" 1994, et le Totem Télérama - Salon de Montreuil 1994. » 4e de couverture.

    3. Critique de Bonne nuit sucre d’orge par Marine Dormion

    4. Critique des Carcérales

    http://jeunesse.lille3.free.fr/ecrire/articles.php3 ?id_article=1627

    Manon Dielen, UFR IDIST, DEUST 2, Avril 2011

    Notes de bas de page

    [1] Wikipedia, l’encyclopédie libre. Viol. France [En ligne], consulté le 05/04/2011, disponible sur Internet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Viol#France