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Le RAT dans la littérature jeunesse (mini thèse)

 
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    Les différentes représentations du rat sous l’angle idéologique et physique.
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    Le rat du film d’animation Fantastic Mr. Fox. Source :http://29.media.tumblr.com/tumblr_lf6uzlUwLQ1qcz44mo1_500.png.

    Le rat, ou rattus (de la famille des muridés), fait partie intégrante de l’histoire de l’homme et de sa culture

    Parmi les plus anciens récits on peut citer La Fontaine avec Le Lion et le Rat ou Le Rat de ville et le Rat des champs. Citons également le conte du joueur de flûte de Hamelin, qui débarrasse toute une ville de ses rats en les envoutant.

    Si durant l’antiquité le rat véhicule une image positive, avec le Moyen-Age apparaît celle d’un fouineur (de sa cousine la fouine), profiteur et escroc. Une créature sale, porteuse de germes, se repassant d’ordures et vivant dans des milieux sombres et humides. Cette image, si elle traverse le temps, s’illustre particulièrement au moyen-âge avec la peste et au XIXe siècle, avec l’industrialisation.

    Au XXe siècle, la diffusion massive de l’image du rat d’égout, fourbe et cruel, connait son apogée avec le cinéma et les dessins animés Disney Productions qui se font les principaux acteurs de cette "propagande". Ainsi si il fallait faire une comparaison, nous avons d’un côté les gentilles petites souris de Cendrillon et de l’autre le monstrueux rat aux yeux rouges de La Belle et le Clochard. Ou encore Basil, détective privé, avec un héros caricature de Sherlock Homes, souris, et un méchant sorte de Moriarty, en rat.

    Aujourd’hui le ton est plus nuancé, avec en autres deux films d’animations, Chicken Run et Ratatouille. Dans le premier apparaissent deux rats, certes escrocs, mais surtout comiques et prêts à sacrifier leur bien pour sauver une vie. Dans le second il s’agit d’un rat débrouillard et adepte de la fine cuisine française. Ainsi assiste-t-on aujourd’hui à une évolution du statut du rat dans le monde de l’animation, plus proche de celui de la souris.

    Mais qu’en est-il de la littérature jeunesse ? Cet art immuable se cantonne-t-il encore à l’image du fléau moyenâgeux et urbain, s’attachant ainsi aux traditions et représentations d’une époque révolue. Pour traiter de cette question nous nous appuierons sur un corpus sélectif de la littérature jeunesse composé d’une série de bandes dessinée, d’une série de romans et de deux albums jeunesse. Au-delà de ces différents supports, il s’agit de déterminer le choix des auteurs dans leurs représentations du rat, d’un point de vue graphique, idéologique et "environnemental".

    Dans l’imaginaire le rat est souvent vu comme une créature aux poils gris sombres, aux longues griffes crochues et aux yeux rouges.

    Considéré comme catégoriquement repoussant, il s’agit d’une conception purement occidentale*, présente en l’occurrence dans Les Perles de Loubia, Les cinq affreux et Raoul, tous trois vieux de 10 ans aujourd’hui. À l’inverse en Chine il est synonyme d’ambition, de charme, d’imagination, de passion et d’abondance, il est un symbole dans le calendrier. Au Japon, il représente la chance et en Inde il est la monture de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse.

    La littérature contemporaine occidentale remet en cause aujourd’hui, la légitimité d’une telle image*.

    Dans la série Le Vent dans les saules et Le Vent dans les sables, le rat perd de son allure sauvage et clocharde, pour accéder à un statut et à une apparence plus proches de celles de la souris.

    Elle montre un parfait gentleman (ou gentlerat), bien sous tous rapports. Son visage, bien que différent de celui d’une souris, se fait plus rond et le poil plus clair, par rapport aux représentation antérieures. L’auteur dans une volonté de représentation anthropomorphe, le vêt d’un costume élégant et au couleurs sobres.

    À l’opposé dans Les cinq affreux, le rat est vêtu tel un clochard, avec un chapeaux miteux, des vêtements décousus et des lunettes noires. Par ce biais Erlbuch montre bien le caractère analogique, entre apparence et concept.

    À travers le récit, l’auteur dresse un portrait d’ensemble, des créatures victimes de discriminations physiques anthropologiques. Or le rat, en comparaison aux autres « affreux » vêtus élégamment, est représenté en clochard. Ainsi au-delà de sa nature même, c’est dans sa façon d’être, que le rat est perçu comme un être repoussant.

    Néanmoins il intéressant de remarquer que l’aperçu négatif du rat est utile à la morale de l’histoire : « l’habit ne fait pas le moine ». Il sert à établir une réflexion sur les critères de beautés.

    En outre, ces différents rapports à l’apparence révèle une évolution dans le statut du rat, répartie en trois périodes.

    La première constitue celle du rat noir et repoussant lié aux stéréotypes hérités de l’Histoire et des croyances populaires, tel qu’il est présenté dans Raoul et les Rougemuraille. C’est dans cette série que l’on retrouve, le personnage de Cluny Le Fléau, archétype de la représentation maléfique du rat. Puissant rat noir, « Seigneur de la Guerre », il doit son nom à sa longue queue en forme de fouet, à laquelle il a accroché une pointe empoisonnée. Il porte un casque surmonté de pinces de scarabée géant, une cape en ailes de chauves-souris et un bâton surmonté d’un crâne de furet.

    La deuxième intermédiaire, utilise cette même représentation, mais sous un angle différent. Le but est d’amener à une réflexion sur les préjugés en matière d’apparences (Les cinq affreux).

    Troisième et dernière période, finalité (actuelle) de ces évolutions, une image plus neutre ouverte à l’interprétation, comme le permet la série Le Vent dans les....

    On peut néanmoins relativiser dans le cadre du Vent dans les saules, adaptation du roman The Wind in the Willows, de Kenneth Grahame (1859 - 1932) en 1908. C’est un des classiques de la littérature pour enfants, et l’un des principaux représentants de la fantasyanimalière. Or on peut se douter qu’il présentait déjà les éléments trouvés dans la BD.

    À ce titre on ne peut donc pas rattacher ces périodes à de simples dates, mais plutôt à des effets de modes. Dans ce cadre Grahame peut être considéré comme un précurseur dans la représentation positive du rat dans la littérature jeunesse.

    Or l’apparence d’un personnage, en littérature, est le reflet de son caractère. En ce sens Kenneth Grahame est un précurseur dans sa vision physique du rat, mais également idéologique... .

    Le caractère chez le rat est directement lié à la nature idéologique à laquelle il est associé.

    Pendant longtemps sa réputation de fléau et de rat d’égout, fit de lui un être cruel, fourbe et lâche, limité aux personnages de voleurs, traîtres, escrocs ou mercenaires.

    Aujourd’hui on assiste à une cohabitation de modèles, basée sur un partage et une variation des représentations et interprétations. Le rat des mers, le rat d’égoût et le rat des champs. On remarque pour ce dernier que les souris sont généralement absentes de l’histoire. À l’inverse, plus le rat se révèle être cruel et plus il est en confrontation avec une souris.

    On retrouve ce rapport dans les Le Vent dans les saules /Les Vents dans les sables et les Rougemuraille .

    Dans la bande dessinée, le rat est accompagné d’une taupe, d’un crapaud et à l’occasion d’un blaireau et d’une loutre. Il affronte des fouines et des hermines, mais en dehors d’une page d’introduction, les souris sont absentes du récit. À l’opposé, dans les romans de Brian Jacques, le héros, une souris, est toujours confronté directement ou non à des rats.

    Le rat dans Les cinq affreux correspond plus au deuxième modèle, intermédiaire. Bien que n’apparaissant pas comme foncièrement mauvais, il ne semble pas non plus très sympathique. Son aspect vestimentaire et son discours sur sa condition, à lui et ses congénères (les affreux) laisse supposer une vie mouvementée par le passé. Vie dont il semble garder un puissant goût d’amertume, d’où un comportement cynique et défaitiste.

    Cette idée d’un fatalisme, se retrouve dans le roman de Brian Jacques [1], lors d’un échange entre une chef pirate (rat) et son otage, l’abbé de Rougemuraille. La pirate décrit sa vie et sa situation actuelle comme une conséquence inévitable de sa condition (de rat), à laquelle elle ne peut échappée. Bien qu’elle fasse référence à sa propre expérience, il s’agit d’une évocation fataliste de la condition du rat, comme étant irrémédiablement et indissociablement liée au mal, toute rédemption étant inutile et vaine.

    Dans les romans de Brian Jacques, les pirates et corsaires, sont clairement identifiés par l’expression « rats des mers », employé ici au sens propre et figuré. De même tout au long de la série des Rougemuraille, les héros sont confrontés à de nombreuses reprises à des rats, tous plus cruels les uns, que les autres. Le plus emblématique est le cruel Cluny Le Fléau, méchant éponyme du premier cycle de la série.

    Dans le cas de ces deux modèles, on peut véritablement parler d’anthropomorphisme discriminatoire. Les rats sont considérés au mieux comme des êtres faibles et lâches, au pire comme des barbares voués au chaos, des brutes sanguinaires assoiffées de sang.

    Ces schémas "antiques", ont de plus en plus de mal à tenir face à à l’explosion des genres littéraires et la remise en cause des dogmes passés.

    Cette révolution dans le monde de la littérature jeunesse s’exprime ici, à travers la série animalière Le Vent dans les saules et Le Vent dans les sables. Dans cette série le personnage du rat est une figure centrale du récit. Comme tous les animaux de l’histoire, son identité se limite à son espèce. Ainsi est-il appelé « Rat », la taupe « Taupe »... . On retient néanmoins un titre de Baron pour le personnage du crapaud. Bien qu’aspirant à la paix et la quiétude, Rat est celui par qui l’action se déclenche. Chaque fois au détour d’une rencontre.

    Dans Le Vent dans les saules, c’est sa rencontre avec Taupe, qui lance le récit et amène au moteur de l’action, un crapaud avide de sensations fortes.

    Dans Le Vent dans les sables, c’est sa rencontre avec un rat des mers (ici au sens du capitaine Haddock) et le récit de ses aventures qui provoque un départ précipité de Crapaud (et par la suite de Rat et Taupe) pour l’Afrique du Nord.

    Même si il est le moins enclin à l’aventure, il apparaît comme le leader et le plus mature du trio (Rat, Taupe, Crapaud). Par rapport à la grande majorité des rats dans la littérature jeunesse, il se distingue par son caractère flegmatique et contemplatif. Il sait faire preuve de patience et préfère la réflexion à l’action. De même il préfère un bon fauteuil au coin du feu ou un pique-nique au grand air, que l’aventure au grand large.

    Ainsi se rend-ton compte que si l’apparence est le reflet du caractère des personnages, ce dernier est le reflet des modes et courants de pensés dominant d’une société, à une époque donnée.

    L’environnement influe sur la perception visuelle et intellectuelle.

    L’incohérence ou l’absence de raccord entre un personnage et son décor, annule l’effet du récit. Le décor ne se limitant pas au seul paysage, il s’agit également des personnages secondaires et du schéma actionnel.

    Dans les romans de Brian Jacques, les rats évoluent soi sur un navire en pleine mer, soi dans les tavernes du port, de L’île de Sampetra. Se retrouvant dans les deux cas, isolés du reste du monde. Les rats évoluent ainsi, sans cesse dans un environnement sombre et inquiétant. Que ce soit sur terre ou sur mer, l’agitation et le chaos sont omniprésents (révoltes, brouillard, tempêtes...). Tous ces paramètres environnementaux visent à créer un climat d’insécurité et à accentuer la vilénie des personnages.

    Dans la même optique, la description en parallèle de l’abbaye de Rougemuraille et de la forêt de Mousseray, en font un lieu accueillant et sécurisant. De même tous leurs habitants sont des modèles de vertu, le plus emblématique étant la souris Martéo, le courageux guerrier de Rougemuraille.

    Dans Les cinq affreux , l’auteur choisi de situer l’histoire sous un pont, en référence à la condition d’exclus (de la société) des personnages. Alors que ce choix s’illustre parfaitement pour le personnage de clochard du rat et s’accorde plus ou moins avec le reste des « affreux », il contraste avec l’aspect vestimentaire du crapaud, vêtu d’un luxueux kimono. On se rend compte alors de l’importance d’une cohérence entre la représentation des personnages et celle de leur environnement, afin d’éviter tout contraste, au dépriment de l’effet et du message voulu.

    Dans Raoul , l’environnement du héros, se limite avant tout à une harmonisation graphique et picturale. Le dessin "brouillon" et les couleurs feutrées, reflètent le caractère perdu et son aspect négligé.

    Dans Le Vent dans les saules et Le Vent dans les sables , Plessix illustre un paysage idyllique, une campagne enchanteresse où le printemps, l’automne, l’hiver et l’été se succèdent au gré des couleurs, accompagnées de discrètes touches d’aquarelle. Bien loin des cachots et autres milieux sombres, Rat vit ici au rythme des saisons, se promenant le long des allées, profitant des couleurs chaudes de fin d’été annonçant l’autonome. Sa maison est à son image, douce et accueillante. On est dans la France profonde, "franchouillarde" des années 20, avec ses costumes, ses coutumes et ses habitudes.

    Chacune des deux séries commence par un pique-nique au bord d’une rivière, avec les amis Taupe, Crapaud, Loutre et Blaireau. Ce sont des moments privilégiés pour Rat, ceux-là mêmes auquel il pense lorsqu’il se trouve loin de chez lui, soit bloqué en plein hiver dans le terrier (au demeurant fort douillet) de Blaireau ou en Afrique du Nord, à réfréner les ardeurs de Crapaud (et de Taupe).

    On perçoit alors une méfiance ou du moins une réserve quant au monde extérieur, dans l’attitude de Rat. Preuve que les préjugés n’ont peut-être pas encore totalement disparu.

    À ce titre, les animaux et les humains, bien que voisins, ne se côtoient pas. Chacun évolue dans son milieu propre, la ville pour l’Homme, essence même de ce qui le différencie du reste du règne animal, et la campagne pour les animaux.

    La seule rencontre de la série débouche sur une catastrophe, avec au final un tome 3 entièrement ancré dans le monde des hommes. Situé en prison, il montre un univers froid, humide et sombre.

    Ainsi l’environnement dans Le Vent dans les saules et Le Vent dans les sables, est au service des personnages. Il illustre leur animalité, sans en faire des créatures sauvages ou des hommes. Comme son nom l’indique Rat, n’est qu’un rat, au même titre que Taupe, Crapaud, Blaireau, Loutre..., parmi la fourmillante vie animal.

    On assiste aujourd’hui à une cohabitation entre ancien et nouveau modèle.

    Le rat et sa représentation s’établissent sur un cadre idéologique et réflexif, autrement plus complexe qu’auparavant. Ce phénomène s’observe à la fois dans la littérature jeunesse, avec entre autres la suite des Rougemuraille et Le Vent dans les sables, ainsi que dans l’animation avec Fantastic Mr. Fox.

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    -  Le bois sauvage / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt,1996. - 1 vol. (32 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les saules ; 1). ISBN 2-84055-107-1

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    -  Auto, Crapaud, Blaireau / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 1997. - 1 vol. (32 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les saules ; 2). ISBN 2-84055-168- 3

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    -  L’échappée belle / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 1999. - 1 vol. (31 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les saules ; 3). ISBN 2-84055-252-3

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    -  Foutoir au manoir / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 2001. - 1 vol. (30 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les saules ; 4). ISBN 2-84055-580-8

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    -  L’invitation au voyage / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 2005. - 1 vol. (31 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les sables ; 1). ISBN 2-84789-674-0

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    -  Étranges étrangers / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 2007. - 1 vol. (31 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les sables ; 2). ISBN 978-2-7560-0564-5

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    -  La tentation du désert / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 2009. - 1 vol. (31 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les sables ; 3). ISBN 978-2-7560- 1269-8

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    -  Le chant des dunes / Michel Plessix. - [Paris] : Delcourt, 2010. - 1 vol. (31 p.) ; 30 cm. - (Le vent dans les sables ; 4). ISBN 978-2-7560-1989-5

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    -  Les perles de Loubia / Brian Jacques ; traduit de l’anglais par Laurence Nectoux. - [Paris] : Mango jeunesse, 2007. - 1 vol. (477 p.) ; 22 cm. - (Rougemuraille ; 128, 129, 130, 131). ISBN 978-2-7404-2319-6

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    -  Les cinq affreux / Wolf Erlbruch ; adapté de l’allemand par Chloë Moncomble et Gérard Moncomble. - Toulouse : Milan, 1994. - 1 vol. [32] p. ; 22 x 30 cm. ISBN 2-86726-949-0

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    -  Raoul / John A. Rowe ; trad. de Géraldine Elschner. [Paris] : Éditions NordSud, 1997. 1 vol. [27] p. ; 19 cm. ISBN 3-314-21095-7

    Mots-clés : rat, rat des champs, rats dégouts, rat des mers, fléau.

    Sur Lille3jeunesse, d’autres articles sur le rat :

    http://jeunesse.lille3.free.fr/mot.php3 ?id_mot=685

    Quentin Huth/UFR Idist, Deust 2 métiers des bibliothèques et de la Documentation / Lecture publique-Édition jeunesse, mai 2011

    Notes de bas de page

    [1] Brian Jacques est mort le 5 février 2011, à l’âge de 71 ans