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Les nouveaux visages des VAMPIRES (mini thèse)

 
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    Aujourd’hui les vampires ont retrouvé une grande place dans notre vie. Nous les voyons partout... Comment cela se fait-il ? Pour comprendre cela nous allons devoir remonter jusque dans les temps immémoriaux.

    Aujourd’hui, on peut remarquer que les vampires ont ressuscité ! En effet, on les voit partout : dans nos séries, au cinéma et même dans les livres ! Mais pourquoi ces chers amis sans âge sont-ils de retour parmi nous ? Eh bien nous pouvons expliquer cela grâce aux nouvelles manières dont on les représente. Quels sont les nouveaux visages des vampires dans la littérature jeunesse ?

    Pour faire la lumière sur ce mystère nous allons voir d’abord que les vampires ne sont plus des comtes mystérieux vivant en Transylvanie mais des adolescents tendance. Enuite, nous pourrons remarquer que ces vampires ne font plus peur aux enfants grâce à la manière dont ils sont représentés. Enfin, il nous faudra remarquer qu’on retrouve des similitudes avec le vampire originel : Dracula de Bram Stocker.

    Les origines

    Le thème du vampire est présent dans beaucoup de mythologies antiques. Elles disent que d’infâmes créatures aiment boire du sang humain. On trouve une grande quantité de légendes sur les vampires dans le monde entier.

    Dès le XIe siècle, on raconte que des morts quittent leur tombe et attaquent divers individus.

    Du fait que le sang est la vie en quelque sorte, au XIVe siècle, l’expression "vampirisme" se repend en Europe.

    Au XVIIe siècle, les superstitions se répandent dans le monde entier.

    C’est au XVIIIe siècle que va se produire ce qu’on appelle de nos jours "l’épidémie vampirique". Tous les journaux en parlent en Europe. Des chasses vont être organisées. Au siècle des lumières, des superstitions vont faire peur aux gens. Beaucoup d’articles sont parus, ce qui entraîne un grand émoi. Les pays touchés doivent faire des enquêtes complètes et des phénomènes seront inexplicables. L’existence du vampirisme va être officialisée. Le vampirisme devient un sujet à la mode dans les salons de l’époque et avec beaucoup de sérieux. Certains auteurs très connus comme Voltaire et Rousseau en parlent.

    Le terme "vampire" est reconnu en 1732. Le vampire est un mort qui ne s’altère pas. Il est parfois changé de position dans sa tombe et il sort parfois du sang de sa bouche. Cependant il n’a pas de grandes dents, il suce le sang de ses victimes. Certaines légendes parlent de pieu, etc. Afin de le tuer définitivement et parfois pour qu’il n’y ait pas contagion. On parle de contagion car tout ceci s’est produit pendant la peste. La fin du XVIIIe siècle, marque l’importance du vampirisme du fait du rationalisme du Siècle des lumières. Quelques discussions apparaîtront sur le vampirisme au siècle suivant, mais sans grande importance.

    La réalité

    Le Dr Dolphin pense que le mythe du vampire aurait été inspiré d’une maladie héréditaire du sang, la porphyrie, maladie très rare favorisée par les vases clos génétiques que sont les régions reculées. Cette maladie entraîne une photosensibilité de la peau et provoque de bizarres effets chez ceux qui en sont atteints. La personne prend de grands risques en restant au soleil qui provoque une grave atrophie de la peau. On a découvert que l’usage de la saignée est bénéfique aux malades. Leurs dents se déforment également... Des drogues provoquent des crises de porphyrie et l’ail contient cette substance. Certains malades boivent du sang dans des régions reculées. D’où la naissance du vampirisme mais des gens ont très mal réagi à cette théorie. Certains symptômes de la peste peuvent faire penser au vampirisme.

    Il y a aussi des vampires humains tels ceux qui boivent du sang animal et même humain parfois afin de rester en bonne santé et de rester jeune. (Louis XI, le pape Innocent VIII, le comte Charolais et la comtesse Ersébeth Bathory : voir plus bas). On a aussi dans les années 50, en Angleterre, John Haigh, le vampire de Londres, qui a tué neuf personnes afin de consommer leur sang. La fixation sur le sang est appelé Hématomanie. Des spécialistes racontent qu’à peu près 50000 personnes aux États-Unis pourraient être "atteints de vampirisme". Ceci commence pendant l’enfance ou l’adolescence. Beaucoup disent que le sang est besoin, que ça leur provoque du plaisir, force vitale, jeunesse, qualités de l’autre... Mais ce sang n’est pas absorbé.

    I. De nouveaux adolescents tendances

    Aujourd’hui les vampires sont réapparus dans notre littérature, notamment et surtout dans la littérature jeunesse. Dans ces romans, les vampires apparaissent sous les traits de jeunes adolescents qui ont une vie des plus normales.

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    En effet, dans le roman Les vampires de Manhattan de Melissa De La Cruz, les héros sont des adolescents qui ne découvrent leur nature qu’aux environ de 16 ans. De plus, ces adolescents sont issus de familles immensément riches, c’est pourquoi ils font du shopping, vont en boîte et défilent sur les podiums. Le fait que ces jeunes découvrent vers l’âge de 16 ans est très inédit dans la représentation de ces chères créatures de la nuit. Effectivement, les vampires sont par définition des adultes immortels car comme on peut le voir dans l’histoire de la littérature de vampire, les enfants vampires ne grandissent pas puisque leurs corps est mort. De plus, ils sont soumis aux caprices, ce qui peut les amener à faire des choses qui peuvent révéler leurs natures aux humains. Alors que les vampires doivent vivre cacher parmi eux pour éviter les représailles, la mise à mort.

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    Ce qui se passe dans le roman pour adolescents Les vampires de Manhattan est tout le contraire de ceci. Dans ce roman, les héros sont des adolescents très médiatisés et qui aiment cela pour la plupart d’entre eux. Certaines de ces jeunes filles paraissent dans des galas dans des robes somptueuses pour être dans les pages people des magazines. D’autres se font embaucher comme mannequin et font des campagnes de publicité et on peut les voir sur de grands panneaux publicitaires dans toute la ville. Tout cela, ces vampires le font mais en ne révélant pas leurs nature et cela sous nos yeux !

    Donc en fait, ces immortels respectent le fait qu’il ne faut pas que les humains sachent ce qu’ils sont.

    Ce qui diffère également c’est le fait que les vampires traitent les humains, la vie avec respect. Ils se nourrissent de leur sang mais ne les tuent pas et quand ils prélèvent du sang, ils doivent attendre au minimum 48 heures avant de recommencer. Ils voient cela comme quelques choses de sacré. Cela diffère beaucoup de ce qu’on nous représentait des vampires auparavant : les vampires se nourrissaient des humains, ils les tuaient sans aucun scrupule. On peut retrouver l’idée que les vampires sont des adolescents “tendances” aujourd’hui sur la couverture du livre de Melissa De La Cruz : on voit une jeune fille bien maquillée, bien coiffée et qui a le regard hautain. Cela montre que les vampires sont aujourd’hui parmi nous et qu’ils ont bien l’intention d’être les plus populaires. On peut voir cela également dans le phénomène littéraire Twilight de Stephenie Meyer. Les vampires représentés sont réunis en famille ce qui est déjà inédit car traditionnellement les vampires sont solitaires. De plus cette famille ne se nourrit pas de sang humain mais de sang animal ; ce qui est d’autant plus inédit.

    Finalement ces adolescents sont très populaires mais, en plus d’être “tendance”, ils possèdent de nouveaux pouvoirs. En effet, cela permet de les rendre plus cool encore qu’ils ne le sont. Les adolescents peuvent s’identifier plus facilement à ces personnages cool. Car les vampires sont tout d’abord capables d’influencer les pensées des autres. Par exemple dans Les vampires de Manhattan, les vampires peuvent influencer les pensées de manière à ce que la personne qui est visée fasse ce que le vampire décide.

    En outre dans le roman de Stephenie Meyer, Edward Cullen est capable de lire dans les pensées à distance de toutes les personnes. Tandis que le chef des Volturi peut lire les pensées mais uniquement en touchant les gens. Ils sont également capables de modifier les souvenirs des humains sans que ceux-ci ne s’en aperçoivent. Ils peuvent manipuler les humains et leurs congénères. Ils peuvent s’introduire dans les pensées et les souvenirs pour les lire, pour avoir des informations. Dans le roman de Melissa De La Cruz les vampires usent de cette technique pour effacer leurs traces.

    De plus, ces vampires peuvent changer leurs apparences physiques, ils peuvent se transformer en animal ou modifier les traits de leurs visages.

    Avec toutes ces nouvelles caractéristiques, ces vampires ne font plus peur et notamment aux enfants.

    II. Des vampires qui ne font plus peur aux enfants

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    Dans les représentations qui sont faites dans les Bandes- dessinée pour enfants, les vampires ne font plus peur aux enfants. Par exemple, dans la bande-dessinée Mélusine : le bal des vampires, le vampire est somnambule et se fait tuer par le soleil car il passe devant une fenêtre. Ce qui est inédit c’est qu’il est ressuscité par une sorcière. De plus dans son apparence physique, ce vampire n’a rien d’effrayant : il a un grand nez, il est tout blanc. Il est habillé avec un peignoir et seules ses dents indiquent que c’est un vampire. Le vampire a peur comme les enfants ce qui peuvent donc s’identifier à ce vampire. Il demande à Mélusine d’exorciser la bibliothèque car d’après lui il y aurait des esprits. Au final ce sont des termites. Il a donc une peur irrationnelle comme les enfants. Le bal des vampires est en fait l’anniversaire du vampire qu’on voit en couverture. Il faut noter qu’il est traité avec humour, il tombe dans les escaliers avant d’arriver à sa surprise. À cette fête les vampires s’enivrent toute la nuit et au matin ils sont incapables d’aller se mettre à l’abri du soleil. Ils sont dépendants des autres, un peu comme les enfants qui sont dépendants de leurs parents.

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    Un autre exemple, est la bande-dessinée Petit vampire fait du kung-fu. C’est le tome 2 de la saga. Les couleurs de la couverture sont froides et majoritairement sombres mais pas seulement : il y a la présence de rouge, de jaune et de orange. On peut observer la même dynamique des couleurs sur les autres tomes parus : couleurs relativement sombres mais avec quelques touches de couleurs vives, car c’est une bande-dessinée adressée aux enfants.

    Pour bien comprendre cette représentation il faut se remettre dans le contexte de l’histoire : un grand-père lit une histoire à son petit-fils. Puis, le petit-fils raconte sa journée : il s’est fait malmené par d’autres garçons de son âge. Son grand-père lui explique que ce n’est pas bien de se battre. Ensuite, le garçon se retrouve seul et les « peluches » se mettent à parler, parmi elles se trouve le petit-vampire. Il a de petites oreilles pointues et une tête ronde aussi grosse que le corps. Le petit vampire veut aider son ami et l’emmène chez un professeur de kung-fu pour qu’il apprenne à se défendre. Le vocabulaire est simple, parfois familier. Le petit vampire est ami avec le garçon, ce qui ne fait plus peur aux enfants. Les deux amis sont vus comme des enfants : ils leur faut l’aide des adultes pour résoudre les problèmes.

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    On peut aussi faire une simple remarque sur l’album Gargouilles et vampires qui comporte un petit poème sur un vampire qui ne peut pas se faire beau car il ne peut pas se voir dans le miroir. Il est tourné en ridicule pour que les enfants n’aient pas peur de ces créatures.

    Finalement, ces « nouveaux » vampires sont les amis des humains et non plus des prédateurs contraireme à l’origine.

    III. Des similitudes avec le vampire originel, Dracula

    Si les vampires d’aujourd’hui sont donc des adolescents très populaires qui ne font plus peur aux enfants, on observe toutefois un certain respect des traditions. En effet, certains traits de ces nouveaux vampires sont les mêmes que ceux de Dracula, le vampire originel de Bram Stoker.

    Retournons à la genèse du personnage de Dracula, probablement inspiré d’une personne qui a réellement existé, Vlad III L’empaleur, prince de Valachie ayant vécu au XVe siècle. Sa vie est connue grâce aux sources écrites qui relatent les faits et gestes de Vlad III, prince de Valachie. Selon certaines sources, Vlad Ţepeş était un monstre, un modèle de cruauté, une brute qui aimait répandre le sang, le feu, la mort partout, et ses victimes se seraient comptées en milliers, en dizaines ou en centaines de milliers. Cette thèse d’essence occidentale, trouve son origine dans la haine et le ressentiment de ses adversaires, les marchands saxons et les boyards de Valachie, qui ont toujours lutté pour conserver leurs privilèges dans ces régions.

    Au début du XIXe siècle, cette thèse a été relancée par la publication en allemand des Histoires de la Moldavie et de la Valachie de Johann Christian Engel, qui présente Vlad Ţepeş comme un tyran sanguinaire.

    En réalité, telle qu’elle est corroborée par les sources primaires, Vlad Ţepeş a persécuté les boyards valaques au profit du " vil " peuple pour asseoir son pouvoir, et pour financer ses campagnes militaires. Il a augmenté les droits de douane des marchands saxons de Transylvanie en Valachie. Ce sont ceux-ci qui, au moyen de gravures sur bois et de libelles reproduits à des centaines d’exemplaires, l’ont pour la première fois représenté en vampire sanguinaire se repaissant de chair humaine et buvant du sang, attablé devant une forêt de pals. Selon leurs libelles, Vlad aurait systématiquement fait écorcher, bouillir, décapiter, aveugler, étrangler, pendre, brûler, frire, clouer, enterrer vivants, mutiler atrocement et bien sûr empaler tous ses contradicteurs.

    Dans quelle mesure Vlad a-t-il vraiment usé de ces cruels procédés ? Rien ne corrobore qu’il les ait davantage pratiqués que ses contemporains, mais il l’a fait de manière à frapper les esprits, en osant martyriser non seulement des criminels ou des voleurs, mais aussi des aristocrates comploteurs ou des marchands étrangers jugés malhonnêtes.

    À coup sûr, l’histoire de ce personnage aura beaucoup aidé Bram Stocker dans la fabrication de son personnage : Dracula.

    Dans le film de Francis Ford Coppola on apprend que Dracula à l’origine a été maudit pour avoir renié Dieu, ce qui donne un caractère plus dramatique au personnage. Il a donc été obligé de se nourrir de sang humain. On retrouve en quelques sortes cette idée dans Les vampires de Manhattan. En effet, les vampires sont des anges qui ont été bannis du paradis pour avoir aider Lucifer à défier Dieu. Donc on retrouve un lien fort avec Dieu, l’idée d’une punition divine.

    En outre, les vampires boivent du sang humain tout comme Dracula et ils meurent au soleil (Mélusine) et ce sont des créatures de la nuit (Petit vampire).

    De plus, on retrouve l’amour. Dracula est tombé amoureux d’une femme qu’il a perdue. Cela on le retrouve dans Les vampires de Manhattan : des liens d’amour existent mais certains se brisent au profit d’autres. Ce thème est donc un des noeuds central des deux intrigues.

    De plus, les vampires ont des pouvoirs que Dracula avait également. Ils ont de grandes capacités physiques, une grande force physique, de l’endurance...

    En outre ils sont aussi d’une grande beauté physique. Ils sont donc séduisants pour les humains, ils ont moins de mal à les attirer.

    Plus haut nous avons remarqué que les « nouveaux » vampires étaient capables de se transformer notamment en animal, ou changer leurs traits de visages. C’est également le cas de Dracula qui est capable de se transformer en chauve-souris.

    Ensuite, dans l’imaginaire populaire Dracula représentait l’incarnation du mal par excellence, il représente la mort, les enfers. Tout le monde en avait peur...

    Conclusion

    Aujourd’hui les gens n’ont plus peur des vampires. Ils sont même dans biens des cas des objets de fascination car ce sont des créatures qu’on ne connaît pas très bien, dont on a du mal à établir une définition générale.

    Les auteurs et éditeurs ont trouvé là une mine d’or pour vendre des milliers d’exemplaires de livres parlant des vampires. Ce phénomène a également touché l’industrie du cinéma et des séries télévisés où les vampires sont transformés à différentes sauces pour au moins faire en sorte que chaque série ou film en montre une particularité.

    En outre, puisque tout le monde peut montrer des vampires différents les uns des autres cela complique le fait d’en donner une définition et des caractéristiques à peu prés générales. Car comme nous avons pu le constater, le vampire fait avant tout partie de la mythologie et des légendes.

    Finalement, les auteurs nous montrent les vampires comme des amis plutôt que comme des prédateurs ce qui est assez inédit dans la représentations qu’on avait pu avoir d’eux jusqu’à présent. L’avenir seul nous dira à quelle autre légende les auteurs s’attaqueront la prochaine fois pour créer leurs best-sellers dont on trouvera tout un rayon dans les librairies.

    © Tiffany Lefebvre, Deust 2 Métiers des bibliothèques et de la Documentation

    Juin 2011

    Post-scriptum

    Bibliographie/Sitographie

    -  LA CRUZ, Melissa De. Vol. 1 Les vampires de Manhattan. Paris : Le livre de poche jeunesse, 2011. 337 p.

    -  LA CRUZ, Melissa De. Vol 2 Les vampires de Manhattan : les sang bleu. Paris : Le livre de poche jeunesse, 2011. 336 p.

    -  GILSON François, CLARKE ill. Mélusine Vol. 2 Le bal des vampires. Dupuis, 1995.48 p. (Mélusine ; 2)

    -  SFAR, Joann. Vol. 2 Petit vampire fait du kung fu. Paris : Delcourt, 2000. 32 p.

    -  PRELUTSKY, Jack, SIS, Peter ill. Gargouilles et vampires. Paris : Grasset jeunesse, 2001. 40 p. Traduit de l’américain par Alice Marchand

    -  Les vampires In Monde de Buffy consulté le 25 février 2011, consultable en ligne sur lemondedebuffy.free.fr.

    -  Vlad III L’Empaleur In wikipédia consulté le 25 février 2011, consultable sur wikipedia.org.