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Une Nana comme moi

 
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    Aï Yazawa, auteur de manga, a marqué fortement mon adolescence, avec des œuvres telles que Paradise Kiss ou Je ne suis pas un ange. Mais c’est avec Nana qu’elle m’a le plus profondément touchée.

    Nana, c’était l’histoire de deux jeunes filles. L’une était sensible, méga romantique, un peu capricieuse et chez elle, les larmes venaient facilement. L’autre était très mystérieuse, un peu froide mais très mature et indépendante. Elles s’étaient rencontrées dans le train qui les menait à Tokyo. Un lien les unissait : elles partageaient le même prénom, Nana. Elles avaient décidé toutes deux de prendre un aller simple pour Tokyo, dans un but précis. Nana Komatsu allait retrouver son amoureux, Nana Osaki voulait monter un groupe de musique et devenir célèbre... Pourtant, elles allaient avoir bien d’autres surprises une fois arrivées.

    (JPG)
    © Delcourt, 2002

    Adolescente rêveuse, mature et croyant à l’amour, je ne pouvais que tomber amoureuse de ce manga. Ces deux nanas ou Nana, se complétaient et me représentaient. Je découvris dans ce manga l’aboutissement de rêves et aussi la souffrance, notamment lorsque l’une d’elle se rendit compte que son petit ami la trompait, mais surtout la présence indispensable de l’Amitié. Et oui ces deux Nana tellement différentes et pourtant liées, donnaient envie à l’adolescente que j’étais de découvrir moi aussi l’amitié exclusive, celle qui rend jalouse mais qui donne confiance en soi.

    Nana Osaki, avait réussi à devenir célèbre et évoluait dans le monde du Show business japonais avec son groupe Blast. Ce qui m’attirait énormément chez cette Nana, c’étaient ses vêtements influencés par la créatrice de mode Viviene Westwood : petites jupes à froufrous, porte jarretelles qui dépassaient, des vestes en cuir, . Je l’admirais, elle portait des habits que je n’avais jamais osé porter et qui pourtant me plaisaient. Une fois à Tokyo elle avait retrouvé l’homme qui l’avait quittée quelques années plus tôt pour, lui aussi, monter un groupe. Son combat avait commencé entre l’amour et un besoin d’indépendance. Et le mien aussi car j’avais envie de lui crier : « C’est l’homme de ta vie, ne gâche pas tout ! » mais j’apprenais grâce à elle, à me méfier de l’amour.

    Quant à Nana Komatsu, elle reste ma préférée, non seulement par sa naïveté et sa joie de vivre, mais surtout par sa quête du prince charmant. Ainsi, au fil des tomes, je l’ai d’abord vue avec un garçon gentil, attentionné et merveilleux qu’elle a finalement quitté pour un homme froid, égoïste dont elle était malheureusement amoureuse. Elle ne pouvait contrôler l’Amour qui la poussait vers cet homme même s’il la faisait pleurer.

    Ce thème m’a beaucoup touchée et me permet, avec le recul de comprendre mon attirance pour un certain type d’homme. Parce que, si elle était restée avec le gentil, on se serait ennuyé. Je me rendais bien compte que l’amour n’était pas logique. Quant à cette amitié si intense qui les lie, je pense l’avoir parfois effleuré, au lycée, mais jamais je n’ai trouvé cette union parfaite avec une autre fille.

    Pauline, octobre 2011

    Deust 2 métiers des Bibliothèques et de la Documentation

    Post-scriptum

    YAZAWA, Aï, Nana. Sae CIBOT trad. Paris : Delcourt, 2002. 180 p. ; 18 cm. ISBN 2-84055-957-9 (br.)