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Un livre presque aussi grand que moi

 
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    Mots-clés

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    Au pays des fées
    Première de couverture

    Peu de souvenirs me restent de ma petite enfance, c’est-à-dire jusqu’à mes six ans. Pourtant, un livre de contes me revient en mémoire, il me paraissait si grand du fait qu’il faisait presque ma taille en hauteur. Chaque soir, avant de nous endormir, ma mère nous lisait à ma petite sœur et moi, un conte de ce livre. Celui que je préférais était Peau d’âne. Nous nous asseyions chaque soir sur mon lit, ma sœur tenant son ours en peluche et son pouce dans la bouche et moi, impatiente d’entendre l’histoire et de voir les illustrations. Ma mère tenait sur ses genoux le grand livre de contes et lisait d’une voix très douce tout en montrant les illustrations du doigt. Mon attention était attirée en particulier sur la superbe robe couleur or que portait Peau d’âne et qui a fait, plus d’une fois, l’objet de mes rêves.

    Le personnage qui me plaisait le plus dans cette histoire est sans doute la marraine, toujours présente pour sa filleule et qui essayait de répondre au mieux à ses interrogations. Avec le recul, je pense que je sentais dans ce personnage ce qui me manquait auprès de mes parents et notamment de ma mère, c’est-à-dire de l’attention. Comme beaucoup de petites filles qui deviennent grande sœur, j’avais l’impression que l’attention de mes parents se portait uniquement sur ma petite sœur.

    (JPG)
    Peau d’Âne

    Deux passages du conte de peau d’âne me plaisaient particulièrement. Le premier était celui où Peau d’âne demandait au roi une robe plus vive que le soleil et brillant du feu de milliers de diamants. Cette description très brève me laissait rêver. Je m’imaginais cette robe étincelante, si magnifique que seule une princesse lors d’une grande réception dans son château pouvait la porter. Le second passage qui attirait particulièrement mon attention était celui où toutes les femmes de la haute bourgeoisie passaient les unes après les autres essayer la bague. Lorsque Peau d’Âne arrivait, sale, puant l’âne et le cochon, l’anneau lui allait. Je rêvais de cette scène avec une jeune femme, d’apparence misérable, montrée du doigt par toutes ces personnes qui avaient déjà essayé la bague, arrivant devant un beau prince aux yeux bleus et cheveux bruns et impatient de trouver sa princesse.

    Quelle petite fille n’a jamais rêvé d’être une princesse et de rencontrer son prince ?

    Delphine, L1 Psychologie, novembre 2011

    Post-scriptum

    PERRAULT, Charles. Au pays des fées. Maria Grazia Bolodrini ill. Visconti-Flammarion, 1993. 50 x 50 cm. (cartonné). Imprimé en Italie.