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À quoi tu joues ? de Marie-Sabine Roger, Anne Sol et Frédéric Lavabre

Peut-on être capable de vivre sans stéréotypes ?
 
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    Marre des idées reçues, des stéréotypes : " Les garçons ça fait pas de la danse sinon ça serait trop la honte", et "les filles c’est pas bricoleur ? ". Les droits humains sont les droits de TOUS et de TOUTES.

    A quoi tu jouesest un livre qui rend compte des stéréotypes qui se diffusent dans le monde. Est-il difficile de vivre sans avoir de préjugés ? d’idées reçues ?

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    OUBLIONS LES STEREOTYPES

    Marie-Sabine Roger, auteur de ce livre, nous transmet son point de vue et nous encourage à lutter contre cette optique de "stéréotypes". Rappelons nous qu’il est bien connu que les filles font de la danse, et que les garçons jouent au football, un exemple typique d’une idée reçue mais à la fois réelle. Si l’on venait à demander à un garçon s’il ferait de la danse sa réponse serait immédiate : " Ce serait trop ridicule."

    Dans ce livre, il est écrit " Les filles ça joue pas au foot faudrait déjà savoir taper dans un ballon" alors on doit absolument être un garçon pour savoir taper dans un ballon, dribbler ? Ce sont des activités masculines mais aussi féminines. Chaque enfant est libre de subvenir à ses besoins, de faire ce qui lui plaît mais surtout faire ce dont il a envie. Oublions donc les clichés.

    "Les garçons ça saute pas à la corde... forcément c’est des garçons..", cette idée développe ainsi que les garçons et les filles ne doivent pas se confondre, donc avoir des activités différentes.

    Laissons chaque enfant libre de parcourir l’activité de son choix.

    DEPUIS QUAND LES GARCONS

    N’ONT PAS LE DROIT DE PLEURER ?

    " Et surtout les garçons ça pleure jamais " forcément ce serait trop la honte qu’un garçon pleure et encore plus devant une fille qui se ferait accusé de "pleurnicheuse". Ainsi, les garçons auraient un cœur de pierre. On doit oublier cette idée : c’est humain de pleurer. Pourtant, nous avons déjà tous et toutes entendu cette phrase : "Les garçons ça ne doit pas pleurer" donc un garçon ne devrait pas exprimer ses sentiments en public ? Marie-Sabine Roger tente de nous prouver que les garçons ont le droit d’être fragiles comme les filles et d’avoir du chagrin.

    CE N’EST PAS PARCE QU’ON EST UNE FILLE

    QU’ON A PAS LE DROIT DE....

    " Les filles ça joue pas aux voitures... forcément c’est des filles ". Dans cet exemple on constate une fois de plus que le stéréotype est le suivant : les filles jouent à la dînette et les garçons aux voitures... Mais aucune chose n’interdit de jouer aux voitures, il n’y a aucune honte si une fille joue aux voitures car au contraire elle se découvre. Laissons la liberté à l’enfant de se découvrir, d’apprendre, de communiquer, de constater.

    " Les filles c’est pas bricoleur.. parce-que ça sait rien faire", nous sommes en présence du plus grand stéréotype qui existe. Les hommes sont des bricoleurs, oui ils tondent la pelouse, ils bricolent, ils réparent... mais alors quelle est le rôle des filles ? De faire le ménage, de faire la cuisine... Ainsi, les petites filles s’identifient aux princesses des dessins animés comme Cendrillon et vont trouver normal ce rôle de la femme. Cessons donc ce stéréotype, le sexe féminin a le droit de bricoler. Chaque enfant doit pouvoir exposer ses idées, s’exprimer librement.

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    Un livre qui plaira autant aux enfants qu’aux grands puisqu’il permet de se rendre compte des stéréotypes que nous rencontrons tous les jours.

    À travers ces différents exemples, l’intérêt est de prouver aux enfants que tous et toutes ont le droit d’être libre, de choisir, de s’exprimer, de devenir quelqu’un. L’enfant est fragile, son but étant de découvrir le monde mais aussi de se découvrir.

    Il est donc impossible de vivre dans un monde où le point de vue des personnes n’est pas personnel mais bien un ensemble d’idées reçues.

    Marie-Sabine roger. A quoi tu joues ? . Anne sol, Frédéric Lavabre ill. Paris : Sarbacane, 2009.

    Public ciblé : enfants, adolescents, parents.

    Anaïs Fortuné. 1ère année LCE italien, ERSO, décembre 2011