Site littérature jeunesse de lille 3

L’île des rêves interdits, de Monica Hugues

 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Un livre qui ne pouvait que me plaire puisque son sujet est le pouvoir des rêves et surtout, le pouvoir libérateur des contes.

    Sur l’île d’Ariban, il est interdit de rêver : endormi ou éveillé, il faut vivre sa vie de berger ou de pêcheur, sans se poser de questions, sans imaginer d’autres possibilités que celles tracées d’avance par la communauté et les deux vieux sages qui la gèrent.

    (GIF)

    Colin, adolescent discipliné, suit les règles, sauf une : il tente de cacher à tous que sa petite sœur Etta fait des cauchemars afin qu’elle ne soit pas punie, bannie ou pire encore peut-être. Ce jeune homme qui n’a rien d’un rebelle a simplement bon cœur. Mais le destin va lui envoyer un grain de sable qui va gripper la belle machine sous la forme d’une jolie jeune fille échouée sur la plage après une forte tempête. Jennifer est belle, elle a de magnifiques yeux bleus, elle est différente, elle connaît le monde extérieur et elle est conteuse. En attendant de statuer sur son sort, les Anciens décident de la laisser à la garde de la famille de Colin. Le jeune homme va tomber amoureux d’elle, même s’il l’ignore, il va entendre les contes que Jennifer dit à Etta et surtout, il va se mettre à réfléchir. Il va, par moments, laisser son imagination vagabonder, ce qui fait de lui un rebelle dans la société où il vit. Tout cela ne peut que mal finir. Pour sauver Jennifer de la mort et sa sœur du bannissement, il devra les aider à s’enfuir sur un bateau volé. Une autre vie va commencer.

    Un bon roman qui, même s’il paraît épais, se lit vite et facilement et peut plaire à de jeunes lecteurs.

    Une remarque cependant : écrit moins grand sur du papier moins épais, ce roman aurait tenu en 180 pages maximum et aurait pu être vendu moins cher. Je trouve que ces nouvelles collections représentent une opération commerciale qui s’avérera peut-être juteuse mais je réprouve ces procédés quand il s’agit de littérature de jeunesse. "C’est de l’arnaque !" comme disent mes élèves.

    par Annick Briois

    Avis d’un autre lecteur

    Ne rien imaginer, ne pas rêver, surtout ne pas rêver... Sur l’île d’Ariban, les récits imaginaires et les songes sont interdits sous peine d’exil ou de mort.

    Les règles établies sont claires, les outrepasser entraînerait un sévère châtiment. La communauté de Merton, seul village de l’île, obéit à ses seuls dirigeants : l’Ancien berger et l’Ancien pêcheur. Colin, pourtant soumis et dévoué à son île, transgresse chaque jour la loi en taisant les cauchemars de sa sœur Etta.

    Tout va réellement basculer le jour où il va sauver une jeune fille échouée sur la plage. La présence d’une étrangère menace l’équilibre d’Ariban. Que faire d’elle ? Dans l’attente d’une décision, l’adolescente vivra dans la famille de Colin. Mais ce que tout le monde ignore encore c’est que Jennifer est conteuse.

    Pouvoir des contes contre totalitarisme

    Difficile de vivre dans une communauté où le rêve, l’imagination et l’évasion sont interdits. Colin ne se pose aucune question et respecte les lois et les valeurs morales de son île. Sa vie est toute tracée et il ne peut pas aller contre. D’ailleurs, il doit épouser le jour de son seizième anniversaire la petite fille de l’Ancien pêcheur, Gwinne, même si l’amour fait défaut.

    Et pourtant, quinze ans est l’âge du rêve, du « tout est possible ». Mais pas sur l’île d’Ariban où Colin est soumis et passif soit par lâcheté soit par ignorance du monde extérieur. Colin a un bon fond malgré tout, il protège sa sœur et sauve Jennifer, échouée sur la plage. Mais tout est paradoxal dans son personnage. Chaque fois qu’il entreprend une bonne action il ne peut s’empêcher de penser à la punition s’il venait à éveiller la colère des Anciens. La peur de mourir lui fait prendre les mauvaises décisions.

    La découverte du monde des contes va bouleverser sa vie. Le pouvoir du livre va peu à peu le libérer de l’emprise dictatoriale et lui ouvrir les yeux sur le monde.

    Le passage de la soumission à la reconquête de la liberté s’instaure dans un style sobre empreint de poésie et de philosophie. Ajouter à cela une pincée de suspense et de rebondissements et vous obtiendrez ce conte fantastique.

    L’île des rêves interdits est une jolie fable et une réflexion sur le totalitarisme et la liberté avec pour morale : sans imagination, sans rêves et sans livres, le monde serait bien sombre.

    par Emilie Dauphin (01/2004)

    Mots-clés : conte - liberté - totalitarisme

    Avis de jeunes lecteurs

    J’ai bien aimé ce conte. Il était original. L’idée de couper ainsi un monde de l’imaginaire, donc des rêves, pour mieux détourner les idées des habitants, est bien trouvée. Les personnages sont attachants mais leurs réactions sont par moment trop prévisibles. (N’est-ce pas un des inconvénients des contes ?)

    (Anne-Laure, 11 ans 1/2)

    C’était super bien et j’ai été captivée par cette histoire en me disant que, si ça tombe, cela pourrait exister. Cela m’a appris que les lois ne sont pas très exigeantes, comparées à celles du livre. Je vous conseille de lire ce livre. Il est drôle et émouvant.

    (Violette, 13 ans)

    J’ai aimé ce livre car il y a des choses imaginaires comme cette île qui interdit les rêves. Et pourtant il est écrit de manière réaliste. Il me plaît aussi car il y a des moments tristes ou inquiétants comme cette séparation entre un enfant et ses parents ou un meurtre envisagé par les anciens qui décident de tout sur l’île. La fin de l’histoire est assez heureuse car les jeunes gens réussissent à gagner la liberté. Et le livre est très facile à lire.

    Audrey Brunez, 13 ans

    J’ai adoré ce livre !!! Si vous aimez bien ce livre je suis sûr que vous aimerez aussi le vent de feu .

    Hugues, Monica. L’île des rêves interdits . Bayard jeunesse, 2000. (Les littéraires). 281 p. ISBN 2227739150