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PICSOU : En direct avec Picsou

Révélations exclusives du "canard le plus riche du monde".
 
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    Nous voici en direct de l’émission « Ne jetez jamais votre argent par les fenêtres » avec Balthazar, Picsou de son nom, alias Oncle Picsou. Il nous fait l’honneur d’ accorder une interview malgré un emploi du temps très chargé en cette fin d’année. Essayons d’en savoir un peu plus sur le "canard le plus riche du monde".
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    Picsou dans son coffre

    Laura : Bonjour Monsieur Picsou. Tout d’abord, je me présente : je suis Laura, j’aimerais en apprendre un peu plus sur vous et votre richesse évidemment pour nos lecteurs et ceux qui vous suivent depuis bien longtemps. Puis-je vous appeler Balthazar ?

    Picsou : Si vous le voulez. Mais pour votre information, chère Laura, mon créateur ou devrais-je dire mon père, Carl Barks m’a donné le nom de Scrooge McDuc en 1947. Cependant, ici, en France, lorsque je suis apparu la première fois dans Donald et le Secret du Donjon, vous m’avez nommé Oncle Harpagon. Puis Oncle Edgar dans plusieurs comic trips. Mais en 1952, j’adopte définitivement le nom de Balthazar Picsou choisi par Raymond Calame du Journal de Mickey. Vous pouvez aussi me trouver sous différentes appellations selon les pays telles que Dagobert Duck en Allemagne ou Paperon de’ Paperoni en Italie ou encore Tio Patinhas au Brésil. Et comment ça ma richesse ? Vous ne pensez tout de même pas que je vous donnerai une petite pièce à la fin pour votre gentillesse ?!

    Laura : Autant de noms ! C’est étonnant ! Vous devez en perdre la tête ! Vous deviez bien en avoir un que vous préférez. Je ne voulais pas vous froisser Balthazar, je ne pensais pas que vous seriez aussi sensible concernant l’argent. Revenons-en à votre histoire. Pouvez-vous m’en dire plus sur votre créateur ?

    Picsou : Il est vrai que je n’y ai jamais pensé. Mais puisque vous me le demandez, je dirai Dagobert Duck car ce surnom me fait penser à la chanson du Roi Dagobert, mes neveux me l’ont beaucoup chanté et ils ont une manière bien à eux de l’interpréter. Ils me font rire. Et je ne suis pas sensible que vous dites ?! c’est juste que je ne donne pas d’argent à n’importe qui. Si je suis si riche c’est grâce à moi, aux travaux effectués dans ma vie. Pour en revenir à mon créateur, Carl Barks m’a créé en 1947. Il était scénariste-dessinateur pour les studios Disney. Il a créé l’univers des canards. Je suis l’oncle de Donald d’où mon surnom d’Oncle Picsou. À mes débuts je n’étais qu’un personnage secondaire. Mais j’ai vite su m’imposer et plaire à tous ceux qui me suivent aujourd’hui. Que voulez-vous ? Ce n’est pas donné à tout le monde.

    Laura : Quelle modestie ! Nous pouvons dire que vous avez du talent ! Tout le monde sait que vous êtes "le canard le plus riche du monde", comment en êtes-vous arrivé jusque-là ? Avez-vous fait du cinéma ?

    Picsou : Oh vous, vous n’avez pas lu mes aventures dans La Jeunesse de Picsou ! Sachez, Laura, que ce n’est pas Carl Barks qui a écrit ces aventures mais Don Rosa qui a eu la gentillesse de raconter ma jeunesse. Mais Don Rosa s’inspire des récits de Carl ! Alors que d’autres écrivains ne se soucient aucunement de ce que mon père a raconté. Étant jeune, j’ai visité plusieurs endroits magnifiques en Amérique. Je suis passé par le Mississipi puis j’ai gagné le Colorado. J’ai eu la chance de voir le merveilleux paysage des plaines du Montana où je suis devenu un cow-boy. J’ai aussi été en Afrique et en Australie et j’ai vu l’immense vallée perdue du Klondike où j’ai rencontré la plus belle mais aussi la plus cruelle des femmes : Goldie O’Gilt. Si je suis si riche aujourd’hui, c’est grâce à la pépite d’or que j’ai trouvé. Elle était aussi grosse qu’un œuf d’autruche. C’est aussi grâce aux affaires, que je mène d’une main de fer, qu’est due ma richesse. Parlons du cinéma ! Il est vrai que j’ai participé à un film, j’en étais même le héros mais toujours avec Riri, Fifi et Loulou. Le film s’intitule La Bande à Picsou : Le trésor de la lampe perdue.

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    Le Trésor de la Lampe Perdue

    Laura : On conseille à tous ceux qui ne l’ont pas vu de le regarder. C’est impressionnant de voir à quel point vous avez voyagé. C’est remarquable ! Lorsque l’on vous suit dans vos aventures, on remarque tout de suite la présence constante de vos petits neveux : Riri, Fifi, Loulou. Et n’oublions pas vos ennemis !

    Picsou : Riri, Fifi et Loulou m’ont été confiés par Donald étant donné le peu d’argent qu’il gagne. Il suffit de regarder dans le Journal de Mickey dans Les p’tits boulots pour savoir qu’il ne gagne pas grand-chose. Vous savez je peux passer pour un vieillard aigri et avare mais pour rien au monde je n’échangerais mes petits neveux, même pour de l’argent ! Ils sont comme mes fils. Et les ennemis ! parlons-en ! Je ne sais pas pourquoi ils essaient toujours de me voler alors qu’ils n’arrivent à rien ! Les Rapetou essaient sans cessent de me voler, Miss Tick est une sorcière qui me joue encore des tours. Écoutez cela, la dernière fois elle a mis mes petits neveux, mes domestiques et moi-même face à nos peurs tout cela pour avoir mon sou fétiche. Nous étions tous tétanisés mais nous avons fait face à nos peurs. Archibald Gripsou veut devenir plus riche que moi alors il ne cesse de me tendre des pièges, mais je suis beaucoup plus rusé que lui !

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    Miss Tick dans La bande à Picsou

    Laura : Votre vie est bien mouvementée, vous ne devez pas vous ennuyer ?

    Picsou : Oh non, je suis toujours actif. Mes journées sont remplies d’aventures !

    Laura : Et vos histoires d’amour ? Vous n’en parlez pas. Racontez-moi s’il vous plaît.

    Picsou : (il fronce les sourcils) Il n’y a pas beaucoup à dire.

    Laura : Je me permets d’insister.

    Picsou : Bien. Comme je vous l’ai dit précédemment, Goldit O’Gilt fut mon amour de jeunesse. Elle était si belle et elle l’est encore. C’était une femme douée en affaires. Mais entre nous c’était : "Je t’aime, moi non plus". C’est bien cette expression que vous utilisez en France ?

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    Goldit O’Gilt et Picsou dans La bande à picsou

    Laura : Oui, c’est bien cela. Mais il y a eu quelqu’un d’autre dans votre vie ? j’ai entendu parler d’une certaine Brigitte Mc Bridge.

    Picsou : Oh non ne me parlez surtout pas de cette femme. Elle dit m’aimer mais je ne ressens pas la même chose. Comme je dis : « épouser une femme qui n’a pas le sens des affaires ? JAMAIS ». Et pourtant elle a le sens des affaires pour être l’alliée de mes ennemis et me tendre des pièges. Mais je ne sais pas si vous la connaissez. Elle est surtout connue en Italie.

    Laura : Je n’en ai que vaguement entendu parler. La crise économique a-t-elle eu des conséquences sur votre richesse ?

    Picsou : Je trouve ça personnel. Je n’aime pas parler d’argent. Vous savez que mon emploi du temps est chargé...

    Laura : Je vous remercie d’avoir accepté cette interview Balthazar Picsou, plus connu sous le nom de « Oncle Picsou ». Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année ainsi qu’aux téléspectateurs.

    Picsou : Des fêtes de fin d’années qui font dépenser ! Mon compte a un trou de 20$ ! Bonnes fêtes de fin d’années à vous, Laura, et aux téléspectateurs.

    ©Laura, janvier 2012

    L1 HSI, Langues et Cultures Antiques