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La pauvreté dans la littérature jeunesse (mini thèse)

 
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    Mots-clés

    Déclencher une prise de conscience salutaire chez le jeune lecteur sans pathos exagéré ni culpabilisation excessive.

    Depuis toujours, la littérature légitime a abordé le thème de la pauvreté par des œuvres entrées aujourd’hui dans le patrimoine culturel universel (Hugo, Malot, Dickens, London), mais c’est depuis une quinzaine d’année seulement que la littérature jeunesse se fait l’écho de la réapparition de ce thème dans le débat public, en multipliant les approches, avec tact, franchise et originalité.

    Il ne s’agit plus tant de délivrer une morale à travers l’illustration d’un destin spécifique, visant le salut ou la rédemption, en exploitant les ficelles trop visibles d’un manichéisme sous-jacent, mais de déclencher une prise de conscience salutaire chez le jeune lecteur en lui faisant toucher du doigt la gravité de ce sujet, par des exemples précis, témoignages authentiques de situations existantes, et en contextualisant, sans pathos exagéré ni culpabilisation excessive, les déboires ou les difficultés des victimes principales de ce fléau social.

    La littérature jeunesse par le biais du romanesque historique ou contemporain nous fait partager le quotidien difficile des exclus et des laissés-pour-compte, et par celui du documentaire accroît la visibilité du monde associatif engagé dans ce combat difficile, tout en contribuant à la connaissance des lois en les adaptant à la compréhension des plus jeunes par un travail éditorial de qualité, accrédité par des professionnels, une encourageante entreprise de sensibilisation d’une part et de vulgarisation d’autre part semble maintenant amorcée à travers une production de qualité.

    Souris ramasseuse de dents perdant son emploi, personnage mi SDF mi salarié, enfants des ghettos africains contraints de vendre des jouets pour survivre, gamine des terrains vagues du XIXe siècle, deux albums jeunesse, deux BD et deux documentaires nous serviront de fil conducteur pour comprendre comment des approches narratives différentes peuvent témoigner d’une même problématique sociale.

    I La pauvreté et ses conséquences sociales : la stigmatisation des exclus

    La pauvreté menace tout le monde, un cadre supérieur peut, à cause d’un problème conjoncturel se retrouver dans la rue, une souris ramasseuse de dents, au rendement exemplaire, tomber en disgrâce pour une mission ratée et devenir compagnon de rats clochards. Dans les trois albums jeunesse abordés, la pauvreté peut être la conséquence d’un incident de parcours ou l’environnement d’origine de populations entières, la misère de la Zone Parisienne de la fin du XIXe siècle ou celle des ghettos africains d’aujourd’hui provoquent les mêmes réflexes de survie, le tiers-monde de l’an 2000 et les bidonvilles de la troisième république suscitent, malgré la distance géographique ou temporelle, un effroi similaire, entrainant des questions à traiter avec une urgence comparable.

    Les livres que j’ai analysés mettent en relief ces nombreux points, en utilisant des moyens différents.

    © Kaléidoscope, 1996 (JPG) Dans Sam et les clodos, par la personnification d’animaux, stratégie narrative toujours efficace pour aborder avec précaution une thématique aussi délicate, permettant à la fois proximité et distance.

    © Seuil Jeunesse, 1997. (JPG) C’est au travers d’un parcours singulier que le problème de la pauvreté est envisagé dans la BD Riche et pauvre. La vie de Richard Faucher, qui se raconte à la première personne, est très émouvante. Il s’adresse directement au lecteur, en le rendant spectateur de sa double existence. Ce personnage à la dualité volontairement exagérée, est à la fois riche et pauvre, et comme dans un conte fantastique, voit son destin basculer quotidiennement, à une heure bien précise, nous rappelant un conte bien connu. L’onirisme volontaire qui émane du récit et l’ambigüité qui se dégage de cet angle d’approche a été choisi pour que le lecteur soit familiarisé au thème difficile de la pauvreté avec plus de souplesse.

    Dans un style net et précis, elliptique sans être obscur, on apprend comment il est possible de passer facilement d’un état d’abondance confortable à celui de dénuement complet, ainsi que les avantages et inconvénients de chaque situation. Le ton est faussement neutre, le texte en rimes, essentiellement dialogué, distille un humour à froid (« Que la vie est belle dans la rue ! ») qui bouscule nos certitudes et la mise en page dynamique, très colorée mêlant collage et photos permet de dédramatiser le propos tout en faisant germer un certain sentiment de malaise quand certaines situations auraient tendance à nous faire sourire ou nous paraître irréelles justement à cause de leur violence. Malgré l’ambivalence de la conclusion(on ne sait si le SDF a rêvé une vie d’employée, ou l’employé une existence de SDF), ce récit nous engage dans la mesure du possible à tout mettre en œuvre pour choisir notre destin, à ne pas tomber dans des interprétations hâtives, quand la vie de SDF pourrait séduire par l’impression fallacieuse d’une certaine liberté (« j’ai trop de temps et trop d’espace, je ne sais plus où est ma place »).

    Il nous apprend à relativiser nos petites souffrances quotidiennes en insistant bien sur le fait qu’aucune vie n’est dénuée d’inconvénients, une certaine idée du bonheur ne pouvant s’atteindre qu’au prix de quelques sacrifices. Le livre jeunesse peut donc faire appel aux ressources critiques du jeune lecteur en le considérant d’emblée comme un récepteur consciencieux capable de comprendre et d’interpréter les différentes histoires. C’est là tout l’intérêt d’une BD au premier abord, aussi déroutante que Riche et pauvre.

    I - 1 La stigmatisation

    © Les éditions de l'atelier, 2008 (JPG) Jeanne et les travailleurs de la zone des fortifications dans cette France du XIXe siècle sont aussi les victimes principales de cette stigmatisation, cibles privilégiées du qu’en dira-t-on ; on les croit paresseux, on les prétend sales et dangereux (« la zone, un quartier de vauriens. La zone, personne n’y va, on en a bien trop peur ! ») alors qu’ils travaillent dur et dans des conditions inacceptables, mais c’est le contexte social de cette époque de fort exode rural et d’inégalité sociale importante qui creuse l’écart entre les différentes classes ; les pauvres sont les victimes expiatoires des bouleversement sociaux. Si le roman de Jeanne nous le fait bien saisir à travers la finesse du style littéraire, ce sont les livres documentaires qui nous donneront les éléments nécessaires (politiques, juridiques et historiques) pour comprendre les raisons conjoncturelles qui ont favorisé l’émergence et l’augmentation du nombre des plus pauvres. Avec des questions comme « pourquoi y a-t-il autant de pauvres dans notre pays ? » ou « pourtant c’est un pays riche la France », les problèmes du salaire, de la crise de logement ou des concepts comme celui de seuil de pauvreté pourront être explicité avec toute la rigueur nécessaire.

    II Misère innée, misère subie, et revanche des opprimés sur leur destin ; la leçon d’optimisme des albums jeunesse

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    © L’École des Loisirs, 1999

    La misère innée ou subie détruit les êtres et en pousse d’autres à puiser dans leur ressources intérieures pour transcender leur condition d’origine, créativité et débrouillardise, (dans Prince de la rue), réquisition du dispositif scolaire ou politique (dans Jeanne de la zone) pour remonter la pente, une note d’espoir est très souvent incluse dans le parti pris scénaristique des auteurs, pour retrouver confiance, motivation et foi en l’humain (dans Jeanne de la zone, on boucle la boucle avec l’obtention du diplôme, précieux sésame de l’ascension sociale et on sacralise le dialogue intergénérationnel pour que le souvenir des luttes passées ne soit pas enterré), très souvent l’humour vient à la rescousse comme dans Sam et les clodos quand le chat menaçant s’enfuit grâce à la ruse d’un rat SDF plus malin que lui. En échange, Sam la souris qui a récupéré, avec l’aide des rats SDF, la dent qui lui permettra de retrouver son emploi, doit promettre de ne pas oublier l’expérience marquante de la vie de clochard, une belle leçon d’espoir se fait jour dans ce contrat tacite d’estime mutuelle.

    La rue, la zone ou le bidonville se caractérisent par l’instauration d’une violence sans merci ou une forme d’égoïsme nécessaire (« quand on a pas de toit, c’est chacun pour soi ») est contrebalancée par la nécessité de préserver des valeurs fortes de solidarité et d’entraide qui permettent de survivre et de garder espoir. Les albums jeunesse savent mettre en valeur cette contradiction que les documentaires vont pouvoir décrypter en détail en mettant à la portée des plus jeunes des réponses à des questions sensibles comme celles-ci par exemple « pourquoi certains exclus sont ils agressifs ? », très proches des interrogations qui taraudent les plus jeunes.

    III Le monde de la rue, le monde de la zone ; des gens solides et des valeurs fortes

    Dans la pauvreté, ce sont d’abord et avant tout les questions de la dignité attaquée, et la violence du regard de l’autre qui sont mises en avant, dans Sam et les clodos, Sam, la souris orgueilleuse se fait violemment rabrouer par le rat SDF que l’insulte de malpropreté blesse profondément « Oh !la !la ! Écoutez-le lui. Vaurien, malpropre ? C’est donc comme ça que tu nous vois ? Princes hier, clodos aujourd’hui, renchérit Rat d’égout. Que sais-tu de nous, espèce de souris prétentieuse ? »... Les préjugés de Sam la souris sur les pauvres sont loin d’être isolés, nous les avons aussi, et seule la menace d’un déclassement aussi soudain, peut nous amener à réfléchir à deux fois avant de diaboliser systématiquement les individus que la violence de notre société marginalise.

    III - 1 La Solidarité

    Malgré l’injustice de certaines attaques, les gens de la rue savent passer l’éponge et rester fidèle à leur éthique, le mulot SDF n’en tiendra pas longtemps rigueur à Sam et lui apprendra à savoir se défendre, où dénicher de la nourriture, semblablement dans Prince de la rue à travers la très forte amitié qui lie Shegé et Lokombe, lorsque les deux enfants récupèrent des matériaux dans la décharge d’un bidonville congolais pour fabriquer des jouets dont la vente leur permettra d’assurer leur subsistance. Shégé enseigne la prudence « ne va pas te faire mal avec ces bouteilles brisées » et Mulot la débrouillardise urbaine « viens donc Sam, il y en a pour tout le monde ! ». Dans le monde de Jeanne aussi, la solidarité est partout et prend tantôt le visage de Luigi, qui surveille les enfants, d’Hortense qui offre de la nourriture, d’Edouard le chiffonnier qui achète un dictionnaire à Jeanne l’année de son certificat d’étude. La pauvreté est liée à des valeurs fortes, à des principes intangibles dont les récits sans tomber dans un moralisme suranné nous montrent toute la grandeur.

    III-2 La Débrouillardise

    Dans Jeanne de la zone, et à travers une galerie de personnages touchant, la débrouillardise est une question de survie, les mots de Baptiste le chiffonnier sont significatifs, tout en aidant les autres, on sait qu’on ne peut compter que sur soi « C’est comme ça sur la zone des fortifs, dans le quartier des bicoques. Chacun s’arrange. Chacun invente. Car ici, personne n’est riche ».

    Luigi, l’ancien ouvrier des usines de produits chimiques fabrique des jouets avec « des sous de camelote », comme Lokombe avec ses fils de fer trouvés dans les détritus, la créativité, conséquence du dénuement, crée du lien et peut même nous sortir de la misère, quand on est reconnu comme artiste à travers le talent dont on fait preuve dans la réalisation de ses propres jouets.

    Jeanne, quant à elle, saura utiliser les possibilités d’ascension sociale que lui offre l’école pour sortir de sa condition d’origine dont elle a entrevu toute la dureté malgré les indéniables vertus de cœur et de courage dont font preuve les habitants de la zone. Loin de boucher les horizons par une approche fataliste, le récit propose des solutions différentes, des dénouements nombreux que la diversité des situations initiales porte déjà en elle-même.

    III-3 La dignité

    Dans Jeanne de la zone, quand la droiture morale est remise en question par les journaux de la ville, mettant en doute la fibre maternelle des mamans de la zone, les femmes se révoltent et, sous la pression populaire, le journal est obligé de présenter ses excuses et de reformuler son opinion, l’entrain populaire parvient ici à modifier la réalité, et nous prouve que tout espoir n’est pas perdu. Engagement politique, rébellion énergique, chacun à sa méthode pour se faire justice, être pauvre, c’est surtout devoir affronter le regard dur des autres » affirme le documentaire « c’est trop cher, pourquoi la pauvreté ? » des éditions Autrement junior, on le constate, cette question est au centre de l’approche privilégiée par les concepteurs du livre comme par les scénaristes des livres jeunesse.

    IV-Problème éternel, combat universel - Pauvreté d’hier, pauvreté d’aujourd’hui, misère d’ici, misère d’ailleurs

    La pauvreté a toujours existé, en témoigne le très beau récit illustré Jeanne de la zone, dont la conception très élaborée (avec de belles photos d’archives à la fin du roman) révèle le souci d’authenticité de ses créateurs, dont l’indéniable dimension pédagogique donne toute la valeur. Grace à ce beau récit, on comprend qu’il est important de savoir se souvenir, certes pour puiser de nouvelles raisons de lutter, mais aussi pour relativiser le dénuement d’aujourd’hui, et prendre conscience de notre position privilégiée quand on a la chance de n’avoir pas vu le jour dans un milieu aussi défavorisé que celui de Jeanne, ou dans un pays comme celui de Shégué. Garder ardente la flamme du souvenir et rendre hommage à ceux qui luttèrent avant nous, préservant contre vents et marées leur sentiment d’honneur est la leçon particulièrement émouvante de Jeanne de la zone, à travers le petit récit conclusif du roman ou nous retrouvons l’arrière-petite-fille descendante de Jeanne vivant à l’endroit où se trouvaient autrefois les fortifications, sa grand-mère lui contant les exploits de son aïeule, son souvenir restant précieusement conservé dans les fleurs séchés d’un dictionnaire dont la famille hérite, un symbole fort qui reflète le pouvoir émancipateur de la connaissance (« comprendre, c’est une paix gagnée tout au fond de soi »). Un lexique, des photos d’archives et de nombreuses références bibliographiques viennent compléter cette histoire sobre et émouvante.

    V-Valeur ajoutée du documentaire jeunesse sur un thème de société plutôt sensible

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    © Autrement, 2002

    L’approche documentaire dans la littérature jeunesse nécessite d’être adaptée à l’âge du public, les deux livres que j’ai choisi indiquent très clairement à quelle tranche d’âge ces livres doivent être proposés car le sujet est dense, les références juridiques nombreuses, pour ne pas en rendre la lecture trop difficile, mieux vaut déjà les prévenir du degré de difficulté éventuel. « C’est trop cher, pourquoi la pauvreté » (9 - 13 ans) et « Pourquoi des gens vivent dans la rue » (7 ans) ont choisi de s’adresser aux enfants à travers des questions, imaginées par les auteurs ou formulées par les enfants eux-mêmes, collectées et mises en ordre par des intervenants professionnels, acteurs sociaux, professeurs. Chez Autrement Junior, l’aspect juridique est privilégié, le bon fonctionnement des institutions, sa connaissance et sa mise en pratique permettent de familiariser les plus jeunes avec les dispositifs existant pour secourir les plus démunis et lutter individuellement ou collectivement contre l’exclusion.

    Le livre destiné aux 9-13 ans formule une question simple, provoquant une réponse présentée par un thème général, trois sous parties extraits de livres, la loi et son évolution. On y trouve en plus un comparatif avec le traitement de la pauvreté dans les autres pays, des adresses utiles et un lexique explicatif, ces différents points sont précédés d’une courte fiction sur un enfant témoignant son désarroi de ne pas pouvoir aller en vacances.

    En utilisant des questions d’enfants, on tente d’atteindre une certaine exhaustivité dans la diversité des thèmes abordés. En gardant la simplicité des formulations adolescentes, on vise l’empathie avec le jeune lecteur qui retrouvera nécessairement au moins une de ses préoccupations dans les différentes questions posées et les réponses apportées, claires et précises mais jamais dogmatiques.

    Pour les 7 ans, l’accent est donné sur les témoignages de personnes pauvres, exclues ou isolées. La caution du Samu social valide la légitimité de l’ouvrage dont le professionnalisme de l’approche ne peut être mis en doute.

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    © Bayard Jeunesse, 2010

    Le livre documentaire « Pourquoi des gens vivent dans la rue » privilégie une approche ludique, fortement illustrée, mais les questions qui font débat ne sont pas écartées, former un esprit citoyen, développer le sens de la responsabilité tout en mettant en lumière les contradictions inhérentes à notre système, pays riche dans lequel les inégalités sont croissantes. A la lecture, on devine un parti pris militant. Dans la mise en page, les mots les plus importants sont mis en valeur par de la couleur et l’emploi de typographie différente, avec le choix concerté de la fonction phatique, « et toi, dans tout ça, que pourrais-tu faire pour prendre plus soin des autres ? ». Cela crée une complicité immédiate avec le jeune lecteur. Le sujet de la pauvreté est douloureux et culpabilisant, pour le traiter avec subtilité, toutes les ressources de la mise en page seront exploitées. Les auteurs insistent sur les mots importants pour enrichir le vocabulaire des lecteurs, et des dessins dont le style graphique est très clair remplissent très bien ce rôle, des qualités que possèdent les deux petits documentaires.

    CONCLUSION

    La pauvreté est certes un thème douloureux, mais qui permet quand il est bien traité de répondre à toutes les attentes du bon album jeunesse, dispensant du rêve et de l’espoir avec Prince des rues, la fable dépaysante de Shégué, enrichie par les belles illustrations au pastel de l’auteur Africain Mwankumi, de la détermination avec Riche ou pauvre dont la véracité des situations présentées gagne beaucoup à être teintée de fantastique pour véhiculer son message, de la drôlerie avec Sam la souris SDF, enfin, un rapport critique à l’histoire que le destin particulièrement émouvant de Jeanne, auquel le souci conféré au respect de la trame historique participe. Prise de conscience et leçon d’espoir seront au rendez-vous dans chacun de ces albums, une fois bien intégrées les précieuses informations des deux documentaires.

    Didier Boudet, décembre 2011

    Deust Métiers des bibliothèques et de la Documentation

    Post-scriptum

    Albums jeunesse et BD

    MWANKUMI, Dominique. Prince de la rue. [Paris] : L’École des Loisirs, 1999. 40 p. ; 28 cm. ISBN-13 978-2211051873

    Shégué, enfant congolais abandonné par ses parents récupère dans la décharge des matériaux pour créer ses propres jouets.

    PIOTR. Riche et pauvre. Paris : Seuil Jeunesse, 1997. 47 p. ; 34 cm. ISBN 9782020285438

    Un homme, Richard Faucher partage sa journée en deux, riche le matin, pauvre l’après-midi, il fait l’expérience difficile de la vie de SDF.

    DAVODEAU, Etienne ; JACQUET, Frédérique. Jeanne de la Zone. Paris : Les éditions de l’atelier, 2008. 108p. ; 22 cm. ISBN-13 : 978-2708240186

    Jeanne vit aux abords des Fortifications, en 1900. Mascotte du petit peuple de la zone, elle s’interroge sur son destin et décide de se battre pour s’en sortir.

    PISTINIER, Caroline. Sam et les clodos. Kaléidoscope, 1996. 27 p. ; 30 cm. ISBN-13 : 978-2877671910

    Sam, souris ramasseuse de dents, faillit un jour à sa mission et se retrouve subitement sans emploi, contraint de vivre avec des rats exclus auprès desquels il fera l’expérience de la pauvreté.

    Documentaires Jeunesse

    EMMANUELLI, Xavier ; BORDET, Sophie ; SAILLARD, Rémi. Pourquoi des gens vivent dans la rue ? Paris : Bayard jeunesse, 2010. 67p. ; cm (à partir de 7 ans)

    Une sélection de questions d’enfants et des réponses claires, validées par des spécialistes.

    DE LA ROCHE Saint-André ; VENTRILLON, Brigitte ; ALEMAGNA, Béatrice. C’est trop cher : Pourquoi la pauvreté. Paris : Autrement, 2002. 47 p. ; 25 cm. ISBN : 2-7467-0196-0 (pour les 9-13 ans)

    Une approche pédagogique du problème de la pauvreté avec des témoignages, des adresses d’associations et l’exposé des dispositifs juridiques pour venir en aide aux plus démunis.

    Voir aussi

    La minithèse d’Hanane Aatik sur Lille 3 jeunesse : L’exclusion sociale dans la littérature jeunesse : ceux qui vivent dehors