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La Couverture du papa soldat, Gianni Rodari, Judith Gueyfier

 
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    Gennaro ne vit plus qu’avec sa mère après la mort de son papa soldat. Lorsque celle-ci tombe malade, l’enfant se voit confié à des voisins bohémiens. C’est parmi eux que Gennaro apprendra à vivre, avec pour seul souvenir de ses parents la couverture de son papa soldat.
    (JPG)

    Gennaro a tout perdu : son père rentré de la guerre est mort de maladie. Sa mère, trop malade pour prendre soin de lui, le confie à des voisins bohémiens. Ces mêmes voisins emmèneront le petit Gennaro dans un long périple en cariole, à travers toute l’Italie de village en village. "Mandiant", n’ayant parfois même pas un repas, Gennaro apprend à vivre "à la dure". S’enroulant le soir dans la couverture de son papa soldat, il grandit et découvre la vie sous la tutelle d’un des bohémiens, autrefois soldat aux cotés de son père, qui l’a pris en affection et lui apprend à lire et à écrire.

    L’histoire du petit Gennaro permet d’aborder avec l’enfant des thèmes difficiles tels que la pauvreté, la maladie, la mort ou encore la perte des parents. Gennaro perd ses deux parents : son père meurt, sa mère tombe gravement malade et très vite il est confronté à la pauvreté. Embarqué dans une vie de bohème, Gennaro grandit tout de même comme les autres enfants, il apprend à lire et écrire. Avec les bohémiens, Gennaro apprend la "débrouille", au rythme des voyages il apprend comment gagner de l’argent : tantôt revendant des paniers artisanaux qu’il a lui-même fabriqué, tantôt arnaquant les passants avec la promesse d’une victoire au loto grâce aux numéros tirés au sort par un perroquet porte-bonheur.

    Malgré cette vie particulièrement dure, Gennaro reste un enfant, tous les soirs en s’emmitouflant dans sa couverture, il s’endort au souvenir du conte que lui contait sa maman le soir avant qu’il ne s’endorme. Un conte dans lequel tous les enfants du monde seraient protégés du froid par une couverture magique, tissée par une bonne fée, tous les enfants à l’exception d’un seul obligeant la bonne fait à retissée une nouvelle couverture tous les soirs. Histoire dont Gennaro ne connait la fin puisqu’il s’est toujours endormi avant que sa mère ne la termine. Ce conte inachevé donne l’occasion aux précepteurs de travailler sur l’imginaire de l’enfant, ainsi que sur l’écriture : un exercice pourrait consister à écrire une fin à ce conte, une fin qui serait comme toutes les fins de conte une fin heureuse.Un même exercice pourrait s’appliquer sur l’histoire du petit Gennaro lui-même, en effet Gianni Rodari a laissé son histoire en suspens ce qui offre tout un tas de possibilité de finir cet album à l’enfant qui le lit.

    Si l’album peut paraitre sombre de par les thèmes qu’il aborde, Judith Gueyfier, illustratrice de talent, colore la vie du petit garçon et nous emmène d’un légercoup de pinceau au coeur du voyage initiatique de Gennaro. L’emploie de couleurs vives tel que le rouge ou le violet et les traits épurés des illustrations allègent quelque peu la tristesse, la mélancolie de l’histoire la rendant abordable dès l’âge de six ou sept ans.

    Gianni Rodari, La Couverture du papa soldat, Judith Gueyfier, Rue du Monde, 2010. ISBN : 9782355041266. Élodie Foucart, L2 HSI, janvier 2012.