Site littérature jeunesse de lille 3

Mes vieux amis Arthur et Zoé

 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Les livres que je lisais lorsque j’étais petit...

    J’ai peu de souvenirs à ce sujet. Aujourd’hui, je peux juste dire que j’aime beaucoup les bandes dessinées et les mangas.

    Peut-être cet amour pour ce type d’illustrés me vient-il de la série Arthur et Zoé. Plus jeune, je devais avoir six ou sept ans, ma mère et mes grands parents m’achetaient souvent des pochettes surprises, ce qui m’a permis de récolter quelques albums de cette série. Peu de personnes de ma génération connaissent Arthur et Zoé. Ma rencontre avec ces enfants dont les aventures sont parues en France dans les années 50 était compromise puisque je suis né en 1985, mais le sort en a décidé autrement.

    (JPG)
    LES ALBUMS DE MON ENFANCE
    Numéros 13, 70 et 78

    Alors me voilà prêt à vous faire découvrir les héros de mon enfance...

    J’aimais vraiment lire ces albums, les personnages, que je qualifierais aujourd’hui de stéréotypes, me paraissaient être les plus drôles du monde avec chacun leur caractère. Leurs aventures qui restaient basées sur la vie quotidienne me permettaient de m’identifier à eux. Ils faisaient beaucoup de bêtises et avaient du répondant pour des enfants de huit ans. Pour moi, à ce moment là, ils faisaient partie « des grands » bien qu’ils n’eussent qu’un ou deux ans de plus que moi. Les gags étaient souvent drôles avec des chutes inattendues, que je ne comprenais pas tout le temps. Parfois certains mots m’échappaient, comme par exemple « chichkébab », « horoscope », « numéro minéralogique » ou encore « exploiteur »... Je questionnais ma mère sur ces mots qui me paraissaient faire partie d’une autre langue.

    À cette période, je découvrais le monde grâce à ces livres. Souvent, certaines situations me faisaient mimer Arthur et Zoé. J’étais inspiré par des scènes comme celle où la tante de Zoé conseillait à cette dernière d’aller regarder le gazon parce que le vert était un calmant ou dans un autre genre par l’alignement compulsif des choses et bien d’autres bêtises. Elle m’avait aussi appris à devenir économe à sa manière, grâce à l’épisode où Zoé devait aller acheter du lait pour sa tante à qui elle choisissait de prendre du lait en poudre pour pouvoir garder la monnaie. D’autres faits tels que Arthur et Zoé n’ayant pas de parents m’interpellaient (ce que je ne comprends toujours pas d’ailleurs.). Zoé vivait avec sa tante qu’elle vouvoyait et je me disais : « je ne dis pas « vous » à ma tante moi ?!? ». 

    Aujourd’hui, j’ai vingt-six ans et je trouve toujours très drôle cette bande dessinée. Je me rappelle surtout de mes réactions quelque peu ingénues face à ces deux garnements et de ces gags qui me paraissaient inaccessibles.

    J’ai découvert récemment que cette bande dessinée était américaine, ce qui explique le style utilisé pour dessiner la tante de Zoé alors que les autres personnage semblent sortis d’un cartoon comme Little Lulu ou encore Betty Boop. En les relisant, avec un œil plus adulte, on sent que ces albums étaient faits dans le but d’inculquer des valeurs patriotiques, tout en se transposant sur le quotidien. Divers sujets y sont abordés, comme les impôts, projet de voyage sur la lune, etc. Bref toutes les actualités de l’époque sont représentées de façon humoristique, c’est ce qui, je pense, fait le charme d’Arthur et Zoé.

    ©Julien Dupont, avril 2012

    L2 Japonais, UFR Études Romanes Slaves et Orientales