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Plouf !, un plongeon dans mon enfance

 
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    Je me suis longtemps interrogée sur le livre qui allait me servir de base pour raconter un souvenir d’enfance. C’est alors qu’en cherchant un peu dans ma mémoire, je me suis souvenue de Plouf !.

    Plouf !, un plongeon dans mon enfance

    (JPG)
    © L’École des loisirs, 1991

    Vers mes six sept ans, tous les soirs, au coucher, mes parents venaient me souhaiter une bonne nuit. Ma maman me bordait et s’asseyait avec papa, à coté de moi, sur le lit. On choisissait alors un livre à lire avant que je ne m’endorme et, le plus souvent, je choisissais Plouf !. J’en adorais l’histoire toute simple de ce livre mais également les images et le format. C’est pour ça que je le gardais en main, et lorsque ma maman me le disait, je tournais les pages moi-même.

    Mon papa commençait alors à lire l’album dont je me rappelle encore parfaitement l’histoire aujourd’hui. Le loup voyait le reflet de la lune dans un puits et, croyant que c’était un fromage, il se penchait et tombait. Pour en sortir, il faisait croire à un cochon qu’il s’amusait bien et qu’il y avait un fromage. Le cochon, en descendant, le faisait sortir. Des lapins se faisaient avoir par la même ruse. L’histoire se terminait par la reprise de la tromperie par les lapins sur le loup qui se faisait donc avoir par sa propre ruse.

    Pendant que je regardais les images, ma maman et mon papa m’expliquaient parfois le comportement des animaux. Ils me disaient par exemple qu’il ne faut pas mentir à ses camarades et qu’il ne fallait pas être trop gourmande...

    J’aimais beaucoup ce livre mais il y a deux moments qui me décevaient à chaque fois. Le premier, c’est lorsque le loup allait tomber à nouveau. J’appréciais ce protagoniste qui me faisait rire malgré tout, habillé qu’il était d’une salopette bleue et d’un tee-shirt orange. J’avais beaucoup d’affection pour lui. Il était affamé, et moi, compatissante, je ressentais une certaine tendresse, voire une petite tristesse lorsqu’il tombait pour la seconde fois dans le puits. Je me disais qu’il avait froid et qu’il allait avoir du mal à sortir du puits, j’imaginais toutes sortes de stratagèmes qu’il pourrait utiliser pour sortir.

    Le moment le plus triste de la journée était celui où le loup retombait finalement une deuxième fois. Mon papa fermait alors le livre, le posait sur la petite table de nuit à coté de mon lit et me faisait un bisou. Ma maman m’en faisait un aussi. La journée était terminée, ce moment magique de partage avec mes parents prenait également fin et je me retrouvais seule dans le noir. À la faible lumière du couloir, j’attrapais donc le livre à coté de moi et je me racontais l’histoire une nouvelle fois, grâce aux images, avant de m’endormir.

    Ce livre m’a laissé des souvenirs en tous genres. J’ai gardé des souvenirs culturels, moraux, j’ai appris diverses choses, j’ai grandi et j’évolue avec certaines valeurs que je n’aurais peut-être pas eues si je n’avais pas lu Plouf ! J’en ai aussi gardé des souvenirs de partage et de grands moments de tendresse en famille.

    Plouf ! a été un vrai coup de cœur étant petite, c’est une partie de mon histoire, mon enfance.

    © Pauline, L1 Psychologie, avril 2012.

    Post-scriptum

    CORENTIN, Philippe. Plouf !. Paris : L’École des loisirs, 1991. 28 x 17.5 cm. ISBN : 2 211 026 41 9.