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Réflexion sur les difficultés scolaires que peuvent rencontrer les enfants surdoués... (mini thèse)

... autour de ZACCHARY, l’ourson précoce de Lenia Major et Louvenn ill.
 
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    « Trouver son chemin est une affaire personnelle, une affaire de lectures, de rencontres, de famille quelquefois, d’amitié le plus souvent. » Laurent Lemire  [1]

    « Dis, papi Zacchary, c’était comment ta première journée d’école ? » [2] C’est par cette simple interrogation, mais ô combien révélatrice, que commence notre histoire, celle d’un petit ourson profondément ... différent. Contrairement aux autres enfants de sa classe Zacchary pense apprendre à lire, à écrire et à compter dès le premier jour de classe, au grand dam de son institutrice et à la joie de ses camarades qui font de lui leur principal sujet de moqueries. Le cœur lourd, notre adorable plantigrade ne souhaite plus jamais remettre les pattes à l’école, cet endroit sinistre où personne ne veut devenir son ami. Toutefois, la situation va bientôt s’inverser grâce à l’intervention de monsieur Psycholo ...

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    Lenia Major. Zacchary : l’ourson précoce. Illustré par Louvenn et préfacé par Sophie Côte. Éditions Laguasso, 2005.

    I - Sur le chemin des oursons précoces

    Il y a quelques jours j’ai commandé, sur le site de l’auteure, un exemplaire de Zacchary : l’ourson précoce que j’ai eu le grand plaisir de recevoir dédicacé, le tout emballé dans un magnifique colis respectueux de la faune et de la flore. De surcroît l’ouvrage était accompagné d’un adorable badge à l’effigie du héros que je n’ai pas manqué d’accrocher à mon sac à main. Dès les premiers instants la couverture jaune vif apporte un éclat tout particulier à l’image centrale, où deux oursons contemplent avec délectation l’immensité du firmament et dont l’un semble indiquer au lecteur une direction, une voie à suivre, peut être est-ce là le « chemin des oursons précoces » ? [3]

    D’un point de vue purement technique cet album est réalisé dans un format adapté à la lecture assistée et/ou autonome. Ainsi l’espacement des signes couplé à de grands caractères sont parfaits pour réaliser une « heure du conte » sans pour autant perdre la qualité des illustrations. Les paragraphes sont assez conséquents, ils réjouiront l’apprenti-lecteur, en particulier les enfants auxquels s’adresse Zacchary, et il leur permettra également une meilleure connaissance de leur spécificité.

    II - La précocité intellectuelle, kesako ?

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    Gérard Bléandonu. Les enfants intellectuellement précoces. PUF. 2004.

    Pour des raisons pratiques et de compréhension, il me semble fondamental de redéfinir quelques notions de base concernant le sujet principal de Zacchary : « les enfants précoces ». C’est en 1946 que le neuropsychiatre Julian de Ajuriaguerra introduit le néologisme de « surdoué », il s’agit de la traduction de l’américain highly gifted [4] et dont l’appellation fait référence à un enfant « [...] qui possède des aptitudes supérieures qui dépassent nettement la moyenne des capacités des enfants de son âge ». [5] Désormais en France on utilise le terme politiquement correct d’ enfant intellectuellement précoce, en dépit des quelques approximations dont il peut faire preuve. [6] De nombreux psychologues ont inventé d’autres dénominations pour qualifier ces enfants - et ces adultes, car ne l’oublions pas il existent eux aussi - avec plus ou moins de démagogie : doué [7], zèbre [8] haut quotient intellectuel (HQI), haut potentiel intellectuel (HPI), très haut quotient intellectuel (THQI), surrefficient mental, hors norme, ... autant de mots pour désigner ce que la plupart des gens connaissent mal.

    Selon Gérard Bléandonu les enfants précoces synthétisent généralement les caractéristiques externes suivantes :

    -  une grande curiosité qui les pousse à se poser beaucoup de questions ;
    -  la recherche de dialogue avec les adultes ;
    -  le choix de camarades plus âgés ;
    -  un grand intérêt pour les livres (encyclopédies et dictionnaires) ;
    -  un attrait pour les jeux compliqués ;
    -  la tendance à travailler seul ;
    -  un désintérêt pour les taches faciles et routinières ;
    -  une capacité d’observation et une lucidité hors du commun ;
    -  un grand sens de l’humour. [9]

    À cela s’ajoute le fameux test psychométrique [10]

    de Q.I. (quotient intellectuel) dont la plupart des psychologues s’intéressant à la douance [11] s’accordent à juger qu’un seuil de 130 sur l’échelle de Weschler (soit environ 2,3% de la population) [12] indique que l’individu manifeste des capacités intellectuelles largement supérieures à la norme et seul 1 personne sur 1000 dépasse les 140 selon la courbe de Gauss.

    N.B. : Dans cet article j’utiliserai les termes de précoce, précocité intellectuelle ou EIP car ils contiennent tous une notion introduite par l’auteure que je me refuse de trahir.

    III - L’enfant précoce : un besoin fondamental d’apprendre à lire

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    Arielle Adda et Hélène Catroux. L’enfant doué, l’intelligence réconciliée. Odile Jacob. 2003.

    Avec une ironie certaine, l’auteure commence son récit par une « innocente » question qu’un petit ourson pose à son grand-père : « Dis, Papi Zacchary, c’était comment ta première journée d’école ? ». [13] Dès lors notre héros et son lecteur sont plongés au cœur même des fondements de la précocité intellectuelle, ainsi comme nous avons pu l’observer, de nombreux spécialistes de la douance ont constaté que ces enfants ont une forte tendance à s’interroger sur le monde qui les entoure, et ce dès leur plus jeune âge. La plupart des parents sont alors rapidement désorientés face à cet intellect foisonnant. Toutefois, du point de vue de l’enfant, il s’agit moins de cumuler des connaissances que de comprendre les fonctionnements intrinsèques qui régissent l’Univers. Autrement dit les enfants précoces ont besoin d’ordre et de cohérence, [14] et ils ne parviennent à se former une image du réel qu’à travers les réponses précises qu’ils obtiennent auprès d’adultes ou de livres.

    D’ailleurs contrairement à l’idée reçue que se sont les parents qui initient de force leurs enfants à la lecture, Jean-Daniel Nordmann nous fait partager dans sa proposition pédagogique une anecdote très révélatrice sur le comportement que la plupart d’entre-nous soupçonnons des parents d’EIP : « [...] une maman de deux filles surdouées était interviewée à la radio. Question de la journaliste : « N’êtes vous pas des parents qui cherchent à pousser les enfants. ». Réponse adéquate de la maman : « Nous ne les poussons pas, nous essayons de courir derrière. » [15]. L’enfant précoce n’attend pas l’intervention d’un tiers pour acquérir un savoir-faire, il agit comme une éponge. C’est-à-dire qu’il étudie de façon subconsciente la manière de procéder d’un initié, puis il calque sa technique sur lui, et grâce à sa rapidité de mémorisation et ses capacités d’extrapolation il affine sont art, ainsi il peut enfin accéder à la connaissance désirée. D’ailleurs dans Zacchary nous pouvons observer ce phénomène, l’ourson connaît déjà l’alphabet et revendique un exemple de lecture pour le reproduire, ce que lui refuse la maîtresse [16]. Dés lors parents, enfants, enseignants et administration s’engagent dans une rude bataille, celle de la reconnaissance du surdon.

    IV - Égalité ou équité ?

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    Jeanne Siaud-Facchin. L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir. Odile Jacob. 2012.

    On serait tenté de croire que cela n’est pas si grave, que tout petit ourson qu’il est, il pourrait attendre le soir et harasser ses parents de question. Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Mais la réalité est bien plus tragique, à défaut d’une sensibilisation correcte au fonctionnement atypique des enfants précoces, l’enseignant risque fort de nier son existence et l’enfant peut perdre confiance en lui et en ses capacités. C’est pourquoi il est primordial de connaître les difficultés du système éducatif à accepter le concept même de précocité intellectuelle.

    Le fond du problème réside en deux réalités : d’une part un mode de fonctionnement cérébral différent et de l’autre la croyance en l’égalité cognitive de tous les enfants. Un cocktail qui peut se révéler explosif quand les deux parties sont persuadées de leur de bonne foi. Toutes les associations et les spécialistes de la précocité ne cessent de le répéter : être un EIP n’est pas synonyme de génie, ou de matheux binoclard du premier rang. [17] Les capacités intellectuelles sont qualitativement supérieures, certes, mais ne font pas de l’individu un être supérieur aux autres. D’ailleurs au risque de vous surprendre la plupart des surdoués doutent sincèrement de leur intelligence. [18] Pour simplifier un enfant précoce pense de façon tordue par rapport à une norme, on dit qu’il est « câblé différemment » [19] , et ses enseignements doivent donc être spécifiques, allant aux antipodes des valeurs égalitaires de l’Éducation nationale et d’une majorité de l’opinion publique.

    Dans la neuvième édition du dictionnaire en ligne de l’Académie française [20], le mot égalité est défini par « Qualité de ce qui est égal. En nombre, en quantité, en dimension. GRAMM. Comparatif d’égalité, par lequel on indique qu’un terme n’est ni inférieur ni supérieur, sous un rapport déterminé, à celui auquel on le compare. ». Autrement dit si l’École se révèle du principe égalitaire, elle se doit de balayer toutes différences internes et externes entre ses élèves et faire d’eux des modèles d’uniformité. Au moment d’une ouverture à la diversité ce discours ne serait-il pas paradoxal ? Le problème est ici d’ordre sémantique, on prône trop facilement l’accès à l’égalité au risque de créer une situation kafkaïenne, alors que c’est le droit à l’équité qui devrait être réclamée. Chaque enfant a ses spécificités et il doit être en permanence traité avec respect et compréhension par ses professeurs. Lenia Major nous offre d’ailleurs un formidable aperçu des situations que vivent quotidiennement ceux concernés par la précocité intellectuelle.

    V - L’inadaptation du système scolaire face à l’enfant intellectuellement précoce

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    LOUIS Jean-Marc. Mon enfant est-il précoce ? : Comment l’aider et l’intégrer en famille et à l’école. InterÉditions-Dunod, 2010.

    Madame Poildur, la maîtresse de Zacchary, refuse à plusieurs reprises de répondre aux incessantes questions du petit ourson. Cela fait-il d’elle une mauvaise enseignante ? Je ne le crois pas, il s’agit plutôt d’un réflexe conditionné depuis des générations à l’égard d’un stéréotype. En France l’image de l’enfant se traduit par un être joueur auquel il faut inculquer les bases de la vie sociale et de la civilisation auxquels il appartient. Les racines antiques ne sont d’ailleurs pas très éloignées, puisque le mot ludique vient du latin ludus qui veut dire « jeu » [21] et école de schola traduisible par « loisir consacré à l’étude, leçon, lieu d’enseignement » [22]. D’une certaine façon madame Poildur se fond parfaitement dans ces définitions, elle apprend aux oursons à monter dans les sapins, chanter et danser [23] qui sont des activités sociales et motrices vitales pour les plantigrades, et donc fondatrices de leur mode de vie. Puisque cette technique fonctionne depuis de nombreuses générations alors elle est la preuve empirique par excellence et madame Poildur n’a aucune raison de la contester, mais Zacchary oui !

    En effet si cette méthode est formatrice pour la majorité des enfants c’est parce qu’elle se calque sur l’évolution motrice et intellectuelle moyenne. Prenons l’exemple de l’apprentissage de la marche autonome chez le bébé, statistiquement les premiers pas sont maîtrisés en Europe vers 13-14 mois [24], mais il arrive qu’à 9 mois la fonction locomotrice soit en place et que le bambin explore son environnement. Les parents veilleront donc à la sécurité de l’enfant et le laisseront exercer son art à sa guise. Mais alors pourquoi la précocité intellectuelle n’est-elle pas gérée de la même manière ? D’abord parce que contrairement à la marche, l’intelligence précoce n’est pas physiquement visible, elle se manifeste uniquement par des réalisations [25] et elle demeure alors abstraite [26]. Ensuite parce que l’intelligence précoce reste encore tabou dans la société au regard d’une forme d’élitisme insupportable. Dans L’enfant doué : l’intelligence réconciliée Hélène Catroux évoque le rejet quasi viscéral de certains enseignants face à la douance [27]. En effet l’EIP a tendance, sans s’en rendre compte, à pointer du doigt les failles et les incohérences du système scolaire ou du raisonnement qui en découle. De ce fait le pédagogue se voit lui-même soumis à la critique, et le doute n’est pas toujours concevable car il engage une remise en question et une forme de culpabilisation. En d’autres termes la précocité intellectuelle peut être perçue comme une menace face à une grande institution, elle doit alors être récusée, l’enfant suspecté, et en toute bonne conformiste [28] madame Poildur perpétue cet état d’esprit. Certes la plupart des petits dont elle s’occupe deviendront des ours agiles et robustes, et ils s’intégreront avec facilité dans la société grâce à elle, mais à quel prix pour Zacchary ?

    VI - La reconnaissance du don par l’école

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    TORDJMAN Sylvie (dir). Enfants surdoués en difficulté : de l’identification à une prise en charge adaptée. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2005.

    Se poser de nombreuses questions est une chose, essayer de les poser en classe en est une autre, c’est l’amer constat que fait Zacchary à la dixième page. En effet à la maison sa maman prend le temps de discuter avec lui et de le guider dans sa réflexion. À l’école cela devient vite problématique car la maîtresse doit s’occuper de nombreux oursons [29] et elle ne peut pas se concentrer que sur un seul, alors elle s’énerve et l’ourson précoce se renferme sur lui-même. De plus il est possible que madame Poildur ne connaisse tout simplement pas les réponses aux questions de Zacchary, ce qui alimentera à coup sûr sa suspicion envers cet enfant bizarre. Apparemment le cadre scolaire n’est pas fait pour l’apprentissage des connaissances théoriques. Paradoxal vous dites ? Non, voilà simplement où nous en sommes. Les livres de psychologie qui traitent de la douance regorgent d’exemples du même acabit, de cette triste vérité qu’il ne fait pas bon être curieux sous nos latitudes. D’ailleurs un célèbre diction français ne dit-il pas « la curiosité est un vilain défaut » ? En tout cas l’ignorance ne semble plus en être un aujourd’hui.

    Que font tous les enfants précoces quand ils ne sont pas intellectuellement stimulés ? Ils s’ennuient et rêvent à longueur de journée, surtout lorsqu’ils ont la chance d’être comme Zacchary au contact de la nature, les abeilles, les fourmis et les pétales de fleurs [30] deviennent un refuge confortable. L’ennui est d’ailleurs l’un des plus gros problèmes scolaires chez les EIP. D’habitude il faut à un enfant entre 6 à 8 répétitions pour maîtriser un sujet alors qu’un enfant précoce n’en aura besoin que de 1 ou 2 [31]. Mais là encore la bienséance veut qu’un élève soit attentif [32] et ce n’est pas du tout ce que laisse penser son attitude. D’ailleurs il s’agit d’une autre des spécificités des enfants intellectuellement précoces, ils ont une capacité de mémorisation exceptionnelle, mais elle réclame en contre-partie la pratique d’activités simultanées (écrire et parler par exemple). L’enseignant croit alors de son devoir de mettre un terme à cette mascarade, et l’enfant sera puni pour son insolence. Bref c’est un peu l’histoire du serpent qui se mord la queue, les deux parties ne se comprennent toujours pas et la situation risque de s’envenimer dangereusement puisque désormais l’enfant s’estime victime d’une injustice [33] .

    Madame Poildur demande alors à discuter avec la maman de Zacchary et, certaine de sa bonne foi, elle réclame un changement radical d’attitude de la part de l’ourson récalcitrant [34]. Heureusement cette mère connaît bien les aptitudes de son fils et tente d’en convaincre l’institutrice, sans succès. Deux directions s’imposent alors aux parents de Zacchary, soit ils négocient avec leur ourson pour qu’il modifie sa pensée pour entrer dans la norme, soit ils se battent pour faire reconnaître sa spécificité. C’est alors qu’ils font appel à monsieur Psycholo, chez qui Zacchary va s’amuser à résoudre des énigmes [35]. À la suite du test de Q.I [36] monsieur Psycholo en conclut que notre cher plantigrade est bel et bien un ourson précoce, et qu’il conjugue une avance intellectuelle avec un développement affectif « normal » pour un enfant de son âge [37] . Zacchary est alors autorisé à passer dans la classe supérieure de madame Binocle et enfin, à sa grande joie, il apprend à lire et à écrire auprès d’enfants plus âgés [38]. Mais la plus belle des surprises est sans conteste sa rencontre avec Églantine, une petite oursonne qui comme lui est une enfant précoce [39]. Églantine propose alors de lui faire découvrir les terriers et les nids des animaux de la forêt dont elle est experte, en retour Zacchary l’initiera aux astres et aux noms des différents nuages. Chaque trouve en l’autre un ami, un partenaire avec qui il pourra passer sereinement son existence.

    VII - Un album d’une grande originalité

    Publié pour la première fois en 2005, Zacchary : l’ourson précoce fait malheureusement aujourd’hui encore figure d’exception dans la littérature destinée à la jeunesse. Ainsi, bien que le débat sur la précocité intellectuelle ne cesse de passionner le grand public, sa portée se limite généralement à des portraits chimériques véhiculés par les médias à l’aube des épreuves du baccalauréat ou, dans le pire des cas, à des délires parentaux d’ultra-performance et un désir profond d’élitisme social.

    Toutefois à travers ce magnifique album illustré, Lenia Major et Louvenn nous offrent une véritable bouffée d’oxygène où enfants et parents apprendront à connaître, apprivoiser et comprendre le fonctionnement particulier des personnes intellectuellement précoces, tout en se laissant porter par une histoire ludique emplie de poésie et de promesses de meilleurs lendemains.

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    Image du badge (provient du site de Lenia Major)

    BIBLIOGRAPHIE

    Littérature pour la jeunesse

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    Zacchary : l’ourson précoce. 2012. (image légèrement tronquée)

    MAJOR, Lenia. Zacchary : l’ourson précoce. LOUVENN ill. Soufflenheim : L. Major, 2012. 20 x 23 cm. 34 p. (D’abord des Enfants). ISBN : 978 2 953365306

    MAJOR, Lenia. Zacchary : l’ourson précoce. Sophie Côte préf. LOUVENN ill. Pierrefort : Laguasso, 2005. 21 x 24 cm. 34 p. (il n’est malheureusement plus en vente). ISBN : 978 2 915895025

    DAHL, Roald. Matilda. Quentin BLAKE ill. Henri ROBILLOT trad. Paris : Galimmard Jeunesse, 2007. 12,5 x 18 cm. 253 p. ISBN : 978 2 070576968

    FOER, Jonathan Safran. Extrêmement fort et incroyablement près. Jacqueline HUET trad. Jean-Pierre CARASSO trad. Paris : PointDeux Éditions, 2011. 12 x 8 cm. 737 p. ISBN : 978 2 363940056

    HADDON, Mark. Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Odile DEMANGE trad. Paris : Pocket, 2005. 18 x 11 cm. 345 p. ISBN : 978 2 266148719

    JACOBY, Ann. Un génie ordinaire. Fabienne GONDRAND trad. Paris : J.C. Lattès, 2011. 14 x 22,5 cm. 445 p. ISBN : 978 2 709633482

    KEYES, Daniel. Des fleurs pour Algernon. Georges H. GALLET trad. Paris : Flammarion, 2011. 13,5 x 21 cm. 443 p. ISBN : 978 2 081247604

    LARSEN, Reif. L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet. Hannah Pascal trad. Paris : Éditions Nil, 2010. 20 x 23 cm. 374 p. ISBN : 978 2 841114092

    PAGE, Martin. Comment je suis devenu stupide. Paris : J’ai lu, 2002. 11 x 17,8 cm. 125 p. ISBN : 978 2 290319871

    PONCELET, Pascale. Herman ou la merveilleuse histoire d’un petit garçon surdoué. Bérangère SUDMANN ill. Paris : Alban Éditions, 2005. 12,5 x 18 cm. 37 p. ISBN : 978 2 911751202

    Ouvrages sur les « oursons précoces »

    ADDA, Arielle, CATROUX, Hélène. L’enfant doué : l’intelligence réconciliée. Paris : Odile Jacob, 2003. 14,5 x 22 cm. 353 p. ISBN : 978 2 738113597

    AUTAIN-PLÉROS, Elsa. Je suis précoce et mes parents vont bien. Arielle ADDA préf. Lyon : Chronique sociale, 2009. 15 x 22 cm. 70 p. ISBN : 978 2 850087769

    CÔTE, Sophie. Doué, surdoué, précoce : l’enfant prometteur et l’école. Paris : Albin Michel, 2002. 14,5 x 22,5 cm. 186 p. ISBN : 978 2 226130747

    BLÉANDONU, Gérard. Les enfants intellectuellement précoces. Paris : Presses universitaires de France, 2004. « Que sais-je ? ». 11,5 x 17,5 cm. 127 p. ISBN : 978 2 130539254

    CÔTE, Sophie, KISS, Ladislas. L’épanouissement de l’enfant doué. Todd LUBBART préf. Paris : Albin Michel, 2009. 14,5 x 22,5 cm. 185 p. ISBN : 978 2 226187543

    KIEBOOM, Tessa. Accompagner l’enfant surdoué. Kathleen POPPE trad. Jean-Charles TERRASSIER préf. Bruxelles : De Boeck, 2011. 15,5 x 22, 5 cm. 212 p. ISBN : 978 2 804166243

    LOUIS, Jean-Marc. Mon enfant est-il précoce ? : Comment l’aider et l’intégrer en famille et à l’école. Paris : InterÉditions-Dunod, 2010. 16 x 21 cm. 195 p. ISBN : 978 2 729610890

    LOUIS, Jean-Marc, RAMOND, Fabienne. Scolariser l’enfant intellectuellement précoce. Paris : Dunod, 2007. 15,5 x 24 cm. 272 p. ISBN : 978 2 918802112

    LUBART, Todd (dir). Enfant exceptionnels : précocité intellectuelle, haut potentiel et talent. Rosny-sous-Bois : Bréal, 2006. 13,5 x 21 cm. 271 p. ISBN : 978 2 749506050

    MILLER, Alice. Le drame de l’enfant doué. Léa MARCOU trad. Paris : Presse Universitaire de France, 2012. 12,5 x 19 cm. 107 p. ISBN : 978 2 130594680

    NEVOUX, Gregory (dir). TORDJMAN Sylvie (dir). Le dessin des enfants à haut potentiel : de la créativité à la psychopathologie. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2010. 14 x 23 cm. 148 p. ISBN : 978 2 753512122

    NORDMANN, Jean-Daniel. L’enfant surdoué : une proposition pédagogique. Gollion : Infolio, 2010. 12 x 18 cm. 154 p. ISBN : 978 2 884742351

    PAPOUTSAKI, Pélagie. Enfant surdoué, adulte créateur ?. Paris : L’Harmattan, 2006. 13,5 x 21,5 cm. 301 p. ISBN : 978 2 296006065

    PLANCHE, Pascale. Les enfants à haut potentiel : caractéristiques cognitives et développementales : en quoi sont-ils vraiment différents ?. Boulogne Billancourt : Tikinagan, 2008. 13,5 x 21 cm. 181 p. ISBN : 978 2 917793008

    SIAUD-FACCHIN, Jeanne. L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir. Paris : Odile Jacob, 2012. 15 x 20 cm. 253 p. [Nouvelle édition] ISBN : 978 2 738127501

    TERRASSIER, Jean-Charles. Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante. Paris : ESF éditeur, 2009. 16 x 24 cm. 143 p. [8ème édition] ISBN : 978 2 710120278 (Il existe une 9ème édition sortie en 2011 : ISBN : 978 2 710122241)

    TORDJMAN, Sylvie (dir). Enfants surdoués en difficulté : de l’identification à une prise en charge adaptée. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2005. 14 x 23 cm. 217 p. ISBN : 978 2 753501799

    WINNER, Ellen. Surdoués : mythes et réalités. Paris : Aubier, 1997. 13,5 x 22 cm. 457 p. ISBN : 978 2 700721966

    Ouvrages pour les « oursons précoces devenus des ours »

    AJURIAGUERRA, Julian (de). Manuel de psychiatrie de l’enfant. Paris : Masson, 1974. 25 x 17 cm. 1089 p. [2ème édition entièrement refondue]. ISBN : 2 225 39688 4

    ASIMOV, Isaac. Moi. Hélène COLLON trad. Paris : Gallimard, 2004. 11 x 18 cm. 609 p. ISBN : 978 2 070313026

    BÉNARD, Stéphanie. Être adulte à haut potentiel : paroles et témoignages. Boulogne Billancourt : Tikinagan, 2008. 13,5 x 21 cm. 298 p. ISBN : 978 2 917793015

    BERNAUD, Jean-Luc. Tests et théories de l’intelligence. Paris : Dunod, 2009. 11 x 18 cm. 124 p. [2ème édition revue et augmentée] .ISBN : 978 2 100533114

    BOST, Cécile. Différence & souffrance de l’adulte surdoué. Paris : Vuilbert, 2011. 14 x 21 cm. 206 p. ISBN : 978 2 311002522

    CHAUVIN ,Rémy. Les surdoués : études américaines. Paris : Stock, 1975. 216 p. ISBN : 2 234003088

    GRUBAR, Jean-Claude (dir), DUYME, Michel (dir), CÔTE, Sophie (dir). La précocité intellectuelle : de la mythologie à la génétique. Liège : Mardaga, 1998. 15 x 22 cm. 204 p. ISBN : 978 2 870096703

    JUMEL, Bernard, SAVOURNIN, Florence. L’aide-mémoire du WISC-IV : conditions d’utilisation, méthodes d’interprétation, examen psychopathologique. Paris : Dunod, 2009. 16 x 21 cm. 269 p. ISBN : 978 2 100529674

    LEHALLE, Henri, MELLIER, Daniel. Psychologie du développement : Enfance et adolescence : cours et exercices. Paris : Dunod, 2005. 17 x 24 cm. 465 p.

    LEMIRE, Laurent. Alan Turing : l’homme qui a croqué la pomme. Paris : Hachette, 2004. 13 x 20 cm. 191 p. ISBN : 978 2 012356184

    MACKINTOSH, Nicolas John. QI & intelligence humaine. Alain BROSSARD trad. Philippe CHARTIER éditeur scient. Bruxelles : De Boeck, 2004. 17,5 x 24 cm. 490 p. ISBN : 978 2 804143350

    SIAUD-FACCHIN, Jeanne. Trop intelligent pour être heureux ? : l’adulte surdoué. Paris : Odile Jacob, 2008. 14,5 x 22 cm. 320 p. ISBN : 978 2 738120878

    SUR LILLE 3 JEUNESSE

    La critique de Bébé Génie de Simon James

    JAMES, Simon, LÉGER, Claude. Bébé Génie. Pastel L’école des loisirs, 2005. 22 p. 287x 236 ISBN : 2 211 078 281

    La critique de À l’orée des Fées de Lénia Major et Cathy Delanssay

    LIENS INTERNET

    Lenia Major : Site et Blog

    Interview de Lenia Major sur l’Internaute

    Louvenn sur Ricochet

    La scolarisation des élèves intellectuellement précoces sur le site du ministère de l’éducation nationale

    Herman ou la merveilleuse histoire d’un petit garçon surdoué sur Google Books

    Les tribulations d’un petit zèbre

    Association Mensa France

    Association ANPEIP

    Association AFEP

    Association GAPPESM

    Douance.org

    Association belge sur la douance

    Les élèves intellectuellement précoces sur le bulletin officiel

    Un rapport de Jean-Pierre Delaubier datant de janvier 2002 sur le site du ministère de L’Éducation nationale.

    Texte sur les enseignements primaires et secondaires des élèves intellectuellement précoces sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

    Remerciements

    Un grand merci à Lenia Major pour sa disponibilité et sa gentillesse, ainsi que pour la dédicace et le mot accompagnant le livre.

    Une pensée toute particulière pour les parents qui ont dû, doivent, et devront se battre pour faire reconnaître la spécificité de leur(s) enfant(s).


    Bloise Orageux, étudiante à Lille 3, juillet 2012.

    Me contacter : bloise.orageux@gmail.com

    Post-scriptum

    Notes sur les principaux termes utilisés :

    - surdoué qui est la traduction de l’anglais highly gifted

    - zèbre utilisé par Jeanne Siaud-Facchin

    - doué utilisé par Arielle Adda

    - EIP pour Enfant Intellectuellement Précoce

    - HP pour Haut Potentiel

    - HN pour Hors Norme

    - surefficient intellectuel

    - THQI pour Très Haut Quotient Intellectuel (se dit des personnes ayant un QI d’au moins 145 sur l’échelle de Weschsler)

    Sur Lille3jeunesse, voir tous les articles sur les enfants intellectuellement précoces

    Notes de bas de page

    [1] LEMIRE Laurent. Alan Turing : l’homme qui a croqué la pomme. p 36

    [2] MAJOR Lenia. Zacchary : l’ourson précoce. p 1.

    [3] Ibid. Quatrième de couverture.

    [4] BLÉANDONU Gérard. Les enfants intellectuellement précoces. PUF. p 26.

    [5] AJURIAGUERRA Julian (de). Manuel de psychiatrie de l’enfant. Masson. 2ème édition refondue. 1974. p 929.

    [6] Le terme « enfant précoce » renvoi à l’idée fausse que l’individu en question présente une avance d’un point de vue intellectuel sur ses congénères, mais qu’aux fils des années il perdra cet avantage au profit d’une uniformisation de sa classe d’âge. De plus cette croyance fait du développement intellectuel un concept linéaire, hors il n’en est rien puisque la plupart de ces enfants élaborent des stratégies d’apprentissage en fonction de leurs affinités et non pas d’acquisitions académiques. De façon imagée je dirais que les enfants « normaux » évoluent sur une échelle linéaire, alors que les EIP avancent sur une échelle logarithmique.

    [7] ADDA Arielle, CATROUX Hélène. L’enfant doué : l’intelligence réconciliée. Paris : Odile Jacob, 2003. p 15.

    [8] SIAUD-FACCHIN Jeanne. Trop intelligent pour être heureux : l’adulte surdoué. Odile Jacob. p 22-23.,

    [9] BLÉANDONU Gérard. op. cit. p 33.

    [10] Le test psychométrique du quotient intellectuel est d’ailleurs établit sur une base normative, ainsi QI = (âge mental / âge réel) x 100 . Par exemple si un enfant de 8 ans à un âge "mental" de 12 ans, alors : QI = (12/8) x 100 = (3x2x2/2x2x2) x 100 = (3/2) x 100 = 1.5 x 100 = 150, en conclusion le QI de cet enfant est de 150. À voir un article très intéressant sur la « loi normale » sur le site Talent différent.

    [11] Néologisme d’origine canadienne apparu vers 1980. Voir sur le site douance.be.

    [12] BLÉANDONU Gérard. op. cit. p 34.

    [13] MAJOR Lenia. op. cit. p 1.

    [14] ADDA Arielle. CATROUX Hélène. op. cit. p 95.

    [15] NORDMANN Jean-Daniel. L’enfant surdoué : une proposition pédagogique. Infolio. p 98. Ainsi que quelques idées reçues sur la précocité intellectuelle sur le site GAPPESM.

    [16] MAJOR Lenia. op. cit. p 4.

    [17] Ce fait contraste étonnamment avec l’album de Mikaël Ollivier dans lequel l’enfant précoce est caricaturé à un tel point que je n’arrive pas à conclure s’il s’agit de second degré ou pas.

    OLLIVIER Mikaël. Premier de la classe. Martin VEYRON ill. Paris : Thierry Magnier, 2001. 23 x 26 cm. 24 p. ISBN : 978 2 844201288

    [18] ADDA Arielle. CATROUX Hélène. op. cit. p 62-63.

    [19] Voir sur le site douance.be.

    [20] Faire une recherche du mot "égalité" dans le dictionnaire en ligne de l’Académie française (9ème édition).

    [21] Faire une recherche du mot "jeu" dans le dictionnaire en ligne de l’Académie française (9ème édition).

    [22] Faire une recherche du mot "école" dans le dictionnaire en ligne de l’Académie française (9ème édition).

    [23] MAJOR Lenia. op. cit. p 2.

    [24] LEHALLE Henri. MELLIER Daniel. Psychologie du développement : Enfance et adolescence : cours et exercices. Dunod, 2005. p 96-97.

    [25] D’ailleurs la manifestation d’une quelconque faculté réclame la volonté de l’enfant de la partager. Ce n’est pas parce qu’un enfant surdoué ne prouve pas son potentiel intellectuel qu’il en est dénué. (voir les différents profils dans le livre de Tessa Kieboom : Accompagner l’enfant surdoué. p 130-139.

    [26] Nous pourrions nuancer le propos grâce aux avancées techniques de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), mais cela entre dans un cadre hospitalier et pas scolaire.

    [27] ADDA Arielle. CATROUX Hélène. op. cit. p 38-42.

    [28] Madame Poildur aide sincèrement ses élèves à se conformer aux attentes de la société, ce qui fait d’ailleurs partie intégrante de son rôle de professeur. Le cœur du problème réside en la manière de procéder qui n’est pas adéquation avec la façon de penser des oursons précoces. Ne l’oublions pas leur fonctionnement intellectuel est différent des autres et ils ne perçoivent pas les enseignements de la même façon que les autres enfants.

    [29] MAJOR Lenia. op. cit. p 14.

    [30] La suite de Fibonacci est d’ailleurs très présente dans la nature : tournesols, cactus, marguerites ... Les fractales que l’on retrouve dans le chou romanesco et les fougères, et bien d’autres encore. Un véritable florilège pour nos petits mathématiciens en herbe.

    [31] Voir ce tableau sur douance.be.

    [32] Source ASEP (Association Suisse pour les Enfants Précoces).

    [33] N’oublions pas que le sens de la justice est une notion très importante pour la plupart des EIP. La bafouer équivaut à ouvrir les hostilités.

    [34] MAJOR Lenia. op. cit. p 14.

    [35] MAJOR Lenia. op. cit. p 16-17.

    [36] En réalité le test du quotient intellectuel est couplé avec des tests de personnalités et des entretiens avec le psychologue/chiatre.

    [37] La plupart des études en psychologie souligne le caractère hypersensible des enfants précoces qui les poussent à une grande affectivité.

    [38] MAJOR Lenia. op. cit. p 24.

    [39] Dans son ouvrage Trop intelligent pour être heureux : l’adulte surdoué Jeanne Siaud-Facchin évoque l’idée que les surdoués recherchent généralement une personne qui les comprendra et les aimera dans leur spécificité, en résulte alors de nombreux couples de zèbres.