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Hansel et Gretel, un souvenir sucré-salé

 
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    Quand j’étais petite, tous les soirs, avant d’aller au lit, je demandais à ma mère de me raconter une histoire. Nous avions un gros livre rouge contenant Les plus beaux contes, parmi lesquels Blanche-neige et les sept nains, Pierre et le loup, le Chat Botté, le Petit Poucet, le Petit Chaperon Rouge, Cendrillon, les Trois Petit Cochons, mais mon préféré était de loin celui des Frères Grimm : Hansel et Gretel.

    (JPG)
    © OPEASI CH-LUCERNE, 1996

    Les personnages étaient un bûcheron, sa femme, et leurs deux enfants : Hansel et Gretel. Cette famille était pauvre, les parents n’ayant plus les moyens de nourrir leurs petits, décidèrent de les abandonner dans la forêt. Hansel et Gretel étaient perdus, sur les illustrations je pouvais voir leur angoisse. Je me mettais à la place de la petite fille et j’étais terrifiée à l’idée que des parents et peut-être mes parents puissent abandonner leurs enfants de cette manière. Après une nuit passée dans la forêt, le frère et la sœur se réveillaient et marchaient jusqu’à apercevoir une maisonnette. Celle-ci n’était pas ordinaire, elle était faite de friandises. La description de la maison m’émerveillait, je m’imaginais un autre monde où tout était fait de sucre, et comestible. Cette maison était celle d’une sorcière qui attirait les enfants pour les manger. Elle voulait d’abord manger Hansel.

    Gretel était donc très malheureuse, c’est pourquoi un jour où la vieille femme était en train de cuisiner Gretel l’avait poussée dans le four. Hansel était alors sauvé par sa soeur et les enfants rentraient chez eux avec la fortune de la vieille femme sanguinaire.

    À chaque fois qu’on me lisait ce conte je ressentais divers émotions et sentiments, l’angoisse de l’abandon, la pitié pour la précarité des personnages abandonnés, la surprise et l’étonnement à la découverte de la maison, la peur et le dégoût de la sorcière anthropophage, le soulagement et la joie de la délivrance et du bonheur partagé. J’étais rassurée car les bons gagnaient et les méchants perdaient, c’était une impression agréable et rassurante. Je pouvais donc m’endormir paisiblement, en rêvant de l’univers merveilleux d’Hansel et Gretel et du sucre de leur souvenir.

    © Claire L., L1 Lettres Modernes, octobre 2012

    Post-scriptum

    J. et W. Raconte-moi... Les plus beaux contes. OPEASI CH-LUCERNE, 1996. 26 x 19 cm. ISBN 3 907 498 87-9 (cartonné)