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HORTON : autobiographie

Un éléphant fiable à cent pour cent
 
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    Après près de 60 ans d’attente, Horton l’éléphant au grand cœur, connu pour avoir sauvé le peuple de Zouville d’une mort certaine se livre enfin sur cette aventure héroïque, en exclusivité pour Lille 3 Jeunesse.
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    Horton Hears a Who ! Dr Seuss

    Chers lecteurs et lectrices, vous qui vous apprêtez à lire ces mémoires, vous trouverez bientôt les réponses à toutes vos questions, « Mais qui se cache derrière ce magnifique pachyderme ? », « Pourquoi Madame Kangourou est-elle si méchante ? », ou « Qu’est-ce qu’une salle de bain ? » [1], et bien plus...

    I - Ma naissance

    Il serait difficile de parler de ma naissance sans parler de mon créateur, connu sous le nom de Dr Seuss. En vrai, il s’appelle Théodor Seuss Geisel. Il est né en 1904, cinquante ans avant moi, à Springfield dans le Massachusetts. Il est mort en 1991, il me manque toujours un peu, il me faisait beaucoup rire. Il a toujours aimé écrire, je pense que ça lui venait de sa mère, il m’avait raconté un jour qu’elle lui chantait des poèmes quand il était petit et que depuis il avait toujours aimé les rimes. D’ailleurs il était rédacteur en chef du magazine satirique du Dartmouth College, enfin... jusqu’à ce qu’il soit renvoyé pour avoir organisé une soirée bien alcoolisée contre la politique de prohibition. C’est là qu’il a décidé d’utiliser son deuxième nom pour pouvoir écrire, et pour finir il l’a gardé.

    Par contre, j’ai un secret à vous révéler, mon père Dr Seuss n’était pas docteur, heureusement d’ailleurs qu’il n’a jamais soigné personne. Il étudiait la littérature à l’université d’Oxford, mais il n’a jamais eu son doctorat, il a abandonné ses études. C’est pour son père qu’il a ajouté le mot Docteur dans son pseudonyme, lui qui vivait mal que son fils n’ait pas fini ses études. Mais Seuss, c’était un aventurier et il est parti faire le tour de l’Europe. Sans cela je ne serais certainement jamais né, car pendant ce voyage il a rencontré Helen Palmer, avec qui il s’est marié et qui l’a accompagné dans son aventure littéraire, elle était auteur et éditrice.

    C’est quand il est rentré chez lui aux États-Unis qu’il a fait carrière, il est devenu illustrateur et a travaillé pour la presse et pour l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est à l’invitation d’un éditeur qu’il a commencé à illustrer pour la jeunesse. Cette expérience lui a plu et l’a mené à l’écriture et à l’illustration de sa première histoire And to think that I saw it on Mulberry Street parue en 1937 après un grand nombre de refus des éditeurs.

    Moi, je suis né en 1940 lorsque mon créateur a écrit ma première histoire, Horton Hatches the Egg, mais je suis resté peu connu encore quelques temps. En 1954, une enquête du magazine Life montra que les difficultés d’apprentissage de la lecture qui augmentaient chez les écoliers étaient dues au fait que les livres qui leur étaient proposés étaient ennuyeux. En réaction à cette enquête, l’éditeur de mon créateur dressa une liste de 400 mots indispensables à ses yeux pour les jeunes enfants abordant la lecture. Seuss en sélectionna 255 et écrit plus de 44 livres étonnants, pédagogiques, et à l’humour malicieux, tout en conservant son goût pour les poèmes en rimes. C’est là que je me suis fait connaître, en 1954. Mon histoire Horton hears a who ! a eu beaucoup plus de succès que la précédente, très vite elle est devenue un référence incontournable dans l’apprentissage de la lecture des enfants américains. Après ça, mon histoire a été éditée de nombreuses fois, d’abord par Random House, puis par Ulysses Press et bien d’autres.

    Quand ils ont découvert mon histoire, certains ont pensé qu’elle faisait référence à la Seconde Guerre mondiale. Zouville aurait représenté l’Europe en pleine destruction, moi j’aurais été l’Amérique qui vient à leur secours, et les animaux de la jungle se mettant sur mon chemin et essayant de m’empêcher de sauver Zouville auraient été la représentation du mouvement fasciste. Je ne sais pas trop quoi en penser, c’est vrai qu’on pourrait faire ce parallèle mais mon créateur ne m’a jamais confirmé que c’était dans cette optique qu’il m’avait écrit une vie de héros. Chacun est donc libre de son interprétation.

    II - La jungle de Derche

    La jungle de Derche c’est chez moi. Cette jungle est magnifique avec sa rivière, ses hauts et grands arbres, ses herbes, ses rochers, ses falaises, ses végétations et surtout son très grand champs de pâquerettes. C’est un endroit paisible mais ça n’a pas toujours été le cas. A l’époque où j’ai sauvé le grain de poussière sur lequel habitent les Zous, la jungle était assez agitée. Mais je ne peux pas parler de la jungle de Derche sans parler de ses habitants sans qui rien ne serait pareil.

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    Portrait groupé pour la promotion du film

    Madame Kangourou et Bébé Kangourou

    Madame Kangourou a été la première à se moquer de moi quand j’ai trouvé le grain de poussière sur lequel vivent les Zous, et c’est elle qui a répandu la nouvelle en disant à tous que je parlais avec une fleur. Je ne parlais pas avec la pâquerette mais avec le maire de Zouville. Mais ça, elle ne voulait pas le croire. Madame Kangourou ne croyait que ce qu’elle voyait, elle n’avait aucune imagination et méprisait tout ceux qui en avaient. Elle avait perdu son âme d’enfant ou peut être elle n’en avait jamais eu. Ce qui était plus étonnant, c’était que Bébé Kangourou était aussi désillusionné. En même temps, cet enfant avait grandi dans la poche et ne connaissait pas vraiment d’autre personne que sa mère. Madame Kangourou a bien failli condamner Zouville avec son mauvais caractère borné, j’ai eu très peur. Quand elle est fâchée, elle est redoutable et très impressionnante. Après avoir essayé d’arroser le grain de poussière, elle a monté toute la jungle contre moi et nous aurions pu avoir, les Zous et moi, beaucoup de problèmes. Et quelle cruauté de vouloir jeter un grain de poussière abritant de la vie, imaginaire ou non, dans une marmite d’huile bouillante. Vous ne pourriez imaginer la peur que j’ai eu. C’étaitMadame Kangourou a été la première à se moquer de moi quand j’ai trouvé le grain de poussière sur lequel vivent les Zous, et c’est elle qui a répandu la nouvelle en disant à tous que je parlais avec une fleur. Je ne parlais pas avec la pâquerette mais avec le maire de Zouville. Mais ça, elle ne voulait pas le croire. Madame Kangourou ne croyait que ce qu’elle voyait, elle n’avait aucune imagination et méprisait tout ceux qui en avaient. Elle avait perdu son âme d’enfant ou peut être elle n’en avait jamais eu. Ce qui était plus étonnant, c’était que Bébé Kangourou était aussi désillusionné. En même temps, cet enfant avait grandi dans la poche et ne connaissait pas vraiment d’autre personne que sa mère. Madame Kangourou a bien failli condamner Zouville avec son mauvais caractère borné, j’ai eu très peur. Quand elle est fâchée, elle est redoutable et très impressionnante. Après avoir essayé d’arroser le grain de poussière, elle a monté toute la jungle contre moi et nous aurions pu avoir, les Zous et moi, beaucoup de problèmes. Et quelle cruauté de vouloir jeter un grain de poussière abritant de la vie, imaginaire ou non, dans une marmite d’huile bouillante. Vous ne pourriez imaginer la peur que j’ai eu. C’était l’angoisse. Heureusement que les Zous se sont fait entendre, sinon ils auraient été détruits par son entêtement. Après ça, Madame Kangourou a beaucoup changé, elle découvert que beaucoup de choses pouvaient la surprendre et que le monde ne se limitait pas à ce qu’elle connaissait.

    Je pense que cela a ravivé sa curiosité et sa bienveillance. Elle a même proposé de m’aider à protéger Zouville. Depuis, nous avons passé pas mal de temps ensemble à nous occuper de la sécurité du grain de poussière, nous avons partagé quelques conversations et sommes même devenus amis. Des fois, elle laisse même Bébé Kangourou venir jouer avec moi. Oui, je sais je suis censé être un adulte mais j’ai encore une âme d’enfant.

    La famille Wickersham et l’aigle

    La famille Wickersham est la famille de singe qui a aidé Madame Kangourou à me voler la fleur sur laquelle reposait le grain de poussière. A l’aide de l’aigle, ils m’ont fait perdre Zouville pendant presque une journée, ça aurait pu être dramatique pour les Zous mais j’ai fini par les retrouver. Les Wickersham et l’aigle ne sont pas vraiment méchants, ils sont surtout naïfs et un peu simplets. Comme Madame Kangourou leur avait dit que j’étais devenu fou et que je parlais à une fleur, ils ont voulu m’aider à revenir à la réalité. Le problème c’est que j’étais déjà dans la réalité. Je n’ai pas de rancune contre eux ni contre Madame Kangourou, ils ne savaient pas. Et je peux comprendre qu’il est difficile à croire que des gens minuscules vivent sur un grand de poussière.

    Le maire de Zouville et les Zous

    Ma meilleure rencontre est assurément celle des Zous et plus particulièrement du maire de Zouville. Les Zous vivent sur leur minuscule grain de poussière, dans une ville microscopique et ils sont heureux dans leur monde tout petit juste à leur taille. Le maire est une personne vraiment agréable et gentille mais il semble que tous les Zous aient un caractère sympathique et solidaire. Quand leur Zouville a été endommagé par l’attaque de l’aigle et des Wickersham tous les Zous se sont mis au travail et ont reconstruit leur ville ensemble. C’est grâce à cet esprit d’équipe que les Zous ont pu être sauvés. J’ai eu de grande discussion avec le maire de Zouville et nous sommes très amis mais je reste un peu triste de ne pas pouvoir le voir. J’aimerais savoir à quoi ressemble un Zou et je pense que je resterais toujours curieux. A part le maire qui s’occupe avec bienveillance et affection de Zouville, un autre Zou a retenu mon attention et m’a beaucoup ému. Il s’agit de Jojo, le plus petit des Zous, celui qui pensait que sa petite voix ne servirait à rien pour se faire entendre de Madame Kangourou et sauver Zouville. Il était en fait indispensable à la survie de son peuple mais il était bien trop petit et timide pour s’en rendre compte. Je suis content que maintenant Jojo sache qu’il est un Zou à part entière même si il est à moitié plus petit que les autres.

    Moi

    Puisque j’ai parlé de tout le monde, je vais aussi vous parler de moi, après tout c’est mon autobiographie. Avant d’être un héros sauveur de Zous, j’étais un éléphant rêveur, profitant de la beauté et de l’hospitalité de la jungle de Derche. Quand toute cette aventure est arrivée, et que Madame Kangourou, l’aigle et les Wickersham se sont attaqués à moi, j’avais beau être le plus gros animal de la jungle, je me suis senti vulnérable et tout aussi petit qu’un Zou. J’avais l’impression d’être écrasé par ma responsabilité envers les Zous et je me suis fait littéralement écraser par les autres animaux de la jungle qui m’ont enfermé dans une cage. Je me sentais impuissant et incapable de protéger mes amis. Ça a été un moment horrible pour moi, je n’imagine même pas ce que j’aurais ressenti si le monde des Zous avait été détruit.

    Je suis quelqu’un de très sensible et empathique, la cause de Zous était devenu la mienne. Pour moi une personne est une personne et personne ne mérite qu’on lui fasse du mal. J’aurais forcément remué ciel et terre pour venir en aide à ces pauvres et minuscules Zous en détresse. Maintenant je suis un peu un héros, même si à la base tout le monde pensait que j’étais un illuminé. Je n’ai pas fanfaronné d’avoir eu raison, il y a bien plus important, mais je suis quand même heureux que les autres animaux de la jungle ne se moquent plus de moi et soient maintenant agréables. Et je n’en ai voulu à personne d’avoir été contre moi, tout le monde ne pouvait pas entendre la voix d’un seul Zou, il faut avoir l’ouïe très fine. Je ne suis pas quelqu’un de rancunier même si un éléphant n’oublie jamais rien. J’aime beaucoup être considéré comme un héros maintenant tout le monde s’intéresse à mon histoire, et je ne me sens plus tout petit. Je suis Horton, un grand éléphant « fiable à cent pour cent » [2].

    III - Le film

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    Affiche du film

    Mon histoire a intéressé Jimmy Hayward et Steve Martino qui ont réalisé un film à partir de mon aventure. Le film est sorti en 2008 (Bande annonce ici). Le scénario est resté le même mais il a subi quelques petites modifications. Contrairement à ma vie dans le livre de mon créateur, Jimmy et Steve m’avaient donné des amis. Je passais donc mes journées avec Katie, Jessica, d’autres enfants de la jungle et Morton, j’avais maintenant des alliés pour m’aider à sauver les Zous. La jungle dans le film ne s’appelle plus la jungle de Derche mais la jungle de Nool, ils ont changé son nom pour la rime. Quoi qu’il en soit, j’étais dans cette nouvelle version de mon histoire, un éléphant qui apprenait beaucoup de choses aux enfants de la jungle sauf à Rudy qui restait dans la poche. Et oui, Bébé Kangourou avait maintenant un nom. Il était beaucoup plus sympathique que dans l’histoire originale. C’était même une personne triste, sa maman était une femme très sévère qui ne le laissait jamais rien faire. Le pauvre Rudy lui voulait juste être avec les autres enfants. L’aigle s’était transformé en vautour et portait le nom de Vlad. Il était encore plus effrayant qu’avant et très machiavélique. Les wickersham étaient égaux à eux-mêmes. Et la jungle avait vécu un changement de design, nous étions passé du papier avec des dessins à quatre couleurs, à la 3D avec un éventail énorme de détail, de couleurs, et de texture et c’était assez joli.

    Jimmy et Steve avaient aussi décidé de rajouter des obstacles sur ma route, et des péripéties à mon sauvetage des Zous. Ils m’ont fait par exemple, traverser un très long pont en bois et en liane entre deux montagnes. J’ai eu la peur de ma vie. Mais les plus grands changements qu’ont apporté les deux réalisateurs sont intervenus dans le minuscule monde des Zous.

    Dans le film, on découvrait la famille du maire de Zouville, sa femme, ses 96filles, et son fils unique Jojo, le plus petit des Zous. On apprenait que de père en fils, les maires de Zouville se succédaient et que Jojo, n’avait pas du tout envie de faire le métier de son père. Il avait une grande passion pour la musique, c’est elle qui d’ailleurs dans cette histoire sauva les Zous. Contrairement à l’histoire original, dans le film, seul le maire pouvait m’entendre et savait que son monde était un grain de poussière. Les autres Zous de Zouville le prenaient pour un fou autant que moi pour les animaux de la jungle. Le conseil de Zouville, créé par Steve et Jimmy était odieux avec le maire. Nous étions deux incompris. Cela renforça l’amitié naturelle qui naissait entre nous. Mais certains personnages qui ont rejoint notre histoire, telle que le docteur Zou Mary Lou Larue furent des alliés très sympathiques. Et les choses se terminèrent bien comme dans notre histoire d’origine.

    Je compris que j’allais devenir une star quand j’appris que Jim Carrey serait ma voix pour le film. C’était un film produit par Blue Sky Studios et distribué par 20th Century Fox. J’étais en route pour le succès. Et je ne me trompais pas, à la 36ème édition des Annie Awards en 2009, le film fut nommé dans les catégories : meilleurs effets animés pour le cinéma, meilleur animation de personnage pour le cinéma, meilleure musique pour le cinéma, et meilleur scénario pour le cinéma.

    IV - Un regret

    Je pensais qu’avec le succès du film, le livre de mon créateur serait enfin publié en France, mais ce n’est pas arrivé. Beaucoup d’enfants français ne savent même pas que je viens d’un livre, j’aurais aimé être présent dans ce pays et poursuivre le but pour lequel je suis né, aider les enfants à apprendre à lire. Les livres de mon créateur ont été traduits et publiés dans plus de quinze pays. Mais seuls six d’entre eux ont été publié en France : Comment le Grinch a volé Noël, La formidable école casse-tête, Ma vie en rose, Le plus vantard, Yaourtu la tortue et Le Chat Chapeauté. Enfin... à l’heure où je vous parle ils ne le sont plus, on ne les trouve plus dans aucun magasin. J’aurais aimé être lu par les petits français , d’autant que ma traduction française par Anne-Laure Fournier le Ray est très bien faite. Mais le livre n’a été traduit que pour les écoles françaises des États-Unis, et non pour la publication en France. Je ne comprendrai jamais pourquoi Seuss, si connu, si culte et incontournable aux États-Unis est resté presque totalement inconnu en France. Cela restera certainement le mystère de ma vie. Si malgré tout vous voulez un aperçu de son univers incroyable vous pourrez toujours le trouver dans les films qu’il a inspirés, par exemple Comment le Grinch a volé Noël, 2001, dans la collection WarnerKids, ou le Grinch de Ron Howard, 2000, (Bande annonce ici). Plus récemment, Le chat chapeauté de Bo Welsh, 2004, (Bande annonce ici) et Le Lorax de Chris Renaud et Kyle Balda, 2012, (Bande annonce ici).

    © Charlotte Pluss. L3 Sciences et métiers de l’éducation

    14 décembre 2012

    Post-scriptum

    Dr. Seuss. Horton entend un Zou !. Traduit de l’Américain par Anne-Laure Fournier le Ray ; illustrations de l’auteur. Berkeley : Ulysses Press, 2009. (Relié). ISBN 9781569756898

    Notes de bas de page

    [1] Dans le film le maire de Zouville parle à Horton de sa salle de bain, pour Horton la signification de « salle de bain » restera un mystère jusqu’à la fin du film

    [2] Citation du film Horton, 2008, réalisé par Jimmy Hayward.