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Le masque, de Stéphane Servant et Ilya Green ill.

Et si les masques ne servaient pas qu’à se déguiser ?...
 
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    Couverture Le Masque

    Petit Frère trouve un masque à la sortie de l’école. Un masque tout simple, sans couleur, mais qui peut vous transformer en n’importe quel animal ! Grâce à lui Petit Frère épatera les copains en se transformant en ouistiti, en ours...

    Un petit garçon qui en fait trop

    Petit Frère est entouré de garçons et de filles avec lesquels il aimerait parler, jouer, rigoler, mais il ne sait pas comment s’y prendre pour intégrer leur groupe, pour les intéresser. Il cherche à se faire remarquer, à exister auprès d’eux. Aussi décide-t-il de se servir de ce masque magique, mais Petit Frère a encore beaucoup de choses à apprendre.

    Comme les enfants de son âge, il va trop loin et n’amuse plus du tout les copains qui le fuient. L’incompréhension laisse alors place à la colère de petit garçon. Et la colère monte, monte. Elle devient si grande que plus personne ne veut de lui, même ses parents. Alors, Petit Frère se rend compte qu’être en colère ne sert à rien et que cela l’isole. La méchante colère se change donc en tristesse et en remords.

    Jouer à être un autre, ce n’est finalement pas très marrant

    Le point de vue du narrateur de l’histoire est celui de la grande sœur de Petit Frère. On ne le devine qu’à la fin de l’histoire où l’on relève l’emploi du ’’je’’ et où la petite fille apparaît en illustration.

    En tant que grande sœur elle exerce son rôle de protectrice. Elle va prendre Petit Frère dans ses bras et le consoler. Les larmes versées feront tomber le masque.

    Le masque que trouve Petit Frère représente les différents comportements, artificiels et non naturels que nous adoptons lorsque nous souhaitons attirer l’attention et la sympathie. Ainsi Petit Frère revêt différents masques, différents costumes pour plaire aux autres. Il n’est donc plus vraiment lui-même. Il joue un rôle. Et à force de jouer la comédie, il finit par perdre sa propre identité. Le masque lui fait donc prendre l’apparence d’un chien errant. « Petit Frère ne savait plus où aller. Petit Frère ne savait plus qui il était ».

    Quand la colère prend le dessus

    L’illustratrice, Ilya Green, montre bien le changement de comportement de Petit Frère, de par la forme que le masque lui fait prendre, mais aussi de par les couleurs. En effet, au début les couleurs des feuilles d’arbres et des habits des enfants sont bleus, verts, jaunes, rouge... Puis, au fur et à mesure que Petit Frère triche avec le masque, la couleur rouge (qui symbolise la colère) prend pas à pas le dessus sur les autres, si bien que lorsqu’il est en colère le rouge devient la seule couleur utilisée pour les arbres. Même les yeux du masque deviennent rouges, mais lorsque la colère diminue petit à petit, les autres couleurs reviennent. Et avec l’aide de la grande sœur de Petit Frère, et de la pluie, les autres couleurs prennent le dessus sur le rouge.

    L’histoire de Petit Frère montre aux enfants que cela ne sert à rien d’en faire trop auprès des copains. Il faut rester soi-même. Elle montre aussi que la colère n’arrange rien, au contraire, car sans l’aide de sa sœur, Petit Frère n’aurait pas su retirer le masque, prisonnier de sa colère et des apparences.

    Cette histoire s’adresse donc aux enfants, dès 3 ans (pour les animaux et les très belles images) mais aussi aux plus grands, afin de leur expliquer le rôle du masque dans l’histoire. Elle est écrite avec un langage d’enfant puisque racontée par la grande sœur de Petit Frère (qui ne doit pas avoir plus de 10 ans).

    Caroline STRAGIER, DEUST 2 métiers des Bibliothèques et de la Documentation, Option lecture publique, UFR Deccid, département Sid, janvier 2013

    Post-scriptum

    Pour aller plus loin :

    Le site d’Ilya Green, créé par : Ilya Green

    Son : blog

    Ilya Green est une auteure et illustratrice pour la jeunesse. Ses illustrations reflètent un monde de l’enfance espiègle, coloré, poétique où la réalité côtoie le rêve et l’imaginaire. Ses personnages aux traits fins, font partie de son style épuré, naïf, en légère opposition avec le décor, souvent très coloré mais qui reste sobre. Ilya Green travaille souvent au crayon et à la peinture. Ses personnages, des enfants la plupart du temps, possèdent tous un très fort caractère. Ses albums écrits ou illustrés ont pour thème les relations, parfois très compliqués que les enfants peuvent avoir entre eux.

    Le blog de : Stéphane Servant

    Stéphane Servant est auteur et illustrateur pour la jeunesse. Son style est très visuel. Sa carrière débute avec l’écriture (ou réécriture) de contes. L’oralité prend donc une place importante dans ses histoires.

    Le site de la maison d’édition : Didier Jeunesse

    SERVANT Stéphane, Le masque. Ilya GREEN ill. Paris : Didier jeunesse, 2011. 34 p. ; couv. ill. en coul., ill. en coul. ; 30 x 25 cm. ISBN 978-2-278-06739-8 (br) : 14,20 EUR A partir de 3 ans

    Mots-clefs : enfant/identité/apparence/colère/famille/masque