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Incantations et formules magiques dans la littérature jeunesse (mini thèse)

Parce qu’Abracadabra est passé de mode. Ou pas.
 
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    La magie fait rêver. Bien souvent, elle s’accompagne de formules magiques. Leur décryptage s’avère passionnant...

    Abracadabra  !

    C’est sans doute la première incantation apprise par l’enfant, qui comprend l’intérêt du mot dans tout processus qui se voudrait magique. Indispensable au bon fonctionnement du processus, la formule est une clé qui permet de déverrouiller la porte qui mènerait à un autre univers, là où les balais peuvent voler et où le plomb pourrait devenir or. Bien sûr, il existe quantité de formulations différentes, allant du simple mot (de langue étrangère majoritairement) à l’injonction, dont la plus célèbre demeure le fameux « Sésame, ouvre-toi ! » Avec la grande popularisation de la littérature Fantasy, on ne compte plus les héros qui doivent œuvrer à l’aide de sorts afin de triompher des problèmes et épreuves qui leur sont présentés ; de ce fait, si « Abracadabra » reste le classique indétrônable dans les spectacles de magie, les auteurs rivalisent d’imagination et d’ingéniosité afin de créer formules et proverbes tarabiscotés pour différencier leur œuvre de la norme.

    Abracadabra, l’invocation explicite du surnaturel

    L’étymologie du mot en lui-même reste obscure à ce jour ; dérivée de l’araméen, elle pourrait signifier « que la chose soit détruite » ou « je créerais d’après mes paroles » (transformation de adhadda kedhabhra) ou être dérivée de l’hébreu (ha brakha dabra) qui signifie « la bénédiction à parlé ». On retrouve ce talisman présenté sous la forme d’un triangle renversé dès le IIe siècle, où, dans l’ouvrage De Medicina Praecepta de l’érudit romain Serenus Sammonicus, il est conseillé de porter la formule gravée sur une médaille afin d’éradiquer la fièvre. Dans certains contes, Abracadabra est utilisé pour créer un golem et dans un contexte plus actuel, c’est la formule-type du magicien qui s’apprête à faire sortir un lapin de son chapeau.

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    © Milan Jeunesse, 2003

    Désormais popularisée et passée dans le langage courant, cette incantation est employée à outrance dans les albums destinés à la jeunesse lorsque le but est de susciter la surprise ; en général l’enfant observe un objet difficilement identifiable masqué par un accessoire de magicien (les oreilles du lapin dépassant d’un haut-de-forme) qui se révèle ensuite à la page suivante, ou après déplacement d’un volet mobile. Il peut s’agir également de simples histoires de création d’objets ou de tours très simples, comme dans 1, 2, 3, Abracadabra d’Edouard Manceau.

    Enfin, on note avec humour la conception du mot dans le jeu vidéo Pokémon, où deux créatures aux pouvoirs psychiques se nomment Abra et Kadabra. L’évolution supérieure, Alakazam, tire également son nom d’une formule magique, au même titre que Hocus Pocus, plus méconnue par le grand public.

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    © Pokémon
    Abra, Kedebra et Alakazam, dans l’ordre

    L’utilisation des langues anciennes

    pour faire appel à la magie

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    © Gallimard Jeunesse

    L’exemple le plus connu de nos jours est évidemment Harry Potter le petit sorcier à lunettes, dont les formules sont très largement inspirées du latin. Pour ceux qui l’ignorent encore, cette heptalogie narre les aventures d’un jeune garçon se découvrant sorcier et intégrant la fameuse école de magie Poudlard. Il partage ses aventures avec deux amis, Ron Weasley et Hermione Granger, et gagne un an de plus à chaque tome. L’intrigue principale tourne autour du combat qu’oppose le jeune Harry et Lord Voldemort, un puissant mage noir réputé invincible qui désire le tuer. Dans ce monde de sorciers, la magie y est omniprésente et certains objets sont même animés d’une vie propre ; pourtant une baguette magique et la connaissance d’une formule appropriée sont nécessaires pour plier ces derniers à la volonté de l’ensorceleur. Or, les langues anciennes tendent à donner un coté plus mystérieux, mystique aux incantations, et l’auteur, J.K. Rowling, avoue s’être amusée à composer les mots de base de la langue magique à l’aide de racines latines.

    Par exemple, le sortilège simple « Lumos  » qui a pour fonction d’allumer le bout d’une baguette magique afin de s’en servir comme d’une lampe-torche, est formé du mot latin lumen, luminis qui signifie lumière. A l’inverse, pour éteindre la baguette, on utilise « Nox » qui signifie littéralement « nuit » en latin. Deux mots sont parfois utilisés, comme pour le sort « Rictussempra » qui force l’adversaire à rire sans pouvoir s’arrêter, où les racines rictus (ouverture de la bouche) et semper (toujours) sont utilisées.

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    © Gallimard Jeunesse, 2001, 2002, 2003

    Dans Le livre des Étoiles, de Erik l’Homme, le héros est également un jeune sorcier vivant au pays d’Ys, dans une époque ressemblant vaguement au moyen-âge (présence de chevaliers, absence de technologie numérique ou même d’électricité). Le héros, Guillemot de Troïl, est un jeune garçon dont le désir le plus cher est de devenir un chevalier ; pourtant ses dons évidents pour la magie l’entraîneront aux côtés de mètre Qadehar, un éminent sorcier qui lui apprendra l’art et la manière de maîtriser sorts et formules. Dans ses aventures, le jeune héros sera suivi et épaulé par quatre amis non-magiciens : Ambre, Coralie, Romaric et Gontrand.

    Dans ce monde moyenâgeux, la magie n’est pas mise en place par des sorts en latin, mais via les runes (appelées ici graphèmes) tirées du futhark germanique. Si dans les livres il s’agit d’un alphabet de vingt-quatre lettres magiques provenant des étoiles, il s’agissait autrefois de l’alphabet utilisé par les anciens peuples de langue germanique tel que les anglo-saxons ou les scandinaves. Beaucoup de termes sont donc empruntés à la mythologie nordique, comme le Wyrd (servant à connecter les choses entre-elles et à voyager, autant dans le livre que dans les légendes vikings) ou le Galdr, qui dans le livre est une incantation liant les graphèmes, et qui était le mot désignant les actes divinatoires effectuées par les prêtresses.

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    L’alphabet runique du futhark germanique

    Fehu, Uruz, Thursaz, Raidhu ou encore Wunjo, sont des exemples de noms runiques donnés aux étoiles ou aux constellations dans le monde de Guillemot. Chacune d’elle possède une signification permettant la composition d’une formule magique. Par exemple, Thursaz peut signifier monstre maléfique, géant, ou encore épique. On peut aussi bien l’invoquer pour créer un animal maléfique, ou faire grandir un objet (à l’image du géant qui peut signifier la grandeur). De même, la rune Uruz peut être traduite par la pluie, l’auroch (bovidé disparu à ce jour) ou le laitier (gangue du minerai de fer). Enfin, il est possible de renforcer les sorts en adoptant une position spécifique, imitant la forme des graphèmes : les Stadha.

    Lorsque ce qui fut ne suffit pas...

    La création d’une langue à part entière

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    © Bayard Jeunesse
    Les couvertures de la série, sans texte. Il s’agit du dragon qui éclot ou apparaît dans chaque tome

    Si bien des romanciers utilisèrent ce procédé afin d’éviter de tomber dans le cliché en utilisant la langue latine, c’est à la tétralogie L’Héritage, de Christopher Paolini que revient les louanges les plus justifiées : roman destiné à la jeunesse - bien qu’orienté de par son format et le nombre de pages pour les adolescents - il cache en son sein de multiples langues totalement inventées par l’auteur. On peut citer celle des nains, celle des Urgals (monstres immenses et cornus) et enfin celle des elfes, appelée aussi « ancien langage » permettant de nommer la véritable essence des choses, et ainsi de pouvoir les contrôler. C’est par ce biais que débute la magie ; nul besoin de cape étoilée ou de baguette magique, la seule force de l’esprit est nécessaire, ainsi que le nom de l’objet que l’on désire invoquer ou faire mouvoir.

    L’histoire ne tourne pourtant pas autour d’un jeune sorcier désirant apprendre ces langues afin d’augmenter son potentiel magique ; il s’agit en réalité d’un récit initiatique où le héros, Eragon, découvre qu’il est dragonnier (il est lié mentalement et télépathiquement avec un dragon qu’il fera éclore et qu’il devra élever) et que cette particularité lui permet de maîtriser l’ancien langage elfe. Malheureusement, il est le dernier dragonnier sur Terre, et le despote présent sur le trône cherchera à le placer sous son joug... Ou à l’éliminer s’il refuse de coopérer. S’il rencontrera bien des ennemis, Eragon pourra compter sur l’appui d’alliés puissants, notamment le conteur Brom, ancien dragonnier dont la monture fut abattue lors d’une bataille, qui lui apprendra l’art de la magie, et le vocabulaire de l’ancien langage.

    Les langages fictifs créé par Christopher Paolini s’inspirent très largement du vieux norrois, langue scandinave utilisée lors de la période médiévale. On situe sa sphère d’influence autour de l’Islande, d’où le surnom de la langue en tant que « vieil islandais ». Parmi les différentes langues présentes, l’ancien langage est la plus importante, puisque utilisée lors des invocations magiques. Si les noms d’objets ou d’éléments sont présents ( adurna signifiant eau, brisingr, le feu, et arget, argent) on note aussi la présence de verbes (letta, arrêter ou encore Blóthr  : cesser) permettant l’élaboration d’incantations comme de phrases utilisées entre deux protagonistes parlant cette langue. Par exemple, les formules de politesses sont très présentes ( « Astra du evarinya ono varda » signifiant « Que les étoiles veillent sur toi » ) mais de longues formulations peuvent être utilisées comme ici : « Fethrblaka, eka weohnata néiat haina ono. Blaka eom iet lam » pouvant être traduit par « Oiseau, je ne te ferai pas de mal. Viens sur ma main. » On ne peut donc qu’admirer la conception d’un tel langage, travaillé jusque dans la syntaxe. La magie de cette tétralogie n’est donc pas invoquée à l’aide de simples mots mais de phrases... Fort heureusement consignées dans un répertoire à la fin du livre, pour les néophytes qui ne maîtriseraient pas l’elfique.

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    Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, 2010, 2011, 2012
    Les six premières couvertures de la série A comme Association

    A comme Association présente les mêmes caractéristiques quant à l’emploi d’incantations ; il s’agit de l’utilisation d’une langue complexe et stable, pouvant être conjuguée et utilisée aussi bien pour parler que pour formuler. Différence notoire toutefois, les auteurs ne furent pas les créateurs du Quenya, la langue des elfes, qui fut élaborée par J.R.R. Tolkien dans le cadre de sa trilogie Le seigneur des anneaux.

    Fruit d’une collaboration entre Erik l’Homme et Pierre Bottero, A comme Association est une série fantastique qui devait à l’origine se décliner en treize tomes ; la mort prématurée du second auteur forcera Erik l’Homme à finir l’aventure seul, et à réduire les tomes au nombre de huit. Basés sur un principe collaboratif, les tomes furent écris tour à tour par chacun des auteurs, et narré par le personnage qu’il aura conçu. Ombe, créée par Pierre Bottero, sera la narratrice des tomes deux et quatre. Jasper, élaboré par Erik l’Homme, racontera ses mésaventures dans les six autres tomes. Les deux héros sont donc membres d’une association magique mais inconnue de ceux qui n’en font pas partie, et a pour but d’éviter la confrontation entre mortels et créatures fantastiques telles que sorcières, vampires, démons, goules et autres hybrides peu cordiaux. Si Jasper use bel et bien de magie, Ombe elle, fut recrutée pour sa capacité à être quasiment indestructible, possède une force phénoménale et ne ressent ni le froid, ni la chaleur. Nos deux héros, réunis en tandem, exécuteront souvent ensemble les missions confiées par l’Association, souvent au péril de leur vie.

    Dans A comme Association, si l’univers Fantasy est bien présent - quoique ignoré des simples mortels - la magie ne compose pas une part aussi importante du récit que dans les livres présentés précédemment. Elle n’est de plus, pas autonome ; le magicien du duo, Jasper, se doit de citer une formule tout en effectuant signes ou postures, et en utilisant la vertu de plantes ou de pierres pour concevoir ou renforcer ses sorts. Comme évoqué auparavant, la langue magique, le Quenya, n’est autre que le haut-elfique inspiré du vaste empire littéraire de Tolkien. L’ajout des plantes dans la formulation d’une incantation est néanmoins une nouveauté qui ne manque pas d’originalité.

    Voici par exemple, deux sorts et leurs protocoles :

    -  Pour un sort d’illusion avec de la fumée, il faut : De la camomille, pour ses vertus de concentration des énergies ; de la fougère pour ses capacités à éloigner les personnes malintentionnées ; du houx pour sa capacité à étendre les sorts et prolonger leur durée. Enfin, la formule est la suivante « Equen : meran i seyëal nin, laurina olva ar filqe ar piosenna, arwa sameo hisëo, an i cotumo etementa » qui signifierait « Je dis que je veux que vous me ressembliez , camomille, fougère et houx avec l’aide de la brume pour bannir l’ennemi »

    -  Pour un pentacle de protection, il est nécessaire d’utiliser : du houx, pour renforcer le rituel ; du sureau pour son rôle protecteur de bouclier et du millepertuis pour sa capacité à neutraliser les sortilèges néfastes. Quant à la formule à prononcer, la voici : « A lenna lilta yo certa piosenna ornë turmaveä ar ya araucor etementëa » signifiant « Allez danser avec les runes, houx, arbuste bouclier et chasseur de démons ! »

    Honneur à la simplicité : les incantations

    dans la langue d’écriture

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    © Nathan Jeunesse, 2006

    Inutile de chercher à compulser des sorts en latin ou en grec lorsqu’on désire écrire pour des enfants ; lorsque l’auteur est français, ses formules le sont aussi ! Et bien souvent, si elles ne riment pas, elles ont bel et bien pour but de faire rire. Parmi l’énorme choix de livres de ce type, on pourra par exemple citer la série Mama Délire, sorcière d’Afrique, écrite par Clair Arthur et illustrée par Jean-François Martin. Chaque petit livre richement illustré et d’environ une trentaine de pages, est destiné aux enfants de sept à neuf ans, et sert d’outil pour les lectures autonomes.

    La série narre les aventures abracadabrantesques d’une sorcière africaine, Mama Délire, qui n’est sorcière que pour répandre la bonne humeur. En effet, si blagues et devinettes ne marchent pas, elle use d’incantations humoristiques afin de rendre le sourire à ceux qui ne l’ont plus. Si cette dernière possède bel et bien un balai volant, elle n’a pourtant ni chapeau pointu, ni chaudron, ni baguette maléfique ; sa magie n’a nullement besoin de vecteur pour s’exprimer. Dans chaque livre, on y retrouve de deux à cinq formules. En voici une, tirée du livre Germaine Chaudevaine : « Poilou Poila, que ces deux énergumènes, du gobe-bonbons au bidon range purée, rient comme deux vieilles mouettes » Dans chaque incantation, on retrouvera à chaque fois les mots rituels « Poilou Poila » amorçant le sort, et la phrase « Du gobe-bonbons au bidon range purée » rappelant sans mal la fonction humoristique du sort jeté.

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    Les huit premières couvertures de la série

    Si les auteurs de livres pour enfants sont grands friands de formules écrites dans la langue de narration, certains romans destinés aux adolescents utilisent également le même procédé. On peut citer par exemple Les enfants de la lampe magique, de P.B. Kerr, ou la série bien plus connue des Tara Duncan, de Sophie Audouin-Mamikonian ; c’est cette dernière que nous analyserons. Les dix romans mettent en scène une jeune fille, Tara’tylanhnem T’al Barmi Ab Santa Ab Maru T’al Duncan, dite Tara Duncan, et ses amis Fabrice, Caliban, Robin et Gloria dans un univers où la magie est omniprésente : Autremonde. La jeune héroïne se découvrira sortcelière (pouvant maîtriser la magie par la pensée) dans le premier tome, puis héritière de l’empire des humains sur Autremonde, où vivent également nains, dragons et autres créatures magiques. Ses aventures se déclinent en dix tomes, et l’intrigue principale tourne autour du combat qu’oppose la petite bande d’amis et Magister, mage noir désirant s’approprier le grand pouvoir de Tara.

    Sur Autremonde, la magie est traditionnellement invoquée grâce à un sort qui prend la forme d’une phrase à prononcer comportant obligatoirement une rime, et qui peut être accompagné de quelques actes (mouvements ou pensées spécifiques). Néanmoins certains sortceliers peuvent utiliser la magie sans prononcer un seul mot ; le travail est essentiellement mental et Tara bénéficiera de cette capacité très avancée dès le départ. On peut citer quelques exemples : le sort pour immobiliser l’ennemi se nomme « Pocus » et s’invoque par la phrase suivante : « Par le Pocus personne ne bouge, car je commence à y voir rouge ! » Le sortcelier désirant faire appel à ce sort doit généralement imaginer un filet bleu apparaître sur la personne désirée. On peut également parler d’un sort simple, le « Sechus », qui a pour but d’enlever toute trace d’humidité sur les objets désirés. La phrase rituelle est « Par le Sechus que ma robe de sortcelier soit immédiatement séchée. » Il est possible de concevoir ses propres sorts ; il faut néanmoins que la phrase définissant ce dernier soit très explicite (ne laissant aucune ambiguïté) et qu’elle rime.

    Pour conclure...

    Qu’importe l’époque, la magie aura toujours passionné les hommes, et les livres furent le premier vecteur de cette passion. Les histoires nous emportent, et font rêver les enfants. Avec la grande popularisation des genres Fantasy et Fantastique, nous voyons appaire de nouvelles tendances ; entre les sorcières finalement gentilles, les vampires pacifiques et charismatiques et les mages retords, nous pouvons nous demander quel chemin emprunte la magie actuelle. Chaque auteur est en quête de nouveauté et d’originalité ; pourtant, dans la conception d’une langue faisant appel à l’élément instable qu’est la magie, difficile de trouver autre chose ! Entre les formulations simples, celles en langues anciennes ou faisant partie d’un langage inventé de toutes pièces, que reste-il à créer ? N’est-ce pas finalement ça, la magie de notre ère ? L’imagination...

    Corentine Mahoudo, janvier 2013

    Deust 2 Métiers des Bibliothèques et de la Documentation,

    Option lecture publique

    Post-scriptum

    Bibliographie

    Sean Smith, J.K Rowling, la magicienne qui créa Harry Potter, Favre (février 2002) (ISBN 978-2-8289-0692-4)

    Manceau Edouard, 1,2,3 Abracadabra, Milan jeunesse (2003) (ISBN 2-7459-1949-0)

    Arthur Clair, Mama Délire sorcière d’Afrique : Germaine Chaudeveine, Nathan Jeunesse (Octobre 2006) (ISBN 978-2092509876)

    HARRY POTTER

    Les dates sont celles précisées par l’éditeur Bloomsbury pour la publication anglaise des œuvres.

    Tome 1 : Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher’s Stone) (juin 1997)

    Tome 2 : Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets) (juillet 1998)

    Tome 3 : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) (juillet 1999)

    Tome 4 : Harry Potter et la Coupe de feu (Harry Potter and the Goblet of Fire) (juillet 2000)

    Tome 5 : Harry Potter et l’Ordre du phénix (Harry Potter and the Order of the Phoenix) (juin 2003)

    Tome 6 : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (Harry Potter and the Half-Blood Prince) (juillet 2005)

    Tome 7 : Harry Potter et les Reliques de la Mort (Harry Potter and the Deathly Hallows) (juillet 2007)

    LE LIVRE DES ÉTOILES

    Tome 1 : Qadehar le sorcier, Gallimard Jeunesse, Paris, 2001, (ISBN 2-07-053937-7)

    Tome 2 : Le Seigneur Sha, Gallimard Jeunesse, Paris, 2002, (ISBN 2-07-053941-5)

    Tome 3 : Le Visage de l’Ombre, Gallimard Jeunesse, Paris, 2003, (ISBN 2-07-055271-3)

    L’HÉRITAGE

    Tome 1 : Eragon : publié le 26 août 2003 aux États-Unis puis le 21 octobre 2004 en version française ;

    Tome 2 : L’Aîné : publié le 23 août 2005 aux États-Unis puis le 23 février 2006 en version française ;

    Tome 3 : Brisingr : publié le 20 septembre 2008 aux États-Unis puis le 12 mars 2009 en version française ;

    Tome 4 : L’Héritage : publié le 8 novembre 2011 aux États-Unis puis le 20 avril 2012 en version française3.

    A COMME ASSOCIATION

    Tome 1 : Les limites obscures de la magie, 2010, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-063468-2)

    Tome 2 : La pâle lumière des ténèbres (écrit par Pierre Bottero), 2010, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-063466-8)

    Tome 3 : L’étoffe fragile du monde, 2011, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-063469-9)

    Tome 4 : Le subtil parfum du soufre (écrit par Pierre Bottero), 2011, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-063467-5)

    Tome 5 : Là où les mots n’existent pas, 2011, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-063846-8)

    Tome 6 : Ce qui dort dans la nuit, 2011, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-064207-6)

    Tome 7 : Car nos cœurs sont hantés, 2012, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-064440-7)

    Tome 8 : Le regard brûlant des étoiles 2012, Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur, (ISBN 978-2-07-064883-2)

    TARA DUNCAN

    Tome 1 : Les Sortceliers, Paris : Seuil, 2003, 471 p. ISBN 2-02-060216-4

    Tome 2 : Le Livre interdit, Paris : Seuil, 2004, 475 p. ISBN 2-02-065871-2

    Tome 3 : Le Sceptre maudit, Paris : Flammarion, 2005, 381 p. ISBN 2-08-068766-2

    Tome 4 : Le Dragon renégat, Paris : Flammarion, 2006, 413 p. ISBN 978-2-08-069051-7

    Tome 5 : Le Continent interdit, Paris : Flammarion, 2007, 440 p. ISBN 978-2-08-120084-5

    Tome 6 : Dans le piège de Magister, Paris : XO éditions, 2008, 510 p. ISBN 978-2-84563-380-3

    Tome 7 : L’Invasion fantôme 2009, Paris : XO éditions, 2009, 400 p. ISBN 978-2-84563-430-5

    Tome 8 : L’Impératrice maléfique, Paris : XO éditions, 23 septembre 2010, 512 p. ISBN 978-2-84563-466-4

    Tome 9 : Contre la Reine noire, Paris : XO éditions, 22 septembre 2011

    Tome 10 : Dragons contre démons, Paris : XO éditions, 27 septembre 2012