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Je reviens, de Marie Saint-Dizier

 
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    Un roman autobiographique qui évoque en une succession d’anecdotes et de petites scènes - dont certaines sont plutôt tragiques - une enfance chahutée par la vie et en filigrane le portrait d’une époque. Nanette commence son histoire alors qu’elle est encore petite fille. Elle vit avec son père, qui tient une brasserie-limonaderie, un fanfaron coutumié des colères noires, sa mère, une femme légère qui brille par son absence et ne laissant derrière elle que la trace de son parfum au nom opportun, Je reviens, sa soeur aînée la douce Mino et les diverses bonnes qui vont se succéder.

    La vie de famille n’est pas idyllique.

    (GIF)

    La mère entretient ostensiblement des relations extra-conjugales. Nanette l’admire, elle aimerait tellement lui plaire et lui ressembler. Mais sa mère est loin d’être très tendre avec elle et la petite Nanette attend parfois désespérément qu’elle vienne l’embrasser le soir. Le père est un bout-en-train dont l’enthousiasme dérape très vite, sous l’effet de la boisson, en colère tonitruante. C’est aussi un homme très sensible au fond, malheureux. Mino n’est pas très présente non plus, mais elle partage une grande complicité avec Nanette et elles rient ensemble à gorge déployée à propos de mots curieux.

    Et puis, au début du roman, il y a la bonne Amélie, la tendre Amélie que Nanette adore et avec qui elle se livre à des orgies de nourriture, de vin et de chatouilles. Mais Amélie quitte la maison et vont se succéder des bonnes plus glauques, malfaisantes et vicieuses l’une que l’autre. Nanette sera victime et esclave de l’horrible Lucienne qui la forcera même à des attouchements sexuels.

    Et à l’école, ce n’est pas beaucoup plus rose pour Nanette. C’est une enfant à part, sans amie, n’appartenant ni aux bourgeois ni aux pauvres. Hors classe en somme. En contrepartie, elle cultive une imagination fertile et écrit des histoires. Elle a le sens des mots, du rire et de la comédie et malgré tout elle porte en elle l’énergie et le sens de la vie.

    Je reviens est donc un roman sur une enfance douce-amère mais c’est aussi le reflet de toute une époque, lorsque Coca-Cola n’était pas encore connu et que les petites filles allaient "à confesse".

    A partir de 14 ans

    par Marine Dormion (12/03)

    Saint-Dizier, Marie. Je reviens. Gallimard jeunesse, 2003. (Scripto).192 p. ISBN 2070555909