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Mes premiers pas de lectrice

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    Qui n’a jamais eu l’appréhension de s’ennuyer en se rendant chez ses grands-parents ? Qui n’a jamais rêvé d’avoir des animaux de compagnie avec qui se divertir et s’amuser ? Et enfin... Qui n’a jamais eu à réparer ses bêtises ?

    Je me souviens du jour où j’ai reçu ce bel ouvrage. Maman me l’avait offert alors qu’elle rentrait du supermarché. Comme la plupart du temps quand elle revenait des courses, elle m’offrait un petit cadeau. Ce jour-là, c’était ce livre en format poche, Les drôles d’idées de Dorothée, qui prenait place dans ma bibliothèque. Mon premier roman illustré. Terminé les albums dans lesquels les images remplissaient toutes les pages. Ce jour-là, j’entrais dans la cour des « grands ».

    La couverture du livre, très colorée, m’avait aussitôt donné envie de le dévorer. Sur un fond rose à pois blancs, Dorothée apparaissait avec son air malicieux, accompagnée de ses amis les animaux. Sa salopette bleue sur laquelle était inscrite en rose son initiale « D », ses couettes nouées avec un « nœud-nœud » bleu et son sourire malin, autant d’éléments visuels qui la rendaient aussi jolie que sympathique.

    Ah ! Dorothée... Ce que cette fille a pu me faire rire !

    (JPG)
    DU MONT, Jenny. Les drôles d’idées de Dorothée. Denise CHABOT ill. Editions CERF-VOLANT, 1991. 125 pages ; 17,0 cm x 11,5 cm. (Lecture Club Benjamin). ISBN 2-906-987-66-2 (cartonné)

    Dorothée était une petite fille au grand cœur, à la fois drôle, espiègle et attachante. Durant ses vacances, elle partait à la campagne chez son grand-père en s’imaginant jouer avec un poney, un âne, un singe et un chien. Quelle déception lorsqu’en arrivant à la ferme elle s’était aperçu qu’aucun de ces animaux n’allait lui tenir compagnie. Seuls un coq, une poule, une vache et un petit lapin faisaient partie du quotidien de son grand-père. Mais ce n’est pas cela qui allait empêcher Dorothée de s’amuser ! Ah ça, non ! Mais lorsqu’en toute innocence, elle apprenait à Coco Bel Œil le coq à chanter “Il était un p’tit bonhomme ... Pirouette Cacahuète ...” et faisait boire du Coca à Corne Tordue la vache, elle ne connaissait pas encore les conséquences de ses bêtises... Car tout se paye un jour ! De nombreuses péripéties attendaient alors Dorothée et son complice Adolphe le lapin. Qui a dit qu’on s’ennuyait à la campagne ?

    Un confort de lecture...

    Je me sentais à l’aise avec ce livre. L’histoire était décomposée en plusieurs petits chapitres, cela me permettait de faire des pauses. La police était de grande taille (encore maintenant, je ne supporte pas de lire un livre écrit en petits caractères !) et de couleur bleue (ça changeait de tous les autres livres qui étaient écrits en noir !). L’omniprésence des dialogues facilitait ma lecture ; j’adorais la façon de parler qu’avait Dorothée et surtout, ses « drôles d’idées », plus novatrices les unes que les autres, me faisaient toujours rire. Sans oublier les animaux qui parlaient ! Les illustrations - des dessins en noir (ou plutôt bleu) et blanc - m’aidaient à comprendre les émotions des personnages, elles figuraient toutes les trois pages environ et occupaient la moitié d’une page. Je me souviens que j’étais ravie lorsque je tombais sur une page illustrée, je me disais « - Cool, ça me fera moins de texte à lire ! ». Comme ça, j’accédais plus rapidement à la prochaine page pour connaître la suite de l’histoire. Mais les illustrations que je préférais étaient celles qui recouvraient toute une page de couleur, sur papier glacé. C’étaient aussi les plus rares ; il n’y en avait que deux dans tout le livre. Il m’est arrivé de vouloir reproduire quelques-unes de ces illustrations, j’adorais dessiner le petit lapin gris ! C’est sans aucun doute ce livre qui m’a fait aimer le dessin... Et les livres !

    Aujourd’hui encore, je prends plaisir à relire Dorothée et ses drôles d’idées ! Me replonger dans le temps où nous étions innocents, le temps où tout nous semblait n’être qu’un jeu... La littérature jeunesse n’a pas d’âge...

    © Mélissa CUIGNET, L1 Culture et Médias,

    UFR DECCID Culture, janvier 2013

    Post-scriptum

    DU MONT, Jenny. Les drôles d’idées de Dorothée. Denise CHABOT ill. Editions CERF-VOLANT, 1991. 125 pages ; 17,0 cm x 11,5 cm. (Lecture Club Benjamin). ISBN 2-906-987-66-2 (cartonné)

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