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La guerre sous mon toit, d’Anne Fine

 
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    Pour devenir un bon écrivain, il faut d’abord être un bon lecteur car on écrit pour le lecteur qui est en soi en décelant ce qui est bien écrit, en écoutant sa voix intérieure qui dit : "oui, c’est cela, c’est aussi ce que j’aurais ressenti, écrit".

    (GIF)

    Mais, bien sûr, il faut avoir quelque chose à dire. Alors c’est décidé, Will va écrire. Il est en totale harmonie avec son écrivain du moment car un sujet les rapproche : lui aussi est en guerre ! Estelle, sa sœur, en pleine crise d’adolescence terrorise toute la famille. Comme son héros, Will décide de rapporter les faits quotidiennement et ce sera son roman. Tant pis si, comme le soutient son professeur melle Adoulewebe, il a tendance à cacher ses sentiments et qu’il finit par écrire des choses désincarnées. Car, on peut écrire comme un reporter : page après page, Will nous guide dans son quotidien mis en parallèle avec celui d’un soldat de la première guerre mondiale.

    Un livre excellent ! Tout y est ! De la narration à la réflexion en passant par la prise de position, on assiste bien sûr à l’identification d’un lecteur avec son héros. C’est un roman dans le roman. Enfin un titre accrocheur et un pseudonyme... Lequel ? Rendez-vous de la première à la dernière page, clin d’œil assuré !

    Félicitations à Anne Fine qui dans un style très aisé pour de jeunes lecteurs présente les jalons de l’écriture autobiographique (récit de vie). Un livre que je recommanderais aux élèves de troisième (pour leur programme d’histoire (première guerre mondiale) et de français (l’autobiographie, les points de vue...) mais aussi pour le thème de l’adolescence et enfin (ou d’abord ?) pour le plaisir !

    Nacéra Babérih, documentaliste club lecture Léonard de Vinci Carvin, mai 2002


    Avis d’une autre lectrice

    C’est drôle, aisé car vu du regard d’un ado de 17 ans, mais un tantinet exagéré tout de même. L’histoire d’une guerre familiale déclenchée par la cadette Estelle âgée de 15 ans sous un toit naguère paisible, abritant un père, une mère, un aîné de 17 ans (le narrateur) et une petite dernière de 4 ans à travers le train-train scolaire et affectif de Famille Toulemonde.

    La famille est cocasse et les anecdotes truculentes, notamment la grande bagarre dans la cuisine avec les flacons d’épices de toutes les couleurs. Mais les réactions parentales ne sont pas très édifiantes, face aux crises de rage et d’indépendance de la terrible Estelle que tout le monde redoute sans trop songer à la remettre à sa place. Jusqu’au sursaut salvateur qui secouera enfin le frère aîné et la mère, laquelle se souvient au dernier moment qu’elle détient l’autorité ! L’heureux dénouement rapide, trop rapide, n’est-il pas éphémère ? Mais bon, il est vrai qu’en matière d’éducation comme en amour, c’est chaque jour qu’il faut décider de réussir !...

    Anne Dassonville, juillet 2002

    Post-scriptum

    FINE, Anne. La guerre sous mon toit. L’École des loisirs, 2001. 182 p.(Medium) ISBN 2211053254

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