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Exposition « 110 ans de Bécassine et Bleuette » du 27 septembre 2015 à fin septembre 2016 à Wambrechies (Nord)

 
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    Il y a 110 ans naissaient La Semaine de Suzette, la poupée Bleuette et Bécassine. Pour célébrer cet anniversaire, le Musée de la Poupée et du jouet ancien de Wambrechies leur consacre une exposition. Occasion de revenir sur le contexte historique de leur création et de rendre hommage à l’irrésistible Bécassine, témoin de notre histoire et pionnière de la BD moderne.

    « 110 ans de Bécassine et Bleuette »

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    -  du dimanche 27 septembre 2015 à fin septembre 2016 à Wambrechies
    -  Château de Robersart, avenue de Robersart, 59118 Wambrechies. Tél. 03 20 39 69 28
    -  4€/adulte, 2€/enfant, gratuit en dessous de 4 ans.
    -  musee-du-jouet-ancien.com
    -  contact@musee-du-jouet-ancien.com
    -  facebook.com/museedujouetancien

    ***

    1905, La Semaine de Suzette, Bleuette et Bécassine : témoignage d’une époque et naissance de la BD moderne

    Réactions à la Loi du 9 décembre 1905 relative à la Séparation des Églises et de l’État, éducation des filles, Première Guerre mondiale, Résistance, exaltation du patriotisme... au temps des colonies... mais aussi et surtout, avec Bécassine, naissance de la BD moderne...

    La Semaine de Suzette et la naissance de Bleuette

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    1877

    L’hebdomadaire Les Veillées des chaumières édité par Gautier-languereau fit sa première apparition le 7 novembre 1877. Son « contenu édifiant » mais « faiblement nationaliste » était destiné à un lectorat féminin plutôt urbain « bien pensant catholique » comme l’explique Jean-Pierre Bacot dans ses excellents travaux sur La Presse illustrée au XIXème siècle : une histoire oubliée [1]

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    N° 3178 du 5 Août 2015

    « En 1877, Les Veillées des Chaumières [...] avait une parution bihebdomadaire, le mercredi et le samedi. Plusieurs facteurs firent de cette seconde moitié du XIXe siècle une période particulièrement faste pour la presse. Grâce à la libéralisation du régime politique, aux progrès des transports et de la desserte postale, la province recevait les journaux très peu de temps après la capitale, et l’on assistait alors à un véritable engouement pour les quotidiens et les hebdomadaires. De plus, phénomène marquant de cette époque, les femmes, qui avaient enfin accès à la lecture, s’enthousiasmaient pour les romans dits sentimentaux. C’était l’âge d’or de la presse. Imaginez ... En 1870, on recensait déjà un million d’exemplaires vendus chaque jour, trois millions en 1880 et plus de neuf millions en 1910 (la France comptait alors quarante millions d’habitants). De quoi faire rêver les patrons de presse et les distributeurs d’aujourd’hui ! [...] » (Françoise Bourdon, Ó Les Veillées des Chaumières / Mondadori France)

    En 1905, année de la Loi de séparation des Églises et de l’État et en réponse à l’anticléricalisme de l’époque, Gautier-Languereau crée, en supplément aux Veillées des chaumières  [2], l’hebdomadaire La Semaine de Suzette qui paraîtra le jeudi à destination des fillettes issues de l’aristocratie et de la bourgeoisie catholique. Jacqueline Rivière en sera la première rédactrice en chef jusqu’en 1927. De 1928 à 1949 la rédactrice en chef, Madeleine-Henriette Giraud "Tante Mad" sabordera courageusement le journal entre 1940-46.

    L’année 1960, marquera la disparition définitive de La Semaine de Suzette qui n’en demeure pas moins l’un des illustrés qui aura le plus marqué l’histoire de la presse enfantine.

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    2 février 1905
    Première apparition de Bécassine

    En 1905, pour lancer son hebdomadaire, Henri Gautier recourt à des techniques de marketing observées aux États-Unis : placards publicitaires publiés dans ses deux autres journaux, très faible prix de vente (10 centimes, soit dix fois moins que son concurrent La Poupée modèle). Le premier numéro de La Semaine de Suzette sera gratuit, tiré à 100 000 exemplaires et une poupée baptisée Bleuette sera offerte à toutes les lectrices qui s’abonneront pour un an. Ce sera un succès foudroyant. La Semaine de Suzette aura plusieurs centaines de milliers d’abonnés.

    L’illustré cible son lectorat de "bonne" famille française de milieu plutôt bourgeois et catholique. Suzette, la "lectrice type", a de 8 à 18 ans avec une majorité de 10-15 ans. Elle fréquente des cours privés et son père est médecin, ingénieur, militaire, avocat ou diplomate... Francophone, elle vit parfois dans les colonies et si elle habite l’étranger, elle souhaite perfectionner son Français.

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    La Semaine de Suzette se veut « Le journal idéal pour les enfants... complément récréatif d’une éducation religieuse et intelligente ». L’illustré souhaite ainsi tout à la fois instruire et sensibiliser mais aussi divertir et amuser : romans-feuilletons, contes, planches de BD (Bécassine, Félix le Chat, Coquin le petit cocker...) comédies, histoires illustrées et en couleur, jeux, concours, pièces de théâtre, poésies, jeux d’intérieur et d’extérieur, ouvrages de couture, recettes de cuisine, travaux de couture pour la poupée Bleuette...

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    La Semaine de Suzette
    N°19, 8 avril 1954

    La qualité formelle de La Semaine de Suzette contribue à sa réussite : mise en page attrayante, impression en quadrichromie avec dessin à la plume et aquarelle, illustrateurs de talent comme Pinchon (Bécassine), Pat Sullivan (Félix le Chat), Calvo (Coquin, le petit cocker) et Manon Iessel, célèbre illustratrice de la presse et de l’édition catholiques (cf. les ouvrages de Trilby). [3](JPG) Si les récits privilégient les thèmes sentimentaux ou psychologiques l’illustré n’en est pas moins également ancré dans la réalité en faisant référence au contexte de l’époque (la guerre, l’aviation, le travail des femmes...) tout en inculquant des valeurs de civisme, de morale et de charité chrétienne qui sont celles des Veillées des chaumières. Pour exemple, en réponse à l’appel de l’Abbé Pierre de 1954, la Campagne des carrés de laine qui invite les lectrices à apporter leur solidarité aux déshérités en tricotant des petits carrés de laine de 15 centimètres de côté, lesquels carrés seront assemblés par la Rédaction.

    La Semaine de Suzette propose aussi aux jeunes lectrices des rubriques de conseils et d’échanges : « La Petite Poste », « les Petits Conseils », « Lettre de Tante Mireille »... et si certains thèmes délicats tels que la mort d’un proche peuvent être abordés, il n’y sera jamais question de sexualité.

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    Bleuette et son trousseau
    © Musée de la Poupée (Paris)

    (JPG) Bleuette, mascotte de La Semaine de Suzette, était fabriquée par la SFBJ (Société Française des Bébés et Jouets) et a d’abord mesuré 27 cm puis 29 cm. Son trousseau prêt-à-porter dont les modèles étaient dessinés par Manon Iessel, s’achetait tout-fait aux bureaux de l’éditeur et par correspondance mais les fillettes pouvaient aussi confectionner elles-mêmes les vêtements grâce aux patrons publiés dans la rubrique « Nous habillons Bleuette » de La Semaine de Suzette.

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    D’autres poupées ont été également proposées aux petites lectrices sans toutefois remporter autant de succès que Bleuette : Benjamine la petite soeur, Bambino le petit frère, Bamboula « petit compagnon nègre » paru à l’occasion de l’Exposition Coloniale en 1931 et Rosette la grande soeur. La commercialisation de Bleuette a pris fin en 1960 avec l’arrêt de la publication de la revue. Bleuette, les autres poupées, et La Semaine de Suzette sont encore aujourd’hui des objets très prisés par les collectionneurs.

    Naissance de Bécassine et de la BD moderne

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    1er album, paru en 1913

    Bécassine apparaît pour la première fois le 2 février 1905, sous forme d’une planche réalisée en dernière minute pour boucler une page blanche du premier numéro de La Semaine de Suzette (un dessinateur avait un rhume). [4] L’histoire est écrite par Jacqueline Rivière, rédactrice en chef du magazine La Semaine de Suzette inspirée par une bévue commise par sa bonne. C’est Émile-Joseph-Porphyre Pinchon qui l’illustre. Cette planche a un tel succès que, pour répondre aux demandes des lectrices, d’autres paraîtront régulièrement.

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    Caumery

    En 1913, ses aventures sont reprises en album avec L’enfance de Bécassine qui sera le premier d’une série de 27 illustrés par Pinchon et écrits par Maurice Languereau [5], neveu et associé d’Henri Gautier dans la maison d’édition Gautier-Languereau, sous le pseudonyme de Caumery.

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    (JPG) Durant la Première Guerre mondiale la plupart des maisons d’édition pour la jeunesse disparaîtront mais cette période sera propice à l’exaltation de valeurs patriotiques dont Bécassine, la petite héroïne du Finistère, est l’incarnation.

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    -  1915 : parution de Bécassine pendant la guerre réédité sous le titre Bécassine pendant la Grande Guerre après la Seconde Guerre mondiale pour ne pas engendrer de confusion entre les deux conflits.

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    -  1917 : parution de Bécassine chez les alliés

    -  1918 : parution de Bécassine mobilisée (JPG)

    -  L’Occupation : dans La Semaine de Suzette de 1948 (aventures reprises dans album Les petits ennuis de Bécassine en 2005), Bécassine, après huit ans de silence entre 1939 et 1947, rendant hommage à tout le peuple français et aux résistants, nous raconte avec beaucoup d’autodérision ses mésaventures sous l’Occupation : tickets de rationnement, marché noir et système D... Elle jette un regard non dénoué d’humour sur son âge et les ravages des privations alimentaires, les changements sociétaux, les "gadgets" importés par les Américains...

    ©Hachette livre / Gautier-Languereau (JPG) .

    ©Hachette livre / Gautier-Languereau (JPG)

    « Dire que les Américains prétendent qu’avec un stylo à bille on peut écrire sous l’eau ! N’en croyez rien, c’est une habileté publicitaire ! »

    « Ce que nous avons pu en manger alors, de la salade, en salade (sans huile) ou cuite à l’eau, en épinards ou braisées, entières... »

    « La viande s’achète chez le marchand de couleurs... pour le sucre il faut aller voir la fleuriste... Si un jour vous avez besoin de chaussures, adressez-vous au charcutier... en insistant un peu on obtient deux bouteilles de vin chez la blanchisseuse... » ( M. Proey-Minans à Bécassine)

    Sur l’engagement "cocardier" de la petite héroïne bretonne, Laurence Olivier-Messonnier, Docteur en littérature française et comparée, Professeur agrégé de Lettres modernes propose une Activité autour de Bécassine pendant la Guerre. À lire sur centenaire.org

    ***

    Avec Bécassine, première héroïne féminine de Bande Dessinée, on assiste à la naissance de la BD moderne, transition entre les histoires illustrées et la vraie bande dessinée. Son style graphique - visage lunaire dont seuls les sourcils expriment ressentis et émotions, très petit nez et absence de bouche dans la majorité des dessins - inspirera la ligne claire que l’on a coutume d’attribuer à Hergé pour Tintin. [6] « Une plongée fondamentale dans les prémices de la bande dessinée française. Patrimonial ! » c’est ainsi que dans son excellent article « Deiz ha bloaz laouen, Bécassine » de la rubrique "Redécouverte" de la revue ZOO [7] (N°57 de mai-juin 2015) Cecil McKinley nous explique parfaitement-techniquement combien « Bécassine dont on ne retient trop souvent qu’une imagerie d’Épinal un peu désuète [...] s’avère être un jalon quintessentiel de la bande dessinée française. » C’est à lire à la page 34 de Zoo ici, en pdf.

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    Loulotte et Bécassine
    aux origines des émoticônes...

    Bécassine ne serait-elle pas également, sous le crayon de Pinchon, aux origines du smiley et autres émoticônes ?

    ***

    Le personnage de Bécassine n’a pas toujours été apprécié par les Bretons du Finistère qui ont vu en elle le symbole de la petite bonne à tout faire bretonne naïve - voire carrément niaise ou stupide - telle que l’imagine l’élite parisienne. [8]Déjà, le 18 juin 1939, un groupe de militants bretons avait dérobé sa statue en cire du Musée Grévin pour la brûler à Quimper. La marionnette des Guignols, Pencassine, n’a rien arrangé.

    Pourtant, si son personnage est certes un peu naïf, Bécassine a un cœur d’or, elle est tout à la fois dégourdie, honnête, serviable, courageuse, pleine de bon sens, de bonne volonté, d’énergie, et elle ne manque pas d’humour. Elle voyage beaucoup - toujours avec sa grande valise en peau de cerf et son parapluie rouge - et elle est aussi aviatrice, institutrice, alpiniste... Ses aventures sont un formidable témoignage de la vie à la fois parisienne et provinciale, aristocratique et paysanne, du début du XXe siècle.

    ***

    (JPG) Bécassine a été déclinée sous forme de poupées portant son costume avec des quilles en tissu bourré par Reine Degrais puis en une multitude d’objets à son image : manches de parapluie, lampes, jouets mécaniques, cendriers, porte-clefs, papeterie, tirelires, figurines... un film réalisé en 1940 par Pierre Caron sur un scénario de Jean Nohain d’après Joseph Pinchon [9], la chanson interprétée par Chantal Goya en 1980, un dessin animé, et beaucoup plus poétique, l’évocation de Georges Brassens : « ...au fond des yeux de Bécassine, deux pervenches prenaient racine... »

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    Figurine
    Gautier-Languereau © Hachette Livre

    En 2005, la poste a édité un timbre pour fêter les Cent ans de Bécassine et les produits dérivés ont toujours du succès en 2015. Ce sont les éditions Hachette-Livre/Gautier-Languereau qui rééditent les albums originaux et publient des adaptations pour les enfants de tous âges.

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    Petit cadeau de l’éditeur à l’occasion des 110 ans de Bécassine : le dossier de Presse « 110 ans en 2015 BÉCASSINE L’aventure continue ! dont nous pouvons lire l’intégralité en PDF sur Calaméo Becassine Dp110ans Interactif Hd © par Cecile BENHAMOU

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    Bécassine sur Facebook

    Et pour suivre Bécassine sur page officielle Facebook , c’est ici !

    Incontournable, le merveilleux site Poupendol : les poupées que nous aimons

    Pour tout savoir sur le contexte historique de La Semaine de Suzette, Bleuette, Bécassine, Loulotte... et découvrir de véritables trésors : poupendol.com

    Laissons maintenant Bécassine se raconter sur Lille3jeunesse...

    En effet, c’est en exclusivité pour Lille3jeunesse que Bécassine a souhaité faire des confidences à trois étudiantes sur des moments forts et quelques anecdotes de sa vie. Elle a également souhaité se défendre face aux quelques polémiques dont elle a fait l’objet et ce, afin de rétablir sa vérité, la vérité.

    -  confidences à Angélique

    -  confidences à Fatima et Farida

    © É.Debuchy, 2015

    Avec tous les remerciements de Lille3jeunesse à Monsieur Franck Astruc du Musée de la Poupée et du Jouet Ancien, Château de Robersart, Wambrechies.

    Post-scriptum

    Tout le monde en parle !

    « Bécassine, née par accident ». Brigitte Leblanc, son éditrice, nous raconte la genèse et la descendance de Bécassine dans l’émission "L’amuse-bouche" de Clara Dupont-Monod sur France Inter(13 aout 2015).

    « Pour ses 110 ans, Bécassine a les honneurs de Google » sur france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne

    « Bécassine, notre cousine, fête ses 110 ans » sur lepoint.fr

    « Bécassine, la doyenne des héros de BD, aura 110 ans lundi » sur franceinter.fr

    « Un Doodle, une expo et de nombreux ouvrages rendent hommage à celle qui a fait passer l’histoire illustrée vers la bande dessinée... Bécassine fête ses 110 ans ! » sur 20minutes.fr

    « Bécassine fête son 110ème anniversaire » sur huffingtonpost.fr

    « Bécassine fête ses 110 ans » sur detoursenfrance.fr

    « Bécassine fête ses 110 ans » sur ladepeche.fr

    « Bécassine fête ses 110 ans » sur lci.tf1.fr

    Pour aller plus loin avec Bécassine et Bleuette...

    http://www.museedelapoupeeparis.com/

    http://bleuettechantal.voila.net/

    http://nouvellesuzette.canalblog.com/

    La page Facebook de Gautier-Languereau

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    « Bécassine dévoile les Trésors de Loulotte » du 3 février au 26 septembre 2015 au Musée de la poupée, Paris

    « Poupées rares et anciennes, trousseaux, exemplaires de La Semaine de Suzette, éditions originales des albums de Bécassine, objets dérivés charmants et insolites, documents et photographies... plus d’un millier d’objets seront dévoilés au public, parmi lesquels la collection personnelle de feu Claude Canlorbe-Languereau, alias Loulotte. »

    Musée de la poupée Impasse Bertaud, quartier Beaubourg, 75003 PARIS - 01 42 72 73 11 museedelapoupeeparis.com

    Horaires Musée & Boutique : mardi > samedi : 13h > 18h - fermé dimanche, lundi et jours fériés

    Tarifs : Adulte : 8 € - Étudiant (12-25 ans), chômeur, senior (+ de 65 ans) : 6 € - Enfant (3-11 ans) et handicapé : 4 €

    (JPG) 23 ème édition d’Eurotoy 2015 et Exposition « 110 ans de Bécassine et Bleuette » le dimanche 27 septembre 2015 à Wambrechies (Nord).

    « Le Musée de la Poupée et du Jouet ancien sera également ouvert de 9h à 18h comme chaque année. Toutes vitrines ont été refaites, c’est l’occasion de venir les voir. C’est aussi l’occasion de visiter ou revisiter l’exposition sur 14-18 « Le jouet s’en va-t-en guerre » qui a obtenu le label du Centenaire de la Grande Guerre au niveau national. »

    -  Ticket commun : Bourse Eurotoy + expo « 110 ans de Bécassine et Bleuette » + musée + expo 14-18 : 4€/adulte, 2€/enfant, gratuit en dessous de 4 ans.

    -  De 9 h à 18 h, Espace Gilles Alain Billiet, avenue Foch, Wambrechies.

    « Pour trouver le jouet, la poupée de vos rêves ou tout simplement pour le plaisir des yeux : 270 tables et une centaine d’exposants venant de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne, de la région parisienne, de Bretagne, de Toulouse, du Nord, du Pas de Calais et de diverses régions de France. »

    Notes de bas de page

    [1] La Presse illustrée au XIXème siècle : une histoire oubliée [en ligne] sur books.google.fr).

    [2] Les Veillées des chaumières aujourd’hui publié par le groupe Mondadori France « Numéro 3 de la presse magazine » demeure avec Le Pèlerin fondé en 1871 par les assomptionnistes, l’un des plus anciens hebdomadaires toujours d’actualité en France. Fidèle à sa ligne éditoriale un peu désuète mais néanmoins touchante et respectable de charité chrétienne et de respect de tous les êtres vivants, l’hebdomadaire propose toujours ses rubriques « Jardin », « La bonne cuisine » , « Nos amis les animaux », « Le monde chrétien », « En musique », « Patrimoine », « Poèmes et poésies », « Toutes vos lettres » une rubrique assez touchante dans lesquelles par exemple les lectrices d’un certain âge se sollicitent souvent pour échanger ou recevoir des cartes postales, « Agenda médical » « Nos jeux de la semaine », des nouvelles et des feuilletons à rallonge très romantiques... À l’heure du Web, les lectrices peuvent acheter la version numérique. lesveilleesdeschaumieres.fr/

    [3] (JPG) Thérèse de Marnyphac, sous les pseudonymes de T. Trilby (le plus connu) ou de Marraine Odette a écrit des romans pour la jeunesse inspirés par ses nombreux voyages à travers le monde pour transmettre à la fois des valeurs chrétiennes et une ouverture sur le monde moderne. Son œuvre fut aussi le témoignage de la France des colonies... L’héroïne de son roman le plus célèbre Moineau la petite libraire, paru en 1936 se voulait être le portrait d’« une petite fille modèle non pas comme celles de Mme de Ségur, mais une petite fille moderne et modèle tout à la fois ».

    Manon Iessel fut l’illustratrice quasi exclusive de l’œuvre de Trilby et l’une des premières françaises à réaliser des bandes dessinées et des historiettes dès les années 30 pour La Semaine de Suzette. Illustratrice de mode pour enfants elle a dessiné les vêtements de la Poupée Bleuette. Son style est art déco : visages austères, lignes épurées, décors géométriques, grâce affectée, ligne claire. Elle a également illustré pour les revues Bernadette dans les années 1950 et Capucine dans les années 1960 ainsi que de nombreux romans - entre autres les ouvrages de la comtesse de Ségur - et chez Fleurus la collection « Belles histoires belles vies ». Son dernier livre, Les chants de Noël édité par Ouest-France en 1979 montrait des portraits de ses petits-neveux et petites-nièces.

    [4] Brigitte Leblanc (l’éditrice de Bécassine) parle de cette naissance de Bécassine "par accident" dans l’émission "L’amuse-bouche" de Clara Dupont-Monod sur France Inter(13 aout 2015).

    [5] Maurice Languereau décédé en 1941 sera remplacé de 1948 à 1950, par d’autres personnes signant « Caumery ».

    [6] Qui a inventé la ligne claire ?. Même si Hergé est considéré comme précurseur de la ligne claire, il s’est inspiré de Pinchon (Bécassine), Christophe (Le Sapeur Camember), Manon Iessel, et Alain Saint-Ogan (Zig et Puce). Hergé n’a donc pas inventé mais il a perfectionné la ligne claire. Il a donné à la BD ses lettres de noblesse. Pour lui, la ligne claire est un ensemble inséparable constitué non seulement par le dessin, mais aussi par le scénario. Ce style graphique a fait que la BD était lisible et accessible à tous. Ce style a été repris par d’autres célèbres illustateurs, notamment Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer), Bob de Moor (Barelli), Jacques Martin (Alix), Yves Chalandet et Yvan Pommaux.

    [7] Zoo , « Le premier magazine culturel sur la BD et les Arts visuels. Gratuit », en version papier chez les libraires et [en ligne] zoolemag.com

    [8] Dans leur ouvrage Les Bretons dans la presse populaire illustrée , paru en 2001 chez Ouest-France, James Eveillard et Ronan Dantec définissent Bécassine comme l’« incarnation du mépris dont les Bretons ont souvent souffert »

    [9] voir un petit extrait dans lequel Bécassine est injustement accusée d’avoir volé des bijoux youtube.com