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Dix-sept - La rose vermeille - La Rieuse - Mon exotique, par Julien Grenier

 
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    « Dix-sept »

    « Seul, pétrifié dans la noirceur de mes terreurs les plus intimes, je sens mon corps faillir et s’abandonner au voile de l’ultime rencontre.

    La peine m’accable et les larmes creusent des sillons sur mon visage endolori.

    Le masque macabre que je revêts à présent me dévore.

    Il se réverbère en moi, ce son.

    Dans le silence de mon être, ne se laisse entendre que l’écho du cristal qui vient briser la glace.

    S’abat enfin la voûte de ma prison spirituelle, faisant place au regard étincelant, réchauffant mon âme gelée.

    Toi, semblable à la lumière, tu te portes tant à mon secours qu’à mon chevet et tu apaises mes maux.

    Toi, la délivrance à mes tourments, accepte les trésors les plus chers à mon cœur.

    Je t’en prie, accepte ces mots. »

    © Julien Grenier, octobre 2015

    « La rose vermeille »

    « S’effondre la fleur lascive lassée de plaire avec cette simplicité fugitive.

    Elle se tient droite au vent et il se courbe devant elle.

    Il ne reste de ce naturel souffle violent qu’une brise légère qui fait s’envoler les hirondelles.

    Ses pétales rougeoyant, brasier de douleur. Spectacle effarant pour ses amants quémandeur.

    Elle brûle, incandescente beauté sans aléas et souffre de toujours n’être que cela.

    Mais lorsque la rose se fera vermeille, que ces œillades lui manqueront enfin. elle se courbera de chagrin, tenue à un profond sommeil. »

    © Julien Grenier, novembre 2015

    « La Rieuse »

    « Ne serait-ce que ses yeux verts et j’ai le ciel pour parterre.

    J’essaye vainement d’humer son air, son parfum libère ces vers.

    Elle court et échappe à mon emprise, se joue de moi, rit et attise.

    La flamme qui brûle mes ailes d’anges, je cours sans que cela s’arrange.

    Ne serait-ce que son sourire et j’ai le ciel pour empire.

    J’essaye vainement de lui appartenir, son parfum que je voudrais quérir.

    Elle court et échappe à mon regard, se joue de moi, rit et repart.

    La flamme qui brûle mes ailes d’or, me permet enfin d’atteindre l’aurore... »

    © Julien Grenier, janvier 2015

    « Mon exotique »

    « Qu’il est loin le temps des grandes envolées lyriques, des promenades nocturnes aux côtés de la beauté océanique, des cœurs amoureux qui chavirent aux grès des marées.

    Je vis avec ce vide au milieu de la poitrine.

    Frêle, abandonné, craintif, comment faire sans celle qui fut mon exotisme d’une nuit ?

    Mon cœur plaintif pleurera encore sans doute demain les souvenirs qu’elle laissa hier.

    Mon désespoir, lui, sera futile aux yeux des beaux penseurs mais si l’amour fut fragile, il n’en fut pas moins pur et vrai.

    Adieu ma belle, mon exotique. »

    © Julien Grenier, janvier 2015

    Post-scriptum

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    Page fan de Julien sur Facebook : MotsGris

    Si vous souhaitez contacter Julien, n’hésitez pas : grenier.julien5@gmail.com