Site littérature jeunesse de lille 3

Un foulard pour Djelila, d’Amélie Sarn

 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Derniers messages publiés dans les forums

    Un foulard pour Djelila raconte l’histoire de deux sœurs qui veulent être libres et qui paieront le prix de cette liberté, chacune à leur façon.

    (GIF)

    Djelila et Sohane ont 17 et 18 ans, ce sont deux jeunes filles qui vivent tranquillement dans la Cité des Lilas avec leur famille. Elles sont musulmanes, mais leurs parents ne leur imposent pas la pratique de la religion.

    En grandissant, les jeunes filles ont des désirs d’émancipation contraires. Alors que Sohane trouve son épanouissement dans la religion et décide de porter le foulard pour se sentir en accord avec elle-même, Djelila s’en éloigne et veut vivre une vie de jeune fille moderne, être libre de sortir, de boire avec ses amis, de se vêtir comme elle l’entend. Mais les garçons de la Cité ne l’entendent pas ainsi. Ils désapprouvent son comportement trop libre et la surveillent. Après plusieurs affrontements, Djelila sera brûlée vive dans une cave par l’un de ces jeunes.

    L’histoire est racontée rétrospectivement par Sohane. Le temps présent se situe un an après le drame, lors d’une marche en mémoire de la jeune fille brûlée vive. Pendant cette commémoration, Sohane repasse les événements dans sa tête. A l’image de la marche qui mène Sohane jusqu’à la plaque mortuaire de Djelila, son récit se déroule pour mener jusqu’à la mort de la jeune fille. Dès le début, nous sommes prévenus : Djelila est morte. Tout le récit est tendu vers cette fin terrible que nous connaissons à l’avance, sans en savoir les raisons. Notre façon de lire est donc particulière, toutes les situations deviennent signifiantes par rapport à la fin de la jeune fille.

    Le thème de la religion est abordé doublement. D’un côté, il y a le thème de l’intégrisme religieux à travers l’histoire de Djelila. L’intégrisme d’un groupe de jeunes de la cité la mènera à sa perte. De l’autre côté, le thème du foulard, et plus généralement celui des signes religieux, est abordé dans ce livre par le personnage de Sohane. En décidant de porter le foulard, la jeune fille avait pour désir d’être en accord avec sa religion et de choisir la discrétion. L’effet produit par le foulard a été contraire à ses attentes, puisqu’il a été pris comme un signe de provocation et l’a marginalisée.

    On pourrait croire que ces deux histoires s’opposent par les choix de vie totalement contraires des deux sœurs, mais en réalité, il s’agit d’un seul et même combat pour les deux jeunes filles : celui de la liberté. Cette même quête est rendue dans le livre par le jeu sur les prénoms des deux sœurs. En effet, le livre s’intitule Un foulard pour Djelila, alors que c’est Sohane qui décide de se couvrir la tête. Ce choix du titre signifie-t-il que Djelila aurait dû elle aussi porter un foulard pour continuer à vivre ? Aurait-elle été heureuse ainsi ? Un parallèle peut également être fait avec la réalité. En 2002, une jeune fille de 17 ans, prénommée Sohane a été brûlée vive par un jeune de sa cité, dans les mêmes conditions que Djelila. Tout porte à croire que le choix du prénom de Sohane n’est pas anodin. Par ce jeu sur les prénoms, l’auteur a voulu montrer qu’aujourd’hui, le désir de liberté des jeunes filles des cités n’est pas accepté, et peut se révéler dangereux pour elles. Quelque soit la forme qu’il prend, ce combat est le même pour toutes.

    En choisissant ces deux angles de vue sur la vie des filles dans les cités, Amélie Sarn nous montre que ce débat de société est complexe et ne doit pas être perçu comme une globalité. Un livre fort, qui suscite beaucoup de questions et de réflexions sur un thème d’actualité dont on parle beaucoup, mais qui est finalement peu traité dans la fiction jeunesse : les conditions de vie des jeunes filles dans les cités et la place de la religion dans leurs vies.

    Alicya Fruit

    Post-scriptum

    SARN, Amélie. Un foulard pour Djelila. Milan, 2005. (Milan Poche Junior ; 85). ISBN 2745916874

    Forum de l'article : 4 contribution(s) au forum

    Un foulard pour Djelila, de Amélie Sarn, 25 novembre 2008

    OHH JE KIFFE TROO CE LIVRE PIS EN PLUS iL PARLE DE LA RELiGION PIS C SUPER. AMELIE SARN AVAiS EU UNE BONNE iDEE DE FAIRE UN LiVRE COMME CEULi-CI. J’ESPERE QU’ELLE EN FERAI D’AUTRE EN TOUT CAS :)

    A WAII AVANT D’OUBLiER JE FAIS MON ORAL SUR CE LIVRE CUZ JE L’AI TROO AIMER MAIS IL ME MANKE DES PETIT TRUC A RAJOUTER DANS MON TEXT PIS SI VOUS L’AVEZ LUI PIS COMME MOI VOUS L’AVEZ AIMER PLZZ DITE LE MOI( EN ECRIVENT UN UN MESSAGE) PIS EN PASSANT FAUT QUE JE TROUVE LA BIO DE LA MEUF( AMELIE SARN) QUI LA ECRIT PIS CA SERAIS GENiAL SI VOUS POUVEZ M’AiDER. J JUST BESION D’UN SMALL TEXT DE 5 LIGNE PIS IL ME MANKE 2 SOO PLZZZZ HELP ME xD

    THANKS A LOT 4 READING MY TEXT

    AUF WIEDERSEHEN

    Retour au début des forums
    Un foulard pour Djelila, de Amélie Sarn, Par : ImèNe § !§ !§, 18 décembre 2006
    Bonjour,je voudrais laisser un simple commentaire pour pouvoir m’exprimer . J’ai lu le livre "Un foulard pour Djelila" il m’a beacoup touchée . Moi même je suis musulmane et je voudrais simplement dire que beacoup de personnes sont choqués car certaines filles portent le foulard mais ce sont leurs choix et ont devrait le respectés malheureusement ce n’est pas le cas de tout le monde , bien sur la religion musulmane n’est pas tel que la décrive certaine personnes il y a des Extrémistes qui déforment ce que dit le coran ! Les jeunes musulmanes ne sont pas OBLIGEES de porté le foulard,c’est un choix que nous faisons nous meme d’ailleurs moi meme je ne le porte pas mais j’aime beacoup ma religion qui est certes critiquées par certaine personne mais je voulais simplement dire que le respect de la religion de chacun est TRES importante sur ce je voulais simplement dire que le livre Un Foulard Pour Djelila est très bien !! smiley
    Un foulard pour Djelila, de Amélie Sarn, par dounia, 4 janvier 2007
    moi aussi j’ai 12 ans et j’ai lu ce livre et il m’a beaucoup touché parceque djelila elle n’a rien fait et majid et sa bande viennent l’embéter et ensuite ils vont la bruler vive dans la cave et je suis d’accord avec la personne qui a écrit le commentaire précédent .donc moi aussi je suis musulmane et je ne porte pas le foulard .et je tient a dire que le livre un foulard pour djelila de amélie sarn et passionant. smiley
    Un foulard pour Djelila, de Amélie Sarn, par zohra, 6 avril 2007
    bonjour je tient a dire que quand j’ai lu ce livre j’avais les larmes aux yeux car c’est l’histoire de 2 jeune filles voulant faire le mieux pour survivre et l’une d’elle tombe dans un piège.
    Retour au début des forums