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L’omelette au sucre, de Jean Philippe Arrou-Vignod

 
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    Dans cette tribu il y a cinq frères, une mère très organisée qui les classe du plus grand au plus petit, un père médecin qui excelle dans le bricolage, des animaux de compagnie, un club de détectives, et l’arrivée d’un nouveau bébé. Mais si c’était une fille ? Pour Jean A, Jean B, Jean C, Jean D, et Jean E, les soucis ne font que commencer ! De peur d’oublier leurs prénoms, les parents de cette famille ont décidé d’appeler leurs enfants Jean quelque chose.

    (GIF)
    © Gallimard, 2000

    Jean-B est, comme sont nom l’indique, le deuxième des cinq frères. Il a huit ans et subit les moqueries de ses camarades car il est « un peu enrobé ». Ses passes temps favoris sont de faire des bêtises, de se chamailler avec ses frères et de jouer au détective avec son frère Jean-A. Jean-B c’est l’incarnation de l’auteur, Jean-Philippe Arrou-Vignod, lui même le deuxième de cinq frères. Les illustrations de Dominique Corbasson représentent quelques parties du texte et nous dévoile avec facétie, les évènements qui se produisent. On trouve de petites illustrations qui représentent des personnages, un objet, un lieu et parfois des illustrations d’une page lorsqu’elles représentent un moment important pour le narrateur, Noël par exemple.

    Ce roman a donc une part d’autobiographie. L’auteur nous raconte avec humour et malice, l’enfance de Jean-B, son enfance, la difficulté et le bonheur de vivre dans une famille nombreuse composée de six garçons et d’une fille, la maman. Une seule fille ? Pas sûr car la mère est enceinte et le père et persuader que ce sera une fille, au grand désespoir des cinq garçons. Depuis l’ annonce de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, le texte a une atmosphère stressante, les parents sont angoissés, le père donne des gifles pour un rien, les vacances ne se passent pas comme prévue et les enfants enchaînent bêtises sur bêtises. Cette ambiance est renforcée par la rapidité des dialogues, ce sont des phrases courtes qui s’enchaîne rapidement et par la ponctuation expressive : beaucoup de points d’exclamation pour exprimer les différentes émotions. Mais l’amour de cette grande famille permet d’oublier les soucis, ainsi le père emmène tout le monde en vacances (même si elles sont ratées) et invente même une nouvelle recette : l’omelette au sucre. Cependant dans les moments périlleux, il n’y a pas d’illustration, comme si il fallait garder en mémoire que les bons moments.

    L’arrivée du bébé va devenir une délivrance, un soulagement pour toute la famille. D’abord parce que c’est un garçon et non une fille comme le père l’avait prévue. Mais depuis le début de grossesse de la mère jusqu’à l’accouchement, les enfants ont vécu beaucoup d’expériences. Ainsi les plus grands ont mûri, Jean-B ne se chamaille plus avec les plus jeunes, s’occupe d’eux et ne se préoccupe plus de ce que l‘on peut dire sur son poids. A la fin du roman, les garçons s’avouent qu’ils s’aiment et ils parlent de leurs avenirs à six. Six, un chiffre rond, une future équipe de basket.

    L’auteur nous invite à entrer dans sa famille nombreuse. Il nous dévoile ses joies ; ses peurs, ses soucis. Mais l’amour d’une famille fait oublier tous les problèmes et nous forge, nous aide à grandir. Un roman conseillé à partir de 9 ans et à consommer sans modération !

    © Cécile Bailly, DEUST 2, novembre 2005

    Post-scriptum

    ARROU-VIGNOD, Jean-Philippe. L’omelette au sucre. Paris : Gallimard, 2000. (graffiti tranche de vie).123p. ISBN 2-7441-8319-9