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Comme la lune, de Daniel Meynard

 
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    Dans son roman, Daniel Meynard nous parle entre autre de l’apprentissage de la tolérance.

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    Mirabelle est en 4ème et fait la connaissance en classe de Ferdinand Létrange, écrivain. Après les cours, lorsqu’elle le rencontre en train de pêcher au bord de la Meuse, une forte amitié s’installe entre eux. Et petit à petit les deux personnages se précisent : Ferdinand est gravement malade et lutte grâce à l’écriture ; quant à Mirabelle, sa maman, son idole, s’est suicidée et son père, qui s’est remarié avec une autre femme, incarne tout ce que Mirabelle déteste : aucun sens de l’humour, aucune conversation et surtout aucune poésie. De fait elle ne le supporte pas. Lorsqu’elle apprend la vérité sur la mort de sa mère, elle fugue et décide de faire comme elle. Or elle rencontre Ferdinand sur son chemin...

    Une jeune fille mal dans sa peau

    Ce roman peint l’état d’esprit d’une adolescente qui ne se reconnaît pas dans le monde dans lequel elle vit. L’ambiance " nain de jardin " et " météo suivie du JT de 20 heures ", sans parler des commentaires que fait son père, très peu pour elle. Elle se sent différente, empreinte de poésie tout comme sa mère l’était, et se réfugie dans le mépris envers son " géniteur " comme elle l’appelle et la famille qu’il a fondée. C’est pourquoi elle se sent incomprise et trouve du réconfort auprès de Ferdinand. Or, plutôt que de la laisser dénigrer son père, celui-ci tente de lui apprendre à être tolérante, à l’accepter tel qu’il est et reconnaître ses bons côtés. De plus, il lui qu’elle aussi a ses aspects " bof " tel que le poster de Leonardo Di Caprio et qu’il ne l’en aime pas moins pour autant. Ferdinand redonne également l’envie de vivre que Mirabelle avait perdue, perturbée par l’histoire de sa maman et lui montre qu’il vaut parfois mieux être ancré dans une réalité un peu triviale mais en vivant, plutôt que d’être rêveur et totalement déconnecté jusqu’à en perdre la vie.

    Je pense que le lecteur peut facilement s’identifier à Mirabelle. A 14 ans en effet, on trouve souvent ses parents ringards à tel point qu’ils nous font honte.

    Par Laure Jaunard

    MEYNARD,Daniel . Comme la lune. Ecole des loisirs, 2000. (Médium). 138 p. ISBN 2211055451