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Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire , de Lemony Snicket

Tout commence mal (Tome1) ; Le laboratoire aux serpents (tome 2) ; Ouragan sur le lac (tome 3) ; Cauchemar à la scierie (tome 4) ; Piège au collège (tome 5) ; Ascenseur pour la peur (tome 6)
 
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    Chapeau bas à Lemony Snicket

    Renouant avec la tradition littéraire du roman-feuilleton du XIXème siècle, l’auteur américain Lemony Snicket, pseudonyme de Daniel Handler, a entrepris de nous raconter en treize tomes les mésaventures de trois orphelins.

    On dit que "l’écriture au kilomètre" n’engendre pas souvent de bons livres. C’est parfois vrai et certaines séries nous le montrent. Mais ce n’est certainement pas le cas pour la grande entreprise des Orphelins Baudelaire. Espérons que Lemony Snicket tienne la cadence et que la "machine à lire" qu’il nous offre reste sur sa lancée. Le troisième tome de son roman-feuilleton paraît en France en octobre. Nous ne sommes pas les seuls à aimer, 19 pays ont acheté les droits ! Un succès éditorial justement mérité pour un pari réussi.

    Oliver Twist, Harry Potter, Les orphelins Baudelaire... même combat !

    Comme dans toute histoire, "tout commence mal" pour les Orphelins Baudelaire et les choses ne sont pas là de s’arranger. Loin s’en faut. Violette, Klaus et Prunille enchaînent les mauvais coups et vont de chagrins en déceptions : ils perdent leurs parents et leur maison dans un terrible incendie, ils sont adoptés par un horrible Comte qui vit dans un taudis et qui leur veut le plus grand mal... La caractérisation des personnages est classique, ce qui ne veut pas dire banale, au contraire : les personnages sont à la fois archétypaux et originaux. Comme dans les contes, il y a les héros - des enfants orphelins livrés à eux-mêmes - qui sont poursuivis par le Mal - que personnifie l’affreux Comte Olaf - mais soutenus par des adjuvants - la juge Abbott, l’oncle Montgomery. L’empathie pour les jeunes héros s’installe dès les premières pages et ce "pacte de solidarité" avec les personnages attisent le désir de connaître la suite de leurs aventures, si tragiques soient-elles. La dimension archétypale des personnages et la situation initiale classique rendent le récit universel et l’inscrivent dans la tradition du conte. D’ailleurs, l’histoire n’est située précisément ni dans l’espace ni dans le temps car cela importe peu : seule compte la destinée de ces enfants qui appartiennent à la grande famille littéraire des victimes.

    Il s’agit d’une histoire mélodramatique, comme les écrivait Charles Dickens. On ne peut s’empêcher de penser à Oliver Twist ou à la Petite Dorritt qui a fait pleurer toute l’Angleterre victorienne. Dickens, maître du roman victorien, éditait ses énormes romans chapitre par chapitre dans un journal londonien, tenant en haleine tout un lectorat populaire. Il avait ainsi énoncé la recette du succès : "make’em wait, make’em weep, make’em laugh", faites-les attendre (du suspense), faites-les pleurer (de l’empathie), faites-les rire (de l’humour). Ces trois dimensions sont bien présentes ici, tout comme chez J. Rowling. A cette triade élémentaire qui fait une histoire réussie s’ajoute bien sûr l’imagination (L. Snicket n’en manque pas : 13 tomes de malheurs !) et le style. Le charme d’un style un peu désuet est renforcé par une technique narrative qui rend le récit vivant : un narrateur omniscient et intrusif. En effet - et c’est l’une des réussites du roman -, l’auteur a pris le parti d’intervenir directement dans l’histoire à travers la voix du narrateur, renouant avec les coutumes du roman picaresque du XVIIIème ou du roman populaire du XIXème. Le lecteur est pris à partie, on s’adresse à lui, on lui explique des choses (l’ironie dramatique, par exemple)... L’auteur a choisi de nous raconter cette histoire, pas seulement de l’écrire. Il se fait conteur, chroniqueur, conseiller. Et il avertit souvent le lecteur : si l’on veut une histoire qui finit bien pour ces trois petits orphelins, autant s’arrêter tant que le ciel est encore bleu pour eux, parce que ça ne va pas durer...

    Autant d’astuces littéraires qui happent le lecteur et l’entraînent dans un feuilleton tragi-comique qui ravira ceux qui aiment les histoires. Enfin un dernier bon point : les illustrations de Brett Helquist qui sont parfaitement dans le ton du livre.

    Alors que l’on attend désespérément le 5ème tome de Harry Potter qui ne devrait sortir que le 21 juin 2003 ( !!!), les jeunes lecteurs se tournent vers d’autres héros, d’autres univers : Peggy Sue, Artemis Fowl, Tom Cox... Gageons qu’ils partageront avec les orphelins Baudelaire d’autres expériences, d’autres émotions.

    A lire à partir de 10 ans.

    Tome 1. Tout commence mal

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    Tout commence très mal pour les trois enfants Baudelaire, Violette, Klaus et Prunille. Alors qu’ils se promenaient sur la plage, Mr Poe, un ami de la famille - banquier perpétuellement enrhumé de son état - vient à leur rencontre pour leur annoncer la plus terrible des nouvelles : leurs parents sont morts dans un incendie qui a anéanti leur maison. Il ne reste plus rien aux 3 petits si ce n’est le maigre réconfort d’être encore ensemble. Mr Poe leur apprend que, selon la volonté de leurs défunts parents, c’est lui qui gérera leurs affaires jusqu’à la majorité de Violette, jour où Violette entrera en possession de l’énorme fortune que leur ont léguée leurs parents. Mr Poe sera également le référent des enfants et c’est lui qui se chargera de leur trouver un foyer. Mr Poe est un homme bon mais affreusement naïf et il ne se montrera pas d’une très grande aide pour les enfants. Il leur annonce qu’un membre éloigné de leur famille a accepté de les adopter, un certain Comte Olaf dont ils n’ont jamais entendu parler (mais qu’ils ne sont pas prêts d’oublier !). A peine arrivés dans l’horrible masure de ce prétendu comte, les enfants déchantent : l’affreux personnage les traite comme des esclaves et les charge de toutes sortes de corvées. Heureusement, les enfants trouvent du réconfort auprès de la voisine, la juge Abbott, qui leur ouvre sa bibliothèque, à la grande joie de Klaus, l’infatigable lecteur.

    Très vite, les enfants comprennent que le comte Olaf prépare un funeste dessein : faire main basse sur la fortune Baudelaire en épousant Violette. Heureusement pour eux, ils arriveront à déjouer la sombre machination de ce fourbe mais c’est sans compter sur la détermination obsessionnelle du machiavélique comte Olaf qui a plus d’un tour dans son sac et qui ne va pas s’arrêter là.

    Tome 2. Le laboratoire aux serpents

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    Mr Poe va s’efforcer de trouver un autre foyer pour les orphelins. Ils sont adoptés par oncle Monty, herpétologue (spécialiste des serpents). L’oncle Monty est un peu un savant fou, obsédé par ses recherches, ses bestioles et son laboratoire. Mais cela ne l’empêche pas d’être très disponible et très aimant avec les enfants qui retrouvent à ses côtés le goût du bonheur. Il les charge de l’aider à préparer l’expédition scientifique où ils vont se rendre tous ensemble accompagnés d’un assistant. Et devinez qui se cache sous le déguisement de l’assistant ? L’affreux comte Olaf bien sûr qui va faire voler en éclats le bonheur retrouvé des orphelins.

    Tome 3. Ouragan sur le lac

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    Violette, Klaus et Prunille vont à nouveau changer de foyer : Mr Poe les emmène à Port-Damoclès sur les sombres rives du Lac Chaudelarmes. Ils vont être adoptés par une parente éloignée Mrs Agrippine Amberlu, une veuve pétrie de phobies et obsédée par la grammaire qui habite une maison improbablement accrochée à une falaise. Bref, pas exactement une tutrice idéale pour les trois enfants qui tentent cependant de s’habituer à ses manies. Mais ils ont du mal à se contenter de soupe froide pour tout repas car Tante Agrippine a tellement peur de tout qu’il est absolument hors de question d’allumer le fourneau ou, pire encore, de se servir du téléphone - ce qui aura pour les enfants, et surtout pour tante Agrippine, une funeste conséquence. Car, bien sûr, où qu’ils se trouvent, cet imposteur de Comte Olaf n’est jamais loin et, en effet, il apparaît sous le déguisement d’un certain capitaine Sham qui loue des bateaux. Comme de bien entendu ni Mr Poe ni tante Agrippine ne croit un mot de ce que leur disent les enfants qui ont tôt fait de démasquer l’immonde personnage. Ils auront beau rassembler leurs efforts et leurs ressources, les orphelins ne parviendront pas à sauver tante Agrippine du plan fatal que ce malfrat a préparé...

    Tome 4. Cauchemar à la scierie

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    Dans ce nouveau volet de leurs aventures, les orphelins Baudelaire se trouvent à La Falotte, sous la garde d’un nouveau tuteur, le chef de la scierie Fleurbon-Laubaine et nous lecteurs, on fleure qu’à nouveau, ce n’est pas une aubaine pour nos 3 petits héros ! A peine arrivés dans le village, les orphelins remarquent une curieuse maison en forme d’oeil dont la simple vue les cloue au sol et les plonge de nouveau dans l’angoisse de revoir surgir qui nous savons... l’horrible Olaf déguisée en secrétaire !

    Le suspense est toujours au rendez-vous, nous tremblons toujours autant pour les 3 enfants qui, heureusement, ne sont pas à cours de ressources pour échapper aux griffes de celui qui hante leurs pires cauchemars. Un petit bémol, cependant : on aimerait bien que Lemony Snicket nous offre un vrai coup de théâtre dans le tome 5, afin de relancer l’intérêt de ses jeunes lecteurs qui risquent de se lasser. A suivre donc...

    Tome 5 . Piège au collège.

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    Dans ce tome , Piège au collège, Lemony Snickett introduisait l’élément nouveau que l’on attendait : les orphelins Baudelaire ont trouvé des amis, les triplés Beauxdraps qui ne sont en réalité plus que deux, Isadora et Duncan, et qui ont eux aussi perdu leur parents et héritiers d’une véritable fortune... et donc, victimes eux aussi des funestes desseins du comte Olaf. A la fin de Piège au collège, Isadora et Duncan sont enlevés par l’abominable Olaf.

    Tome 6. Ascenseur pour la peur.

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    Dans Ascenseur pour la peur, nous sommes navrés de dire que les choses ne s’arrangent guère pour les orphelins Baudelaire qui sont adoptés par un jeune couple, les Eschemizerre, amis de leurs défunts parents. Jérôme est gentil avec eux mais il est lâche et évite toute discussion. Quant à Esmé, elle ne se préoccupe que de ce qui est "in" et c’est d’ailleurs la seule raison pour laquelle elle a consenti à adopter ces enfants : parce que les orphelins sont "in". Violette, Klaus et Prunille tentent tant bien que mal de s’habituer à l’immense appartement de 70 pièces, au total désintérêt d’Esmé et à la pusillanimité agaçante de Jérôme en estimant, qu’après tout, ils ont vu pire. Jusqu’à ce que l’infâme Olaf pointe son nez sous les traits d’un commissaire-priseur allemand dénommé Gunther dont Esmé est complètement gaga.Une fois de plus, les orphelins mettront tout leur courage et toute leur intelligence pour essayer de doubler Olaf mais... une fois de plus, en vain.

    Pour ce qui est fan des Orphelins Baudelaire, Ascenseur pour la peur ne déçoit pas : c’est tellement invraisemblable que ça en devient drôle et c’est un vrai plaisir.

    Par Marine Dormion

    Avis de jeunes lecteurs

    Je trouve ces romans d’une qualité exceptionelle.

    Jean de Pelichy, par e-mail (02/2003)

    Ce sont des livres passionnants, tristes mais aussi drôles ! Je les adore ! D’ailleurs j’en ai fait un groupe :

    http://fr.groups.yahoo.com/group/orphelinsbaudelaire. Et il n’y a pas beaucoup d’inscrits alors si vous aimez "Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire" inscrivez-vous !

    Signé : Emilie byguimences@yahoo.fr (par e-mail, 04/2003)

    Je trouve que les orphelins Baudelaire ont beaucoup de malheur, ce qui est marrant. Dans le tome 4, Klaus se fait hypnotiser ; alors comment trouver le mot clé ? J’ai beaucoup aimé et attend avec impatience le tome 5. Je vous le conseille. (par e-mail, 04/2003)

    Salut, je voulais donner mon avis sur les Orphelins Baudelaire. Alors voilà : Je trouve que ces livres sont très bien, le style dramatique avec un penchant comique est parfaitement respecté et ne dépasse pas les limites. Mais la continuelle tragédie de pauvres enfants poursuivis par un abominable comte ( qui veut s’emparer de leur fortune ) devient un peu lassante. Vivement un rebondissement de l’histoire.

    Ceebee (04/2003)

    J’AIME ENORMEMENT LES LIVRES des orphelins Baudelaire !!!!!!!!!!!!!!!!!!! IL y a beaucoup d’ action !!!! un grand 1000/1000 !!!!

    Agathe Mathéus (Vannes,par e-mail, 06/2003)