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Deux enfants sous la lune, de Jackie Landreaux

 
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    Tim, un jeune parisien, est envoyé par sa mère en Irlande chez son oncle Seamus Flaherty, éleveur de chevaux au caractère bien trempé. Tim a lui aussi un sale caractère, extrêmement renfermé depuis qu’un prétendu accident de moto lui a fait une cicatrice sur la joue droite. Tim ne se supporte plus, il a le sentiment que le pire malheur vient de lui arriver.

    La première nuit en Irlande, il observe un étrange ballet : deux enfants jouent sur la plage surveillés par une jeune fille. En tentant de se renseigner, le mystère s’épaissit : la famille de ces enfants vit les volets clos. Qui sont-ils ? Quel est leur mystère ? Tim va le découvrir peu à peu.

    La fiction et l’histoire d’amour naissante que l’on découvre dans ce livre ne sont qu’un prétexte à un ouvrage psychologique et parfois moralisateur.

    Le premier rôle de ce livre est de faire découvrir une maladie rare : le XP (xeroderma pigmentosum). Celle-ci empêche les personnes qui en sont atteintes de s’exposer à la lumière du jour, les rayons UV leur provoquant des cancers. Ils vivent donc emmitouflés ou la nuit d’où le nom d’ "enfants de la lune". Pour cette partie, c’est un livre extrêmement didactique ; tout est expliqué clairement et les contraintes liées à cette maladie également.

    Le second rôle est beaucoup plus moralisateur. Tim se pense l’enfant le plus malheureux du monde car il a une cicatrice, le sort des enfants de la lune l’amène à réfléchir sur son propre sort et à relativiser ses malheurs. Le message est clair : ne vous plaignez pas car il y a toujours pire que vous. Cette morale est un peu gênante, certes utile contre la dictature des apparences (Tim estime qu’il ne peut plus séduire une fille à cause de sa cicatrice d’où la présence de l’histoire d’amour entre lui et la grande sœur des deux enfants de la lune) mais ce rôle est trop important et cache la découverte de la maladie.

    On quitte donc ce livre avec un sentiment mitigé. Il est indispensable de faire connaître cette maladie rare, d’inciter à la tolérance mais, insistons, l’aspect moralisateur de cet ouvrage est extrêmement gênant et gâche sa qualité.

    Mots clés : Amour, maladie, tolérance.

    Par Fabrice Obaton (06/03)

    Landreaux, Jackie. Deux enfants sous la lune. J’ai lu Jeunesse, 2003. (Scènes de vie). ISBN 2290325996