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Quand j’étais soldate, de Valérie Zenatti

 
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    1988, Valérie Zenatti va avoir 18 ans en Israël. Pour elle, comme pour toutes les Israéliennes de son âge, cela signifie deux choses : le baccalauréat et le service militaire de deux ans. Plus que le baccalauréat, qui n’est qu’une formalité malgré la tension, c’est le service militaire qui lui importe le plus. Quel changement va t-il apporter à sa vie ? Va t-elle encore voir ses amis d’enfance, Yulia et Rahel ? Que va t-elle vivre à l’armée ?

    (GIF)

    Voici un long témoignage sur un aspect d’Israël dont on parle peu : le service national de deux ans pour les filles. Ces deux années sont une étape importante pour les jeunes israéliennes. Elles intègrent Tsahal, l’armée de " défense " d’Israël si prestigieuse aux yeux des Israéliens. Surtout, ces deux années sont une rupture majeure que l’on comprend bien : elles se séparent pour la première fois de leur famille, leurs amis, elles doivent adopter un nouveau rythme de vie. Toutes ces émotions, Valérie Zenatti nous les transmet à la perfection, elles sont très présentes tout au long de l’ouvrage. La déchirure est nettement perceptible et c’est l’aspect le plus intéressant du récit.

    Ce livre nous montre aussi quelques particularités d’Israël telle que les épreuves de Bible et d’histoire de la Shoah au baccalauréat, confier la sécurité du pays à des jeunes de 18 ans, cette ignorance très palpable tout au long du livre entre Palestiniens et Israéliens.

    Néanmoins, ce récit reste inégal et difficile à terminer. Valérie Zenatti laisse elle-même le sentiment qu’elle a éprouvé des difficultés à en venir à bout. Ainsi, les six premiers mois de service sont racontés avec détail, les six suivants brièvement et la dernière année est totalement absente. Cela donne clairement l’impression que l’auteur veut en finir, mettre un point final à la 258ème page et pas à la 259ème ! C’est dommage car cela laisse un sentiment d’inachevé. Évidemment la monotonie et la routine du service militaire ne permettent pas de grandes aventures et surprises mais il aurait peut-être fallu abréger aussi la première année !

    En même temps nous aurions aimé en savoir plus sur l’amitié avec Gali et la rencontre avec le vieux libraire de Tel-Aviv, Tzvi Kaminski. En effet, ces amitiés semblent vécues comme de véritables bouffées d’oxygène, des espaces de libertés au milieu de l’enfermement militaire. Ces périodes d’évasion auraient permis au lecteur de s’évader, lui aussi, de la monotonie du récit.

    Malgré tout, nous avons là une image qui semble fidèle de la vie militaire israélienne. Certains aspects en sont même étonnants : l’espionnage permanent de tous les vols civils ou militaires des voisins, la nécessité d’apprendre par cœur des cartes de géographie afin de bien connaître le moindre recoin des pays voisins et ennemis. Tout cela aurait peut-être même mérité un peu plus d’attention.

    Un dernier point a attiré mon attention. Si les Israéliens conservent une Tsahal aussi puissante c’est certes par crainte des attaques de ses voisins, mais aussi pour mieux contrôler les Territoires occupés. Or il n’y a que peu de lignes sur les Palestiniens. Les états d’âme que semblent avoir parfois les soldats sont vite oubliés dès qu’un gradé leur fait repenser aux héros israéliens des différentes guerres qu’a subi Israël. On ne trouve que quelques lignes sur les Palestiniens lorsque Valérie Zenatti prend un bus qui traverse les Territoires. Si elle est bien émue par la misère des populations, les Palestiniens retrouvent vite leur rôle de simples lanceurs de pierre et le récit est axé sur la peur, bien compréhensible par ailleurs, des passagers du bus. Mais en face, s’ils lancent ces pierres, n’y a t-il pas une raison ? Elle aurait mérité une petite place dans ce récit surtout lorsque l’on s’adresse à de jeunes lecteurs qui n’ont pas forcément toutes les clés pour comprendre la subjectivité de certains récits.

    Mots clés : Israël / armée / adolescence

    par Fabrice Obaton (11/02)

    Zenatti, Valérie. Quand j’étais soldate. Ecole des loisirs, 2002 (Médium) 258 p. ISBN 2211061087

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    Quand j’étais soldate, de Valérie Zenatti, 11 mars 2007

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