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Le sourire de mémé, d’Olivier Ka

 
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    Comment vit-on la mort quand on a 9 ans ?

    (GIF)

    A la suite d’une longue maladie, la mémé de Paul s’est éteinte. Il part lui dire un dernier adieu accompagné de ses parents et de sa sœur. Mémé était toujours joyeuse, aujourd’hui elle est triste. Paul met alors tout en œuvre pour que sa mémé retrouve le sourire éternel... La mémé de Paul est décédée ; elle était très malade. Paul souffre mais il ne pleure pas, il était préparé à sa disparition. Néanmoins, l’idée de voir sa mémé morte lui fait peur.

    Alors il prend la route de Libourne, accompagné de ses parents et de sa petite sœur pour lui dire un dernier adieu. La route est longue et silencieuse. De nombreuses questions traversent l’esprit de Paul.

    Heureusement les retrouvailles familiales le rassurent, mais rapidement il entend que sa mémé a perdu son trésor et qu’elle aimerait l’emporter avec elle. C’est l’air triste de mémé qui encourage Paul à retrouver ce fabuleux trésor. Pour un dernier sourire de mémé Paul serait prêt à soulever des montagnes...

    La mort, la souffrance, le deuil

    Ce roman illustré, coloré, rempli d’humour aborde avec simplicité l’un des sujets tabous de notre civilisation occidentale, la mort. Paul est confronté à la disparition de sa grand-mère. Nous vivons avec lui les différentes étapes de la mort, l’annonce du décès, le dernier adieu, la souffrance, le questionnement puis le travail du deuil. La gestion chronologique des événements est subtilement marquée par une variation des couleurs, davantage renforcée par la succession des sentiments qui animent Paul.

    Ici le rôle des parents est magnifiquement décrit, il réalise un cheminement d’intégration de l’idée de la mort dans la vie d’un enfant.D’ailleurs ils effectuent un véritable travail d’accompagnement auprès de leur fils, leur présence est importante, leurs émotions et leurs sentiments sont mis à nu et partagés. L’utilisation du présent de narration est régulièrement entrecoupée de dialogues ou de questions qui facilitent la compréhension des sentiments des différents personnages.

    Le jeu de communication verbal et non verbal est décelable, les illustrations permettent aux plus jeunes lecteurs de donner des éléments descriptifs de la situation et renforcent admirablement l’idée d’échanges entre les différents membres de la famille.

    Le choix des couleurs vives dédramatise une situation pourtant douloureuse. Les illustrations sont subtilement intégrées au récit et nous donnent l’impression qu’elles sont le fruit de l’imagination du petit Paul. Ainsi les couleurs comme les illustrations préparent l’enfant-lecteur à l’acceptation de la mort, celle- ci faisant partie intégrante de la vie.

    Place au fantastique et à la fantaisie

    La seconde partie du roman laisse place au fantastique, le tout sur un ton fantaisiste et humoristique. Paul part en quête d’un trésor selon lui fabuleux, puisque même les adultes partent à sa recherche. C’est donc qu’il possède une valeur considérable, puisque chacun des actants se joint à cette quête. Il est loin d’imaginer combien cet objet sacré n’est... qu’un modeste dentier, qui permettra à mémé, de retrouver le sourire pour l’éternité. Ce ton humoristique et fantaisiste permet à Paul de cultiver l’importance du souvenir que nous gardons de nos disparus par l’intermédiaire d’une voix et de l’objet personnifié : Le trésor.

    Public : ce roman s’adresse à des enfants de 6 ans. La lecture partagée avec l’adulte facilitera sans doute la compréhension de la thématique abordée. Néanmoins l’introduction du fantastique permettra à l’enfant une lecture individuelle, sans percevoir l’ensemble des messages dissimulés volontairement par l’auteur.

    Mots clés : mort / deuil / enfance / famille / fantastique / humour /

    par Estelle Levaux (07/2003)

    Avis d’un autre lecteur

    Cela faisait longtemps que la grand-mère de Paul était malade. Mais cette fois, elle est morte. Il va donc aller la voir une dernière fois avec ses parents et sa sœur. Mais voilà, mémé est triste. Elle qui avait toujours le sourire, a maintenant le visage fermé. Paul réussira-t-il à lui rendre le sourire ?

    Un livre qui traite de la mort avec beaucoup d’humour, nous rappelant que l’important est le souvenir que l’on garde de nos disparus.

    Mot clé : mort.

    Par Delphine Cotton (07/2003)

    Ka, Olivier. Le sourire de mémé. Magnard Jeunesse, 2002. (Les p’tits fantastiques ; 12) 47 p. ISBN 2-210-98069-0