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Sweet homme, de Didier Jean et Zad

 
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    « Une jeune fille amoureuse, un site Internet, un jeune homme délicat et distant, un cours de danse africaine, un secret lourd à porter, un béret rasta, une histoire couchée sur le papier, et puis la nature, qui parfois sépare les filles et les garçons. " C’est ce que nous apprend la quatrième de couverture du nouveau livre de David Jean et Zad paru chez Syros jeunesse, dans la collection Les Uns Les Autres. Une étrange énumération qui éveille notre curiosité tout en plaçant assez adroitement le cadre du roman.

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    Une histoire ordinaire...

    L’histoire est celle de Suzan et de ses amours avec le bel Axel inscrit comme elle au club Internet du collège. Tout de suite, elle tombe amoureuse de lui, l’invite au cinéma et parvient à le séduire. Ils sortent ensemble. Fin de l’histoire ? Et bien non, car si le livre s’arrêtait là, justement, il n’y aurait pas d’histoire. De fait, Suzan se rend compte assez rapidement qu’il y a comme un malaise : son amour pour le beau brun semble sans bornes mais lui répond rarement. Il semble distant, comme ailleurs, c’est toujours elle qui l’appelle, il ne la présente jamais comme sa petite amie... Mais comme dans toute passion amoureuse, elle a trop d’étoiles dans les yeux pour s’arrêter sur ces taches sombres. Pourtant, elle découvre peu à peu qu’Axel lui cache des choses, comme de rencontrer au café Benoît, le nouveau surveillant, aussi animateur du club internet, au lieu d’aller à ses cours de danse africaine. En fait, ils sont souvent ensemble tous les deux, tant et si bien qu’un jour elle les surprend en train de s’embrasser dans les toilettes des garçons.

    L’histoire est celle d’Axel qui ne comprend pas ce qui lui arrive, ni pourquoi il se sent plus troublé par le nouveau surveillant. Même à travers le regard de Suzan, puisque c’est elle la narratrice, on le sent perdu, indécis. Au départ en larmes de sa petite amie il crie : " ce n’est pas ce que tu crois (...) Je ne sais pas ce qui m’a pris ". De fait, il a besoin de faire le vide dans son esprit, de mettre les choses à plat pour savoir où il en est. Car l’acceptation de soi est loi d’être évidente. Et la situation est d’autant plus difficile pour Suzan qu’Axel a réellement besoin d’elle pour s’assumer. De petite amie, elle devient brusquement amie et confidente. Un rôle qu’elle accepte un peu contre son gré, mais par amour pour lui. Ce n’est pas facile d’entendre l’homme qu’on aime raconter qu’il frissonne pour un autre et un garçon de surcroît. Mais Axel apprend vite. On suppose que la présence de Benoît l’aide dans son acceptation puis dans son affirmation de soi. Très vite aussi, Axel devient la cible des sarcasmes et des quolibets de ses camarades et c’est encore Suzan qui le sauve en se faisant passer pour sa petite amie ; Suzan encore qui le console après la terrible scène que lui font ses parents à la découverte d’un mot doux de Benoît ; Suzan toujours qui le présente à Barbara, sa tante, et son amie Hannah offrant au jeune homme de nouveaux repères, un modèle.

    Face à l’homophobie, Axel trouve également un soutien inattendu en la personne du Conseiller Principal d’Education, fait d’autant plus notable qu’on oublie souvent d’évoquer l’importance que peuvent prendre les personnels de l’établissement scolaire pourtant si présents. Il découvre qu’il n’est pas seul et que d’autres sont passés par là dont les témoignages peuvent l’aider. Il apprend, aime, s’assume.

    ...à l’écriture élaborée

    L’écriture de Didier Jean et Zad est très soignée et drôle. Ils sont maîtres des mots et nous le montrent en jouant directement ou indirectement avec le lecteur. Les allusions sont aussi discrètes que nombreuses et l’on ne peut que sourire en pensant à ce couple, Hanna et Barbara qui nous rappelle les auteurs de dessins animés, Hannah et Barbera, au nom du groupe de musique à la mode les " Black Pampers " au nom rappelant le groupe des Black Panthers et qui, de plus, jouent effectivement habillé d’une unique couche noire, ou du peintre hors du commun Christoph Poslaniewskievitch rappelant étrangement un certain Christian Poslaniec, lui-même auteur de livres pour les adolescents. Nos deux auteurs ici continuent à jouer discrètement avec les mots et les figures de style, voguant de tropes en champs sémantiques le plus simplement du monde. L’écriture est légère et aisée. On en redemande. Dommage que le sujet soit évoqué de manière un peu simpliste, les ficelles sont parfois un peu trop grosses au point qu’on croirait parfois à un roman de commande écrit à visée pédagogique. Au moins cela rend-il le livre aisément abordable. A lire, donc.

    Par Thomas Chaimbault (04/2003)

    Avis de jeunes lecteurs

    Chers amis lecteurs,

    Je voudrais vous parler d’un livre, mais d’un seul en particulier. Ce roman, s’appelle SWEET HOMME. Pourquoi ?

    Cette curieuse histoire, se passe dans un collège. Suzanne, l’un des personnages principaux, nous raconte ses petits soucis, ainsi que sa vie de collégienne.

    C’est le matin et Suz’ part pour l’école. Dès qu’elle arrive, elle rejoint sa meilleure amie, Leslie, qui ne s’empresse pas d’aller à sa rencontre. Suz’ regarde autour d’elle, et PAFF... !!! Elle aperçoit un garçon plutôt mignon, mais qu’elle n’avait jamais vu auparavant !

    Dans cet ouvrage, elle nous parle d’Axel. Mais...ne serait-ce pas ce garçon plutôt mignon qu’elle a croisé dans le couloir... et qui embrasse un autre garçon ?

    Céline MAYEUX 3C Club lecture Léonard de Vinci Carvin

    Jean, Didier, Zad. Sweet homme. Syros, 2003. (Les uns les autres) . ISBN 2748500547