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Simple, de Marie-Aude Murail

 
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    Des mots de tous les jours, des mots d’enfants, des mots « simples »... Peut-on par ce langage offrir une légitimité à la littérature jeunesse ? Par un mélange de tendresse, d’émotion et de réalisme, Marie-Aude Murail a su créer un monde où la jeunesse, l’enfance et la différence nous ouvrent leurs portes !

    (JPG)
    © L’École des loisirs, 2004

    Orphelins de mère et délaissés par un père trop préoccupé par sa nouvelle famille, Kléber et Barnabé sont en plein apprentissage de la vie. Kléber, jeune homme de dix sept ans, entre en Terminale bien décidé à y trouver l’âme soeur ; et Barnabé dit « Simple » à cause de son handicap mental, vient d’être « libéré » de Malicroix par son frère, l’institut spécialisé où son père l’avait placé. Trouvant une place en colocation avec d’autres jeunes, ces deux frères vont tenter d’évoluer dans ce monde difficile.

    Grâce à Simple, et ses « simpleries » : son sexe n’est pas un « zizi » mais un « vérolair », dans le « téphélone » il n’y a pas de « beaud’hommes », son regard si réel et sincère sur le monde qui l’entoure : il n’est pas « débile » non ! il préfère qu’on le traite d’ « i-di-ot », tous ces jeunes gens trouveront leur place dans la société, et leurs voies. Amours qui se défont et se construisent, différences sociales, intellectuelles, et autres, enfin acceptées rythment ce livre émouvant.

    Durant toute l’histoire, sous le regard bienveillant de M. Pinpin, lapin en peluche, Marie-Aude Murail nous apprend à construire un avis, une famille, une vie au-delà de la soi-disant normalité et des conventions. Et c’est en se détachant de la tradition, des préjugés bien-pensants que le lecteur s’attache à ces différences qui l’unissent aux personnages.

    À la fin de l’œuvre, Marie Aude Murail a voulu faire passer ce message à travers les dernières paroles de Simple : « c’est pas obligé » que nous ne soyons plus jamais des enfants, il faut savoir rester « simples ».

    À partir de 12 ans.

    © Claire Bellard


    Avis d’autres lecteurs

    L’histoire d’un adolescent de 15 ans, obligé de prendre en charge son frère aîné, Simple, handicapé mental, pour qu’il ne soit pas enfermé dans un hôpital psychiatrique. La tâche peut sembler impossible mais le garçon réussira à s’en acquitter grâce notamment à l’aide que vont lui apporter les 5 colocataires avec lesquels les 2 frères habitent. Simple est indéniablement une réussite. Une réussite parce que Marie-Aude Murail a réussi à traiter ce sujet difficile avec justesse mais aussi grâce au formidable dynamisme qu’elle a su insuffler à l’histoire et à ses multiples personnages.

    Quelques regrets malgré tout. D’abord, l’impression de déjà vu, l’impression que l’auteur exploite (avec talent) la même recette depuis maintenant quelques temps. Autre déception, si Simple se révèle, comme précédemment Maïté Coiffure, un livre qu’on lit avec beaucoup de plaisir, il ne possède toutefois pas, à mon avis, la magie de Oh, boy ! . Enfin et surtout, je regrette Nils Hazard et Emilien, les héros qui ont rendu l’écrivain célèbre. Je regrette le côté farouchement individualiste de ces deux personnages qui réglaient leurs problèmes (presque) seuls. Les derniers romans de Marie-Aude Murail me semblent différents, davantage centrés sur les relations entre un groupe de personnes et la manière dont ils vont gérer, ensemble, un problème commun. C’est le cas pour les colocataires de Simple comme ça l’était pour la famille Mourlevent dans Oh, boy !, pour le personnel de Maïté coiffure ou pour la classe de 5e6 de Jean-Hugues dans Golem.

    © Juliette


    Alors encore une fois Marie-Aude Murail fait très fort ! Ce livre m’a beaucoup touchée et il m’a aussi souvent amené le sourire. Sa manière de parler de "Simple" est à la fois attendrissante et drôle et grâce à Monsieur Pinpin (sa peluche) on entre dans le monde de Simple et on fait connaissance avec ses « beaud’hommes de playmobils » et son « révolair » et surtout son « couteau » qui m’a fait éclater de rire ! Au delà de Simple on s’attache à tous les personnages, notamment à Kléber son grand frère (et là, je rectifie ce que Juliette a dit ci dessus mais Kleber à 17 ans et il rentre en prépa... D’où une des difficultés de s’occuper de Simple pour lui) et puis une petite préférence pour Enzo pour ma part... J’ai vraiment adoré ce livre et je pense que ce sera un de mes coups de coeur cette année

    © Marianne


    Tout simplement génial ! J’ai adoré tous les personnages (le voisin, Georges, m’a fait beaucoup rire quand il discute avec Enzo). Et j’ai été très émue chaque fois que l’on entend Simple évoquer Malicroix : on ressent vraiment sa souffrance. La manière dont Marie-Aude Murail décrit les relations entre Kléber et Simple me paraît très juste aussi : on voit bien que Kléber aime son frère, veut l’aider mais a des moments de faiblesse. C’est vraiment réussi !!

    © Aurore


    Post-scriptum

    MURAIL, Marie-Aude. Simple. Paris : L’École des loisirs, 2004. 205 p. (Medium) ISBN 2 211 0774 69 3

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